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Title: CM Psychologie Cognitive et Différentielle
Author: Vicky

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle

Semestre 4
Cours du 22.01.13

Partiel : questions ouvertes (dizaines de question) – pas de QCM

Psychologie diffe rentielle
Introduction
La Ψ a pour objet la description et l’explication des conduites, des états et des processus mentaux des
individus. Objet de recherche large. Processus et fonctionnements différents.
Méthodes différentes : clinique, cognitive, expérimentale, différentielle – se situe entre la Ψ clinique et la Ψ
expérimentale en fonction des objets utilisés.
Elle a été appelée ainsi en 1900 par le psychologue allemand, William STERN. Il a essayé de montrer que cette
Ψ va essayer d’étudier et de décrire, d’expliquer, au moyen de méthodes objectives les différences
psychologiques entre les individus.

Il est classique d’opposer ou de distinguer :
-

La Ψ expérimentale, fondée sur l’usage de la méthode expérimentale, c-a-d de la manipulation de
variables dites indépendantes ou explicatives.
La Ψ clinique, fondée sur l’observation libre et le dialogue avec le sujet.

Histoire de la Ψ expérimentale : Ψ générale qui veut mettre en place des lois valables pour tous les individus,
elle privilégie les aspects cognitifs des conduites. On travaille sur des groupes et le sujet individuel n’est pas
forcément intéressant puisque trop différent du groupe.
Histoire de la Ψ clinique : Ψ individuelle qui vise à la compréhension de cas singuliers. Elle privilégie l’étude des
aspects affectifs des conduites.
Histoire de la Ψ différentielle : elle peut être rapprochée de la Ψ clinique puisqu’elle accorde une importance
majeure à l’individu unique, singulier, mais elle va utiliser les méthodes de la Ψ expérimentale. Elle valorise les
observations systématiques et contrôlées mais aussi la mesure des phénomènes psychologiques ce qui n’est
pas le cas de la Ψ clinique.
Les comportements, le fonctionnement humain est sous l’influence des facteurs sociaux, biologiques et
certaines sous-disciplines de la Ψ s’y intéressent (psychophysiologie, Ψ sociale). La Ψ différentielle s’appuie sur
ses deux sous-disciplines et s’appuie sur la variabilité interindividuelle. Elle tente de montrer que ces
différences interindividuelles font appel à la fois aux facteurs biologiques et aux facteurs sociaux. (Ex : le
problème de l’hérédité du milieu, patrimoine génétique et l’effet du milieu sur le dvpt des efts en particulier)

De fait deux principales questions sont abordées en psychologie différentielle : en quoi et pourquoi les
individus sont-ils si différents les uns des autres ?
Socle important sur l’évaluation et l’éducation des individus.
-

Objectifs généraux et les repères historiques

1

CM Psychologie Cognitive et Différentielle
-

-

I.

Semestre 4

Les règles qui vont présider à l’élaboration et à l’utilisation d’instruments de mesure, les tests
mentaux étant les instruments traditionnellement associés à la psychologie individuelle.
L’existence de différences individuelles d’ordre psychologique entre certains groupes sociaux, entre
hommes et femmes, entre deux indiv de classes sociales différentes mais aussi comprendre l’origine
de ces différences…
Les possibles modifications des différences entre les individus : peut-on aider les enfants et des
adultes en difficultés en dvpant leurs capacités intellectuels, rattraper un retard cognitif ?

Quelques repères historiques

La psychologie différentielle est une branche de la psychologie qui se veut scientifique pour avoir une validité.
Apparue en Angleterre à la fin du XIXe. Emerge du courant philosophique empirique et elle s’appuie aussi sur
la théorie darwinienne de l’évolution.
Empirisme : courant philosophique qui s’appuie sur des applications logiques, psychologique, linguistique et
l’expérience. S’oppose à l’innéisme. (John LOCKE, David HUME)
Théorie darwinienne (Charles DARWIN (1809-1889)) : toutes les espèces vivantes ajd sont issues d’une seule et
même forme de vie à travers un processus de « branchement » (comme un arbre généalogique) appelé
« spéciation ». La « sélection naturelle » est le mécanisme principal de l’évolution des espèces (sélection de
survie et sélection sexuelle)
Il a été le premier à développer une théorie scientifique selon laquelle l’Homme est le résultat d’une très lente
évolution biologique. A l’époque, cela allait à l’encontre d’une création divine. Pour survivre, les espèces
animales et végétales n’ont pas eu d’autres issues que d’évoluer et de s’adapter à leur nouvel environnement
et à leur climat.
L’origine de l’intérêt scientifique pour l’étude des différences interindividuelle est liée essentiellement à deux
noms :
-

Francis GALTON (1822-1911) – cousin et élève de Darwin. Contribue à la mise à l’épreuve de la théorie
de Darwin.
Alfred BINET (1857-1911)

Une des hypothèses étaient :
-

L’évolution des êtres vivants est donc le résultat d’une sélection faite sur des caractères héréditaires,
variables, aléatoirement.

Darwin a constaté une forte variabilité au sein d’une même espèce. Le dvpt théorique peut être résumé de la
façon suivante :
-

-

Les individus dans la nature doivent lutter pour eux, pour leur survie car la population des êtres vivant
augmentent plus vite que les ressources du milieu.
Les individus qui présentent les caractères les plus favorables à leur survie ou qui sont les mieux
adaptés aux variations de leur milieu ont plus de chance que les autres de survivre et donc de se
reproduire et d’avoir une descendance.
Cette descendance a elle-même plus de chance d’être mieux adaptée ou de présenter les caractères
les plus favorables pour survivre, ceux-ci étant transmis héréditairement. C’est ainsi qu’en raison de la
compétition pour l’existence s’opère une « sélection naturelle » conduisant à la « persistance des plus
aptes ».

