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Cours Magistral .pdf



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Title: CM Psychophysiologie
Author: Vicky

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CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Cours du 24.01.13

I.

INTRODUCTION

Objectifs :




II.

Fonctionnement normal de la transmission synaptique dans le SNC
Notions sur des pathologies liées à des anomalies du SNC
Savoir expliquer le mécanisme d’action des substances thérapeutiques employées pour traiter ces
maladies

DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME NERVEUX

Ce dysfonctionnement, dans sa forme la plus radicale, peut être lié à une rupture de communication
dans les réseaux de cellules nerveuses. Cette communication anormale déclenche des anomalies qui peuvent
être visibles ou invisibles et, dans les cas les plus graves, on va aboutir à un certain nb de pathologies, des
troubles mentaux avec un éventail de gravité allant de la simple gène à l’hospitalisation.
Il y a trois grands types de maladies :





Neurodégénératives : le SN dégénère au cours du temps. Ce sont des maladies qui apparaissent
surtout dans les populations âgées ; le facteur de risque principal étant l’élévation dans l’espérance de
vie. (ex : la MA)
Dysfonctionnements cérébraux héréditaires : c’est une pathologie qui est liée à la combinaison du
matériel chromosomique du père et de la mère chez l’enfant. (ex : l’autisme)
Comportementales ou psychiatriques : ces maladies sont attribuées à des mutations sociétales, il y a
une certaine inadaptation de l’indiv face à l’environnement qui l’entoure. (ex : anxiété, dépression, la
manie / troubles maniaco-dépressifs, la schizophrénie → comporte à la fois une partie génétique, une
partie environnementale et lorsque la confrontation des deux, la pathologie apparaît)

Comment étudier les maladies du SN ?
On utilise les animaux dont le réseau de neurones est proche de celui de l’Homme (surtout chez le rat et la
souris). Le comportement d’un rat et d’une souris est assez proche de celui de l’être humain (empathie,
coopération, agressivité, dépendance etc). Comme on connaît très bien les gènes des rats et de la souris, on
peut déclencher des mutations proches de celles de l’Homme. Mais la schizophrénie est une pathologie
humaine, chez les souris, on peut déclencher une certaine pathologie dont les symptômes sont proches de
celles que l’on peut observer chez l’être humain.
Ce n’est pas une idée récente ; DARWIN : étude de la transmission du sentiment de peur de génération en
génération.
On peut aussi utiliser d’autres animaux qui posent des problèmes d’éthiques comme les grands primates.

III.

LES ETRES VIVANTS SONT COMPOSES DE MATIERE

On va voir trois grandes parties :

2e année
1

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4




Le fonctionnement normal
Le fonctionnement pathologique
Le traitement

Il n’y a pas un esprit et une matière séparés.
Les êtres vivants sont composés de matière. On peut l’étudier en la divisant en niveaux d’organisation :







 Niveau chimique (composés d’atomes
qui vont s’organiser pour former des molécules –
eau (H²O) ou plus complexes comme l’ADN ; les molécules en elles-mêmes ne sont pas la vie, il faut il
va falloir regrouper une série de molécule pour former une structure qui sera l’unité de la base du
vivant)
Niveau cellulaire (invisible à l’œil nu)
Niveau tissulaire (les cellules se sont regroupés, il est visible à l’œil nu (ex : la peau))
Niveau organique (plusieurs couches de tissus qui forment un organe visible qui aura une certaine
fonction dans l’organisme)
Niveau systémique (formé de plusieurs organes pour former un système tel que le système digestif)
Niveau de l’organisme entier (composé de plusieurs milliards de cellules, avec plusieurs systèmes
musculaires, squelette, immunitaire, le cerveau)

Le corps est composé d’eau liquide.

A.

LA CELLULE ET SES COMPOSANTS

Elle est invisible à l’œil nu. Le premier organique de la cellule est le noyau, il contient une information
génétique qui est transmissible aux cellules filles.
L’énergie est apportée par la mitochondrie, elle utilise de l’oxygène, des nutriments et cette
combinaison va produire de l’énergie et des déchets.

2e année
2

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
La production de protéine. L’ADN va dire qu’elle protéine il faut produire. Pour qu’elles soient
produites il faut des acides aminés. Parfois, les protéines sont produites mais pas actives.
C’est le rôle de l’appareil de Golgi va modifier un peu les protéines et elles vont devenir actives. Elles
feront alors fonctionner la cellule. Mais, comme toutes choses sur Terre, elles ont une durée de vie limitée. Il y
a donc dans les cellules un système de recyclage.
Le lysosome a pour but de dégrader les vieilles protéines, qui redeviennent des acides aminés qui vont
resservir à la synthèse de protéines.
La frontière la plus externe de la cellule : elle est composée d’une très fine couche de matière appelée
membrane plasmique. Elle permet le contrôle de ce qui rentre et ce qui sort de la cellule.
On peut alors définir deux environnements :



Un milieu intracellulaire : dans la cellule
Un milieu extracellulaire : à l’extérieur de la cellule

Eau et les ions sont très importants pour expliquer le fonctionnement des neurones (sodium, potassium,
chlorure, calcium)

B.

