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Title: CM Psychologie clinique et psychopathologie
Author: Vicky

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CM Psychologie clinique et psychopathologie
Semestre 4

2012-2013
Cours du 23.01.13

Mé thodologié dé la
réchérché cliniqué
Film « Will Hinting » avec Robin Williams et Matt Damon ; au fil du film, on se demande lequel des
deux souffrent le plus. La limite entre le normal et le pathologique est détruite. En psychologie clinique, c’est la
psychanalyse qui lève le tabou du normal et du pathologique, entre le souffrant et le non-souffrant, le malade
et le bien portant.
Quand on souffre d’une pathologie narcissique, on a un comportement agressif d’intrusion envers le
psychologue. La relation entre le patient qui consulte et le psychologue est compliquée.

LAGACHE (1949) « La psychologie clinique n’est pas purement théorique pas rigoureuse, pas
générale. » Contrairement à la psychologie expérimentale. La différence, c’est qu’à l’époque de LAGACHE,
l’unité de la psychologie a eu son importance du PDV intra-universitaire. Lagache proposait qu’on puisse
travailler aux interfaces des différentes problématiques humaines sans se faire la guerre les uns contre les
autres. Ces 15 dernières années, la psychologie clinique a été attaquée par la voie éditoriale, relayée par les
médias, cela un impact important. Sous les dehors prétextés scientifiques, les sous bassement de ces attaques
sont motivés par des raisons économiques.
Pourquoi subit-elle ces attaques ? Alors que la modification du travail institutionnel, notamment dans
la prise en charge des enfants, dans la prise en charge en milieu psychiatrique, a été possible grâce à
l’enseignement psychanalytique. Il faut s’intéresser aux sujets pour voir que les choses bougent.

Si quelque chose fonctionne si le plan théorique et pratique, ça veut dire que sur le plan politique ça
fonctionne. Même si ça ne plaît pas. On demande, en plus de leur savoir etc, on leur demande de plaire.
Des patients ne veulent pas savoir que ce quelque chose qui ne va pas chez eux vient d’eux, c’est plus
facile de croire que la cause est exogène. C’est plus facile à accepter. Ce qui compte en psychologie, c’est ce
qu’il se passe entre le psychologue et le patient. De ce substrat clinique naîtra du sens par l’interprétation des
faits.
Cours du 06.02.13
La vérité scientifique et l’importance des repères philosophiques :
S’il y a un débat sur la science, effectivement, il y a plusieurs réponses à la question, tout dépend de la manière
dont on décide de définir ce qu’est le savoir scientifique et comment il se construit. PASCAL (Blaise) avait
ouvert des questions importantes pour le débat contemporain. Il établissait une distinction entre l’esprit de
géométrie et l’esprit de finesse. Cela recouvre assez bien la différence entre l’approche clinique et l’approche
expérimentale. Il soulignait aussi « des ordres différents de vérité qu’il importe de ne pas mélanger »