L’objectif de GALTON est de mettre en évidence :
-

la grande variabilité interindividuelle qui existe entre les individus

2

CM Psychologie Cognitive et Différentielle
-

Semestre 4

mesurer les différences psychologiques entre les individus
les différences sont héréditaires

Pour mesurer la variabilité interindividuelle, GALTON va inventer les tests mentaux.
Cours du 29.01.13
Ces premiers tests portent sur l’efficacité des processus élémentaires, sensoriels et moteurs ; elles mesurent
par exemple :
-

l’intensité des sons audibles
le temps de réaction à un stimulus visuel
le temps pour dénommer un objet
la capacité à évaluer les distances
la force et la pression manuelle

Plus les individus auront de meilleures performances à ces stimulations, meilleures seront leurs
compétences. Montrer qu’il y a une prévalence héréditaire, que la variabilité qui existe entre les individus est
d’origine héréditaire. S’intéresse aux ressemblances entre les parents et les enfants, est le 1er à mettre au point
le coefficient de corrélation pour justifier scientifiquement ces corrélations ; permet de vérifier que plus les
parents ont un niveau élevé pour certaines aptitudes, plus les enfants vont développer ces aptitudes. (voir TD)



A l’époque, il généralise ce qu’il appelle « les arbres généalogiques » pour trouver des ressemblances
entre des générations successives dans une même famille.
va être le 1er en 1875 à mettre en place « la méthode des jumeaux » ; il s’agit de comparer des
jumeaux de même sexe et des jumeaux de sexe différents (monozygotes – dizygotes)

CATTELL (1860-1944)
Psychologue américain, Reprend aussi les travaux de GALTON, en 1890, il va mettre en place sa 1ere
grande expérience aux EU, où il va faire passer à ses étudiants de 1ere année une série de tests, basés sur le
même principe.
Hypothèse : plus les étudiants auront de bons scores à ces différents tests, plus ils réussiront leurs examens.
Mais ECHEC. Pas de corrélation.

A. BINET ET T. SIMON
Ils travaillent plutôt sur des capacités de mémoire, sur l’évocation mentale, le jugement, le
raisonnement. En 1905, ils proposent une 1ere version de leur échelle métrique de l’intelligence. Elle sera
modifiée en 1908 et paraîtra en 1911. Première échelle de l’efficience intellectuelle, notamment le dvpt
intellectuel de l’enfant. Ce travail est issu d’une demande du Ministère de l’Instruction publique (ajd, MEN) ;
dans les 1900’s, l’école devient obligatoire, et il s’agit donc de repérer les enfants déficients mentaux parmi des
enfants qui sont en échecs scolaires pour adapter la formation à leurs besoins et à leurs possibilités. Avoir une
évaluation fiable et objective des enfants en difficulté.
Construction de l’échelle : cette première échelle métrique comporte une 50aine d’épreuves
hétérogène du dvpt sous forme de questions ou de problèmes (appelés items) et chaque question correspond
à un niveau d’âge allant de 3 à 15 ans à raison de 4 ou 5 items / âge. Un item est considéré comme
représentatif d’un âge donné (ex : 5 ans) dans la mesure où il est réussi par 50% au moins des enfants de 5 ans,
la quasi-totalité des enfants de 6 ans et échoué par la quasi-totalité des enfants de 4 ans.
Résultat exprimé en niveau mental ce qui permet d’estimer son avance ou son retard par rapport à
son âge réel.
Ex :

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle
-

Semestre 4

pour trois ans : montrer le nez, les yeux, la bouche. Commenter une gravure, répéter une phrase de 6
syllabes, donner son nom de famille
pour dix ans : énumérer les mois, nommer neuf pièces de monnaies, placer trois mots en deux
phrases, répondre à trois questions d’intelligence, répondre à 5 questions d’intelligence
pour onze ans : capable de trouver l’absurdité dans une phrase, dans sa construction

Idéalement, les items retenus par BINET ne devaient pas faire appel à des connaissances scolaires car il ne
s’agit pas ici d’évaluer le niveau d’instruction mais plutôt la qualité du fonctionnement intellectuel de l’eft
dans des situations familières.

STERN
En 1912, un autre chercheur, STERN va introduire la notion de quotient intellectuel (QI) pour exprimer le dvpt
intellectuel. Ce QI correspond au rapport entre
-

(l’âge mental (défini par l’échelle) / âge chronologique) = x 100

Une valeur de QI supérieure à 100 est obtenue lorsque l’âge mental est supérieur à l’âge réel = avance de
l’enfant. Une valeur de QI inférieure à 100 indiquera que l’enfant présente un retard mental.
 N’est plus utilisée ajd, sauf pour l’anémie. La notion de QI n’a plus cette fonction ni cet aspect-là.
Pour l’époque, cette échelle de BINET et SIMON a eu bcp de succès. Cette échelle connaît plus adaptations,
notamment aux EU, la plus connue étant STANFORD-BINET. ZAZZO a repris tous les travaux et a mis en place la
NEMI = Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence.
Elle est à l’origine de toutes les échelles composites, ce qu’on appelle ajd le WISC ou le K.ABC (échelle
composite de KAUFFMAN) qui utilisent le langage et des échelles de performances qui n’utilisent pas le
langage. Il y a bcp d’échelles d’efficience.
-

La WIPPSI – de 3 à 6 ans
Le WISC 4 – de 6 à 16 ans
La WAIS – adulte

échelles de WESCHLER

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