LA MEMBRANE PLASMIQU E

Deux couches de lipides se font face, on
trouve aussi du cholestérol. La membrane
plasmique est imperméable. Pour permettre
le passage d’une membrane à l’autre existe,
elles contrôlent le passage. Elle est
constituée de protéines, elles vont
littéralement traverser la membrane
plastique. Les protéines seront en contact
avec le milieu extra et intracellulaire.
Parmi toutes les protéines, on va s’intéresser
au canal ionique. Le canal ionique est une
structure protéique transmembranaire. Il a
donc la bicouche phospholipidique. Il est composé de plusieurs protéines. Elles vont s’assembler pour former
une structure qui traverse la membrane = structure quaternaire.

Il existe des moments où le passage n’est plus possible : si on réduit le
diamètre du canal, la matière ne peut pas passer. Cela varie en fonction
du diamètre du canal central (étroit ou large). Le passage d’un état à
l’autre est possible grâce à des molécules.

2e année
3

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Les canaux ioniques sont en interaction avec les molécules.
Cours du 07.02.13

C.

LE MILIEU INTERIEUR
Production d’énergie (ATP)

2 conditions à la survie de la cellule
Maintien d’un état stable dans la cellule (composition)

1.

LES ETRES VIVANTS UNICELLULAIRES

La majorité des espèces vuvantes composées
d’êtres vivants unicellulaires (ex : bactéries).
L’amibe est directement dans l’eau donc elle
est directement en contact avec son
environnement, elle va pouvoir pomper dans
l’eau les nutriments dot elle a besoin pour
survivre. Yne fois que l’amibe a tout
incorporer, elle va rejeter des déchets (gaz
carbonique). Ces animaux sont néanmoins un
point faible car ils sont dépendants de ce qu’il
vont trouver dans l’environnement, donc
l’amibe doit se trouver dans une
environnement le plus favorable possible à sa
survie.

2.

LES METAZOAIRES

L’autre catégorie est appelée métazoaire. L’Homme en est un. Ce sont des animaux plus complexes que les
unicellulaires. Ils se trouvent dans une environnement qui nous entourent. Les cellules qui composent les
métazoaires ne sont pas directement en contact avec l’environnement. Le milieu intérieur fait référence à des
métazoaires. C’est le milieu qui entoure les cellules. On peut le comparer à une mer intérieure dans laquelle
baigne toutes les cellules.
Les métazoaires ont besoin de nutriments et
d’oxygène. Les nutriments se retrouvent dans
l’organisme et vont ensuite passer dans la cellule
(milieu intracellulaire). La cellule secrète des déchets,
vont partir de la cellule, se retrouver dans le milieu
intérieur puis dans l’environnement. La cellule évacue
les déchets.

2e année
4

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Les cellules sont dépendantes du milieu intérieur. Pour ne pas avoir à être dépendantes, elles vont coopérer
entre elle pour que ce milieu soit stable au cours du temps. Il va y avoir une hiérarchisation des obligations ;
chacune des cellules vont se voir assumer une tâche pour assurer la stabilité de la cellule.
Les cellules vont se spécialiser dans les métazoaires ; absorber des nutriments et de l’oxygène, rejeter du gaz
carbonique et des déchets. (ex : cellules spécialisées dans l’absorption des nutriments sont localisés dans le
tube
digestif
=
un
seul
but)

Le système cardiovasculaire aura pour but de faire circuler les nutriments et l’oxygène dans l’ensemble de
l’organisme qui serviront à nourrir l’ensemble de l’être vivant.
On suppose que les premiers organismes métazoaires ont mis au point cette coopération entre cellules =
avantage évolutif. POURQUOI ? l’environnement sur la planète Terre





Pôle Nord : froid et sec
L’Equateur : chaud, humide, difficultés particulières
Eaux tropicales : alternances zones chaudes,
humides
Zones
tempérées :
différences
de
températures entre été et hiver importantes.

L’environnement Externe sur la planète Terre connaît
de grandes fluctuations, elles auront un rôle direct sur
le fonctionnement de la cellule. Puisqu’elles coopèrent
entre elles, les cellules vont maintenir le milieu
intérieur constant ; donc les grandes fluctuations sur
milieu extérieur aboutiront à des légères fluctuations

2e année
5

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
dans le milieu intérieur. Ce sont des mécanismes homéostatiques qui permettent aux êtres vivants de vivre sur
la planète Terre.
Certains mécanismes ont des temps de réactions qui sont rapides (SN), sur la semaine ou le mois (hormonaux),
plus long (immunitaire).

3.

