PDF Archive

Easily share your PDF documents with your contacts, on the Web and Social Networks.

Share a file Manage my documents Convert Recover PDF Search Help Contact



Cours Magistral (2) .pdf



Original filename: Cours Magistral (2).pdf
Title: CM Psychologie du développement
Author: Vicky

This PDF 1.5 document has been generated by Microsoft® Word 2010, and has been sent on pdf-archive.com on 28/03/2013 at 00:56, from IP address 89.93.x.x. The current document download page has been viewed 1049 times.
File size: 1.2 MB (21 pages).
Privacy: public file




Download original PDF file









Document preview


CM Psychologie du développement 2012-2013
N° du cours : 284 ; clé MOODLE : qxewkg

Cours du 25.01.13

Enseignant :Thierry ROUSSEAU

MATURITE ET VIEILLESSE
Plan général

I.

LE DEBUT DE L’AGE ADULTE (20-40 ANS)
A.

LE DEVELOPPEMENT PHYSIQUE, PSYCHOLOGIQUE, COGNITIF
1.

LES FONCTIONS PHYSIQUES

C’est la fin de l’adolescence, au niveau physique c’est à ce moment-là que le corps atteint son apogée, que
les capacités physiques sont optimum. Ceci dit, elle est longue et, y compris dans cette période, on observera
un certain nombre de modifications et la baisse des capacités physiques va commencer assez tôt (la trentaine).
Tout dépend des différentes fonctions.
-

-

Cœur et poumons (diminution régulière de la capacité maximale ; 1% / an)
Force et vieillesse (baisse vers la trentaine)
Capacités de reproduction (femme : entre 20 et 30 ans que la fertilité est importante ; les hommes :
aucun changement notable dans cette période du jeune adulte)
Système immunitaire (de moins en moins performant avec l’avancé en âge)
Santé physique (période où les individus ont le moins de pathologies qui les accompagnent ; cause
principale de décès : les accidents – facteur influant : le niveau socio-économique ; mais influence de
la toxicomanie et de l’alcoolisme)
Santé mentale (les risques de troubles affectifs sont élevés durant cette période ; 25-45 ans ;
dépression, anxiété, schizophrénie – période qui peut être difficile parce que remplie de risques
personnels importants – professionnel, individuel. Surtout les femmes qui sont plus à risque dans
cette période parce que ce sont surtout elles qui doivent assumer un maximum de rôles)

L’exercice physique va modifier les capacités et donc, leur diminution.

2.

LES FONCTIONS COGNITIVES

Au cours de cette période, l’individu est au maximum de ses capacités et atteint le meilleur de ses
performances. S’il y chute, elle est limitée, ne touche pas toutes les fonctions. Il y a une grande hétérogénéité
des capacités selon les individus et des facteurs aussi bien environnementaux que sur les styles de vie ou
l’hérédité.
Avant, on utilisait le QI pour déterminer les capacités cognitives d’une personne. Mais cela se faisait que
sur une seule capacité cognitive ce qui n’est pas possible puisqu’on voyait une progression jusqu’à
l’adolescence puis une régression. On utilise donc les études transversales. Les longitudinales sont difficiles à

Page 1

CM Psychologie du développement 2012-2013
mener parce qu’il existe une forte mortalité expérimentale, aussi bien chez les personnes interrogées que chez
les chercheurs.
-

-

Capacités cognitives globales (pas de détérioration des habiletés, on peut observer des améliorations
de certaines capacités cognitives avec l’âge = le langage ; étude Schaie (1989), certaines capacités
cognitives régressent mais certaines peuvent encore progresser)
Mémoire – modèle de BADDLEY
MCT

Mémoire sensorielle

MLT

Mémoire de travail

Administrateur

explicite

sémantique

implicite

épisodique

procédurale

perceptive

Central

boucle articulatoire

registre visuo-spatial

encodage, stockage, récupération

Amorçage,
apprentissage

La mémoire étant probablement une des fonctions cognitives qui va subir le plus les effets de l’âge mais
dont on ne parle pas de manière uniforme. Tous les processus mnésiques ne sont pas touchés de la même
manière. Dans cette période, la mémoire est au maximum, ou du moins peut l’être. Tout dépend comment et si
on l’utilise. Cela dépend de plusieurs facteurs (utilisation efficace et sur la durée). C’est surtout la mémoire de
travail qui est touchée. Avec l’âge, il est bcp plus difficile de gérer deux informations en même temps et
l’encodage qui va aussi subir les effets de l’âge. On stocke plus difficilement les informations, il faut
l’information soit présentée plus longtemps pour qu’on puisse la retenir.
-

Changement de la structure cognitive

La pensée formelle atteint un plafond au début de l’âge adulte ; selon la pensée piagétienne, c’est la
capacité d’un individu de résoudre un problème, la logique, le raisonnement logico-mathématique était le
support de la théorie piagétienne. Elle est aussi sommet de ses performances au début de l’âge adulte.
Mais, à partir de ce moment-là, on acquiert progressivement une autre façon d’aborder, de résoudre, les
problèmes. La transition vers la pensée plus pragmatique (Labouvie-Vief) : imaginaire, métaphore
Pensée « post formelle » = découverte problèmes (Arlin), relativité (Perry). On prend conscience que les choses
sont relatives. On peut admettre qu’à tout problème, il n’y a pas forcément une solution.
Est-ce que c’est une forme supérieure de pensée qui émerge à l’âge adulte ? En tout cas, elle est importante à
acquérir. Si elle n’émerge pas, elle peut entraîner des difficultés psychologiques.
-

Modèle du vieillissement physique et cognitif

On peut proposer le modèle de Denney. A tous les âges de la vie, il est possible d’améliorer ses performances.
SCHEMA. Y compris chez le jeune adulte, on peut observer des différences.

Page 2

CM Psychologie du développement 2012-2013
-

Différences individuelles

Elles peuvent être inter et intra individuelles. Il pourra voir ses capacités dans tel ou tel domaine diminuer.
o

Hygiène de vie et effet à long terme

Bonnes habitudes de vie et âge - critères : activité physique, tabac, poids, alcool, petit déjeuner,
grignotage, sommeil. SCHEMA
o

Soutien social

Lorsque le soutien social est approprié, il augmente l’espérance de vie et présente un risque moins
élevé de la maladie, de décès et encore même de dépression. Surtout en cas de stress.
o

Sentiment de maîtrise (Bandura)

L’importance, c’est la perception que l’individu aura de l’aide qu’on lui apporte, aussi bien des amis, de
la famille des proches, bien plus que le nombre de personnes, c’est l’impact de l’aide. « L’efficacité subjective »
L’impression que les gens ont des éléments qui leur arrivent, la façon de les gérer etc, plutôt que la réalité
objective des choses. Les gens optimistes sont ceux qui ont l’impression de maîtriser tous les éléments de la vie
contrairement aux pessimistes qui ont tendance à croire qu’ils ne contrôlent rien du tout. L’intimité ne se
partage pas qu’avec une seule personne ; ça peut aussi être les amis, la camaraderie.
Cours du 01.02.13

B.

