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Cours Magistral (1) .pdf



Original filename: Cours Magistral (1).pdf
Title: CM Psychologie Cognitive et Différentielle
Author: Vicky

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
Cours du 22.01.13
Partiel : questions ouvertes (dizaines de question) – pas de QCM
Cours n° 2597 ; Clé : ctcgfz

Psychologie diffe rentielle
Introduction
La Ψ a pour objet la description et l’explication des conduites, des états et des processus mentaux des
individus. Objet de recherche large. Processus et fonctionnements différents.
Méthodes différentes : clinique, cognitive, expérimentale, différentielle – se situe entre la Ψ clinique et la Ψ
expérimentale en fonction des objets utilisés.
Elle a été appelée ainsi en 1900 par le psychologue allemand, William STERN. Il a essayé de montrer que cette
Ψ va essayer d’étudier et de décrire, d’expliquer, au moyen de méthodes objectives les différences
psychologiques entre les individus.

Il est classique d’opposer ou de distinguer :
-

La Ψ expérimentale, fondée sur l’usage de la méthode expérimentale, c-a-d de la manipulation de
variables dites indépendantes ou explicatives.
La Ψ clinique, fondée sur l’observation libre et le dialogue avec le sujet.

Histoire de la Ψ expérimentale : Ψ générale qui veut mettre en place des lois valables pour tous les individus,
elle privilégie les aspects cognitifs des conduites. On travaille sur des groupes et le sujet individuel n’est pas
forcément intéressant puisque trop différent du groupe.
Histoire de la Ψ clinique : Ψ individuelle qui vise à la compréhension de cas singuliers. Elle privilégie l’étude des
aspects affectifs des conduites.
Histoire de la Ψ différentielle : elle peut être rapprochée de la Ψ clinique puisqu’elle accorde une importance
majeure à l’individu unique, singulier, mais elle va utiliser les méthodes de la Ψ expérimentale. Elle valorise les
observations systématiques et contrôlées mais aussi la mesure des phénomènes psychologiques ce qui n’est
pas le cas de la Ψ clinique.
Les comportements, le fonctionnement humain est sous l’influence des facteurs sociaux, biologiques et
certaines sous-disciplines de la Ψ s’y intéressent (psychophysiologie, Ψ sociale). La Ψ différentielle s’appuie sur
ses deux sous-disciplines et s’appuie sur la variabilité interindividuelle. Elle tente de montrer que ces
différences interindividuelles font appel à la fois aux facteurs biologiques et aux facteurs sociaux. (Ex : le
problème de l’hérédité du milieu, patrimoine génétique et l’effet du milieu sur le dvpt des efts en particulier)

De fait deux principales questions sont abordées en psychologie différentielle : en quoi et pourquoi les
individus sont-ils si différents les uns des autres ?

1

CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
Socle important sur l’évaluation et l’éducation des individus.
-

-

I.

Objectifs généraux et les repères historiques
Les règles qui vont présider à l’élaboration et à l’utilisation d’instruments de mesure, les tests
mentaux étant les instruments traditionnellement associés à la psychologie individuelle.
L’existence de différences individuelles d’ordre psychologique entre certains groupes sociaux, entre
hommes et femmes, entre deux indiv de classes sociales différentes mais aussi comprendre l’origine
de ces différences…
Les possibles modifications des différences entre les individus : peut-on aider les enfants et des
adultes en difficultés en dvpant leurs capacités intellectuels, rattraper un retard cognitif ?

Quelques repères historiques

La psychologie différentielle est une branche de la psychologie qui se veut scientifique pour avoir une validité.
Apparue en Angleterre à la fin du XIXe. Emerge du courant philosophique empirique et elle s’appuie aussi sur
la théorie darwinienne de l’évolution.
Empirisme : courant philosophique qui s’appuie sur des applications logiques, psychologique, linguistique et
l’expérience. S’oppose à l’innéisme. (John LOCKE, David HUME)
Théorie darwinienne (Charles DARWIN (1809-1889)) : toutes les espèces vivantes ajd sont issues d’une seule et
même forme de vie à travers un processus de « branchement » (comme un arbre généalogique) appelé
« spéciation ». La « sélection naturelle » est le mécanisme principal de l’évolution des espèces (sélection de
survie et sélection sexuelle)
Il a été le premier à développer une théorie scientifique selon laquelle l’Homme est le résultat d’une très lente
évolution biologique. A l’époque, cela allait à l’encontre d’une création divine. Pour survivre, les espèces
animales et végétales n’ont pas eu d’autres issues que d’évoluer et de s’adapter à leur nouvel environnement
et à leur climat.
L’origine de l’intérêt scientifique pour l’étude des différences interindividuelle est liée essentiellement à deux
noms :
-