NOTION D’HOMEOSTASIE

Pas de contrôle possible sans information. Une condition indispensable au maintien de la vie des cellules = les
systèmes de communication plus ou moins rapides :



 Système endocrinien :
contrôler la croissance dans
tissus. On peut grandir, maintenir
un certain nombre de constantes
grâce aux hormones libérées tout
au long de la vie
 Système
nerveux :
transmet très rapidement des
messages ; de l’ordre de la ms à
la seconde. Il nous renseigne
après une analyse rapide de
notre environnement ; il peut
aussi mémoriser un certain nombre de choses ; la situation + la réaction nécessaire au fonctionnement
de l’organisme vont être manifestées. Quand on a affaire de nouveau à cette situation, l’organisme
répondra plus rapidement.
Système immunitaire : nous défendre contre les infections, les parasites, les virus

Ca marche quand ? Ca marche tout le temps. De la conception à
la mort, les systèmes d’homéostasie fonctionne tout le temps, on
n’en a pas forcément conscience.
On doit analyser de façon permanente de tous les paramètres de
l’organisme. Des cellules sont chargées d’analyser les paramètres,
elles ne font que ça. Une fois qu’elles l’ont analysé, elles vont
transmettre leur info à d’autres cellules, ces derniers ont pour but
de moduler et de contrôler les paramètres de l’organisme. L’info
passe de l’analyste à l’ensemble qui va moduler la composante.
Ces cellules vont donc changer les paramètres et le
changement est analysé par la cellule chargée de faire les mesures.

Signal d’erreur

Si décision, il faut agir :
décision constante (cmpt)
ou insconsciente

-point d’inversion

Exemple de la température corporelle elle peut changer en fonction de l’environnement. In trouve des
capteurs : ce sont des cellules qui vont détecter un paramètre physique, la température, elles vont traduire les
variations de la température en signaux électriques qui vont être envoyé au sein de notre organisme (centre du
cerveau). Ce centre de notre cerveau se nomme le point de sommation, qui va comparer la température
mesurée et la température souhaitée. Cette température souhaitée correspond à une point de consigne. S’il y a
une différence entre ce qui est mesurée et le point de consigne, le point de sommation va emmetre un signal

2e année
6

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
d’erreur qui va être amené à un effecteur. Cet effecteur va agir de telle façon que son action va avoir les effets
inverses par rapport aux besoins de l’organisme, il va s’opposer à la variation. Cet agissement de l’effecteur se
nomme le point d’inversion.

Thermolyse

Hypothalamus
Centre de thermolyse
Centre de thermogénèse

Thermogénèse

Le point de sommation se trouve dans l’’hypothalamus. Le centre qui gère la température, c’est le centre de
thermogénèse.
Les frissons permettent l’augmentation de la température, mais aussi éviter la perte de chaleur par la
contraction des vaisseaux à la surface de la peau. On peut avoir une boucle de régulation.
Pour se débarrasser des degrés superflus :



La sudation
La vasodilatation : les vaisseaux sanguins
au niveau de la peau vont se dilater et
laisser la chaleur s’échapper du corps.

Pour chaque paramètre physiologique, i a toujours
deux boucles de régulations associées.

2e année
7

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4

Plus des 90% des mécanismes de notre corps sont inconscients. Mais il existe aussi des réactions
comportementales et posturales pour agir en synergie avec les comportements inconscients. Les systèmes, des
réseaux de cellules qui sont basés sur des systèmes inconscients. Mais il existe aussi des phénomènes
posturaux et comportementaux.

Cours du 14.02.13

D.

LA TRANSMISSION SYNAPTIQUE DANS LE SNC

Elle a lieu un peu partout dans notre
organisme.
Elle se fiat entre deux cellules :



Cellule source : neurone
Cellule cible postsynaptique ;
neurone
o Cellule musculaire
squelettique
o Cellule musculaire
cardiaque
o Cellule musculaire lisse
o Cellule glandulaire

Pour repérer les cellules les unes par rapport aux autres, on prend pour référence la fente synaptique. C’est là
que ce fait le transfert d’informations entre la cellule source et la cellule cible. Il y a transmission de molécules
chimiques.

2e année
8

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
1.

LOCALISATION DES SYNAPSES INTER-NEURONALES

On remarque une épaisseur très noire, bcp
plus dense, il y a énormément de choses qui
ne laissent pas passer les électrons. On se
retrouve avec une quantité énorme de
protéines. En termes de différences, on a des
espèces de cercles et on ne peut voir que la
terminaison axonale est remplie de ces petits
cercles, dans la synapse, présence de sphères
dans l’élément pré-synaptique et présence
d’une zone très riche en protéines entre les
deux cellules. Dans une cellule normale, il y a
entre 3000 et 10 000 synapses.

