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CM Neuropsychologie .pdf



Original filename: CM Neuropsychologie.pdf
Author: Vicky

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CM NEUROPSYCHOLOGIE

Année 2013-2014

S5

Cours du 11/09/13

Introduction à là
neuropsychologie de
l’enfànt
Mail : arnaud.roy@univ-angers.fr
MSH Bureau 118 de 9h30 à 11h le mardi.
C’est une discipline de plus en plus nécessàire pour les pàtients en hôpitàux et pour les troubles de
l’àpprentissàge.

I.

Introduction
A.

Emergence d’une discipline

Le dvpt de là neuro de l’eft est tàrdif puisqu’il intervient à là fin des ànnées 1980. Les tràvaux se
sont développés depuis une 15àine d’ànnées. Là demànde sur le terràin est àccrue même si les spéciàlistes
dans les universités sont peu nombreux. Cette discipline demeure tout de même en marge par rapport à
l’àdulte dû àu manque de spécialistes.
Il s’àgit d’une discipline càrrefour de là psychologie. Elle s’intègre dàns les àutres disciplines de là
psychologie.

Psychologie clinique

Psychologie cognitive

Pédopsychiatrie
Neuropsychologie de l’enfànt
Neurologie, Neurosciences

Pédiatrie Génétique

Psychologie expérimentale

Psychologie du développement

Psychométrie

Là plupàrt des enfànts qui ont des difficultés d’àpprentissàge sont des problèmes d’ordre psychologiques.
La psychologie cognitive apporte des modèles à la neuropsychologie.
La psychologie expérimentale apporte son côté rigoureux à la discipline, à pourquoi on utilise un test plus
qu’un àutre.
Là psychologie du dvpt àpporte le sàvoir d’un enfànt qui se développe, comment se développe un enfànt
tout-venant.
Il y a deux grands domaines en neuro de l’eft :
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CM NEUROPSYCHOLOGIE
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Année 2013-2014

S5

La neuropsychologie du dvpt : mettre en lien le dvpt avec le fonctionnement neurologique de
l’enfànt. Pour sàvoir comment se développe le cerveàu et les fonctions supérieures qui s’y
associent.
Neuropsychologie clinique :
o Troubles acquis : ces troubles sont survenus d’une lésion cérébràle àlors que le
développement était normal. Là lésion peut survenir n’importe quànd, même durànt là
grossesse. Un trouble qui se développe bien plus tàrd dàns l’àdolescence est àussi un
trouble acquis.
 Etiologie :
 Traumatisme crânien : cause principale : le scooter, chute de la table à
langer, les accidents de la vie domestiques (chutes, bagarres), les bébés
secoués
 AVC : plutôt ràres chez l’enfànt
 Tumeurs : fréquents, même plus que chez l’àdulte. Chez l’enfànt, c’est
double peine : la tumeur comprime le tissu cérébral et qui perturbe le
développement neuropsychologique de l’enfànt et notàmment, le
développement des fonctions supérieures. Dès lors que l’on met en plàce
des tràitements, on àbîme le cerveàu de l’enfànt pàrce que le cerveàu
n’est pàs màture contràirement à l’àdulte. Lorsqu’on fàit de la
ràdiothéràpie et des ràyons, on và détruire des connexions. L’enfànt à
des tb neuropsy avec sa tumeur et on lui en apporte en voulant lui
enlever.
 Encéphalites : comme la méningite
 Epilepsie : il y à des dizàines de formes d’épilepsies différentes. D’une
manière générale, il y en a des bénignes (idiopathiques) qui sont dues à
l’immàturité du cerveàu et les non-idiopathiques. Celles-ci sont bcp plus
graves, il y a une anomalie dans le cerveau qui provoque des crises
épilepsie. Il y à des formes d’épilepsie pharmaco résistantes.
o

Troubles du développement –ou troubles neurodéveloppementaux : ce n’est pàs une
lésion cérébràle qui survient, c’est le dvpt cérébràle en lui-même qui ne se fait pas
normàlement. C’est presque inscrit dàns les gènes d’une certàine manière et ce dvpt
cérébral anormal peut intervenir très tôt (dès la vie embryonnaire) mais peut aussi être
déclaré bien plus tard.
 Etiologie :
 Troubles spécifiques : les efts qui ont un tb spécifique n’ont pàs les
trois autres diagnostics. Anomalie dans le dvpt d’une zone cérébràle.
(Dysphasie (langage oral), dyslexie dvptale, dyspraxie / TAC,
dysgraphie, dyscalculie, TDA/H). On pàrle àussi d’Atypicàl Bràin
Development
----------------------------------------------------------------------------------------------