2e année

1

CM Psychologie clinique et psychopathologie
Semestre 4

2012-2013

Les repères philosophiques nécessaires, une formation philosophique de base constituerait une sorte de bulle
d’oxygène qui contribuerait à rendre l’atmosphère plus respirable dans le champ scientifique. HEGLE nous a
appris qu’il n’y a pas de vérités absolues ou plutôt que « la vérité qui se donne inévitablement comme absolue
sera un jour elle-même relativisée par une autre vérité absolue ». la psychologie clinique est une psychologie de
l’Homme en situation, qui prend en compte toute la complexité de son histoire et de son intériorité psychique.
La recherche en psychologie clinique est dotée des mêmes outils que la pratique, c-a-d au plus près du sujet, de
sa problématique affective et l’outil principal est l’observation. C’est aussi cela qui la caractérise ; son champ
de recherche et son champ de pratique ; la différence est au niveau du fond de la demande, quoi à qui ?
« La personne sur lequel on en sait le moins, c’est soi-même »
A chaque premier entretien, la première chose constatée, la personne qui parle de sa vie est en soit, la
personne qui est de la moins bonne compagnie pour elle-même ; être convaincu qu’une personne est tjrs de
meilleure compagnie que nous-même. Objectif de la psychothérapie : faire en sorte que la personne soit de
bonne compagnie pour elle-même et aussi instaurer ou ré-impliquer cette aptitude au plaisir qu’elle aurait
perdu en chemin ou qu’elle n’a pas eu l’occasion de développer au cours de sa vie. = cela est une affaire de
narcissisme primaire, secondaire et objectale ;
Ce qui est complexe, c’est les moyens d’y parvenir, la méthode ; comment va-t-on y arriver ? Combien de
temps ça va prendre ?
1ere chose importante : opérer une observation clinique qui est à la hauteur de la complexité de la personne
qui est en face de nous. Questions simples : qui est-elle ? quel âge ? des parents, des frères et sœurs ? plus on
avance, plus la connaissance de cette personne se complexifie. Même au bout d’une heure de thérapie, on ne
peut pas prétendre la connaître assez pour pouvoir la comprendre.
Les recherches qui ressortent de l’observation clinique doivent se tenir résolument éloigner de cette forme de
littérature scientifique dénoncer par GACHELIN.
« Tout se passe comme si l’auteur n’était pas impliqué comme sujet de son discours » « le scientifique qui parle
est comme un représentant masqué » « le discours anonyme et impersonnel » ; le psychologue clinicien
chercheur doit être impliqué comme sujet de son discours. Le clinicien chercheur ne porte pas de masque, il dit
« je ». On doit savoir qui parle et d’où il parle. Quelle est sa formation, où est l’endroit où il a recueilli les
données, quelles ont été les dispositions préliminaires ?
La demande ne se place pas du même côté entre le chercheur et le praticien. La chose importante, c’est
l’attention qui se passe entre, elle est presque indicible. Il est souhaitable que psychologue clinicien ne se serve
pas de ses observations cliniques pour faire de la recherche.
André GREEN « Pour introduire la pensée clinique » ; Ed : Odile Jacob
« Mode original et spécifique de rationalité issue de l’expérience pratique »
Question de l’étude de cas :
Deux temps importants dans l’étude de cas :

A.

Recueil des informations
o

o

2e année

Correspond à une recherche de faits exacts. En général, certains cliniciens ont recours à une
recherche standardisée. En utilisant des questionnaires, des échelles, des tests. Ces moyens
permettent une comparaison avec une norme
Constituer par une écoute silencieuse d’un sujet qui parle à son rythme sans être interrompu
– ce qui est intéressant, c’est que cette écoute silencieuse se fait à plusieurs niveaux

2

CM Psychologie clinique et psychopathologie
Semestre 4



2012-2013

Le contenu manifeste : ce sont les termes mêmes du discours, les thèmes, les mots
etc.
Niveau lattant qui concerne la forme du discours où l’observateur est attentif aux
petits accidents de la narration (des erreurs, des oublis, des ruptures dans le
discours, ne pas finir ses phrases, répétitions de certains mots, l’énonciation de
plusieurs faits comme juxtaposés mais la personne n’est pas capable de les relier
entre eux, l’utilisation récurrente de formules rhétoriques

Cours du 13.02.13
Principe de non directivité est une source de malentendus. Le mieux est de l’expérimenter. Il est facile de
caricaturer les psychologues. Ne pas diriger et pas ne rien dire. L’écoute psychologique consiste à suivre le
discours du sujet tout en mettant en place, en arrière-plan, des stratégies discursives qui permettent d’aider le
sujet à s’exprimer ou à produire des réponses.
« le psychologue clinicien doit œuvrer pour faciliter la prise de parole » trouver une autre manière pour faciliter
la prise de parole que la directivité. Quand il s’agit de parler de sa propre souffrance, c’est la chose la plus
difficile à faire.
Sur l’instant, c’est de maximiser les informations, optimiser la réception des informations.
Un entretien, ce n’est pas forcément deux personnes qui parlent ; il y a des situations où l’interlocuteur ne
parle pas (un bébé) donc nécessité de l’observation. Petits enfants qui ont une manière de s’exprimer qui n’est
pas directe donc médiation (dessin par exemple) optimiser la prise de parole de la part de l’enfant.
Intuition et invention du psychologue ; caractère unique ; pour que surgisse l’inattendu, il ne faut pas être
directif, il faut être le plus proche possible des modalités singulières d’expression de chaque sujet. Ce n’est pas
l’âge qui importe, mais la manière.
L’écoute flottante permet de voir apparaître des objets flottants dont on va s’emparer pour ensuite tisser le fil
de la réflexion. On s’en occupe dans la reconstruction des données.