2.
PRINCIPE GENERAL DE
LA TRANSMISSION
SYNAPTIQUE
Les acides aminés, une fois capturés, vont être
transformés à l’aide de protéines. Ces protéines vont
modifier
l’acide
aminé
pour
obtenir
le
neurotransmetteur. Il se trouve dans le cytoplasme. La
synthèse a toujours lieu. Si le stockage arrive à ses
limites, il faut dégrader les excédents qui a lieu dans l’élément présynaptique. = dégradation intracellulaire.
Lors de la libération du neurotransmetteur dans la fente synaptique, des signaux électriques sont
générés. Cette activité électrique est représentée par le PA, qui se propage dans l’axone, et arrive dans le
bouton synaptique. Lorsque le PA arrive au bouton, il provoque l’ouverture de canaux qui ne laissent passer
que du Calcium. Ces canaux sont enchâssés dans la membrane. Le calcium va jouer le rôle de déclencheur, il va
entraîner la mobilisation des vésicules. Ces dernières vont fusionner avec la membrane pré-synaptique, la
vésicule s’ouvre pour libérer le neurotransmetteur dans la fente synaptique. Une fois libéré ce
neurotransmetteur peut subir plusieurs choses :
-

La majorité des neurotransmetteurs libérés vont être re-capturés par la partie pré-synaptique,
Il peut être dégradé par des enzymes présents dans la fente synaptique,
Une partie du neurotransmetteur peut agir sur des protéines post-synaptiques (récepteurs : protéines
qui peut fixer les neurotransmetteurs). Certains répéteurs sont inhibiteurs ou excitateurs. On a un jeu
subtil d’inhibition ou d’excitation au niveau de la membrane post-synaptique. Le neurone postsynaptique va analyser ces signaux inhibiteur ou excitateurs.

On trouve aussi des boucle de régulation au niveau de cette fente synaptique, le neurotransmetteur peut
lui-même gérer sa régulation. Le neurotransmetteur peut agir sur des protéines, celles-ci peuvent augmenter

2e année
9

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
sa libération ou la diminuer. Ces étapes peuvent être la cible de drogues (augmenter ou diminuer la quantité
de neurotransmetteurs pour corriger un mauvais fonctionnement de la synapse).

3.

LES PROPRIETES DES S YNAPSES CHIMIQUES NERVEUSES

Il y a un sens unique de propagation de l’influx nerveux
Le délai synaptique > 0,5 msec
Très sensibles aux changements du milieu intra- ou extra-cellulaire : ↓↑ o² (si plus d’oxygène pendant 10min,
le neurone va mourir), pH, drogues (peuvent changer l’activité du cerveau), ions, etc…

Cours du 21.02.13

4.

STOCKAGE DES NEUROTRANSMETTEURS

Chaque synthèse des neurotransmetteurs sont
spécifiques. Par contre, les étapes suivantes sont les
mêmes pour la plupart des neurotransmetteurs.
Ce stockage se fait dans de petites vésicules. Pour stocker
le neurotransmetteur, on a besoin de protéines, cela
demande beaucoup d’énergies. Complexes
protéiques nécessaires au stockage des
neurotransmetteurs.
Une fois que la vésicule est remplie de
neurotransmetteurs, elle sera disponible pour la
libération
des
neurotransmetteurs.
Plus
nombreuses mitochondries qui permettent de

2e année
10

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
produire l’énergie nécessaire pour stocker les neurostransmetteurs.
Puis, mécanismes d’exocytose : arrimage – fusion qui nécessite la consommation de calcium ;
L’arrimage nécessite trois types de protéines :



synaptobrévine
syntaxine

Elles doivent s’enrouler autour d’elles-même mais n’en sont pas capables toutes seules. Elles utilisent la


SNAP 25 : elle permet à la synaptobrévine et la syntaxine de s’enrouler les unes autour des autres.

Pour la libération du neurotransmetteur, il faut du calcium. Les canaux calcium sont fermés en dehors du PA.
Lors d’un PA, il y a ouverture des canaux calcium et le calcium va se poser sur la synaptotagmine qui est
sensible à la présence du calcium. Elle rapproche la vésicule de la membrane grâce au calcium. Une fois proche,
la vésicule « éclate » et envoie son contenu dans la fente synaptique.
Pour l’exocytose, il faut une grande quantité de protéines. Pour que l’exocytose soit très rapide, il faut que tous
ces acteurs soient proches les uns des autres. Si e n’est pas le cas, l’exocytose est imposslbe. Il faut qu’elles
soient toutes rassemblées au même endroit.

Quand le Ca2+ rentre dans la cellule, il aura à parcourir
une toute petite distance pour que l’exocytose se mette
en marche. Il agit donc rapidement sur les sites de fusion.

Les vésicules sont raccrochées les uns aux autres par des protéines et ces protéines sont impliquées dans la
motricité. Entre les vésicules, on va
trouver des filaments d’actine (filaments
de protéines) sur lesquels sont les
vésicules. Ils vont faire en sorte que
toutes les vésicules se rapprochent les
unes des autres. Lorsqu’on a besoin
d’une neurotransmission, elles sont donc
très proches.

2e année
11

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Utilisations cliniques de la toxine botulinique :





En ophtalmologie (strabisme)
En neurologie pour combattre le torticolis spasmodique
En dermatologie pour corriger les rides d’expression depuis 1990
Contre l’excès de transpiration ou hyperhidrose

Lorsque la toxine est ingérée dans l’organisme, elle coupe la syntaxine et la SNAP 25 et un peu la
synaptobrévine. Elle coupe toutes les protéines responsables de l’arrimage. S’il n’y a plus d’arrimage, les
vésicules sont incapables de s’accrocher et la transmission synaptique s’arrête. Dans les cas les plus graves, cela
engendre un arrêt des muscles respiratoire et une asphyxie rapide.