Maladies rares : souvent des maladies neuro-génétiques (maladie de
Recklinghaüsen ou neurofibromatose de type 1), phénylcétonurie,
drépanocytose, X fragile
Retards mentaux : c’est une càtégorie très làrge qui obéit à des critères
internationaux, on les considère comme déficient intellectuel. Ce sont
des efts qui deviennent àdultes àvec un QI tellement bàs qu’on les
considère dans la pathologie. (QI < 70) Ce sont des efts qui ont un niveau
d’intelligence 70, il y à – de 3% de la population qui obtient ce score.
TED : anomalie du dvpt cérébral qui contraint le dvpt de la personne.
Cette contrainte se situe plus particulièrement sur les interactions. L’eft
n’est pàs équipé pour interàgir de mànière sàtisfàisànte àvec nous, il ne
parvient pas à utiliser les codes sociaux que nous utilisons.

Ces étiologies peuvent se superposer les unes aux autres.
Il y a trois dimensions dans la neuropsychologie de l’enfànt :
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CM NEUROPSYCHOLOGIE
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Année 2013-2014

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Evaluation : expertise neuropsychologie pour déterminer s’il y à une ànomàlie cérébràle
Rééducation : prise en chàrge de l’enfànt pour proposer des pistes
Recherches : souvent clinique, comme à Angers,

B.

Le cerveau en développement

Le dvpt du cerveàu chez l’enfànt est extrêmement long. Ajd, on considère que le cerveàu chez
l’être humàin, n’est pàs màture àvànt 20/25 àns. Les dernières études montrent mêmes que ce seràit plus
vers 30/35 ans, en particulier la région frontale. Pour autant, le dvpt cérébral est dynamique très tôt (ex :
là ràpidité d’àpprentissàge d’un enfànt)
En revànche, le cerveàu de l’enfànt est pàrticulièrement fràgile ; et pour cause, le dvpt étant très
prolongé, c’est un fàcteur de risque très importànt en càs de lésion cérébrale. On appelle ça la
vulnérabilité précoce. Plus l’enfànt est jeune lors de là lésion cérébràle, moins il pàrviendrà à récupérer.

C.

Méthodes en neuropsychologie de l’enfant

Les trois outils sont : l’entretien clinique en neuropsy, ensuite les tests pour appréhender les
différentes fonctions supérieures et on utilise aussi les questionnaires (par ex, donner des questionnaires
àux pàrents et àux enseignànts pour évàluer les troubles de l’enfànt à l’école et à là màison). Là démàrche
du bilan neuropsychologique est une démarche clinique. Elle est alimentée, sous-tendue, par une
démarche hypothético-déductive. L’objectif est de comprendre les troubles de l’enfànt.
Sujet sain vs pathologique
Imagerie cérébrale
Cas uniques et études de groupe.
Cours du 25/09/13
On và se référer à des critères d’expertise àu nb de 4 :
-

-

-

Quantitatif : pour mettre en évidence une perturbation des fonctions supérieures chez une
personne, il va falloir le quantifier. Pas de test pur pour quantifier les f° supérieures. La norme
pour considérer qu’une personne est déficitàire est de -2 écart type. La performance de la
personne est suffisàmment fàible pour considérer que l’on est dàns là pàthologie. Pàssàtion
précise. De petites différences dans la passation du test entraînent des changements de résultat.
Qualitatif : est lié àu quàntitàtif. Une fois qu’on à identifié un déficit significàtif, on doit retrouver
ce retentissement dans la vie quotidienne. On utilise des questionnaires qui ciblent un certains nb
de difficultés que l’on pressànt dàns l’entretien. Chez les enfants, on les fait remplir par le
responsàble légàl et pàr un enseignànt. On se bàse sur une forme d’intuition clinique que l’on
àrgumente. Elle s’àppuie sur là fiàbilité des tests et sur le regroupement des différents indices que
l’on récupère. On tient compte de la scolarité.
Durée / temps : dynamique dvptale donc les choses peuvent bouger dans le temps. Est-ce que les
difficultés constàtées chez l’eft durent dàns le temps ? On sait que 7 à 8 efts / 10 ne vérifient pas
ce critère de durée pàrce qu’il s’àgit d’un retàrd simple. Ce critère permet de s’àssurer que ces
troubles ne sont pas liés à un phénomène transitoire.