LE DEVELOPPEMENT DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA PERSONNALITE

Période très difficile dans la vie qui voit beaucoup de changements s’opérer. Parfois très tôt, parfois très
tard, toute la complexité des études psychologiques vient du fait qu’on travaille sur des êtres humains et des
cohortes d’individus donc bcp de facteurs influents. Ce qui vaut pour la majorité de vaut pas pour le cas
singulier


Départ de la maison

Phase de transition, plus compliqué que le simple changement de lieu de vie. Processus d’émancipation
psychologique, au cours de cette période, le jeune adulte va progressivement introduire une distance
émotionnelle dans sa relation avec ses parents. (Ne Pas dire qu’il y a rupture). Les parents ne seront plus la
référence affective primaire, prioritaire. Libéralisation émotionnelle par rapport à ses parents ; rare que la
transition soit brutale, souvent progressive.
Même s’il y a une prise de distance affective, les parents continuent souvent à représenter un socle de
base jusqu’à ce qu’un conjoint prenne la place. Pour résumer, chez la plupart des jeunes adultes, c’est la
période où les parents ne constitueront plus l’attachement central. Se passe généralement bien mais avec des
nuances selon le type d’attachement qui existe entre les parents et le jeune adulte. On s’aperçoit que ça se
passe moins bien chez les jeunes adultes qui ont une relation de type « ambivalente » avec leurs parents.
Ex : les jeunes adultes très fortement attachés vont vivre cette transition normalement parce qu’l s’agit d’une
prise de distance mais qui leur semblent normale.

Page 3

CM Psychologie du développement 2012-2013


Perspectives théoriques
Etapes épigénétiques d’Erickson

Chacun a besoin de créer avec qq ’un des relations intimes.
Périodes
Maturité

Adulte

Jeune adulte



Crises
Intégrité du moi
Vs
Désespoir
Génération
Vs
Stagnation
Intimité
Vs
isolement

Vertus
Renoncement et sagesse

Productivité et sollicitude

Affiliation et amour

Recherche d’un partenaire

Processus psychologique du choix d’un partenaire ; on va être attiré par une personne plutôt que par une
autre. Bcp d’auteurs se sont penchés sur le sujet et estiment que c’est une démarche complexe qui fait que
l’individu va passer par différentes étapes psychologiques qui ne sont pas tout le temps conscientes.
Les différents filtres :
-

Les caractéristiques externes
Position des attitudes et des convictions (partages idées)
Correspondance des rôles (comment l’autre imagine-t-il une vie en couple, est-ce que ses idées sont
les mêmes que les miennes)

On constate que l’attirance se fait sur le mode de la similitude, les individus vont choisir qq ‘un qui leur
ressemble. En terme d’âge, de scolarité, de classes sociales. « L’homogamie ». Les couples qui avaient
tendance à rester les plus lgt ensemble sont ceux qui se ressemblent le plus. Le pb, c’est que parfois, celui qui
séduit ou plaît est celui qui est tout à fait différent. Les hommes accordent plus d’importance à l’aspect
physique mais les femmes davantage à la situation économique.
L’amorce d’une relation est aussi influencée par l’expérience que l’individu aura aussi, expérience avec les
autres pas forcément amoureuse. Construction d’un modèle d’attachement = va l’utiliser dans sa relation à
l’autre.
On ne peut pas expliquer toutes les relations amoureuses d’une manière logique. L’attirance sexuelle, l’amour,
sont des processus très complexes et largement inconnus pour pouvoir les maîtriser.


L’évolution des relations conjugales

L’étude des couples est évidemment qq peu complexe d’un pdv méthodologique parce que si on a recours
à des études transversales qui se contentent d’identifier les facteurs qui sont communs aux deux groupes
(séparés, ensemble) ceux qui ont passé le cap des 7 ans sont ceux qu’on ne peut pas retrouver au bout d’une
15 aine d’années s’ils se sont séparés. Par contre, on a pu identifier que des éléments, des marqueurs,
susceptibles d’être révélateurs des relations au sein d’un couple = les interactions positives ou négatives

Page 4

CM Psychologie du développement 2012-2013
Capacité de résoudre ensemble des problèmes, chaque couple est confronté à des difficultés. La capacité
de discuter d’une difficulté est un élément important. Comment peuvent évoluer les relations au sein d’un
couple. (graphique moodle)
Les sept années après le mariage fait intervenir une période où bcp de rôles changent et s’ajouter, période
de fragilité du couple lorsque les enfants arrivent à l’âge scolaire. Aujourd’hui, un couple sur deux se séparent
et ce dans les 5 à 7 premières années de la vie du couple.


Le réseau social : amis et famille

Relations importantes parce qu’ils constituent l’escorte sociale et une couche protectrice face aux différents
évènements de la vie (ex : divorce).
Les membres de la famille sont souvent les parents ; lorsque le jeune adulte quitte le lieu familial, cela
n’empêche pas que les relations affectives restent fortes et demeurent tout au long de la vie. Les relations avec
la fratrie sont variables, liées à plusieurs types de facteurs :
-

Le lien qu’ont pu exister durant l’enfance
La proximité géographique

Les amis vont aussi constituer un élément important de ce réseau social ; le noyau dur de réseau amical est
constitué relativement tôt ; au cours de cette période du jeune adulte, le réseau social atteint son summum.
Les différences sexuelles avec les amis ; les femmes ont plus facilement la capacité de lier des relations intimes
avec des amis que les hommes ; souvent, les femmes ont plus d’amis intimes que les hommes. (Confier des
choses qu’on ne confie qu’à des gens en qui on a une totale confiance)
En cas de séparation, la souffrance psychologique est plus vive chez l’homme que chez la femme, parce
qu’il n’avait pas d’amis intime pour confier sa souffrance et la seule amie intime étant sa femme, il ne pouvait
pas se confier à elle.


Le rôle parental

L’arrivée d’un enfant va marquer une profonde série de modification dans la vie individuelle et adulte ;
mettre un enfant au monde, ça génère de gdes modifications. Ça va aussi en introduire dans le couple peut
être le point de départ aux difficultés du couple. La mère va être confrontée à plusieurs rôles : parental (dans
lequel elle veut s’investir énormément), délaisser un peu la vie du couple,


Le rôle du travailleur

Bien au-delà de subvention aux besoins économiques ; ça y contribue mais il a une autre importance. Il
permet de construire son identité et, pour certains, c’est un facteur important de satisfaction personnelle.
Perdre ce rôle de travailleurs est qq fois bcp plus compliqué qu’on peut l’imaginer. Cela permet de construire
son identité, quand on rencontre qq ‘un pour la première fois, on demande vite « qu’est-ce que tu fais dans la
vie ? » On est en partie juger par ce que l’on fait.
Quels sont les éléments qui vont contribuer au choix d’une profession ?
-

L’influence de la famille (valeurs, paroles)
Profession au minima au même niveau social que ses parents
Le sexe (des professions plus orientées masculine ou féminine)

