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CCA ABC Le Devoir 13nov2012 final .pdf


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…et bien d’autres

Demain, Le Devoir des écrivains: romanciers, essayistes et poètes racontent l’actualité

Maillet

Bourguignon

Desjardins

Bouchard

Godbout

Poitras

Aujourd’hui, suivez en direct la production de ce numéro très spécial sur ledevoir.com


VO L . C I I I No 2 5 9



A BÉCÉDAIRE

MONTRÉALAIS AU

LE

www.ledevoir.com

DEVOIR,

C ENTRE

LE

MARDI

13



NOVEMBRE

2012

CANADIEN D ’ ARCHITECTURE

1 , 0 9 S| +

TA X E S

= 1 , 2 5 S|

C OLLUSION

Montréal
a attendu
cinq ans
pour réagir
BRIAN MYLES

attentisme de l’administration Tremblay apparaît au grand jour dans une série d’études
L’
secrètes sur la collusion rendues publiques

COLLECTION CCA. DON DE LA FONDATION SANDRA ET LEO KOLBER. © OLIVO BARBIERI

Né d’un vaste coup de sonde lancé au public en juin dernier par le CCA, ABC : MTL est en perpétuel mouvement, les propositions devant être remplacées
périodiquement par de nouvelles d’ici mars 2013. Ici, Le parc d’amusement de La Ronde et le pont Jacques-Cartier, Montréal, 2004, une photographie
d’Olivo Barbieri.

Épelle-moi une ville

VOIR PA GE A 8 : MONTRÉAL

En 26 lettres, l’exposition ABC : MTL brosse un portrait multiforme de la métropole
québécoise à partir de propositions d’artistes et du public
ISABELLE PARÉ

U

n autoportrait de Montréal en 26 lettres ?
Cela donne Montréal qui rime avec culte,
citoyen, r uelle, soccer et… urgence. ABC :
MTL n’est pas une exposition, mais bien une
conversation en 3D, une machine à penser la
ville imaginée et lancée mercredi par le Centre canadien d’architecture (CCA). Abécé-

lundi. Ce nouvel épisode de la crise à l’hôtel de
ville a envenimé les débats
au conseil en plus de pousser
Union Montréal un peu plus Dès 2004,
près de l’éclatement.
une étude
Avant 2009, il y avait « une
absence totale » de méca- faisait
nismes pour prévenir la collusion, la fraude et la fixation état d’un
des prix à la Ville de Montgonflement
réal. Dès 2004, une première
étude sur la gestion des du coût
risques dans les contrats de
construction faisait pourtant des travaux
état d’un gonflement du coût
des travaux de 30 à 40 % à de 30 à 40 %
Montréal, une ville où les
mêmes entrepreneurs se par tageaient les
contrats dans une logique de «marché fermé».
« Si la Ville arrivait à ouvrir le marché de la
construction des infrastructures et des bâtiments
et que l’impact d’une telle ouverture était comparable à celui constaté dans le cas du génieconseil, les économies seraient de l’ordre de 10 à
15 % », constatent les auteurs de l’étude.
Pourtant, c’est seulement après le scandale
sur la vente au rabais des terrains du Faubourg

daire échevelé né d’un appel de projets lancé
aux artistes et au public, l’exercice accouche
d’un por trait-robot de la ville aux cent clochers, à mille lieues des idées reçues et des
trappes à touristes.
« L’idée n’était pas de faire une exposition,
mais d’inventer une façon d’investir l’imaginaire de la ville contemporaine. Ce sont des
voix, des conversations sur des moments quoti-

diens, qui sont appelés à changer au fil des
mois », a expliqué hier Mirko Zardini, directeur
et conser vateur en chef du CCA, pour expliquer la teneur de ABC : MTL, un projet inédit
dans le paysage muséal.
Oubliez les incontournables icônes, lieux
symboliques et autres marqueurs du paysage

Lire aussi › Montréal: entendez-vous!
L’éditorial de Josée Boileau. Page A 6

A UJOURD ’ HUI

VOIR PA GE A 8 : P OR TR A IT

Haïti retombe dans l’oubli
« La situation empire » alors que les ONG délaissent
de plus en plus la république antillaise, déplore la Fédération
internationale des ligues des droits de l’homme
CLAUDE LÉVESQUE

onditions de vie indignes,
expulsions forcées, vioC
lence et impunité : la Fédéra-