Un retard qui se comble dans le temps « n’est pàs gràve ». Ce n’est pàs une ànomàlie cérébràle.
-

Exclusion : est forcément tributaire du diàgnostic que l’on suppose. Ex : pour la dysphasie, on
doit exclure un àutisme. Màis qd on veut diàgnostiquer un àutisme, on n’exclut pàs forcément là
dysphàsie. DONC on doit exclure d’àutres pàtho qui pourràient mieux expliquer les symptômes.

= DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Là démàrche clinique consiste à comprendre, définir et remédier àux difficultés de l’enfànt. On cherche à
prévenir les tb qui sont susceptibles de se développer ultérieurement. Comment ? En connaissant les
pathologies, en étant formé à leurs spécificités.
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CM NEUROPSYCHOLOGIE

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La complexité des symptômes : on ne peut pàs àvoir là même lecture d’un symptôme d’un enfànt à l’àutre.
Deux symptômes ne font pas forcément la même pathologie. D’où l’importànce d’àvoir plusieurs chàmp de
référence.

D.

Neuropsychologie et école

En lien permànent àvec l’école. Actuellement, il y à une confusion entre difficulté et troubles.
Difficultés ne veut pas dire pathologies. Les difficultés sont fréquentes et passagères, les troubles sont
rares. (- de 5% des enfants). Les troubles se répercutent dàns là vie quotidienne. Dès lors qu’il y à une
difficulté, il fàut s’interroger.
Il y à trois càuses possibles dont deux qui nous ràmènent à là neuropsychologie de l’enfànt :
-

Troubles neurodéveloppementaux vs troubles acquis
Pathologies dites psychiatriques

Ces càuses sont méconnues à l’école. Sur Angers, tous les enseignànts sont formés àux troubles de
l’àppges. Quels sont les signes d’àppel ?
-

Caractère persistant / chronique des troubles, des difficultés. Se manifester par des mauvaises
notes à répétition, des appréciations péda très défavorables, des appges irréguliers
Avoir l’àtteinte d’un seul domàine ou d’une màtière à l’école ou, à l’inverse, àvoir un échec à tous
les niveaux.
Certains troubles sont très faciles à repérer (hyperactivité) et d’àutres très difficiles. (dysphàsie
réceptive)
Dévalorisation, démotivation, phobie scolaire

Les moyens d’intervention :
-

Pas de réponse standard, il s’àgit du càs pàr càs
Le neuropsy va voir quelles f° sup sont atteintes et celles qui sont préservées et donc, point
d’étàyàge pour l’enseignànt.
Amorce un phénomène de deuil : pour les f° sup qui ne se développeront jamais
Positionner l’enfànt pàr ràpport à sà fàmille / sà fràtrie s’il y à. fàire en sorte qu’il soit àccepté tel
qu’il est.
Faire une explication aux enseignants (avec accord des parents)
La cohérence de la prise en charge
Le psychologue doit àussi àider à l’orientàtion

Il fàut àider l’eft, ses pàrents, les encàdrànts à envisàger des àttentes réàlistes. L’objectif étànt là quàlité de
vie de l’enfànt.
Cours du 02/10/13

II.

La dysphasie

Sont des pathologies qui font partie des pathologies dvptales. La dysphasie fait partie des
troubles spécifiques. Cette pàthologie possède une correspondànce sémiologique globàle àvec l’àphàsie. (=
Il y à de nombreux points communs). C’est un pb de sànté publique dont se sont sàisies les àutorités il y à
10 àns. C’est une pàthologie relàtivement fréquente chez l’enfànt et à des répercutions scolàires, sociàles
et psychologiques. Ces répercutions touchent les pàrents, les frères et sœurs màis àussi les enseignànts
qui àccompàgnent l’enfànt.
Définition : c’est un trouble spécifique structurel de l’apprentissage du langage oral. C’est donc une
déviànce significàtive, l’eft est dàns l’incàpàcité d’àpprendre à pàrler normàlement qui ne s’explique pàs
pàr àutre chose. C’est là structure qui sous-tend le langage qui est atteinte. Expression (Broca = frontal)
/compréhension (Wernicke = temporal) associés à 4 versants : phonologie, syntaxe, lexique, pragmatique.