Page 5

CM Psychologie du développement 2012-2013
Type de personnalités et d’environnements professionnels selon Holland (graphique moodle)
Lorsque les deux concordent, la satisfaction professionnelle est bcp plus importante. Le degré de
satisfaction professionnelle est au plus bas dans la période du jeune adulte parce que la période est difficile, il
faut trouver un emploi, on commence au bas de l’échelle, progressivement les choses peuvent s’arranger mais
il faut du temps. Entre 20 et 30 ans, on est dans une période d’essai et on arrive à une période de stabilisation
dans la 30 aine. Cette période de stabilisation dure assez longtemps. Mais on observe bcp de variations selon
les individus, le sexe même si là encore, les différences diminuent.
Plus dur chez la femme qui est confrontée à ses rôles professionnels et familiaux. GRAPHIQUE MOODLE
La femme ne travaille pas de façon continue dans cette période d’adulte jeune ; il est plus difficile de
concilier pour elles le rôle de conjoint, professionnel et parental. Il peut y avoir un conflit des rôles, une femme
qui continue à travailler n’oublie jamais son rôle maternel. Un homme arrivera plus facilement au sommet de
son statut professionnel (vers la 40 aine) ; la femme ayant plus privilégié son rôle parental, elle ne pourra
s’investir dans son rôle professionnel que tardivement.


La personnalité

Est-ce que la personnalité est acquise une bonne fois une pour toute ou est-ce qu’il se produit au fil du temps
un changement de personnalité ?
Principaux traits de personnalité selon McCrae et Costa
Les deux : (tableau moodle)
Ces différents traits ne subissent pas, ou peu, les effets du temps.
Evolution de l’affirmation de soi au cours des ans
Graphique MOODLE
Entre 30 et 40 ans, le jeune adulte prend de plus en plus confiance en lui et tente de s’affirmer de plus en plus.
Chez l’homme, il y a une progression graduelle ; chez la femme, la progression est plus spectaculaire entre 35 à
45 ans, là où elle aura davantage envie de s’affirmer elle-même plutôt qu’à travers son rôle parental. Une sorte
de besoin d’indépendance de la femme après la trentaine, il arrive même qu’elle soit dominatrice.
LEVITSON parle de « détribalisation » passer d’une définition externe à une définition interne. Si on prend en
considération l’ado, il essaye de se fondre dans le moule, il existe à travers le groupe dans lequel il appartient ;
avec l’entrée dans l’âge adulte, l’individu existe moins par rapport au groupe et s’affirme par rapport à luimême.
Différences selon les contextes :
-

-

L’adulte célibataire : sont plus fragiles psychologiquement que ceux qui vivent en couple ; le degré de
satisfaction de la vie est moins élevé chez eux. Mais là encore, ceux qui souffrent le moins du célibat,
ce sont les femmes qui souffrent le moins ; l’homme a moins cette capacité à avoir des relations
intime donc ils souffrent plus de la solitude.
Les adultes sans enfant : pas de chute forte lorsque l’enfant est d’âge scolaire ; l’augmentation lorsque
les enfants partent de la maison n’existent pas non plus ; les difficultés du couple sont plus difficiles à
surmonter.

Page 6

CM Psychologie du développement 2012-2013



Différences individuelles

Le moment où surviennent ces différents évènements ; là encore, cela a un prix à payer lorsqu’on est en dehors
des clous, des normes. Lorsqu’ils se produisent à d’autres moments. (Ex : il y a un risque plus élevé de divorce
et de séparation dans les cas d’un mariage précoce)
Conclusion : Résumé de la trame du développement au début de l’âge adulte (1)
TABLEAU MOODLE
Cours du 22.02.13

II.

L’AGE ADULTE MOYEN (40-60 ANS)

La perte est beaucoup moins importante qu’on ne la pensait chez la plupart des adultes en bonne santé.
Cette perte est très graduelle au cours de cette période. Dans bien des cas, ces changements sont presque
imperceptibles. C’est une période très importante dans la vie d’adulte car elle laisse encore espérer de beaux
jours, la durée de vie s’allonge. Les personnes s’estiment au milieu de leur vie. Cette période peut se présenter
comme une crise ; mais pas comme une crise négative plutôt comme un moyen d’avancer.

A.

LE DEVELOPPEMENT PHYSIQUE, PSYCHOLOGIQUE, COGNITIF
1.

LES CHANGEMENTS PHYSIQUES
Fonction-organe
Vision
Ouïe
Odorat
Muscles
Ossature

Age du changement observable
40-50 ans
Vers 50 ans
Vers 40 ans
Vers 50 ans
Après la ménopause (femme)
Plus tard chez l’homme
35-40 ans 40-45 ans
40-45 ans
Milieu trentaine (femme)
40 ans
Modèles non linéaires
40 ans
Vers 50 ans
graduelle

Cœur et poumons
Système nerveux
système reproducteur
Taille
Poids
peau
cheveux
Elasticité cellulaire

A partir de 40-50 chaque individu présente une difficulté d’accommodement en ce qui concerne la vision.
L’ostéoporose présente le risque de fractures, et touche plus les femmes que les hommes car c’est lié à un
problème hormonal.

2.

LA MALADIE ET LA MOR TALITE

Page 7

CM Psychologie du développement 2012-2013
Le nombre d’adultes en parfaite santé va décliner au cours de cette période, et le nombre d’individu qui va
souffrir de maladies ou d’invalidités va augmenter. C’est au cours de cette période que la maladie devient la
cause la plus importante de décès. Les femmes ont un taux de mortalité beaucoup plus bas que les hommes,
ce qui présente un paradoxe car les femmes vivent plus longtemps mais sont atteintes d’un plus grand nombre
de maladies. Cette différence s’explique par le fait que les femmes suivent plus rapidement un traitement que
les hommes, elles sont donc soignées plus facilement. Les pathologies les plus fréquentes au cours de cette
période sont liées aux cardiopathies (artériosclérose) qui peuvent entrainer des problèmes cardiaque ou des
accidents vasculaires cérébraux dont les conséquences peuvent être un décès ou une invalidité importante
(troubles moteurs, cognitifs, ou langagiers).

3.

LA SANTE MENTALE

La plupart des troubles affectifs sont beaucoup plus fréquents dans la période précédente (début de l’âge
adulte). Plus on avance dans l’âge plus l’indice de détresse psychologique diminue. De plus, à tous les âges de
la vie, l’indice de détresse est plus élevé chez la femme que chez l’homme ceci pour diverses raisons (cumule
des rôles chez la femme est plus difficile à gérer). Cette période rencontre la crise du milieu de vie (entre 40 et
50 ans). On se demande si cette crise existe vraiment, car tout le monde ne la rencontre pas. Pour ceux qui la
rencontrent elle prend des proportions variables d’un individu à un autre, et une crise n’est pas nécessaire
négative. Cette crise est le moment où l’individu va prendre conscience de sa propre mortalité. L’individu est
confronté à une forme de réalité (départ de ses propres parents, etc…). Cette réalité amène l’individu à
s’interroger, il peut aussi être confronté à des changements physiques, changements de rôles (rôle parental
prend une autre dimension, le rôle de conjoint peut prendre une autre direction). C’est à cette période qu’on
évoque le « démon de midi », c’est la période où certaines personnes se posent des questions sur ses capacités
de séduction, etc… Donc, on ne peut pas donner d’âge fixe pour cette crise du milieu de vie.
Indice de détresse psychologique selon le sexe et l’âge
Québec, 1992-1993

4.