THONY BÉLIZAIRE AGENCE FRANCE-PRESSE

Un vieil homme s’appuie sur une tente dans un
camp de réfugiés en banlieue de Port-au-Prince.
Près de trois ans après le tremblement de terre
qui a dévasté le pays, plus de 370 000 Haïtiens
vivent toujours dans des tentes.

tion internationale des ligues
des droits de l’homme (FIDH)
lance un cri d’alarme sur le
sort des 370 000 Haïtiens qui
vivent encore dans des camps,
près de trois ans après le
tremblement de terre de janvier 2010.
« La situation empire », alors
que les ONG délaissent de
plus en plus ces victimes, selon la FIDH, qui publiait lundi
un rappor t sur la situation
dans la république antillaise
encore frappée, tout récemment, par l’ouragan Sandy.
La FIDH déplore dans un
communiqué que « les solutions
apportées jusqu’à présent soient
insuf fisantes et aient repoussé

les problèmes dans l’espace et
dans le temps ».
« Quand on pense à l’af flux
exceptionnel d’aide en janvier 2010, c’est dramatique de
constater la mauvaise gestion
du problème des camps et de
voir comment Por t-au-Prince

pée, c’est la dignité de ces gens
malgré une si grande vulnérabilité », ajoute-t-elle dans un
entretien téléphonique depuis Bruxelles.
Il est vrai que la population
des villages de tentes a diminué
de 75 % depuis le pic atteint en
2010. Parmi les personnes qui restent,
« C’est dramatique de constater
certaines étaient locala mauvaise gestion du problème
taires de leurs maisons avant le séisme,
des camps et de voir comment
et n’ont pas de terrain
où construire, d’autres
Port-au-Prince continue
étaient propriétaires,
mais n’ont pas les
de se “ bidonvilliser ” »
moyens de rebâtir.
continue de se “ bidonvilli«Leur situation est pire qu’en
ser ” », affirme Jimena Reyes, 2010 parce que les tentes se détéresponsable du bureau des riorent et que les ONG partent
Amériques de la FIDH, qui a avec leur équipement, maintepar ticipé en mai à une mis- nant que la phase humanitaire
sion en Haïti.
« L’autre chose qui m’a frap- VOIR PA GE A 8 : H A ÏTI

Économie › Une Caisse de dépôt
indépendante ou décotée. La menace des agences de notation est
un service rendu au Québec, estime le libéral Raymond Bachand.
Page B 1
Commission Charbonneau ›
Plusieurs cadeaux, mais pas de
passe-droits, selon Gilles Vézina.
Le procureur en chef adjoint,
Me Claude Chartrand, démissionne à son tour. Page A 3
Avis légaux.................. B 4
Décès............................ B 5
Météo............................ B 6
Mots croisés............... B 6
Petites annonces ...... B 5
Sudoku......................... B 4

A8

L E

D E V O I R ,

L E

M A R D I

1 3

N O V E M B R E

2 0 1 2

ACTUALITÉS
MONTRÉAL
SUITE DE LA PAGE 1

Contrecœur, en 2009, que la Ville a embrayé en
deuxième vitesse sur la collusion.
Le délai est préoccupant, a reconnu le directeur général de la Ville, Guy Hébert. « Je suis
d’accord avec vous que c’est long », a-t-il dit lundi
en dévoilant ces études gardées secrètes
jusqu’à la semaine dernière.

Tractations
Qui a obtenu ces études et quand ? Ces questions ont donné lieu à d’importantes tractations
à la séance extraordinaire du conseil municipal
tenue en après-midi pour enclencher la procédure d’élection d’un nouveau maire en remplacement de Gérald Tremblay.
En 2004, M. Hébert était responsable de la Direction de l’approvisionnement, qui parrainait la
première étude. Il l’a remise au directeur général
de l’époque, Robert Abdallah, au président du comité exécutif, Frank Zampino (aujourd’hui accusé
de fraude dans l’affaire du Faubourg Contrecœur) et à Yves Provost, le directeur général adjoint du service des infrastructures. M. Hébert a
présumé que le maire et les autres élus avaient
été informés puisqu’en 2005 et 2006, la Direction