Francis GALTON (1822-1911) – cousin et élève de Darwin. Contribue à la mise à l’épreuve de la théorie
de Darwin.
Alfred BINET (1857-1911)

Une des hypothèses étaient :
-

L’évolution des êtres vivants est donc le résultat d’une sélection faite sur des caractères héréditaires,
variables, aléatoirement.

Darwin a constaté une forte variabilité au sein d’une même espèce. Le dvpt théorique peut être résumé de la
façon suivante :
-

-

Les individus dans la nature doivent lutter pour eux, pour leur survie car la population des êtres vivant
augmentent plus vite que les ressources du milieu.
Les individus qui présentent les caractères les plus favorables à leur survie ou qui sont les mieux
adaptés aux variations de leur milieu ont plus de chance que les autres de survivre et donc de se
reproduire et d’avoir une descendance.
Cette descendance a elle-même plus de chance d’être mieux adaptée ou de présenter les caractères
les plus favorables pour survivre, ceux-ci étant transmis héréditairement. C’est ainsi qu’en raison de la
compétition pour l’existence s’opère une « sélection naturelle » conduisant à la « persistance des plus
aptes ».

2

CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
L’objectif de GALTON est de mettre en évidence :
-

la grande variabilité interindividuelle qui existe entre les individus
mesurer les différences psychologiques entre les individus
les différences sont héréditaires

Pour mesurer la variabilité interindividuelle, GALTON va inventer les tests mentaux.
Cours du 29.01.13
Ces premiers tests portent sur l’efficacité des processus élémentaires, sensoriels et moteurs ; elles mesurent
par exemple :
-

l’intensité des sons audibles
le temps de réaction à un stimulus visuel
le temps pour dénommer un objet
la capacité à évaluer les distances
la force et la pression manuelle

Plus les individus auront de meilleures performances à ces stimulations, meilleures seront leurs
compétences. Montrer qu’il y a une prévalence héréditaire, que la variabilité qui existe entre les individus est
d’origine héréditaire. S’intéresse aux ressemblances entre les parents et les enfants, est le 1er à mettre au point
le coefficient de corrélation pour justifier scientifiquement ces corrélations ; permet de vérifier que plus les
parents ont un niveau élevé pour certaines aptitudes, plus les enfants vont développer ces aptitudes. (voir TD)



A l’époque, il généralise ce qu’il appelle « les arbres généalogiques » pour trouver des ressemblances
entre des générations successives dans une même famille.
va être le 1er en 1875 à mettre en place « la méthode des jumeaux » ; il s’agit de comparer des
jumeaux de même sexe et des jumeaux de sexe différents (monozygotes – dizygotes)

CATTELL (1860-1944)
Psychologue américain, Reprend aussi les travaux de GALTON, en 1890, il va mettre en place sa 1ere
grande expérience aux EU, où il va faire passer à ses étudiants de 1ere année une série de tests, basés sur le
même principe.
Hypothèse : plus les étudiants auront de bons scores à ces différents tests, plus ils réussiront leurs examens.
Mais ECHEC. Pas de corrélation.

A. BINET ET T. SIMON
Ils travaillent plutôt sur des capacités de mémoire, sur l’évocation mentale, le jugement, le
raisonnement. En 1905, ils proposent une 1ere version de leur échelle métrique de l’intelligence. Elle sera
modifiée en 1908 et paraîtra en 1911. Première échelle de l’efficience intellectuelle, notamment le dvpt
intellectuel de l’enfant. Ce travail est issu d’une demande du Ministère de l’Instruction publique (ajd, MEN) ;
dans les 1900’s, l’école devient obligatoire, et il s’agit donc de repérer les enfants déficients mentaux parmi des
enfants qui sont en échecs scolaires pour adapter la formation à leurs besoins et à leurs possibilités. Avoir une
évaluation fiable et objective des enfants en difficulté.
Construction de l’échelle : cette première échelle métrique comporte une 50aine d’épreuves
hétérogène du dvpt sous forme de questions ou de problèmes (appelés items) et chaque question correspond
à un niveau d’âge allant de 3 à 15 ans à raison de 4 ou 5 items / âge. Un item est considéré comme
représentatif d’un âge donné (ex : 5 ans) dans la mesure où il est réussi par 50% au moins des enfants de 5 ans,
la quasi-totalité des enfants de 6 ans et échoué par la quasi-totalité des enfants de 4 ans.