Toute étude de cas tente de résoudre l’apparente contradiction entre soumission au discours du sujet et
exhaustivité des informations. Ce sont des informations qui ne sont pas classées et qui nous paraissent dans un
premier temps être bcp trop importantes pour être traitées, analysées et même nommées les troubles et les
mécanismes pathogènes en jeu dans une situation X.

B.

Le temps de la reconstruction des données

Le seul moyen de parvenir à résoudre cette apparente contradiction consiste à organiser les données
recueillies. Principe d’objectivité important pour le clinicien. Il faut rapporter de la manière la plus exacte
possible les différents symptômes, les états de pensée, d’âme, d’esprit, physiques, d’actions, les traits de
personnalité, de caractère, les modes de défense. Là où l’objective et la subjectivité se rencontrent parfois de
manière conflictuelle, elle suppose aussi une interprétation du sens du discours du sujet.


Sur quel aspect de la situation clinique va porter cette interprétation ?

C’est cette interprétation qui fait que les cliniciens sont critiqués ; l’interprétation est, par définition, suspecte.
La plus grande rigueur, sur le plan scientifique, est requise ici-même. A partir du moment où l’objet flottant
affleure à la surface, fait comme une espèce d’aspérité, nous pouvons nous y accrocher de multiples manières
« Les lionnes mangent les enfants des autres » :

2e année

3

CM Psychologie clinique et psychopathologie
Semestre 4
-

2012-2013

Interrogations
Hypothèses interprétatives = n’a pas de valeur à la réponse à la question

On peut émettre autant d’hypothèses qu’on veut, jusqu’à ce que le matériel clinique valide une hypothèse
interprétative plutôt qu’une autre. Le recueil des données est infini. La rigueur de l’interprétation n’est pas là
où on va. On s’éloigne des schémas de la psychologie objective.
L’analyse, l’interprétation, la construction et même l’écriture dans l’après-coup sont des moments
essentiels et répondent à des lois. Dans le cas d’une évaluation des compétences, on peut faire passer une
échelle de Weshler. Cadré par l’outil que constitue le test. Mais rien n’interdit au psy clinicien d’examiner en
arrière-plan. On doit s’intéresser à la relation que l’on établit entre le sujet et le subtest. Chaque relation entre
une matière (ex : maths) et le sujet est particulière d’une matière à l’autre.
L’interprétation du test de WESHLER ne sera pas réduite à sa perception seule des compétences mais
c’est aussi un mode de lecture possible, que l’on doit fermement définir au départ.
Cours du 20.02.13
Quel que soit l’orientation que l’on a, il y aura une trame théorique. Les choix théoriques vont marquer la
manière dont on va construire les données cliniques recueillies. Faire une construction des données cliniques,
c’est faire un discours ; la manière donnera des indications de l’endroit théoriques d’où on parle (influences
+choix). Il faut être au maximum conscient de ces choix et influences pour ne pas « se laisser balader ».
Etayage argumentaire solide.
Avoir un pdv valide du PDV scientifique. Choisir une méthode dans laquelle on est à l’aise, dans laquelle on
peut travailler avec plaisir.
Etude de cas :
Repose le plus possible sur une écoute silencieuse d’un sujet. Dans l’après-coup de cette écoute, un travail de
réflexion sur l’interprétation du sens inconscient des phénomènes verbaux et infra-verbaux (ce qui est en deçà
du discours, lié à la gestuelle, mimique, interruption, chgt de sujet, ce qui vient scander la parole d’un sujet et
qui n’est pas forcément de l’ordre de la parole, cependant, elle peut lui donner un sens). Si on ne tient pas
compte de ça, c’est réduire le discours comme on réduirait un texte sans ponctuation, sans couleur. Utile de
remarquer l’infra-verbal.
Ton de voix et rythme du discours qui convient dans chaque situation (qq’un accablé de tristesse s’entend à
l’intonation de sa voix). Implicitement, du PDV de la forme, nous nous attendons à ce que cette narration soit
accompagnée du ton qui convient. Quel est donc le ton auquel on s’attend lorsqu’une personne nous parle de
drames de sa vie ?
On peut difficilement de le décrire, faire des efforts dans la description par analogie.
Discordance (de l’humeur par exemple) dans les tableaux psychotiques (notamment dans la schizophrénie) =
inadéquation des affects avec les objets du discours et où l’on remarque que qq chose ne va pas.