LES FONCTIONS COGNITIVES

Encore à cette période il y a des possibilités d’amélioration des performances. On observe une baisse des
capacités pour celles qui exigent une vitesse d’exécution ou celles qui ne sont pas entrainées. Les études
longitudinales montrent, qu’on constate une perte minime des capacités à cette période.

A)

LA MEMOIRE

Page 8

CM Psychologie du développement 2012-2013
 Matériel : La baisse des capacités qu’on peut observer touchera plus spécifiquement le matériel (non
familier), mais si l’individu reste dans un matériel familier les effets de l’âge sont peu sensibles.
 Encodage : la mémorisation du matériel nouveau est donc altéré (transformer une perception en une trace
mnésique). Cet encodage est plus lent, mais au quotidien cela se ressent assez peu.
 Rappel : le rappel libre est plus touché.
 Sélection-compensation : l’individu va avoir une approche plus pragmatique des choses, par exemple sur
les phénomènes de mémorisation. Sur le plan de la mémorisation, cela va se traduire par le fait que
l’individu va mieux sélectionner les informations à mémoriser (tous les détails superficiels seront mis de
côté). L’individu compense sa moins bonne capacité à mémoriser, par une sélection plus pertinente (il cible
davantage les choses importantes). On a donc un mode fonctionnement différent, plus « rentable ». Mais il
y a des grandes variations d’un individu à un autre.

B)

PRODUCTIVITE ET CREATIVITE

Ce sont des valeurs mises en avant par la société. On peut se demander : qu’en est-il de cette productivité et
créativité au cours de l’avancée en âge ?
 La créativité : On peut distinguer la créativité scientifique de la créativité artistique.
 Productivité : l’individu est plus productif au cours de la quarantaine. On constate que certains chercheurs
ont produit le meilleur de leur œuvre à des âges avancés. Donc on peut aussi être créatif à des âges
avancés, c’est d’autant plus vrai dans le domaine artistique (des artistes ont été très créatif à des âges très
avancés). Il faut noter que le facteur motivation entre en jeu, notamment dans le milieu professionnel. Il y
a une mise en place de moyens de compensation qui peuvent suppléer l’avancée en âge.
Concernant la productivité et la créativité, le niveau scolaire initial va jouer un rôle, en particulier dans cette
période, ainsi que le type d’activité professionnelle.
 Différences individuelles.

B.

LE DEVELOPPEMENT DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA PERSONNALITE
1.

LES RELATIONS CONJUGALES

La satisfaction conjugale est la différence entre les problèmes conjugaux et l’amour. On constate que,
depuis le mariage jusqu’à la retraite, en ce qui concerne la courbe de l’amour elle ne fait que descendre. La
période la plus difficile est celle qui correspond à la naissance du premier enfant, car la courbe de l’amour a
nettement chuté par rapport au début, et la courbe des problèmes conjugaux est très élevée à ce moment-là
(partage des rôles difficile, apparition de nouvelles difficultés, etc…). Cette phase du premier enfant est à
risque, c’est pour cette raison que 50 % des couples se séparent à cette période.
Concernant la période de l’âge adulte moyen, la courbe de l’amour est plutôt stable et la courbe des
problèmes conjugaux diminuent. On est dans une période où on a plus d’équilibre et de sérénité. Les couples
qui ont réussi à franchir la période difficile présentée précédemment, vont durer dans le temps (soutien moral
réciproque, plus de tolérance par rapport au conjoint, etc…). C’est donc une période assez favorable pour le
couple.
Parfois, on évoque les couples, qui à ce stade, seraient sans trop de vitalité (routine, etc…), ce qui n’est pas
vrai. On note un degré de complicité important. A cette période on a un apaisement des tensions, et la plupart
des couples s’estiment plus satisfaits de leur mariage à cette période de l’adulte moyen.

Page 9

CM Psychologie du développement 2012-2013
2.

PARENTS-ENFANTS

L’adulte de l’âge moyen va se tourner dans deux directions : ses parents vieillissants et ses propres
enfants. C’est donc une génération médiane.
Graphique aide reçue et donnée chez trois générations d’une même famille.
C’est au cours de cette période, que l’individu donne le plus d’aide et en reçoit le moins. Le soutien
qui doit être apporté aux parents vieillissants est important à cette période. L’espérance de vie fait que les
personnes âgées peuvent être dans des conditions de dépendance importantes (aide financière et
émotionnelle aux parents vieillissants). Des pathologies comme la MA, vont entrainer une rupture de l’équilibre
familiale. Voir ses parents se dégrader peut générer une souffrance extrême (ceux qui souffrent le plus
psychologiquement et physiquement face à ces pathologies sont souvent les aidants naturels). Cela peut
parfois aller jusqu’à devenir quasiment le parent de ses propres parents.

A)

LE DEPART DES ENFANTS

Ce départ est appelé par certains auteurs, le syndrome du « nid vide ». C’est une période marquant
pour les individus de cette génération, car leur rôle parental va nettement s’atténuer (impératif parental
diminue). La réaction de la femme face à ce départ dépend du degré d’implication pour son rôle parental. Dans
les générations actuelles, on à un équilibre entre les différents rôles, ce qui fait que lorsque la femme va perdre
ce rôle parental, on n’a pas une souffrance systématique et elle va compenser ce rôle parental par un autre de
ses rôles.

B)

LE ROLE DES GRANDS-PARENTS

Ce rôle est un moyen de compenser la diminution du rôle parental avec moins d’exigence que peut
avoir le rôle parental. L’éducation reste le rôle des parents. FURSTENBERG évoque plusieurs types de rapports
entre grands parents et petits enfants :
- Rapports distants : les grands parents voient peu leurs petits-enfants, ou n’exercent guère
d’influence sur leur vie. Ceci peut être lié à divers facteurs (géographiques, etc…)
- Relations dites de camaraderie : ce sont des relations basées sur le plaisir, chaleureuses où les
grands parents vont partager des temps de détente et de plaisir avec leurs petits-enfants.
- Relations engagées : les grands-parents suppléer le rôle parental qui est insuffisant.
Les relations dites de camaraderie sont plus fréquentes que les autres, puis on trouve les rapports
distants, et enfin les relations engagées.

C)

LA PRISE EN CHARGE DU PARENT VIEILLISSANT

Ce rôle est difficile, mais il peut être valorisant car certains enfants peuvent rendre à leurs parents ce qu’ils
ont pu leur donner quand ils étaient enfants.

3.

LES RELATIONS AMICALES

L’amitié est moins centrale au cours de cette période qu’elle ne l’a été au cours de la période précédente,
ou qu’elle sera au cours de la période suivante. La fréquence des rencontres avec les amis est en diminution au
cours de cette période, mais l’individu a des amis. Il est juste accaparé par ses rôles. Mais les amitiés restent
solides. Les femmes ont encore une fois plus d’amis intimes que les hommes.