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
Résultat exprimé en niveau mental ce qui permet d’estimer son avance ou son retard par rapport à
son âge réel.

Ex :
-

pour trois ans : montrer le nez, les yeux, la bouche. Commenter une gravure, répéter une phrase de 6
syllabes, donner son nom de famille
pour dix ans : énumérer les mois, nommer neuf pièces de monnaies, placer trois mots en deux
phrases, répondre à trois questions d’intelligence, répondre à 5 questions d’intelligence
pour onze ans : capable de trouver l’absurdité dans une phrase, dans sa construction

Idéalement, les items retenus par BINET ne devaient pas faire appel à des connaissances scolaires car il ne
s’agit pas ici d’évaluer le niveau d’instruction mais plutôt la qualité du fonctionnement intellectuel de l’eft
dans des situations familières.

STERN
En 1912, un autre chercheur, STERN va introduire la notion de quotient intellectuel (QI) pour exprimer le dvpt
intellectuel. Ce QI correspond au rapport entre
-

(l’âge mental (défini par l’échelle) / âge chronologique) = x 100

Une valeur de QI supérieure à 100 est obtenue lorsque l’âge mental est supérieur à l’âge réel = avance de
l’enfant. Une valeur de QI inférieure à 100 indiquera que l’enfant présente un retard mental.
 N’est plus utilisée ajd, sauf pour l’anémie. La notion de QI n’a plus cette fonction ni cet aspect-là.
Pour l’époque, cette échelle de BINET et SIMON a eu bcp de succès. Cette échelle connaît plus adaptations,
notamment aux EU, la plus connue étant STANFORD-BINET. ZAZZO a repris tous les travaux et a mis en place la
NEMI = Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence.
Elle est à l’origine de toutes les échelles composites, ce qu’on appelle ajd le WISC ou le K.ABC (échelle
composite de KAUFFMAN) qui utilisent le langage et des échelles de performances qui n’utilisent pas le
langage. Il y a bcp d’échelles d’efficience.
-

La WIPPSI – de 3 à 6 ans
Le WISC 4 – de 6 à 16 ans
La WAIS – adulte

échelles de WESCHLER
Cours du 05.02.13

II. La mesure des différences entre les individus : les tests
mentaux
Pour observer et mesurer les différences entre les individus, les compétences, les traits de perso, les intérêts…
Font partie de ce qu’on appelle l’intelligence, le fonctionnement humain.
Ce qu’il faut bien comprendre c’est que l’évaluation au moyen de tests n’implique pas ici de jugement de
valeur, mais une description des caractéristiques des comportements des sujets. Identifier quelles peuvent

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
être les particularités, les difficultés ou les facilités d’un indiv (nous en avons tous) de façon à le comprendre,
l’informer, l’orienter de manière appropriée.
Le test mental fait réfléchir les indiv sur leur positionnement, leur envies, leur façon de réagir à certaines
stimulations etc.

A.

Qu’est-ce qu’un test mental ?

On peut retenir deux définitions complémentaires de ce qu’est un test :
« on appelle un test mental une situation expérimentale standardisée servant de stimulus à une cmpt. Ce cmpt
est évalué par une comparaison statistiques avec celui d’autres indiv placés dans la même situation, permettant
ainsi de classer le sujet examiné soit quantitativement, soit typologiquement » (PICHOT, 1999)
« un test est une épreuve strictement définie dans ces conditions d’application, dans son mode de notation, ce
qui permet de situer un sujet par rapport à une pop elle-même bien définir, biologiquement et socialement »
(ZAZZO, 1992)

Caractéristiques
-

Le test constitue une méthode d’observation standardisée et systématique ; quand on décide
d’observer qq chose, il va falloir être vigilant sur les indicateurs.
Un test doit permettre une comparaison statistique. Entre un indiv donné et les résultats des autres
individus appartenant à la même pop de référence, autrement dut il doit être étalonné.