5.

ARRET DE LA TRANSMISSION SYNAPTIQUE

Spécificité de la transmission synaptique : brève. Il faut que la transmission du synapse soit la plus brève
possible. La synapse doit disposer d’outils capables d’arrêter la transmission synaptique et cela de façon rapide.

A)

ELIMINATION DU CALCIUM

Tant que l’on a du calcium dans la cellule, la fusion
continue. Pour arrêter la fusion, il faut éliminer le plus de
calcium possible. Pour l’éliminer rapidement, il faut faire
passer le calcium de l’intérieur de la cellule vers
l’extérieur. Cela nécessite de l’énergie (ATP).

B)

DEGRADER LE NEUROTRANSMETTEUR

Passage d’une information, vésicules qui fusionnent. (Triangle rouge
= neurotransmetteur). Pour arrêter l’action sur les récepteurs
postsynaptiques, on peut avoir :






Des enzymes dans la fente synaptique (étoiles vertes) et ces
enzymes ont pour but de dégrader les neurotransmetteurs
et les produits issus de cette dégradation sont inactifs.
Le neurotransmetteur peut être réabsorbé par des cellules
au voisinage de la fente synaptique (les cellules gliales
réabsorbent les neurotransmetteurs pour diminuer leur
présence au sein de la fente synaptique)
Recapture par l’élément pré synaptique. Un certain nombre
de médicaments ou agents toxiques agissent sur ce phénomène de recapture. Si on le bloque par des
médicaments ou des drogues, le neurotransmetteur va rester plus longtemps dans la fente

2e année
12

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
synaptique. Il va agir plus longtemps sur les récepteurs postsynaptiques ce qui va augmenter les
informations transmissions entre pré et post synaptique.

Augmentation de la surface de la membrane à chaque fusion.
Système de recyclage des vésicules. Ce système concerne les
neurotransmetteurs mais aussi les vésicules. Après la fusion,
reformation d’une vésicule vide qui sera recyclée pour être
de nouveau chargée en neurotransmetteurs
Canal ionique : ferme ou ouvert. Lorsqu’il est ouvert, de la
matière (les ions) peuvent passer. Qu’est-ce qui provoque
l’ouverture des canaux ioniques lors de la transmission
synaptique ?
Le neurotransmetteur va se fixer sur les canaux ionique pot synaptique et la liaison neurotransmetteur –
canaux ionique engendre l’ouverture du canal et les ions passent.
 Le passage des ions va exciter les cellules post
synaptique (dépolarisation= entrée de sodium) la
dépolarisation liée à la fixation de neurotransmetteurs sur
les canaux ioniques est appelé PPSE
 Hyperpolarisation – ce signal est lié uniquement à
la transmission synaptique PPSI
Le neurone postsynaptique va être bombardé de
neurotransmetteurs ; dans certains cas, certains d’entre
eux donneront une dépolarisation et d’autres une
hyperpolarisation.

Cours du 08.03.13
Récepteur ionotrope

Récepteur métabotrope
Ce qui caractérise ce type de canal ionique :
rapidité d’action. Réaction quasi instantanée. Pour signifier
qu’ils sont rapides en présence de N, on les appelle
ionotropes.
Une autre caractéristique : la partie récepteur au
N, est en contact avec le canal.

L’autre est une séparation physique entre le système qui peut fixer le N et le canal ionique. En rouge,
protéine. Le N peut s’y fixer. Cette fixation entraîne la formation d’un message et ce message va être transmis
au canal ionique. La protéine capable de fixer le N est différent du canal ionique (deux entités différentes). La
flèche noire indique que la protéine, en présente du n, va transmettre qq chose au canal ionique qui va

2e année
13

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
provoquer l’ouverture du canal. Le fait que le récepteur au N soit séparé du canal ionique est appelé un
récepteur métabotrope.
Caractéristique principale : ce système métabotrope est plus lent à se mettre en route et plus lent à
s’arrêter.
But de ces récepteurs : Modification de l’excitabilité de la membrane postsynaptique et de
déclencher, ou non, un PA.

C)

LE RECEPTEUR IONOTROPE

Récepteur nicotinique : nom du canal donc
des protéines.
Un produit qui n’est pas produit par notre
organisme que l’on va observer. Le
neurotransmetteur spécifique à la
nicotine : l’acétylcholine.
Pour ouvrir le canal ionique, il faut la
présence de deux molécules du N =
acéthlcholine. Lorsqu’il n’y en a pas, le
canal est fermé. L’entrée d’ions sodium
pour entraîner une dépolarisation.
Mécanismes moléculaires des effets de l’acétylcholine
les protéines jouent le rôle d’intermdédiaire entre les récepteurs et le canal
ionique.
Récepteur – protéine G – canal ionique

Amplification su signal lors de l’activation d’une récepteur métabotrope

Pour les métaotropes, il y a plus
d’intermédiaires (=Le récepteur, la protéine G, la
protéine qui synthétisent les petites modèles, les

2e année
14

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
petites molécules et le canal ionique = 5) Il est long à se mettre en place. Il faut très peu de neurotransmetteurs
pour le mettre en place. C’est pour ça qu’il y a un système d’amplification du signal. Il contrôle très finement
l’excitabilité du signal.