Page
10

CM Psychologie du développement 2012-2013
4.

LE TRAVAIL, LA PREPARATION DU DEPART EN RETRAITE

En général, à cette période le rôle professionnel est bien maitrisé. L’individu atteint son niveau maximum
professionnellement. Les personnes n’attendent plus de progression concernant leur travail. La satisfaction
professionnelle et financière est à leur sommet. Les individus sont plutôt satisfaits de leur activité
professionnelle. Mais les hommes vont commencer à ne plus percevoir leur rôle professionnel comme le rôle
unique de satisfaction personnelle (privilégient d’autres rôles, notamment le rôle conjugal). Mais ce n’est pas
nécessairement le cas pour la femme, le rôle parental n’étant plus en première ligne, elle peut donc privilégier
son rôle professionnel (sorte de décalage possible entre l’homme et la femme). Mais cela reste variable selon
les individus.
Pour certains, cette période présente une préparation à la retraite car il ne faut pas s’imaginer que ce
départ se passe sans difficulté pour tout le monde. Il est donc bien d’investir d’autres rôles à cette période pour
éviter les conséquences psychologiques de ce départ (pour se désengager de la vie professionnelle).
Aide reçue et donnée chez trois générations d’une même famille

Cours du 08.03.13

5.

LES CHANGEMENTS DE LA PERSONNALITE

C’est une période, entre 60 et 65 ans, où on peut dire que certaines choses vont s’atténuer au niveau de la
personnalité. Dans le sens où on sera mois dans une recherche de la perfection, ce qui caractérise qq fois
l’adulte jeune (marque son indépendance, sa différence pour le jeune adulte)
Erikson considère que dans le dvpt, il y a régulièrement des crises que l’individu doit résoudre pour passer à
l’étape suivante. Il évoque deux types crises pour cette période :

A)
-

GENERATIVITE - STAGNATION

Erikson :
o Générativité : stade important, dominant, entre 30 et 50 ans où la tâche centrale est
d’une part d’élever les enfants avec l’optique de passer le flambeau (niveau familial) mais
aussi être le mentor, arrivé à un certain stade sa carrière, a comme optique de
transmettre ses acquis, son expérience etc (niveau professionnel)
o Stagnation : si on ne franchit pas cette étape dans de bonnes conditions, on ne transmet
pas le flambeau et la course s’arrête

Page
11

CM Psychologie du développement 2012-2013
o

o

Intégrité :période encore qui se trouve autour de la 50 aine où l’individu doit prendre
conscience ou accepter en tout cas, le caractère inaltérable du passé, accepter que il ne
sera plus possible de modifier des choses qu’on a pu faire, des erreurs qu’on a pu
commettre dans le passé
Désespoir : celui qui n’a pas la capacité ou la possibilité d’accepter tout ça, court le
risque de regretter et de dire qu’il a commis des erreurs irréparable et c’est irréversible
et peut conduire à une forme de dépression

B)
-

INTERIORITE

Neugarten :
o Intériorité : l’adulte se concentre moins sur le monde extérieur mais centre plus son
attention sur son mode de fonctionnement, sur ses choix de vie, et tente de donner, de
comprendre, sa propre vie. Valeur instrumentale : se rapporte au comportement
souhaitable. Valeur terminale : la conséquence de ces comportements, le résultat. Chez
l’adulte d’âge moyen, on se préoccupe plutôt du résultat plutôt que ce qu’on devrait
être.

Période où la confiance en soi a plutôt tendance à augmenter. Il y a un besoin nettement moins important de
s’affirmer et on a une meilleure connaissance de soi-même, de ses capacités et autres et la confiance en soi est
en générale plus élevée qu’auparavant.

C)

LES MECANISMES DE DEFENSE

Il faut noter le changement dans les mécanismes de défense. Lorsqu’un individu se trouve en difficulté, il met
en place des mécanismes de défense. Dans cette période, on montre une certaine maturité des mécanismes de
défense (cf VAILLANT) On peut les classer en différents types :
-

-

Immatures : projection (attribuée aux autres des défauts de comportements qui sont les nôtres.
C’est plus confortable) ; la négation, le déni
Névrotiques : la répression, l’intellectualisation
Matures : l’humour, l’altruisme

Brandstädter&Baltes-Götz
o Flexibilité : la capacité de s’adapter aux situations, à divers contextes, augmentent.
o Ténacité :

D)

CROISEMENT DES ROLES SEXUELS :

Les différences de comportements entre H et F s’amenuisent ; les hommes commencent à manifester plus de
qualités typiquement féminines et les femmes des qualités typiquement masculines. Cela ne vaut pas pour tout
le monde, ça ne marche pas à chaque fois, il y a bcp de différences entre les individus. Ce profil se dresse slt
dans la majorité des cas. L’individu s’inquiète bcp moins d’atteindre certains objectifs, il est plus apte à
s’adapter aux circonstances de la vie et est plus introverti.

Page
12

CM Psychologie du développement 2012-2013
6.

LES DIFFERENCES INDIVIDUELLES

Tous les individus, arrivés à ce stade de la vie, on subit des épreuves difficiles, qui contribuent au vieillissement.
Vieillir, c’est aussi franchir des étapes, plus ou moins positives

A)

DIVORCE

Le nombre de divorce atteint un sommet chez les 39-40 ans. Ils ont tendance à diminuer après ce cap. Une fois
que le premier enfant a atteint l’âge scolaire, le cap est presque passée. Le divorce a des effets
psychologiques ; impact psychologique à cause du stress. Il est associé à une augmentation des maladies
physiques et des troubles affectifs. Les gens qui divorcent avaient plus de chance d’avoir des accidents de la
route, de faire des tentatives de suicides, ou arrêter pour cause de maladie. Le divorce conduit à un profond
sentiment d’échec et donc à une baisse de l’estime de soi. D’un PDV psychologique, ce n’est pas neutre. Les
effets sont à court terme mais aussi à long terme. A savoir que certains vont réussir malgré tout à en sortir plus
forts, c’est une expérience. Même si les effets immédiats sont négatifs, ils peuvent en tirer des leçons, acquérir
de la maturité et repartir sur d’autres bases.
D’autres vont souffrir psychologiquement pendant longtemps, même une 10aine d’années après. La solution :
le remariage ou une nouvelle vie en couple tout du moins. On sait que ceux qui réussissent à repartir sur de
nouvelles bases ont plus de chances de repartir sur de bonnes bases. Alors que s’il y a un deuxième échec, il va
y avoir de gros pb psychologiques.
Il y a aussi des problèmes économiques qui interviennent.
Psychologiquement, les H souffrent davantage. Ils présentent d’avantages de symptômes psychologiques. Le
réseau de soutien social des femmes est généralement plus étendu que celui des H et c’est ce soutien qui est
capital dans ces moments-là. Là encore, il y a des facteurs qui vont intervenir dans le divorce :
-

L’âge : les séparations sont bcp plus fréquentes avant 40 ans mais ne sont pas impossibles plus
tard et c’est d’ailleurs ceux-là qui ont plus de risques psychologiques.