Par ailleurs, un test mental doit présenter certaines qualités métriques (de mesure). Il doit être :
-

Sensible
Fidèle
Valide

Gros investissement, contraintes, qui doivent être respectées.

B.

Typologie et exemple de tests

On distingue en général
-

-

Les tests d’efficience qui portent sur des aspects cognitifs (l’intelligence, les aptitudes, les
connaissances). On retrouve ici les échelles d’intelligences, les tests d’aptitude (spatiale, verbale, de
mémoire etc)
Les tests de personnalité qui explorent les aspects conatifs de la personnalité (les intérêts, le
caractère, l’affectivité). Ici, on retrouve les questionnaires, les tests objectifs, les techniques
projectives (le TAT, le Rorschach, etc) – tests objectifs parce qu’ils vont permettre de donner des
indications sur le comportement des sujets.

Ces deux catégories de tests se distinguent par une caractéristique des réponses : dans les premiers, il y a une
bonne et une mauvaise réponse, ce qui n’est pas le cas dans les seconds.

Exemple du test dans le domaine cognitif « le
Minnesota Paper Form Board » (LICKERT & QUASHA,
1954)

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013

Exemple de test dans le domaine de la personnalité ‘l’inventaire d’anxiété »
L’échelle d’Anxiété- Etat évalue les sentiments d’appréhension, le tension, la nervosité et l’inquiétude que le
sujet ressent au moment de la consultation. C’est un indicateur des modifications transitoires que peut avoir le
sujet à un moment donné dans ces différents fonctionnements.
L’échelle d’anxiété-trait évalue les sentiments d’appréhension, le tension, la nervosité et l’inquiétude que le
sujet ressent habituellement. Cette échelle a pour but de repérer l’anxiété comme disposition stable. Elle
constitue le point de départ d’une action thérapeutique. Ici, l’échelle porte sur ce que ressent le sujet
généralement. (MOODLE)

C.

La standardisation
1.

Une observation standardisée

Elle est attenante à tout test.
Dans l’observation libre, l’observateur n’a pas de règles les conditions d’observations et les indications qui
sont données au sujet dépendent des circonstances et peuvent être très variables.
Dans l’observation contrainte, qui correspond à une situation de test la situation est bien définie, les consignes
spécifiées à l’avance et le mode de caractérisation du sujet explicité.
On peut le trouver dans les QCM, test de lexique. La standardisation sur des épreuves comme les partiels, il
existe des variations inter-juges.
La standardisation consiste à placer tous les individus exactement dans la même situation pour permettre la
comparaison des sujets, pour ne pas mettre en place la subjectivité de l’observateur. Elle suppose trois choses :
-

-

Il faut que la tâche donnée au sujet soit très précise : les questions u les problèmes doivent être
formulées de manière identiques pour tous les sujets, les objets doivent être exactement les mêmes
d’un sujet à l’autre.
Les consigne doit être la même pour tous les sujets (mêmes conditions, même temps, même modalité
e réponses)
Les techniques d’évaluation de la réponse des sujets doivent être précises et objectives (aucune
marge d’appréciation personnelle)

Fonction : rendre l’observation / l’évaluation objective – assurer que les différences observées entre les indiv
reflètent bien des caractéristiques individuelles et ne proviennent pas des différences entre les situations ou de
la subjectivité de l’évaluateur.
S’appuie sur la nature des items.

2.

Les items

Dans certains tests, le sujet est mis en présence d’une seule situation. Il peut avoir à résoudre une tâche
compliquée (par exemple copier et mémoriser une figure complexe). Il évalue l’activité perceptive et graphomotrice ainsi que la mémoire de travail, l’attention, les capacités de synthèse et la rétention mnésique.
(MOODLE La figure complexe de Rey (Rey, 1959)
-

A la copie
Au rappel de la figure
On lui précise que ce n’est pas grave s’il ne relève pas tous les indicateurs

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
-

Il prend le temps qu’il veut pour mémoriser.

Deux systèmes de cotation :
-

Evaluation du dvpt du dessin du plus primitif (gribouillage) jusqu’à une construction élaborée du
dessin (par rapport au rectangle)
Evaluation de la décomposition des 18 parties de la figures = unités. Chaque unité reproduite vaut
deux points si elle est bien placée, un point si elle existe mais est mal placée et zéro si elle n’existe pas.
La somme des points fournit un score. Plus objective.