Ce qui aide le clinicien ?

1.

La soumission à la vérité du sujet.

Opposer la soumission à la vérité du sujet à une étude de cas des théories comportementalistes.
o

2e année

Comportementaliste : psychologue se réfère à une vérité extérieure au sujet, presque statut
de vérité absolue. Le psychologue mène une enquête sur les cmpts et les faits relatifs au
discours du sujet pour vérifier la véracité des faits. Cette enquête permettra de produire un

4

CM Psychologie clinique et psychopathologie
Semestre 4

o

2012-2013

rapport exhaustif sur tous les éléments recueillis car le psy comportementaliste est d’abord
soucieux de l’exactitude des faits
Clinicien : pas d’enquête, pas de comportements en dehors de la vie du sujet. Sinon, il rompt
avec les exigences méthodologiques cliniques. Il en va de même dans la rechercher et dans la
pratique thérapeutique. Si on considère que la vérité est ailleurs il y a très peu de chance
qu’on puisse rester à l’écoute du sujet. On court le risque de passer à l’acte.

Exemple : bcp de gens consultent pour des pb de troubles alimentaires. Anorexie entraîne une grande
souffrance et met n’importe quel thérapeute en difficulté. Aussi bien sur le plan de la méthode, du corpus
théorique mais surtout sur le plan moral. Rapidement, on se rend que si on ne trouve pas la bonne méthode de
soin, on risque de perdre son patient (mort)
Qu’est-ce qui arrive au clinicien dans ces moments-là ?
Lorsqu’on écoute une patiente anorexique, qu’est-ce qu’elle va dire ? Elle a encore perdu 500g depuis le
dernier entretien mais ne comprend pas parce qu’elle mange. Pas besoin d’avoir de grandes connaissances en
physiologie pour savoir qu’elle n’a pas du manger bcp. Confronter à cette vérité du sujet qui est parfois quasi
délirante. Perception de la réalité (quantité alimentaire) presque déformée par l’obsession de rester mince.
Dans le domaine de l’anorexie, même si elles pèsent plus que 35kg-40kg, elles se considèrent tjrs comme étant
trop grosse. De l’extérieur, on voit un corps squelette et une personne en souffrance, en grand danger, et de
l’autre côté, une jeune femme qui se perçoit totalement différemment, comme si son image était aux prises
avec un miroir déformant ; obnubilées par le fait de ne pas prendre de poids.
Le face à face avec a vérité du sujet est souvent violente. On se voit parfois trahir les engagements
méthodologiques envers lesquels on avait promis de rester fidèle.

2.

Usage des modèles théoriques de référence

Travail de réflexion autour des données recueillies, ce qui permet de tenir un discours sur la vérité du sujet. La
théorie permet au clinicien de donner du sens, de faire apparaître des éléments nouveaux, sous-jacents. Quand
nous sommes face à des cmpts et des troubles de la pensée, de l’humeur, des passages à l’acte, nous sommes
tous capables de produire des théories « naïves » pour tenter d’expliquer, nous cherchons des explications.
Il n’y a pas de clinique sans présupposés. Le discours de départ est fondé sur des présupposés théoriques.
Cours du 06.03.13
On écoute, on interroge et on se questionne sur les transféro-contre-transférentiel.
L’observation est différente de l’entretien. La situation clinique est complexe, elle est soumise à un cadre
théorique, le cadre conceptuel, participe à nos présupposés (je suppose qq chose avant l’observation). Je
présuppose pour plusieurs raisons :
-