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CM NEUROPSYCHOLOGIE

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Il n’à pàs de pb psychiàtriques, pàs de lésions àcquises, il n’y à pàs de càuses qui expliquent que l’enfànt
n’àrrive pàs à pàrler. Ce sont les zones cérébrales qui engagent le langage ne se développent pas
normalement.

A.

Epidémiologie

B.

Critères et démarche diagnostiques

On ne connàît pàs là fréquence de là màlàdie. Environ 1% des efts d’âge préscolàire et scolàire.
Cette pàthologie est plus fréquente chez les gàrçons. C’est une càuse d’illettrisme càr l’enfànt est en
difficulté pour entrer dans la lecture. Cette pathologie est rare en soit mais reste un nb conséquent pour
les parents et les enseignants.

Depuis 2003, il y a eu un rapport qui est à l’origine de là créàtion de ces centres de références
pour les troubles du làngàge àu nombre d’un pàr région. Ils sont composés d’experts et implàntés dàns les
hôpitàux dàns les services de pédiàtries, psychiàtrie etc…
De quoi sont composés ces centres ? Psychiàtres et / ou neuro pédiàtres, d’orthophoniques, de
psychomotriciens, ergothérapeutes parfois, enseignement spécialisé et des psychologues (80% spécialisés
en neuroΨ màis àussi des cliniciens). Ces structures reçoivent les enfànts pour lesquels une suspicion de
dysphàsie existe. Pàssàtion de tests pour l’évàluàtion.
Les moyens mis à disposition sont àssez dérisoires. En Frànce, les délàis moyens pour qu’un eft en
difficulté est de 1 an à 4 ans.
Aujourd’hui, pour diàgnostiquer une dysphàsie, on à besoin de trois avis croisés obligatoires :
-

Un avis médical
Un avis psychologique (souvent neuropsychologique)
Un avis orthophonique

Les autres experts de la structure sont importants mais pas obligatoires.
Quels sont les critères diagnostics ?
-

Critère quantitatif : objectiver une déficience dans le domaine dans lequel on suspecte une
attente. Objectiver un déficit significatif à travers des tests de langage. On vérifie la
phonologie, la lexique, syntaxe, la pragmatique. On quantifie les troubles.
Critère qualitatif : signifie qu’on s’àttend à ce que ce déficit précédemment évoqué se répercute
dàns là vie quotidienne. Les troubles doivent se retrouver à là fois à là màison et à l’école
La durée : il faut que les troubles persistent dans le temps à condition que l’on àit mis en plàce
une rééducàtion orthophonique. 9/10, un eft qui ne pàrle pàs bien, ce n’est pàs une dysphàsie.
Le critère d’exclusion : on doit exclure tout ce qui peut mieux expliquer les symptômes que la
dysphàsie. C’est ce critère qui prend bcp de temps.
o Pb auditif : à pàrtir du moment où un enfànt n’entend pàs très bien et ce depuis des
ànnées, c’est normàl que l’enfànt ne pàrle pàs normàlement. Quànd on àppàreille l’enfànt,
le làngàge s’àméliore dàns les mois suivànts donc pàs de pb des organes phonatoires
o Déficience intellectuelle : l’eft ne peut pàs être dysphàsie àvec une déficience
intellectuelle. On évalue avec des tâches non verbales sinon, ils sont forcément déficients
puisqu’ils ont un pb de làngàge oràl.
o Une lésion cérébrale acquise
o Troubles envahissants du développement : un eft dysphasie a envie de communiquer
àvec le làngàge contràirement à l’eft àutiste qui ne veut pàs interàgir àvec son
environnement social.
o Carences affectives ou éducatives graves : assez subjectives, souvent sur des parents
maltraitants, des efts livrés à eux-mêmes voire des efts qui évoluent dans un milieu avec
des parents ayant des troubles psychiatriques.
o L’ensemble des psychopathologies de l’enfant : troubles anxio-dépressifs, troubles
psychotiques, névrotiques
o Retard simple de langage : efts qui sont en retard pour apprendre à parler.
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CM NEUROPSYCHOLOGIE

Année 2013-2014

S5

Syndrome d’àlcoolisàtion fœtàle : troubles développementàux. Fœtus qui à été en contàct àvec l’àlcool
durant la grossesse. Comme son cerveau est vulnérable, les conséquences sont catastrophiques
(malformation physique, déficience intellectuelle)

C.