Les choix des items dépendent de l’objectif du test et ils peuvent être divers :
-

Efficience d’un secteur particulier du ft cognitif (capacité verbale, visualisation…)
Evaluation du niveau scolaire des élèves
Identifier la source de certains apprentissages
Sélectionner du personnel
Caractériser le sujet sur plusieurs traits de personnalité
Cours du 12.02.13

Exemples d’items dans le domaine des aptitudes cognitives :

-

-

-

-

a)
Les tests verbaux
Compréhension de phrases : on présente un dessin et 6 courts phrases, trouver celle qui est exacte :
o Rond, carré, carré plein
 Il y a plus de ronds que de carrés
 Le carré noir est plus grand que le carré blanc
 Il y a deux ronds
 Tous les carrés sont blancs
 Il y a plus de dessins noirs que de dessins blancs
 Il y a plus de dessins blancs que de dessins noirs
Proverbe : trouver la phrase qui correspond le mieux au sens d’un proverbe :
o « mettre la charrue avant les bœufs » se dit :
 D’un laboureur qui fait reculer les bœufs
 D’une personne qui a bcp d’ordre dans son travail
 D’un eft qui s’amuse au lieu de travailler
 De qq’un qui commence son t par où il devrait le finir
 D’un paysan qui utilise un tracteur pour tirer une charrue
e
Analogies verbales : on donne trois mots et il faut choisir le 4eme de telle sorte qu’il soit au 3 comme
nd
er
le 2 et 1 .
o Lièvre est à rapidité comme tortue est à …
 Lenteur,
 retard,
 vélocité,
 Exactitude,
 régularité,
 acharnement
b)
Les tests spatiaux
Raisonnement non verbal
o Matrices : trouver parmi les dessins du bas celui qui manque dans le dessin du haut

Evaluation des capacités d’abstraction, de logique etc… Qui ne passent pas forcément par le langage. Pour
certains enfants par exemple, arrivant de d’autres pays, la question est de savoir comment évaluer les
compétences d’un eft étranger pour qu’il puisse s’adapter au niveau de la classe qui lui convient ? Avec des

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
tests mentaux lexicaux, comme il ne connaît pas la langue, cela va le pénaliser. Ces items portent sur la
performance.
o

Les briques : imaginez que vous êtes derrière le tas de briques et que vous le regardez dans le
sens de la flèche ; que verriez-vous ?

Dans les questionnaires d’intérêts, de personnalité ou de valeurs, on demande souvent au sujet
d’estimer son degré d’accord (tout à fait d’accord, plutôt d’accord …) ou la fréquence de certaines conduites
(toujours, très souvent …) avec une proposition sur une échelle de Lickert en plusieurs points.
Il y a une rigueur à avoir dans la construction d’un test.

D.

Les qualités métriques des tests

Un test est dit « sensible » s’il permet de bien différencier les sujets.
Un test est dit « fidèle » si les résultats, dans une population donnée, varient peu en fonction des évaluations.
Un test est dit « valide » s’il donne quelque chose de significatif, donc d’interprétable, en fonction de notre
objectif, si on sait ce qu’il mesure véritablement.

1.

La sensibilité (ou finesse discriminative)

Pouvoir différencier les individus entre eux. Elle dépend de deux facteurs :
-

Le nombre de valeurs qui peuvent prendre les résultats au test
Le test doit être adapté à la population

2.

La fidélité

On dit en général qu’un test est fidèle quand les résultats au test d’une population donnée ne varient pas, ou
peu, d’une évaluation à l’autre, dans le temps ou en fonction des items.
Pour rendre compte de cette fidélité, on utilise deux méthodes :
-

L’homogénéité : est démontrée quand l’ensemble des questions est homogène et évalue une même
dimension.
o La méthode des formes parallèles : on fait un premier test avec un certain nombre de
questions et on fait un deuxième test à peu près identique avec des questions similaires mais
formulées de façon différentes. S’il y a un coefficient de corrélation important, alors il y a
homogénéité

RAPPEL : la corrélation est le degré de liaison entre deux variables pour un ensemble de sujets. On utilise le
coefficient de corrélation r de BRAVAIS-PEARSON
En théorie, r peut prendre toutes les valeurs comprises entre -1 et +1.
-