B)

TRAJECTOIRE DE VIE

Dans bien des cas, la séparation va modifier la trajectoire de vie, elle va modifier l’apparition des rôles
familiaux parce que cela implique souvent une remise en couple, les Hommes ont tendance à se mettre en
couple avec une femme plus jeune. Evidemment, ça modifie l’ordre des choses. Un homme qui a déjà un
certain âge peut devenir père. Il devra remplir de nouveaux rôles à des âges qui ne sont pas prévus pour.
Par exemple, ça peut l’amener à devoir jouer un rôle parental au même moment où il devra s’occuper de ses
propres parents vieillissant. Contribuer à devoir jouer le rôle complexe de beaux-parents.

C)

CHOMAGE

Les conséquences psychologiquement sont sensiblement les mêmes que ceux du divorce. Ca génère de
l’anxiété, de la dépression. Le risque de tomber malade dans les mois qui suivent la perte d’emploi est très
importante. La meilleure solution est de retrouver du travail, ce qui n’est pas forcément évident. Il est certain
que le soutien social est important, constitué de la famille et des amis. Le problème, c’est qu’on a constaté
encore que lors d’une mise au chômage, les relations conjugales se détériorent assez fréquemment. Là où c’est
très compliqué, c’est lorsque le chômage intervient chez les 40-60 ans, les chances de retrouver un emploi
Page
13

CM Psychologie du développement 2012-2013
diminuent parce que le contexte économique n’est pas favorable et puis, lorsqu’on a un âge avancé, c’est plus
difficile. Les conséquences psychologiques sont bcp moins importantes dans la période précédente.

D)

EFFET DU FACTEUR TEMPOREL

Comme s’il y avait tjrs un prix à payer lorsqu’on est en dehors des normes. Le divorce est plus stressant pour les
personnes plus âgées, pareille pour la perte d’emploi. Lorsque l’enfant quitte le foyer familial notamment
lorsque c’est assez tardif, ça complique les choses. Dans le rôle que l’on peut avoir par rapport à ses propres
parents, lorsqu’il y a un décès prématuré par exemple. En dehors des normes, les conséquences
psychologiques sont plus importantes.

E)

LES CRISES SONT-ELLES TOUTES NEGATIVES ?

Elles ne sont pas toutes négatives, certaines peuvent même être bénéfiques. C’est cela qui fait que l’on
acquiert ou pas une certaine forme de maturité. Par exemple, la nostalgie de la jeunesse peut parfois amener
les gens à utiliser des ressources inexploitées, prendre conscience de la mort peut permettre à un individu
d’avoir une attitude plus sereine face à la mort. Que ça ne sert à rien de chercher la perfection. Toutes ces
crises, même si elles sont difficiles à gérer, peuvent déboucher sur des conséquences plus positives. La crise est
nécessaire à la croissance personnelle, tout dépend comment on peut la gérer.
Il est évident que pour certains, ces stress, ces souffrances psychologiques ne vont pas permettre de croissance
personnelle et vont les bloquer à un stade, laisser des traces indélébiles et un désespoir permanent.
Résumé

III.

L’AGE ADULTE AVANCE (60 ANS – MORT)

Période qui est très intéressante parce qu’il se produit pas mal de modifications. C’est une période qui occupe
de plus en plus tous les professionnels puisque le vieillissement constitue un changement démocratique et
sociale très important.

A.

LE DEVELOPPEMENT PHYSIQUE, PSYCHOLOGIQUE, C OGNITIF
1.

DEMOGRAPHIE

Page
14

CM Psychologie du développement 2012-2013
A)




LE VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION MONDIALE

1950
2240 M de + de 60 ans = 8,5% de la pop
15 M de + de 80 ans
0-14 ans = 13,4%





2025
1,121MM de + de 60 ans (x5) = 13,5% de la
pop
111M de + de 80 ans (x7)
0-14 ans = 8,4%

Distinction selon les âges (55-75 ans = 3e âge ; 75 et + = 4e âge). C’est un processus individuel qui est fonction
de pleins de facteurs. On ne devient pas vieux d’un coup et surtout, les différences interindividuelles sont
encore très présentes.

2.

CHANGEMENT DES FONCTIONS PHYSIQUES

On fera une distinction entre les H et les F puisqu’elles ont une espérance de vie plus longue ; toutefois, cette
différence a tendance à diminuer. Même si les femmes vivent plus longtemps que les H, c’est malgré tout avec
qq fois une incapacité. Elles souffrent plus souvent, donc plus longtemps. Elles ont deux fois plus de temps où
elles sont atteintes d’une invalidité au contraire de l’H.
C’est un processus très graduel chez les personnes âgées, les changements des fonctions physiques.
 Changements cérébraux :
o réduction de la masse cérébrale ; Pourquoi ? Tous les jours, nous perdons des neurones,
quelques milliers de neurones tous les jours.
o perte de la substance grise,
o diminution de la densité des dendrites,
o ralentissement de la vitesse synaptique.
Conséquences : une augmentation du temps de réaction dans la vie quotidienne. On réagit plus lentement et
on exécute les choses de façon plus lente.
 Changements sensoriels – audition : une augmentation des pb auditifs avec l’âge, plus les H que les F,
parce qu’ils ont été davantage exposés au bruit. Ce phénomène s’appelle la presbiacousie. L’oreille a
de moins bonnes capacités à percevoir les sens les plus extrêmes mais aussi qq phonèmes – difficulté
à discriminer les sons du langage, conséquence au niveau de la communication. L’audition va être
perturbée dans un milieu bruyant. Les gens auront bcp plus de mal à comprendre un discours, à
entendre les choses clairement. L’acouphène, cette impression de sifflement dans les oreilles,
désagréable.
e

Conséquence : des problèmes de communication : on hésite à aller voir les amis, le club du 3 âge, on ne va pas
tout comprendre. On a plutôt tendance à se moquer de qq’un qui n’entend pas bien plutôt que de qq’un qui ne
voit pas bien.
Remèdes : la pose d’appareils de correction auditive mais ça ne suffit pas toujours à régler le problème, trop
souvent, l’appareil est prescrit tardivement ce qui ne sert plus à rien puisque le cerveau ne reconnaît plus les
sons.
 Changements sensoriels - goût et odorat : vec l’âge, les désirs de la vie diminuent et ne plus être en
mesure de profiter d’un bon repas est embêtant. Ce qui l’est encore plus, lorsque l’individu n’est plus

Page
15

CM Psychologie du développement 2012-2013
en capacité de reconnaître les goûts, surtout au niveau du salé (peut avoir tendance à ajouter bcp trop
de sel dans son alimentation peut avoir des conséquences sur son hypertension) et des goûts amer.
 Changements des habitudes de sommeil : à partir de 65 ans, les individus se réveillent plus souvent
pendant la nuit, diminution des périodes de sommeil paradoxal, ça peut générer une modification des
habitudes de vie.

3.