Les concepts, les théories, font partis des présupposés
Mais aussi le problème de la neutralité, la neutralité bienveillante elle fait aussi partie des
présupposés

Si on arrête de s’interroger, on court le risque majeur de ne pas être neutre, d’être le moins neutre possible,
voire même la bienveillance peut être mise à rude épreuve. La bienveillance s’interdit de juger. Les
présupposés permettent de rechercher des indices, de décrire des signes, de rechercher les éléments
psychopathologiques comme les conflits (psychiques), les mécanismes de défense, la structure de personnalité,
les symptômes d’une maladie, c’est sécurisant. En même temps, il ne faut jamais perdre de vue que ces mêmes
présupposés théoriques qui participent à la compréhension du sujet, signifient que le clinicien est soumis à une
théorie du psychisme, à une école de pensée à laquelle il adhère

2e année

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CM Psychologie clinique et psychopathologie
Semestre 4

2012-2013

Qu’est-ce qui autorise à une clinicien à remettre en question une théorie à laquelle il est préalablement
soumis ?
Quand il ne fonctionne pas, ni à l’épreuve de la clinique, ni à l’épreuve du sujet. Il est des concepts qui sont tt à
fait efficients dans certains domaines de la clinique et qui ne fonctionneront pas ailleurs.
La théorie est nécessaire mais doit être questionné.
Le sujet qui vient demander de l’aide à condition qu’il ait déjà réfléchi à ses difficultés ou s’il est dans une
situation dramatique le sujet parle sans attendre une question, du psychologue. Effet libérateur, cathartique,
logorrhée, le psychologue n’a pas besoin de parler. Ce serait excessivement intrusif de vouloir le soumettre à
un inventaire systématique de sa souffrance. Dans l’évolution des prises en charges des personnes en
souffrance ajd, on assiste trop souvent à des faits de « bien faire » dans l’observation objective des souffrances.
Dans les centres de consultation de la douleur, on essaye d’objectiver la douleur, on pose des questions.
Alors que si on s’en donne le temps, on travaille sur soi-même pour ce qu’il en est de la relation avec la douleur
d’autrui, à ce moment-là on pourrait imaginer d’écouter la douleur morale ou physique des patients.
Une attitude défensive consiste essentiellement à vouloir faire l’inventaire systématique des signes, le tableau
clinique de la douleur. On voit des praticiens dans les unités de soins palliatifs qui s’avancent en souriant au
pied du lit d’un malade mourant puis s’en suit le protocole de la douleur froid, systématique. La famille a la
sensation qu’il déshumanise la situation clinique.

La question du sens
Il faut faire en sorte que, même dans les situations les plus extrêmes, il y ait du sens qui émerge. Parce que
seules les choses qui ont du sens nous sauvent d l’angoisse et de l’effondrement psychique. Et on peut dire que
le principal sens auquel on pense est le sens de notre vie.
Ecouter pour faciliter la prise de parole, la parole doit être la parole singulière du sujet.

La notion d’expertise
Evaluation clinique pour recueillir des faits pour poser un diagnostic en des termes précis
Parfois, le clinicien qui reçoit une demande de thérapie et surtout sur des patients border-line, il se retrouve
dans les premiers entretiens en situation d’expertise. Ce sont des personnes qui n’ont pas pu préalablement
réfléchir à la nature de la souffrance qui les amenaient en consultation. Le plus souvent même, ils ne viennent
pas tout seul, ils viennent sur conseil d’un médecin.
La notion d’expertise ne doit pas oublier que qq’un qui consulte pour n’importe quel motif est qq’un qui peut
se briser à n’importe quel moment et qu’aucune question ne peut l’aider forcément à trouver la réponse juste ;
Ce n’est pas parce qu’on pose les questions aux gens qu’on reçoit les réponses qu’on attend.

2e année

6


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