Si la valeur est proche de 1 : les individus ayant les scores les plus élevés dans la première série ont les
scores les plus élevés dans la 2nde et inversement.
si r est proche de 0 : il n’y a pas de lien de cette sorte entre les deux séries de résultats. On ne peut pas
faire de prédiction à partir du premier résultat.
On peut aussi tester l’homogénéité en divisant l’ensemble du test en deux moitiés (15 premiers et les
15 derniers par ex), à attribuer une note à chacune ds moitiés à calculer la liaison entre les deux
moitiés : c’est la méthode SPLIT-HALF.

Cette méthode est moins utilisée car elle présente un biais (début d’apprentissage) mais aussi les contraintes
de lassitude.

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
-

La constance : les résultats à un test doivent être constants, ou stables. Si l’on applique plusieurs fois
le test aux mêmes sujets, on doit observer que les meilleurs lors de la première passation restent les
meilleurs à la seconde passation.
o Biais : il faudrait que les sujets restent placer de la même façon ; il peut y avoir des variations
entre les deux passations par des situations personnelles ou environnementales. Il faut
garder une possible marge de variation entre les deux passations = l’erreur de mesure. Elle
est étudiée par la méthode « test/re-test » ; c’est là que l’on garde une erreur de mesure.
Permet d’avoir une certaine souplesse.

3.

La validité

La validité est la « qualité d’un test qui mesure ce qu’il est censé mesurer » (PICHOT, 1999), c-a-d qui est bien en
relation avec le processus psychologique que l’on est en train d’étudier.
En général, on estime la validité d’un test par le degré de liaison entre les résultats des sujets au test et les
performances ou comportements des mêmes sujets dans une autre activité ou un autre test supposés liés aux
mêmes processus psychologiques.
Lors d’un bilan psychologique, quand on pose un diag ou pronostic, il est très important de recueillir d’autres
infos que le test car le test n’est pas suffisant pour poser un diag.

Cours du 19.02.13
Avant d’être utilisé, un test doit avoir été étalonné, c’est une des principales caractéristiques qui distinguent un
instrument d’évaluation objectif.
a)
L’échantillonnage
L’échantillon est un groupe de sujets moins nombreux que la population dont il est issu mais dont la
composition est identique à celle de la population parente.
b)
Les différents types d’étalonnages
Une fois que l’échantillon représentatif de la population a été défini, on peut procéder à l’étalonnage de leurs
scores. Les résultats de l’échantillon doivent permettre d’estimer ce qui se passe dans une population parente.
Il existe deux formes d’étalonnages couramment utilisées :

-

(1)
Les quantilages
Consiste à ordonner les notes selon un ordre croissant
Regrouper les notes en classes
Calculer les limites de classe

SCHEMA
La distribution des notes permet de représenter la distribution de l’échantillon.




Le premier tri est appelé le décilage. C’est un étalonnage en 10 classes. On définit 10 classes de notes,
d’effectifs équivalents qui vont regrouper les 10% des notes brutes les plus basses, par exemple. Etc …
On va transformer une échelle de 0 à 30 en une échelle de 0 à 10.
Le deuxième tri est le quartilage. Il s’agit d’un étalonnage en 4 classes. Chaque classe va contenir les
25% des notes observées. Les limites des classes sont les quartiles.
Le troisième tri est le centilage. Il s’agit d’un étalonnage en 100 classes. On divise les distributions en
centiles et travailler sur une distribution plus fine.

A quoi servent les quantilages ?

9

CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
Il permet d’estimer les résultats dans une population et de positionner le score de l’individu que l’on étudie par
rapport à une distribution des scores de la population parente. On pourra estimer la proportion d’individus
dans la population de référence et observer à quel pourcentage appartient le sujet suivi.
(2)

Les échelles normalisées

Caractéristiques principales
-

Les classes sont définies de telle sorte que les effectifs (les fréquences) qui correspondent à chaque
classe soient conformes aux fréquences de la distribution théorique LAPLACE-GAUSS dite
« distribution normale »

Quand la distribution est normale, 50% de la population se distribue de part et d’autre de la moyenne, 6,7%
sont à plus 1,5 écart type de la moyenne et 24,2% des individus ont un score compris entre 0,25 et 1,5 écart
type et 38,2 % ont un écart type de 0,5 de la moyenne.