générale a réalisé une vérification interne dans
les appels d’offres, l’attribution et la gestion des
contrats de voirie, d’aqueduc et d’égouts.
Lors de sa démission, Gérald Tremblay a indiqué que des membres de son entourage avaient
« trahi sa confiance» en lui cachant des informations. Selon Guy Hébert, M. Tremblay a été tenu
dans l’ignorance de ces études jusqu’à tout récemment. Lorsque M. Tremblay a appris leur
existence, quelques jours avant sa démission, il
était « surpris et fâché », a dit M. Hébert. « Il m’a
toujours dit qu’il ne les avait pas vues», a-t-il ajouté.
Alan DeSousa, membre du comité exécutif depuis 2001, jure que les élus faisant partie de ce
premier cercle décisionnel n’ont jamais obtenu
ces informations. L’ancien directeur général de la
Ville de 2009 à 2011, Louis Roquet, assure aussi
que les études sont restées secrètes lorsqu’il était
en poste. Même le président démissionnaire du
comité exécutif, Michael Applebaum, offre la
même lecture des événements.
Reste donc Rober t Abdallah, presque seul
dans son camp, pour af firmer que le comité
exécutif avait obtenu toutes les informations
pertinentes au moment opportun.

Aveuglement et amnésie
La publication des études a inspiré des remarques cinglantes à l’opposition of ficielle.
Louise Harel a déploré « l’aveuglement volon-

taire généralisé » des membres du comité exécutif, tandis que la leader de l’opposition, Anie
Samson, dénonçait leur « amnésie générale ».
Vision Montréal ne croit pas que le comité
exécutif ait été tenu dans l’ignorance des
études sur la collusion. À preuve, c’est bien le
comité exécutif qui a autorisé les dépenses
pour réaliser ces études. C’est aussi l’exécutif
qui a approuvé un contrat de 500 000 $ à Macogep, en 2005, pour valider les coûts des travaux, afin de « contenir la surenchère des marchés » et obtenir le meilleur rendement.
Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a déploré pour sa part la mollesse de l’administration Tremblay. « Il n’y a jamais eu une
directive politique claire pour élucider la question du coût des contrats à Montréal », a-t-il dit.
La conseillère de Vision Montréal, Elsie Lefebvre, a enfin dénoncé l’opération de relations
publiques du directeur général et du Contrôleur, Alain Bond. C’est elle qui avait fait une demande en vertu de la Loi sur l’accès à l’information pour obtenir l’étude de 2004 dont les médias ont finalement obtenu copie avant elle
lundi. Vision Montréal n’apprécie guère la méthode que Louise Harel qualifie « d’ingérence
politique ». Le parti portera plainte à la Commission d’accès à l’information.

Applebaum réfléchit
Le président démissionnaire du comité exécutif, Michael Applebaum, réfléchit toujours à
son avenir au sein d’Union Montréal. M. Applebaum a indiqué que le maire intérimaire
devrait être « indépendant des trois formations
politiques », et s’engager à ne pas être candidat lors de l’élection de novembre 2013. Il
s’est aussi montré favorable à la composition
d’un comité exécutif de coalition, avec une représentation de tous les partis, comme le réclament Vision Montréal et Projet Montréal,
deux partis avec lesquels il est en maintenant
en contact. M. Applebaum persiste et signe :
des membres du comité exécutif ont cherché
à retarder la publication des études secrètes
sur la collusion pour éviter des questions embarrassantes lors de la séance du conseil, ditil. C’est la raison pour laquelle il aurait abandonné son poste. Richard Deschamps a nié
les faits, prêtant « un agenda caché » à son
nouvel adversaire non déclaré. Il apparaît de
plus en plus probable que M. Applebaum se
portera candidat à la mairie pour faire
concurrence à M. Deschamps, le candidat
d’Union Montréal. Vision Montréal n’exclut
pas de présenter son propre candidat.

Le Devoir

PORTRAIT

HAÏTI

SUITE DE LA PAGE 1

SUITE DE LA PAGE 1

de l’ancien Hochelaga, l’autoportrait de la ville
tracé par ces voix plurielles venues d’ici et d’ailleurs est complètement inopiné.
Montréal s’y dévoile en un puzzle d’impressions urbaines, une mosaïque collective s’intéressant autant à l’environnement bâti, aux espaces délaissés, à la vie de ses habitants qu’à
ses incongruités quotidiennes.
Né d’un vaste coup de sonde lancé au public
en juin dernier par le CCA, l’autoportrait urbain
en 26 lettres est en perpétuel mouvement, les
propositions devant être remplacées périodiquement par de nouvelles d’ici mars 2013. Le
but : traduire par une idée le profil physique et
social de la métropole et l’incarner dans une lettre. Carte blanche fut laissée aux participants
sur les moyens de transposer l’essence de leur
ville. Sur les 250 propositions reçues sous
forme d’images, de clips, de textes, de performances, de poésies, de plans et plus encore, au
moins le tiers est venu du grand public.
Dix collaborateurs connus, dont Atelier Big
City, Saucier + Per rotte Architectes,
DHC/ART, Héritage Montréal, l’ONF et Fonderie Darling, se sont associés de près à cet
exercice démocratique « in progress ».