SANTE ET INCAPACITE
A)

INCAPACITE PHYSIQUES

C’est sans doute au cours de cette période qu’il va falloir payer l’addition des mauvaises habitudes de la vie.
Tous ceux qui auront abusés vont subir : pb cardiaques, cancer etc. Plus souvent chez les hommes, c’est
l’apparition plus rapide d’une maladie mortelle. Chez les F, c’est plutôt l’apparition de symptômes qui vont
entrainer une maladie plutôt lente.

Personnes âgées de plus plus de 65 ans et souffrant
d’une incapacité

B)

INCAPACITES MENTALES – LA MALADIE D’ALZHEIMER
La maladie d’Alzheimer dans le monde

25 M de personnes atteintes actuellement –d’ici 2050 :
-

Nombre de patients x 4
1 personne / 5 de + de 85 ans sera atteinte
L’Asie subira la plus forte augmentation

En France :
-

850 000 personnes atteintes
200 000 cas / an
Incidence annuelle : 1,4 pour 100 Femmes ; 0,8 pour 100 Hommes
25% des + de 80 ans sont atteints
5% des malades ont moins de 65 ans.
Définition de démence du DSM IV :




Affaiblissement intellectuel progressif et irréversible.
Retentissement sur la vie sociale, professionnelle et familiale

Page
16

CM Psychologie du développement 2012-2013



Trouble de la mémoire
Atteinte d’une ou plusieurs autres fonctions cérébrales (jugement, langage, praxie, gnosie…)

Cours du 15.03.13

C)


SANTE MENTALE

La dépression

La dépression devient sensiblement plus importante dans le 4e âge donc vers 75 ans. Elle ne se limite pas
seulement à cet âge mais se trouve régulièrement. Concernant les autres pathologies, les adultes âgés ont
généralement un taux moins élevé pour tous ces problèmes que pour les autres groupes d’âge (schizophrénie
etc). Les pathologies neurodégénératives augmentent, on retrouve aussi une dépression fréquemment. Au
stade initial, il n’y a pas d’anosognosie donc le patient prend conscience qu’on perd la mémoire, qu’on ne sait
plus où on a laissé sa voiture, qu’on ne reconnaît pas son conjoint, ça entraîne un état anxieux.
Les causes de la dépression sont relativement prévisibles et valent quasiment pour tous les âges de la vie.
-

Souvent un soutien social inapproprié
Troubles affectifs tels qu’un deuil et le risque d’être confronté au deuil
Les problèmes de santés chroniques
Un revenu insuffisant

Page
17

CM Psychologie du développement 2012-2013
Lorsqu’on avance en âge, on rencontre plus de facteurs susceptibles de générer une dépression. Il ne
faut pas voir la dépression comme qq chose d’inévitable lorsqu’on avance en âge et l’image du vieux replié sur
lui-même n’est pas l’image que l’on doit retenir.

4.
EFFET DU CHANGEMENT PHYSIQUEMENT ET DE LA MALADIE SUR LE
COMPORTEMENT
Une des caractéristiques du vieillissement, c’est le ralentissement au niveau moteur ou au niveau
cognitif. Il faut plus de temps pour agi et pour comprendre, pour intégrer etc. Cela va vraiment être qq chose
de dominant. Cela se manifeste dans tous les actes ou presque de la vie de tous les jours. Celui le plus
symptomatique est la conduite automobile et évidemment, ce ralentissement va avoir un effet sur les
capacités à conduire, à la fois au niveau moteur mais ce n’est pas forcément le plus important, c’est surtout les
capacités de réaction et de programmation auxquelles vont être confrontées les personnes âgés.
Problème important.
Autre conséquence de ces modifications physiques, c’est l’activité sexuelle parce qu’évidemment, le
vieillissement génère une baisse de l’activité à la fois parce qu’il existe des modifications physiques aussi bien
chez l’homme que chez la femme mais aussi et surtout parce que l’image que l’on peut avoir par rapport à
cette thématique ne s’applique pas aux personnes âgées. On a souvent en tête que ce n’est pas normal à cet
âge d’avoir une activité sexuelle. Physiologiquement, il peut y avoir un besoin, psychologiquement aussi.
Parfois l’arête de cette activité est vécue comme une baisse de l’estime de soi et générer une dépression ou
autres. Vers 70 ans, la moitié des adultes demeurent sexuellement actifs. Les personnes de plus de 75 ans ont
estimé avoir des rapports sexuels trois fois par mois.

5.

THEORIE DU VIEILLISSEMENT

Pourquoi vieillit-t-on ? Il n’y a pas de consensus sur le sujet. Mais il existe deux théories qui ne s’opposent pas,
elles seraient plutôt complémentaires.

 Le vieillissement biologiquement programmé : le vieillissement se produit dans l’unité de base (la
cellule). Toutes les espèces vivantes, animales en particulier, ont une durée de vie de leurs cellules qui
est limitée. La mitose, la méiose, sont limitées et que certaines espèces animales doivent se diviser en
un nombre élevé de fois, d’autres moins. Cela explique la durée variable de l’espérance de vie. Si on se
réfère à cette théorie, HAYFLICK pense qu’un être humain est programmé pour vivre de 110 à 120 ans.
 L’influence des facteurs environnementaux : nos cellules vont aussi perdre leur capacité à se
renouveler parce qu’elles peuvent être endommagées par des facteurs extérieurs. Cela va contribuer à
diminuer les capacités de cellules et donc l’espérance de vie théorique.

6.


CHANGEMENTS COGNITIFS

Les ressources de traitement : ce sont les fonctions qui nous permettent dans l’immédiateté de traiter
l’information.
o Mémoire de travail : Forme de mémoire temporaire qui permet de garder pendant un temps
limité une information. fonction sollicitée en permanence et elle est essentielle et elle nous
permet de faire la part des choses entres les infos pertinentes ou non.