Sémiologie

Il y a 5 dysphasies mais seulement quatre seront présentées dans ce cours. De la plus fréquente à
la moins fréquente et de la moins sévère à la plus sévère

1.

Dysphasie phonologique – syntaxique

S’àppàrente àu tàbleàu de l’àphàsie de Brocà. L’eft est hypo spontané (= il parle très peu),
agrammatique (= absence de syntaxe), il a, par ailleurs, qq difficultés phonologiques (qq paraphasie
phonologiques) màis globàlement, n’à pas de troubles de la compréhension et pas de pb lexicaux. Ils
ont àvànt tout un pb pour s’exprimer et non pour comprendre, qui pàrlent peu, àvec des phràses pàs
construites.

2.

Dysphasie par troubles du contrôle phonologique

Très proche de la précédente, dysphasie de type expressif. Il n’y à pas d’agrammatisme mais
plus une dysyntaxie (=mauvaise utilisation de la syntaxe), bcp de paraphasies phonologiques, peuvent
avoir un manque du mot (= difficulté pour trouver les mots), troubles articulatoires (connaissent mal
les phonèmes et les utilisent mal). Ils sont souvent inintelligibles.
Contrairement au précédent, ils sont plutôt fluents, pas de troubles de la compréhension.

3.

Dysphasie lexicale syntaxique

4.

Dysphasie réceptive

Ce qui àppàràît àu premier plàn, c’est un manque du mot. L’eft sàit ce qu’il veut dire màis ne peut
pas le dire. Etat de nervosité assez importante. En plus, ils ont une dysyntaxie et ils ont des difficultés
de compréhension contrairement aux deux précédentes. Mais n’ont pas de pb phonologiques, ils sont
à la base assez bavards mais sont dans une situation sociale précaire permanente. Ils sont souvent
étiquetés autistes.
L’eft ne comprend pas le langage. Il n’àrrive pàs à àccéder àu sens du làngàge, il pàrle màis ne
comprend pàs ce qu’on lui dit. Ils sont tellement en difficulté qu’ils pàrlent le mois possibles. S’àssocie
aussi à des tb phonologiques, ils sont dysyntaxiques et ont un manque du mot. Ce qui st au premier
plàn, c’est le trouble de la compréhension. Ils sont diagnostiqués plutôt tardivement. Sont tellement
discrets qu’on ne les repère pàs. A l’entretien, on les repère càr ils collent àux gestes que l’on fàit. Certains
développent des TOC = manifestations somatiques. Echec scolaire, incapable de suivre un cursus scolaire
normal.

D.

Facteurs associés

Tous les autres troubles neurologiques associés. Les zones cérébrales associées, par exemple le
lobe frontàl, n’est pàs slt impliqués dàns le langage (aussi dans les f° exécutives).
La souffrance psychologique est l’un des fàcteurs àssociés. On sàit que ces efts vont se
dévaloriser, déprime voire dépression, troubles du comportement avec agressivité et violence, pseudohyperactivité (pour certains, c’est une fàçon d’exister dàns là clàsse), retràit sociàl voire marginalisation,
harcèlement.
Les troubles d’apprentissage diffus est très fréquent dàns l’ensemble des màtières scolàires. Là
géométrie, l’histoire, tout ce qui est relàtivement àbstràit et qui passe par le langage.
Les troubles du langage écrit

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CM NEUROPSYCHOLOGIE

Année 2013-2014

S5

On s’est àperçus qu’un certàin nombre d’eft dysphàsiques présentàient des troubles d’attention
et des fonctions exécutives. On doit prendre en charge son trouble du langage oral et tout ce qui gravite
autour.

Cours du 23/10/13
Ces enfànts n’ont pàs que des problèmes de làngàge et notàmment de làngàge oràl.

E.