Cours du 05.02.13

4.

L’intelligence et son évaluation

A l’heure actuelle, il n’y a aucune définition de l’intelligence qui soit acceptée par tout le monde parce que
l’intelligence recouvre de nombreuses compétences et aussi des cmpts différents.
Lorsqu’on étudie l’intelligence, on va prendre des options théoriques spécifiques, la première des choses est de
se dire qu’on ne peut pas traiter ou travailler sur tous les comportements qui peuvent être qualifiés
d’intelligents. On va essayer d’e définir certains d’entre eux, et on
STERNBERG et al (1981) ; interview de
va chercher à les expliquer.
sujets tout-venants et ils ont montré que
pour la plupart des gens, l’intelligence
recouvre trois types de compétences :
a)
Qu’appelle-t-on intelligence ?
L’intelligence est ce qui va caractériser les différences entre les
- Résolution de problème (essayer
individus. Pour cette raison, la notion d’intelligence a bcp été
de trouver des solutions à un
problème)
travaillée en psycho différentielle. En psychologie, on va essayer de
- Compétence
verbale
(la
travailler sur des choses communes à des conditions et à des
symbolique
permet
d’imaginer
activités mentales dirigées vers un but et adaptative. (la lecture, le
des choses à venir, de parler
raisonnement, les maths) et ce qui va être commun.
d’objets qui ne sont pas
présents)
L’étude de l’intelligence renvoie aux différences individuelles dans
- Compétence sociale : s’intéresser
la façon dont les personnes vont traiter l’information, pensent,
aux désirs, aux besoins des
réfléchissent, raisonnent, se représentent, résolvent des
autres, avoir des jugements
problèmes, s’adaptent aux situations nouvelles, plus généralement,
précis, justes
c’est la façon dont les personnes fonctionnent sur le plan mental.
On a décrit ici une théorie naïve ou
En psychologie, il y a des théories explicites, l’élaboration de
implicite de l’intelligence parce qu’elle est
modèles et de mesures du fonctionnement mental par des
partagée par un grand nombre de
psychologues. Il y a plusieurs conceptions de l’intelligence et selon
personne.
la conception que l’on va adopter, on va utiliser différents
-

10

CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
instruments de mesure. On fait un choix théorique.

Quand on prend un choix théorique, on ne mesure pas l’intelligence ent tant que telle, on mesure une certaine
représentation, ou une certaine forme d’intelligence.
(1)
Les conceptions globales de l’intelligence
Ce sont des conceptions très anciennes, comme une chose globale, résumée en une note (comme le QI à ses
débuts). Parmi ces conceptions, il y a un auteur, SPEARMAN (1927) qui s’appuie sur des mathématiques et
notamment l’analyse factorielle. Elle va servir à identifier les dimensions de l’intelligence sur lesquelles on va
pouvoir caractériser les individus, les distinguer les uns des autres et ces dimensions sont appelées aussi les
« facteurs mentaux ».
Transformer un nombre importants de variables en un plus petit nombre de catégories qu’on appelle facteurs.
La base de l’analyse factorielle et le coefficient de corrélation. Si le coefficient de corrélation est différent de 0
(soit il tend vers -1, soit il tend vers 1), on peut dire qu’il existe probablement une relation entre les processus
psychologiques en jeu dans les différents tests que l’on a fait passer.
Pour lui, il y a deux types de facteurs qui permettent de rendre compte des différences individuelles entre les
activités mentales :
-

-

Le facteur général, appelé « facteur G » : il est présent dans toutes les activités mentales.
o Il va déterminer la réussite d’un individu dans les tâches intellectuelles. L’intelligence est,
pour lui, unidimensionnelle, elle peut être décrite au moyen d’une seule dimension. Les
personnes sont intelligentes dans presque toutes les situations ou elles ne le sont pas.
o On observe des corrélations fortes entre des tests qui n’ont que peu de choses en commun et
pourtant, les sujets réussissent tous ces exercices. Pour lui, les sujets qui réussissent dans ces
épreuves vont réussir dans toutes les épreuves en général.
o Décrit le facteur G comme : L’énergie mentale puis en disant qu’il s’agit du raisonnement
comme une forme de raisonnement logique. Les tests de facteur G sont des tests de
raisonnement inductif qui mettent en œuvre la capacité de découvrir et à appliquer des
relations logiques entre les éléments. (ex : les matrices de RAVEN)
Les facteurs spécifiques dont chacun n’intervient dans la performance que dans une seule tâche