de l’aide à Haïti est terminée», note Jimena Reyes,
qui déplore en particulier la dégradation des
conditions d’hygiène. À son avis, trop d’argent a
été consacré à l’aide humanitaire et pas assez à «la
construction en dur».
Les résidants de certains camps situés sur
des terres publiques ont eu droit à une indemnité de relocalisation quand ils ont plié bagage.
La FIDH recommande que cette aide soit offer te aux résidants de tous les camps, dont
ceux qui sont situés sur des terres privées et où
les propriétaires exercent des pressions pour
qu’ils disparaissent.

Montréal en toutes lettres
Si le CCA a sélectionné les 26 premières
idées de départ, là s’arrête le contrôle sur le
contenu de cette image en mouvement qui a
l’allure des forums sur Internet. L’exercice intuitif révèle, et révélera encore, des surprises.
L’économie, l’industrie, la corruption sont absentes de cette photo de famille — et pourtant ! Mais de nouvelles idées viendront se
greffer au profil de cette métropole dressé à
chaud. À terme, 90 projets seront présentés
en rotation. « En fait, le résultat est tout à fait
cohérent avec le flou actuel qui règne à Montréal. La réponse obtenue du public distille cette
impression d’une multitude de visions sans
liens entre elles, sans consensus », explique le
directeur du CCA.

CCA COLLECTION. © GABOR SZILAZI

Série d’enseignes lumineuses, La Fierté a une ville, Montréal, 1983, une photographie de Gabor
Szilasi. Prise il y a près de 30 ans, cette vue du pont Jacques-Cartier depuis la rue Notre-Dame est
en tout point identique à ce que l’on y retrouve aujourd’hui.

De A à Z
Voici en quelques lettres, quelques extraits
de cet abécédaire populaire, construit tant par
les Montréalais que par le regard de visiteurs
de passage.
comme dans Exil. Avec 30 % d’immigrants, Montréal est devenu une terre
d’asile. Cette réalité transpire d’Histoires de vie, un projet vidéo de l’Université
Concordia, qui s’immisce dans la vie de quatre Montréalais forcés de quitter leurs pays
d’origine en raison de la guerre ou de violation de leurs droits.

E

comme dans Citoyen. Les policiers casqués ont marqué l’imaginaire des derniers mois. Iconoclaste, la photographe
Emmanuelle Léonard campe les policiers de
l’anti-émeute de façon humaniste, déboulonnant l’agressivité associée à leur image. L’antimatricule 728.

C

comme dans Independent. Montréal est devenue la capitale de la musique Indie, avec
l’émergence des Arcade Fire, Grimes, Miracle Fortress, The Dears, Bran Van 3000 et autres icônes de la scène musicale indépendante.
Des vidéos de ces divers groupes sont dif fusées chaque soir à 17 h au CCA.

I

comme dans Island. Montagne d’ambitions,
tonnes d’inertie. La photo de Gabor Szilasi
du slogan « La fierté à une ville », opposé à la
zone délaissée sous le pont Jacques-Cartier, est
un rappel cinglant de l’immobilisme qui continue de sévir à Montréal. Prise il y a près de 30
ans, cette vue du pont Jacques-Cartier depuis la
rue Notre-Dame est en tout point identique à ce
que l’on y retrouve aujourd’hui.

I

Les bureaux du Devoir sont situés
au 2050, rue De Bleury, 9e étage,
Montréal (Québec), H3A 3M9
Place-des-Arts
Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h
Renseignements et administration : 514 985-3333

COLLECTION CCA. © ROBER T BURLEY

Roche dans les bois, mont Royal, 1990, une photographie de Robert Burley. Le mont Royal est formé
d’une roche ignée unique appelée la montroyalite.

comme dans Montroyalite. Le photographe Robert Burley a saisi avec son
objectif une trace de l’unicité géologique de Montréal. Montagne surgie dans la
plaine, le mont Royal est formé d’une roche
ignée unique appelée la montroyalite.

M

comme dans Partition. Le collectif Audiotopie présente une partition faite à partir
de br uits ambiants recueillis dans les
couloirs souterrains de Montréal. L’expérience
immersive nous entraîne de la station de métro
Square-Victoria à la station Place-d’Armes.