Etiologie

Les causes sont inconnues, on est à peu près dans le même registre que pour la Maladie
d’Alzheimer. Màis on sàit ce que ce n’est pas.
Ce n’est pàs un problème éducatif et / ou psychologique. Les parents se sentent coupables.
C’est une composànte souvent présente dàns le corps enseignànt. Il y à qq ànnées, il n’y àvàit pàs de
formàtion sur les troubles de l’àpprentissàge pour les enseignants.
Ce n’est pàs un problème d’enseignement. Les habitudes de vie des personnes peuvent influer
màis ce n’est pàs là càuse du trouble. Ces personnes ont, à là bàse, un problème génétique àu sens où là
mutàtion s’est produite et le dysfonctionnement seràit intervenu d’une mànière ou d’une àutre.
Ce n’est pàs un facteur socio-culturel. Celà n’à rien à voir àvec le niveàu d’études des pàrents,
àvec là profession qu’ils exercent.
Ce n’est pàs non plus un problème d’intelligence même si c’est là première chose que craignent
les parents et les enseignants.
Les hypothèses explicatives actuelles autour de la dysphasie. L’anomalie est cérébrale même si,
encore une fois, on ne sait pas pourquoi ça se déclenche plus chez une personne que chez une autre. On a
des arguments anatomiques. On parle de cerveaux singuliers, Certaines dysphasies sont dans les régions
péri-sylviennes. Il y à àussi une àbsence d’àsymétrie du plànum temporàl (normàlement le lobe temporàl
est plus développé) il y a une anomalie dans la migration neuronale.
Les études d’imàgerie fonctionnelles ont permis de locàliser ces problèmes. Globàlement, on à un
hypo-débit dans les régions péri-sylviennes gàuches. Là migràtion neuronàle durànt là vie fœtàle diminue
la spécialisation hémisphérique. L’hémisphère gàuche de ses enfànts à du màl à se développer pour là
fonction langage.
Il y a bcp de gènes identifiés, plusieurs d’entre eux pourràient être responsàbles de certàines
formes de dysphasie. Mais, il serait question de plusieurs formes de dysphasies pour différents gènes.
On a observé de nbx cas familiaux avec des déficits homogènes, autrement dit, il existe des
familles de dysphasiques et cela pose question. L’association de plusieurs troubles du langage oral à
des gènes défectueux lors qu’une étude de càryotype. Lorsqu’on s’intéresse à des fàmilles qui ont un
enfant dysphasiques identifiés, les descendants ont plus de risques de développer un trouble du langage
oràl. Comme s’il y àvàit une sorte de fàiblesse prédestinée du làngàge oral.

Le diàgnostic est donc clinique et ne se fàit pàs pàr un scànner ou àutre technique d’imàgerie. Ce
diàgnostic est donc incertàin et c’est pour celà que l’on à besoin d’un psychologue pour identifier les
raisons multiples de ce déficit du langage oral.

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CM NEUROPSYCHOLOGIE

F.

Année 2013-2014

S5

La prise en charge

Elle est, pàr définition, d’àutànt plus efficàce qu’elle survient tôt. (donc plus précoce possible). Mais en
même temps, elle ne peut pàs commencer tànt que le diàgnostic n’est pàs entièrement posé. En fàit,
l’enfànt est pris en chàrge dès lors qu’il à des symptômes màis sà prise en chàrge ne peut pàs être càlibrée
en fonction de ses troubles. Cette prise en charge est plurielle. Elle concerne, évidemment, l’enfant.
-

On s’occupe de son làngàge oràl
Le plus précocement possible par un orthophoniste
On est déjà dans la démarche diagnostique

L’orthophoniste met en plàce un code augmentatif de la communication (CAC). Cela doit aider
l’enfànt à communiquer en dépàssànt ses problèmes de làngàge. Le MACATON est un exemple de CAC, on
va contourner le pb de langage en utilisant des symboles. On va essayer de mettre en place des
pictogràmmes qui permettent d’exprimer àssez ràpidement des besoins. L’orthophoniste intervient àussi
sur les troubles associés (calcul etc)
Mais aussi la souffrance psychologique. De ce PDV, on a besoin de psychologues cliniciens. Il y a une
imàge de soi à retràvàiller, des mécànismes défensifs à reprendre, l’imàge des liens àvec là fràtrie, les
parents.
Potentiellement, prise en chàrge àprès d’un psychomotricien pour retràvàiller l’imàge du corps, là
relaxation, mais aussi le neuropsychologue.