L’amplitude du PPSE est-il suffisant ou non pour
déclencher le PA ? L’amplitude du PPSE seul n’est pas
suffisante pour atteindre ce seuil donc la transmission
de l’influx s’arrête.
La synapse va jouer un rôle de filtre pour l’analyser et
déclencher ou non, un PA.

Comment deux PPSE ensemble peuvent déclencher un
PA ?
Les PPSE vont se sommer, ils vont avoir la possibilité de
s’ajouter les uns aux autres. Cette somme va permettre
d’obtenir ou non un PA.

Pour les PPSI, on aura deux PPSI qui vont pouvoir se
sommer, le signal inhibiteur est plus ample, plus
important. Ils vont éloigner le potentiel de la cellule
du potentiel d’inhibition et bloque la transmission du
signal.

2e année
15

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Dans le SNC, les neurones reçoivent simultanément des signaux excitateurs et inhibiteurs
L’extrémité des neurones qui contient le N ; à droite
le neurone postsynaptique. Lorsqu’il y a libération du
N, il agit sur un récepteur de type nicotinique pour A
et entraîne dépolarisation. Si le PPSE a une amplitude
suffisante, on peut déclencher le PA. Simultanément,
il y a libération de N qui, via un canal ionique, vont
entraîner une hyperpolarisation (PPSI), ils vont se
combiner avec les PPSE = régulation des signaux
synaptiques. JEUX DE BALANCES

Chaque neurone reçoit des terminaisons qui l’excitent (dépolarisation) et d’autres qui l’inhibent
(hyperpolarisation).
S’il y a plus d’excitation que d’inhibition, le neurone postsynaptique est dépolarisé au-delà du seuil et il y a un
PA.
S’il y a plus d’inhibition que d’excitation, le neurone postsynaptique ne se dépolarise pas jusqu’au seuil. Il n’y
a pas d’influx transmis.
Synapse excitatrice : la région dendritique (post-synaptique) subit une vague de dépolarisations locales qui finit
parfois par être suffisante pour déclencher la dépolarisation de l’axone = PA
Synapse inhibitrice = vague d’hyperpolarisation. Un neurone hyperpolarisé est plu difficile à dépolariser
jusqu’au seuil.
En fonction des besoins, on va jouer avec l’hyperpolarisation et la dépolarisation afin de limiter les effets.

Cours du 14.03.13

E.

PATHOLOGIES DU SNC

Les perturbations comportementales ou psychiatrices des individus s’expliquent le plus souvent par des
anomalies biochimiques structurales du SNC. Mais la peréisposition à une maladie, comme la réponse à un
traitent médicamenteux, ient à des variations relativement simples sur très peu de gènes. Les capacités
cognitives ….

Déterminer la cause précise d’une maladie ?
Trouble psychique de longue durée comme la MA (maladie chronique) = causes inconnues !
Enquête épidémiologique (permet d’avoir une idée de ce qu’il se passe auprès de la population générale) :

2e année
16

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Prévalence : nombre de personnes atteintes d’une certaine maladie à un moment donné dans une population
donnée
Facteurs de risque : caractéristiques liées à une population, à son environnement, sa culture ou son mode de
vie et qui entraînent pour elle une probabilité plus élevée de développer une maladie. Les évènements ne sont
pas prédictifs et ces deux caractéristiques ne peuvent pas être appliqués qu’à un seul individu, on détourne le
message scientifique.
Le facteur de risque est donc un risque plus élevé mais incertain de développer la maladie (pas prédictif). Il
ne cause pas nécessairement une maladie.
Ex : facteurs génétiques, situations familiales passées, milieu de travail, exposition à des substances… On
étudie scientifiquement les facteurs de risquent qui semblent avoir une influence quelconque sur la
progression de la maladie.

1.

Type d’étude
Suivre au cours du temps un groupe de personnes atteintes d’une maladie et les comparer à des
personnes qui ne sont pas atteintes (même âge, même sexe et caractéristiques similaires…)
= étude cas-témoin

2.

Suivre des personnes en bonne santé au cours d’une longue période
= étude en cohorte

L’étude en cohorte permet d’identifier des différences dans les vitesses d’apparition des maladies.
Comprendre ce qui amène à ces différences (gènes, produits chimiques, alimentation)
Lors des enquêtes épidémiologiques, où il est nécessaire d’interroger un grand nombre de sujets.
L’appréciation diagnostique est effectué à l’aide d’entretiens diagnostiques plus ou moins structurés (MINI,
CIDI, SCAN, IPDE) administrés par un enquêteur. Le haut degré de structuration et la multiplicité des questions
de vérifications assure que l’enquêteur a pu recueillir l’information qu’aurait recueilli un psychiatre.
La passation de ces entretiens est toutefois assez longue, et il reste toujours un doute sur l’évaluation du degré
de souffrance (comment un enquêteur non spécialisé peut-il apprécier le degré de signification clinique ?)
Dans chaque pays = estimation ≈ 33% des personnes = 1 critère détresse mentale au cours de la vie.