D’autres conceptions de la mesure de l’intelligence :
-

l’échelle métrique de l’intelligence de BINET et SIMON (1911)
les échelles de WECHSLER (WAIS, WIPPSY, WISC)

Elles sont réalisées à des fins pratiques, pour faire des diagnostics psychologiques. WECHSLER n’a pas de
véritables théories de l’intelligence mais il considère que l’intelligence est un ensemble de processus cognitifs
coordonnés qui définissent une capacité d’adaptation assez globale et il pense donc que cette évaluation de
l’intelligence doit porter sur des processus complexes comme la mémoire, l’attention, le raisonnement, plutôt
que sur des processus élémentaires et que cette intelligence peut être exprimée sous la forme d’un score
unique qui résume l’efficience d’un sujet.
Cours du 12.03.13
15 subtests répartis en 4 indices :
-

Compréhension verbale
Raisonnement perceptif
Mémoire de travail
Vitesse de traitement

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
Durée : 60 à 80 minutes pour les subtests principaux. (IMAGE)
Indice de compréhension verbale :






Similitude : rouge – bleu / piano-guitare
Vocabulaire : bouchon/vache/camion
Compréhension : portefeuille /fumée/ceinture
Information : nez/oreille/ patte-chien/jour-semaine
Raisonnement verbal : Item A : c’est un animal qui fait « wouaf »

Indice de raisonnement perceptif :




Les cubes
Identification des concepts
Complétement d’image

Indice de mémoire de travail :




Mémoire de chiffres
Séquence lettre-chiffres
Arithmétique
(2)
Les conceptions analytiques de l’intelligence
La théorie de GUILFORD : la structure de l’intellect

Ce modèle permet de décrire un grand nombre de tâche et illustre la grande diversité des conduites
intellectuelles. « Toutes activités mentales consistent à appliquer des opérations mentales sur des contenus en
vue d’une production »
Analytique : on considère que l’intelligence, c’est un ensemble d’éléments séparés.
Contenu – produit – opération = trois dimensions indépendantes
Critique : il existe quand même des corrélations entre les subtests donc on ne peut pas parler d’unicité totale
de l’intelligence.

Le modèle factoriel de THURSTONE (1930)
Aptitudes primaires du modèle factoriel de THURSTONE
-

La compréhension verbale est une aptitude au vocabulaire et à la compréhension du langage
La fluidité verbale est l’aptitude à produire des info langagières nombreuses et variées
L’aptitude numérique est une capacité très rapide et précise dans le traitement de l’information
chiffrée
L’aptitude spatiale permet d’analyser des relations géométriques et à visualiser des objets dans
l’espace
La mémoire est l’aptitude à assimiler de l’information
La vitesse perceptive est l’aptitude à repérer des similitudes et des différences au niveau d’unités
élémentaires
Le raisonnement est l’aptitude à résoudre des pb en raisonnant du particulier au général.
La théorie de HORN et CATEL (1966)

Performance globale mais on s’aperçoit aussi que certains sujets réussissent mieux dans certains domaines et
non dans d’autres. Ils peuvent être bons dans certains domaines et pas dans d’autres.

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CM Psychologie Cognitive et Différentielle 2012-2013
On distingue deux facteurs de groupe,
l’intelligence fluide (Gf = capacité de mémoire et de raisonnement qui sont généralement observées dans
l’empan mnésique, de raisonnement spatial et de raisonnement inductif ; ces capacités seraient
biologiquement déterminés, elles structurent la personne, difficilement modifiable et très sensibles aux
atteintes neurologiques, à la consommation d’alcool ou encore, aux effets de l’âge)
l’intelligence cristallisée (Gc = capacité de compréhension verbale, compréhension de relations sociales,
connaissances en vocabulaire et en mécanique elle serait très dépendante des apprentissages scolaires et de
l’expérience du sujet) correspondant à deux formes d’intelligence.
On peut supposer que les deux capacités sont liées puisque les capacités de mémoire ont une influence sur les
capacités d’acquisition explicite.

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