P

ron, pour en faire un des plus grands parcs
de la ville.
Mais l’alphabet ne s’arrête pas là. À ce portrait en toutes lettres s’ajoutent conférences et
discussions au CCA avec les auteurs de ces vignettes montréalaises. D’autres lettres, et des
capitales, viendront s’ajouter en décembre, janvier et février à cette série. Dont C pour
Concrete, une sculpture de béton, formée de
fragments de bitume récemment tombés de diverses infrastructures montréalaises… Ouille.
Le Devoir

comme dans Soccer. Spor t fédérateur
entre tous à Montréal, le soccer donnera vie au Complexe de soccer à
Saint-Michel. Le projet de Saucier + Perrotte
redonnera en sus vie à l’ancien dépotoir Mi-

S

Le Devoir sur
ledevoir.com

MTL : ABC, UN AUTOPORTRAIT
DE MONTRÉAL
Au Centre canadien d’architecture,
du 13 novembre 2012 au 31 mars 2013

Le Devoir

La rédaction

Avis publics et appels d’offres

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et sur Twitter

Violence endémique
La FIDH s’inquiète également de la violence
endémique en Haïti. Elle note une hausse de
cette insécurité, y compris des meurtres par
balles et des enlèvements, dans la région de
Por t-au-Prince, malgré l’épuration menée au
sein des forces de police sous l’égide de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en
Haïti (MINUSTAH). Plus de 600 viols ont en
outre été recensés par le Haut Commissariat
aux réfugiés de l’ONU dans les camps de personnes déplacées en Haïti depuis 2010.
« L’extrême vulnérabilité des femmes et des
filles aux violences sexuelles dans ces abris de
toile et de bâches qui n’assurent aucune protection est reconnue par tous. La majorité des
camps ne bénéficient d’aucune couverture spéciale de la Police nationale haïtienne (PNH) ou
de la MINUSTAH. […] Les mesures de protection et de prévention sont insuf fisantes, voire
inexistantes, et les violences sexuelles faites aux
femmes déplacées continuent », peut-on lire dans
le rapport de la FIDH.
Pour mettre fin à l’impunité pour les crimes de
toutes sor tes, la Fédération recommande la
mise en œuvre d’un programme qui a fait ses
preuves au Guatemala et qui consiste à former
des groupes mixtes composés de fonctionnaires
internationaux et d’homologues haïtiens.
La FIDH critique dans son rapport les défaillances d’une justice difficilement accessible,
trop souvent corrompue, et qui fait que « près de
70 % de la population carcérale se trouve aujourd’hui en détention préventive prolongée, parfois depuis plusieurs années ».
La FIDH dénonce en particulier le fait que
les accusations de crimes contre l’humanité —
tor ture, disparitions et exécutions extrajudiciaires — portées contre Jean-Claude Duvalier,
l’ancien dictateur, aient été abandonnées en janvier. « Ces crimes sont imprescriptibles. Et il ne
faut pas considérer que c’est de l’histoire ancienne : Jean-Claude Duvalier se promène dans
les cafés à la mode à Port-au-Prince. Ses victimes
se sentent donc très vulnérables, surtout qu’en octobre, une commission du gouvernement a démis
de leurs fonctions plusieurs avocats qui avaient
été actifs dans le dossier », dit Jimena Reyes.
« Ce cri d’alarme […] concerne aussi l’extension de la pauvreté et de l’exclusion sociale dans
l’ensemble du pays. Là encore, force est de constater que l’insécurité humaine persiste et s’aggrave,
en particulier l’insécurité alimentaire », écrit la
FIDH dans son communiqué. La Fédération
considère que l’échec de la reconstr uction
d’Haïti incombe à ceux qui y détiennent le pouvoir, « mais ne l’ont pas exercé en faveur des besoins de la majorité, et aussi aux divers acteurs
internationaux, publics et privés, qui ont imposé
leurs « solutions » dans la confusion et l’incohérence et sans la participation des principaux intéressés aux décisions qui les concernaient ».
Le tremblement de terre qui a secoué Haïti
en janvier 2010 avait fait près de 300 000 morts
et plus de deux millions et demi de déplacés.
Lundi, l’ONU a demandé 39 millions de dollars
supplémentaires pour répondre aux besoins,
notamment alimentaires, créés par le passage
de l’ouragan Sandy.

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Le Devoir peut, à l’occasion, mettre la liste d’adresses de ses abonnés à la disposition d’organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs. Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle. Le Devoir est publié du
lundi au samedi par Le Devoir inc. dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A 3M9. Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Quebecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les
services de l’imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal. Envoi de publication — Enregistrement no 0858. Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.


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