1.

CLASSIFICATIONS INTERNATIONALES

DSM IV TR : (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders IV TR= American Psychiatric Association
Fournir des critères diagnostiques pour améliorer la fidélité des jugements diagnostiques. Inclusion de
catégories diagnostiques comme le jeu pathologique ou la pédophilie… (Raisons cliniques et recherche
fondamentale)
N’implique pas que ces situations répondent aux critères juridiques ou à d’autres critères non médicaux. Etat
actuel du patient. Pas les troubles passés dont l’individu est guéri.

2e année
17

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4




Le DSM IV TR
Approche voulue comme consensuelle de la
psychopathologie (différents courants aux
USA)
Privilégiant la concordance inter-juge
En fait influencée par la psychiatrie nordaméricaine classique et par des courants
comportementalistes et cognitivistes et
pharmacologiques.

2.







Le CIM 10 (OMS 1992)
CIM 10 (Classification statistique
Internationale des Maladies)
Outil international par essence
Influence des courants de pensée européens
(britannique, allemand, français) de la
psychanalyse et des pays asiatiques ou en
voie de développement
Nombreux points de rapprochement avec le
DSM IV

ROLE DES CLASSIFICATIONS

Objectif : langage commun et compréhension internationale
Cadre de référence nosographique (classement des maladies) : diffusion mondiale réelle. Son utilisation est
quasi-obligatoire dans les publications scientifiques et les essais médicamenteux. Son utilisation réglementaire
dans les statistiques des états membres de l’OMS et AMM (Association médicale mondiale)
Adulés des uns, méprisé des autres pour son aspect athéorique utilisable par tous les professionnels quelque
soit leur orientation. Américanisation ? Nommer les troubles !
Sémiologie médicale est la partie de la médecine qui étudie les symptômes et signes et la façon de les relever
et de les présenter afin de poser un diagnostic.

IV.

PHARMACOLOGIE

Etude scientifique des médicaments et leurs emplois
C’est une substance qui, une fois introduite dans un organisme vivant, peut modifier une ou plusieurs de ses
fonctions.

2e année
18

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
A.
DIFFERENTS POINTS D’IMPACTS DES SUBSTANCES PHARMACOLOGIQUES
AGISSANT SUR LA TRANSMISSION SYNAPTIQUE
Site 8 : site d’action des agonistes
et antagonistes

Les chercheurs ont copié les propriétés des
neurotransmetteurs (NT) pour fabriquer des
médicaments ayant le même type d’action
qu’eux. Quand la molécule composant le
médicament a une action comparable au NT,
on l’appelle agoniste ; dans le cas contraire, si
elle empêche le NT d’avoir un effet, elle est
antagoniste.
Tromper, bloquer, saturer certaines de ces
protéines.
Neuropharmacologie : étude des médicaments qui traitent des désordres mentaux de type moteur :
antiparkinsonien, antiépileptiques, myorelaxants
Psychopharmacologie : étude des médicaments (psychotropes) qui traitent des psychoses : altèrent le
comportement, l’humeur, la perception
1. Les antidépresseurs ; 2. Les antipsychotiques ; 3. Les anxiolytiques ; 4. Les psychostimulants

V.

LES MONOAMINES : LES AMINES BIOGENES

Cinq monoamines :





Catécholamines :
o Noradrénaline
o Adrénaline
o Dopamine
Sérotonine (5HT)
Histamine

A.

LA SYNAPSE NORADRENERGIQUE

La noradrénaline (NA) ou norépinephrine est le NT à avoir été découvert après l’ACh, c-à-d vers 1930. La
découverte de la dopamine est plus récente (1958). La NA est majoritairement retrouvée dans les systèmes
orthosympathique (SNA). C-à-d au niveau des nerfs qui commandent les réactions d’urgence telles que :
-

L’accélération cardiaque
La dilatation des bronches
L’augmentation de la pression artérielle

2e année
19

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Cours du 21.02.13

1.

LA SYNAPSE NORADRENERGIQUE

La noradrénaline (NA) ou norépinephrine est le second NT à avoir été découvert avec l’ACh, c’est-à-dire vers
1930.
La découverte de la dopamine est plus récente (1958). La NA est majoritairement retrouvée dans le système
orthosympathique (SNA), c’es-à-dire au niveau des nerfs qui commandent les réactions d’urgence telles que :
-

L’accélération cardiaque
La dilatation des bronches
L’augmentation de la pression artérielle

La protéine G
va agir sur la protéine en rogue et cette
protéine va synthétiser les petites molécules qui ont pour but final de modifier l’activité des canaux ioniques.
Elles vont favoriser l’ouverture des canaux ioniques. Les métabotropes vont provoquer une dépolarisation et
donc favoriser l’inhibition des neurones.

