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vous les charity shops .pdf


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vous les charity shops
Vous imaginez Victoria Beckham acheter une robe d'occasion? Eh bien si, elle l'a fait. Une robe
cocktail noire et blanche, dans une charity shop de Notting Hill, à Londres, en novembre dernier.
Pas parce qu'elle est fauchée, mais parce qu'elle a du c?ur et l'?il pour les belles fringues. C'est
aussi ce que font toutes les accros de shopping, stylistes et étudiantes en mode anglaises. Les 6
500 charity shops du Royaume-Uni font partie du paysage, comme les bus à deux étages et les
cabines téléphoniques rouges. Ces boutiques, adossées à des associations caritatives (la
Croix-Rouge, les organismes de recherche contre le cancer, Oxfam, etc.), vendent, à des prix
dérisoires, ce que les voisins jettent: des vêtements, souvent râpés, parfois trop petits, ou
simplement jamais portés, des livres, des disques, des jouets et même des robes de mariée. Cela
soulage à la fois les armoires et les consciences. "Donnez-nous une chemise, nous la vendrons
5,99 livres, et cela paiera un puits au Mozambique", proclame un slogan d'Oxfam, la principale
ONG britannique, avec 750 boutiques de charité. Celui qui ouvrit la toute première en 1953, Joe
Mitty, avait pour mot d'ordre: "Donnez n'importe quoi, nous pouvons tout vendre." Il avait même
réussi à monnayer un âne 12 livres et 10 shillings! La générosité à l'anglaise est pragmatique:
plutôt que d'inonder le monde de tweed et de jacquard déclassés, les dons sont vendus et les
sommes ainsi recueillies - plus de 150 millions d'euros par an - financent les diverses bonnes
causes, campagnes de vaccination, développement durable, recherche médicale?
Autrefois, la clientèle se limitait à celles des dames patronnesses et des gens dans le besoin. Mais,
aujourd'hui, au pays où le seul mauvais goût vestimentaire consiste à manquer de look, et où
l'unique règle de la mode est de n'en suivre aucune, faire son shopping dans ces charity shops est
devenu aussi tendance que d'écumer les magasins bohèmes de Portobello et les showrooms
feutrés de Sloane Street. Quand une lady vide son placard, elle lègue forcément des morceaux de
choix. Parfois des vêtements qui sentent la naphtaline, mais les chemisiers à jabot et les
manteaux à la Miss Marple n'ont jamais été aussi sexy. C'est du dernier chic de faire baver les
copines avec un chemisier Yves Saint Laurent ou une veste Chanel qu'on a payés une bouchée de
pain et customisés bien sûr robe demoiselle d honneur violette.

? Visez les quartiers chics: Chelsea, Fulham, Hampstead Heath, Wimbledon, Notting Hill, Saint
John's Wood, Highgate. ? Ne vous découragez pas si vous faites chou blanc. Passez et repassez
régulièrement: de nouveaux articles arrivent tous les jours.? Commencez par les accessoires, sacs,
broches, ceintures, colliers, avant de vous risquer sur les vêtements.? Traquez les vêtements de
créateurs et les modèles vintage.? Enfin, ne regrettez jamais un achat: vous avez fait une bonne
action!
On trouve de tout dans les charity shops: la petite robe noire basique qui vous manquait (à moins
de 5 ?), la saison printemps-été de l'année dernière de chez Marks Spencer, Zara, Mango, ou
encore Monsoon, Whistles, Jigsaw (des chaînes anglaises haut de gamme), un tailleur Joseph à
30 ?, des escarpins Colette (pas de chance, une pointure trop petite?), une veste Dolce Gabbana,
un pantalon Versace, un chemisier Kenzo, des bottes Ferragamo? pour ne citer que des articles
repérés de visu (et bien évidemment déjà envolés). Les prix varient entre 3 et 10 livres, mais ils

peuvent monter jusqu'à 50 pour une belle pièce, voire 150 pour un manteau Christian Lacroix
(trop grand cette fois, zut!).
Dans les boutiques plus ou moins fouillis, les filles branchées et néanmoins économes cherchent
le contrepoint au "style unique" diffusé par les grandes chaînes. "Cela permet de se constituer
une garde-robe différente et stylée sans se ruiner", explique Abigail Dankwa, une habituée de la
chine. Ses plus belles trouvailles sont un sac Gucci à 15 ? et une ceinture Azzedine Alaïa à 3. Mais
il faut un peu d'entraînement et de créativité pour trouver son look en farfouillant dans les
défroques des autres. Abigail fait défiler les cintres, passe rapidement sur les vêtements
standards. Elle s'arrête sur les accessoires. "Il y a six ou sept ans, on ne voyait que les bonnes
âmes du quartier, ou des personnes qui n'avaient pas les moyens de s'habiller ailleurs, qui
entraient la tête basse et avaient honte de nos sacs, à cause du logo. Aujourd'hui, on voit des
jeunes gens décomplexés qui cherchent la ?super occase?. Ils se comportent en consommateurs.
Et ils sont fiers d'arborer nos sacs." Quand Kate Moss a été photographiée avec le sac à 3 livres
d'une opération caritative de Superdrug, les ventes ont été multipliées par dix. Et quand Victoria
Beckham a visité la boutique Oxfam à Notting Hill, le magasin a enregistré une hausse de la
fréquentation de 300%.
Avec les charity shops, les Anglais ont inventé le shopping zéro culpabilité. On se fait plaisir, on
finance une bonne cause et on contribue à sauver la planète. Le système bien rodé permet de
recycler 100 000 tonnes de textiles par an, qui sont transformés en serpillières et chiffons s'ils ne
trouvent pas preneur. La protection de l'environnement est le cheval de bataille de Traid, dont les
huit charity shops passent pour les plus hype du royaume. "C'est comme se promener dans la
garde-robe de Chloë Sevigny", a écrit le magazine Time Out. Ici, les employés, non pas des
bénévoles comme ailleurs, sont des professionnels de la mode qui ne laisseront pas passer un
spécimen vintage. L'organisation paie même des créatrices pour confectionner les modèles
uniques de sa marque Remade, vitrine de sa philosophie du recyclage: des jupes et des robes
cousues dans des chutes de tissu, des vestes d'homme à la boutonnière remplacée par un zip, des
tops coupés dans des vêtements abîmés. Avec ce mélange d'éthique et de style, Traid (Textile
Recycling for Aid and International Development) s'est taillé la réputation d'être à la pointe de la
mode, image renforcée par le parrainage de Wayne Hemingway. Le fondateur de la marque
anglaise Red or Dead avait lui-même fait ses premières affaires en bradant sa garde-robe et celle
de sa femme sur le marché de Camden, au début des années 1980. "Ne jetez pas vos fripes,
portez-les dans un conteneur Traid, conseille-t-il. Vous n'imaginez pas qui portera vos nippes un
jour, et avec quel style!" Grâce aux charity shops, la générosité n'a jamais été si bien habillée? Léa
Delpont robe demoiselle d'honneur longue


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