Page
18

CM Psychologie du développement 2012-2013
o







Vitesse de traitement de l’information : plus lente. Risque d’avoir des conséquences dans bcp
d’actes de la vie de tous les jours.
L’attention
o Sélective (choisir entre plusieurs éléments qui nous sont présentés), partagée (porter son
attention sur plusieurs objets en même temps), flexibilité attentionnelle (alterner, être
capable de faire plusieurs choses à la fois), concentration (rester attentif longtemps sur qq
chose qui est éventuellement routinier), préparatoire (se préparer à être attentif). Avec l’âge,
toutes ces capacités deviennent moins performantes.
Les mémoires nous avons plusieurs types de mémoire.
o MDT : on peut garder qu’un nb très limité d’items (empan mnésique) en revanche, la
mémoire à long terme n’est pas imité, ni en temps, ni en nb d’informations que l’on peut
stocker.
o Cette MLT va être préservée par le vieillissement. Par contre, ce qui va être plus difficile, ça va
être de retrouver ces informations (le rappel libre, le rappel indicé, le rappel par
reconnaissance).
o L’encodage va être touché aussi, le stockage des nouvelles informations. Pour mémoriser
l’information, il faut la voir ou l’entendre, plusieurs fois souvent, pour s’en souvenir.
o Entre mémoire explicite (volontaire, consciente) et implicite (involontaire, inconsciente), la
mémoire implicite est davantage préservée que la mémoire explicite.
o Il est inexact de dire que la mémoire est moins bonne, sauf que toutes les fonctions et
processus mnésiques ne sont pas touchés dans la même manière et, là encore, tout ça va être
variable d’un individu à un autre et notamment, de la façon dont chaque individu a utilisé sa
mémoire tout au long de sa vie.
o Le matériel à mémoriser aura aussi son influence (+ facile de mémoriser un matériel familier).
o Autre mémoire touchée, c’est la mémoire prospective, se rappeler qu’on a des choses à faire
dans le futur. Touchée de manière variable, c’est peu touché s’il y a peu d’informations à
prévoir dans le futur, ça l’est davantage s’il y a plusieurs tâches à se rappeler.
La résolution de problèmes
o Problèmes bien définis : il y a un problème, la solution est claire, nette, précise. (ex : modèle
mathématique). Les choses sont variables selon les individus mais aussi selon le type de
problème. Si les pb ne nécessitent pas d’avoir recours à bcp de capacités cognitives, on va
sentir peu de différence entre les jeunes et les vieux. Le pb permet une résolution bien
organisée, si c’est relativement claire, la personne âgée peut compenser les effets de l’âge. En
revanche, là où l’effet de l’âge se sentir, c’est lorsqu’on inclut le facteur temps.
o Il est intéressant de se pencher sur les problèmes de la vie quotidienne : les personnes âgées
vont généralement plus vite à la solution. Elles ne s’embarrassent pas d’hypothèses ou de
solution qui ne sont pas pertinentes, elles vont à l’essentiel.
o Problèmes mal définis :
 Sagesse : il y a un problème mais il n’y a pas forcément une solution évidente et elle
est sans doute relative. Si on considère que la sagesse, c’esrt prendre du recul, de la
hauteur. Alors oui avec l’âge, on peut acquérir une certaine forme de sagesse,
prendre du recul. Si c’est faire des choix entre ce qui est essentiel pour l’individu par
rapport à ce qu’il l’est moins, oui on acquiert de la sagesse. SAUF qu’il y a une notion
qui est importante, la notion d’expérience ne veut pas dire grand-chose, c’est
surtout la leçon que l’on retire de l’expérience qui est importante.
 créativité :

Page
19

CM Psychologie du développement 2012-2013




scientifique : se mesure facilement, quand on est enseignant chercheur, il
est facile de mesure la créativité, ça correspond au nb d’articles que l’on
publie dans des revues scientifiques. L’âge peut jouer un rôle mais surtout
dans le processus de la carrière. A 40 ans, il faut vraiment publier bcp
d’articles pour accéder au grade supérieur. Une fois au sommet, il est moins
utile de produire des articles. Si on ne tient pas compte de cet aspect
carriériste, il y a des chercheurs qui ont publiés le meilleur de leur œuvre à
un âge avancé, notamment des prix Nobel tardif.
artistique : c’est encore plus marquant dans cette forme de caractéristiques
puisque le meilleur des œuvres est souvent dans un âge avancé.

Il n’y a pas que des dégradations dans le vieillissement, il y a aussi des moyens de compensations, notamment
par rapport aux problèmes, ils ont une approche plus pragmatique qui peut compenser les effets du
vieillissement ? Ceci dit, tout ceci est sous l’effet de différents facteurs et qu’il y a des différences individuelles
extrêmement importantes.


Facteurs influents
o Niveau scolaire : meilleur il est, plus on a de chances de contrer les effets négatifs du
vieillissement. C’est pendant le jeune âge que la plasticité cérébrale est la plus importante.
Donc si on sollicite bcp son cerveau au cours des activités scolaires, on va créer un maximum
de connexions synaptiques qui seront bcp plus nbx que si on ne fait rien. Et lorsque l’âge
commencera à détruire ces cellules nerveuses, plus il y en aura de fabriqué, plus on a de
chances que les effets ne se fassent pas sentir. C’est le moment où c’est le plus facile, mais
c’est possible tout au long de la vie.
o Style de vie et activités professionnelles : ils nous obligent à avoir une activité cérébrale
régulière, on stimule les connexions.
o Niveau d’expertise : être au top dans un domaine permet d’être au top le plus longtemps
possible.
o Entraînement cognitif : a des effets très ciblés.
o Condition physique : une activité physique régulière. Avoir une activité physique régulière est
qq chose de tt à fait important pour le fonctionnement cognitif. Meilleure oxygénation du
cerveau et compense partiellement les effets négatifs du vieillissement sur cette zone-là du
cerveau.

7.








DIFFERENCES INDIVIDU ELLES

Hérédité : ce n’est pas une règle absolue mais les gènes jouent un rôle et encore une fois, les études le
montrent, bien souvent, dans les familles où les gens vivent vieux, ça s’observe de génération en
génération. Mais cela ne joue pas un rôle majeur.
Santé : joue un rôle. Il est rare que l’on meure en bonne santé. Si on a eu une santé fragile, l’espérance
de vie risque d’être limitée
Habitudes de vie : différence de l’espérance de vie en fonction des habitudes de vie.
Exercice physique : c’est évidemment souhaitable d’avoir une activité physique tout sa vie, mais on a
aussi montré qu’il était possible et souhaitable même, de commencer tardivement.
Exercice intellectuel
Soutien social adéquat : les personnes âgées qui sont socialement isolées courent plus de risque de
mourir avant les personnes âgées avec un bon soutien social. Syndrome de glissement : se laisser aller,

Page
20

CM Psychologie du développement 2012-2013
ne plus se battre, c’est plus fréquent chez les gens qui se sentent seuls, isolés, inutiles. C’est plus la
façon dont les gens perçoivent les choses que comment on les voit de l’extérieur.

B.

LE DEVELOPPEMENT DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA PERSONNALITE
1.

CHANGEMENT DE ROLE

Le rôle professionnel s’arrête avec la retraite, le rôle de fils ou de fille, le rôle d’enfant va s’arrêter puisqu’il est
presque certain que l’individu va perdre ses propres parents, le rôle de conjoint aussi puisque l’un des deux
membres du couple sera veuf/veuve avant l’autre, de nombreux petits rôles qu’on assume au cours de sa vie
dans les associations etc vont s’arrêter pour X raisons. Les rôles à assumer à cet âge-là sont souvent moins
importants à assumer à cet âge-là. Réorganisation nécessaire. C’est aussi un moyen de s’affirmer
différemment.




Changement démographique : le logement
Relation interpersonnelles (conjugales, enfants, petits-enfants, membres de la famille, amis et réseau
social)
Le travail : processus de la retraite

C.

2.

CHANGEMENT DE LA PERSONNALITE

3.

LA MORT

4.

LE DEUIL

PSYCHOPATHOLOGIE (DE LA PERSONNE AGEE)

Page
21


Related documents


PDF Document cours magistral 2
PDF Document cours magistral 3
PDF Document cours magistral 2
PDF Document cours magistral 3
PDF Document cm psychologie developpement
PDF Document cm psychologie developpement


Related keywords