2e année
20

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
A)

LES MECANISMES D’INACTIVATION DE LA NA

Il existe trois mécanismes :
-

La recapture par les neurones et les cellules gliales (60 à 80%)
Simple diffusion hors de la synapse
Inactivation par voies enzymatiques
o Les monoamines oxydases (MAO) mitochondriales (intracellulaire)
o La catéchol-O-méthyl-transférase (COMT) présente dans la fente synaptique et dans le
cytoplasme des cellules
La majorité des neurones noradrénergiques
sont localisés dans le locus coeruleus (A6)
situé dans le plancher du 4eme ventricule. A
partir de ce noyau, il existe des projections
diffuses qui vont innervés des structures
importantes comme le cervelet, les noyaux
hypothalamiques et le cortex.

Retenez que les neurones du locus coeruleus
sont bien connus pour leur rôle dans la
modulation des états émotionnels = lien avec
les psychoses.

2.

LA SYNAPSE DOPAMINERGIQUE
Les récepteurs métabotropes

2e année
21

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Cibles de la dopamine dans le cerveau

La dopamine (DA) est distribuée dans le cerveau à partir de 2 régions principales :
-

Le locus niger ou substance noire (A9), qui projette dans le striatum (corps striés, lieu de contrôle de la
motricité involontaire)
L’aire tegmentale ventrale (A10) se situant entre les pédoncules cérébelleux et qui projette vers les
régions frontales (mésocorticale) et limbiques (mésolimbique) (centre de contrôle des émotions)

3.

LA SYNAPSE SEROTONINERGIQUE

Les effets de la sérotonine au niveau central sont nombreux, complexes et mal connus. Intervient dans la
régulation du sommeil, de l’humeur (action antidépressive), de la température, de l’appétit (effet anxiogène).
La transformation de la sérotonine en mélatonine dans la glande pinéale ou épiphyse. La concentration de la
mélatonine dans la glande pinéale présente des variations circadiennes. Elle augmente dans la nuit et diminue
pendant la journée. Sert à indiquer la période nocturne d’un nycthémère (= une journée de 24h) et la période
de l’année par sa durée de sécrétion nocturne.

2e année
22

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
4.

LES PATHOLOGIQUES LI EES AUX AMINES BIOGE NES

Les troubles de k’humeur et les troubles moteurs.

A)

LES TROUBLES DE L’HUMEUR

Troubles de l’humeur (thymique) qui perturbent la personnalité de l’individu. Chez le sujet normal, les
troubles de l’humeur sont physiologiques. C’est l’exagération de ces troubles qui est pathologique.
Multifactoriel. 3ème rang des troubles mentaux derrière les troubles phobiques et alcoolisme.
Prévalence ponctuelle en population générale entre 10 et 20%.
On distingue trois types de troubles de l’humeur :
-

Dépression ou mélancolie
La manie ou psychose maniacodépressive
La schizophrénie
Dépression et troubles dépressifs = tristesses pathologique (10 à 20%)

La dépression est très probablement un phénomène continu sans démarcation précise entre normalité
(tristesse) et pathologie. La fixation du seuil de pathologie est donc qq peu arbitraire. De plus, les tableaux
cliniques et évolutifs peuvent être très divers.
Critère d’exclusion : quand une dépression est due à un abus de substance par exemple, c’est ce dernier qui est
pris en compte.
Ces classifications ont découpé le spectre de la dépression en plusieurs tableaux pathologiques dont ls deux
plus importants sont l’Episode Dépressif Majeur (EDM) et la dysthymie ou dépression névrotique

(1)

EDM

Symptômes : tristesse, perte d’intérêt, désespoir, trouble du sommil, sentiment de culpabilité, auto
dévalorisation, difficulté de concentration ou indécision, asthénie, pensées d mort et suicidaires.
Au moins 3 symptômes présents pendant au moins deux semaines (tous les jours ou presque). Au moins un des
symptômes est une humeur triste, perte d’intérêt ou de plaisir.
Prévalence de EDM : 6 mois : 3% ; 1 ans : 4 à 5% ; vie entière : 12% (x2 ou x3 chez la femme)
Evolution de l’EDM
L’évolution est spontanée vers la guérison en 6 moi. La guérison est de 2 à 4 semaines sous antidépresseurs. 10
à 20% des dépressions « résistantes » avec chronicisation (>2 ans). Virage maniaque sous traitement. Risque
socio-professionnel, socio-familial. Risque suicidaire.

(2)

DYSTHYMIE OU DEPRESSION NEVROTIQUE

2e année
23

CM Psychophysiologie 2012-2013
Semestre 4
Dépression durable mineure, prévalence : vie entière 3% ; humeur dépressive pratiquement toute la journée,
au moins un jour sur deux depuis au moins deux ans. Plus de deux symptômes parmi :
-

Diminution de l’appétit ou hyperphagie
Insomnie ou hypersomnie
Fatigue
Baisse de l’estime de soi
Troubles de la concentration ou indécision
Sentiments de désespoir

2e année
24


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