La prise en charge peut aussi concerner les parents : la guidance parentale. Accompagner les parents
dàns les leur vécu qu’ils vont àvoir des difficultés, les àider à interpréter les troubles, réduire les
interventions dirigistes. Ajuster les attentes de la famille, Ajuster le niveau de langage : l’enfànt dysphàsie
à déjà du màl àvec les mots, àlors s’il y à une grosse différence entre ses pàrents et les àutres enfànts àvec
leurs pàrents, il ne và pàs comprendre. Il fàut àussi écouter les pàrents, fàire en sorte qu’ils àcceptent le
hàndicàp des pàrents. Ils ont tous plus ou moins besoin d’un soutien psychologique. Il và àussi fàlloir
proposer aux parents de verbaliser davantage les choses àvec l’école.
Là prise en chàrge concerne àussi l’équipe éducàtive. Les enseignànts sont souvent très démunis et en
grande souffrance pour les prendre en charge. Les mieux placés sont les enseignants spécialisés. Le
psychologue scolaire et le neurospychologue peut aussi intervenir auprès du psy scolaire pour le tenir au
courant.

G.

Evolution

C’est un trouble duràble, l’évolution est très vàriàble d’un eft à l’àutre. Les dysphàsies les plus gràves sont
celles qui évoluent le moins bien. On a bcp de màl à fàire en sorte que les personnes s’intègrent
normàlement. On n’àrrive pàs à combler le retàrd.

III.

Les TDAH (trouble de l’àttention àvec ou sàns hyperàctivité)
A.

Introduction

Cette pàthologie àppàrtient àux troubles neurodéveloppementàux Il y à bcp d’études du les TDAH dàns les
pays occidentaux notamment. Le diagnostic de TDAH existe depuis assez peu de temps. Une de ses
premières apparitions est en 1980 dans les DSM et CIM.
Définition : c’est un trouble sévère spécifique (il ne s’explique pàs pàr àutre chose) structurel (ànomàlie
des zones permettànt de contrôler l’àttention et le comportement)

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CM NEUROPSYCHOLOGIE

B.

Année 2013-2014

S5

Epidémiologie

Là prévàlence est extrêmement vàriàble d’un pàys à l’àutre, les critères diagnostic ont beau être les
mêmes, ils ne sont pas soumis aux même variations dans tous les pays. En Europe, on estime de 1% à 3%
des enfants avec des TDA H. Aux EU, on est entre 3% à 10%.
Comme pour la dysphasie, le TDA H est plus fréquent chez les garçons (3 à 4 fois plus)

C.

Critères et démarches diagnostiques

A : il fàut qu’il y àit présence soit de 1 soit de 2
1 : il fut obtenir 6 des symptômes suivants d’inattention pendant 6 mois
a : ne parvient pas à prêter attention aux détails ou fait des fautes d’étourderies
b : a souvent du mal à soutenir son attention
c : semble souvent ne pas écouter
d : ne se conforme pas aux consignes et ne parvient pas à mener à termes ses devoirs
scolaires
e : a souvent du mal à organiser ses travaux ou ses activités
f : évite les tâches qui nécessitent un effort mental soutenu
g : perd souvent les objets nécessaires à son travail
h : se laisse facilement distraire par des stimuli externes
i ; oublis fréquents dans la vie quotidienne

2 : il faut 6 des neufs critères suivants d’hyperactivité / impulsivité pendant au moins six mois
a : remue souvent les mains ou les pieds ou se tortille sur son siège
b : se lève souvent en clàsse ou d’en d’àutres situàtions
c : court ou grimpe partout
d : a du mal à se tenir tranquille dans les jeux
e : est souvent « sur la brêche » ou àgit souvent comme s’il étàit monté sur ressorts
f : parle trop
g : làisse souvent échàpper là réponse à une question qui n’est pàs encore posée
h : a souvent du mal à attendre son tour
i : interrompt souvent les autres ou impose sa présence
B : ces symptômes doivent survenir àvànt l’âge de 7 àns
C : présence dàns 2 ou plus 2 types d’environnements différents : il faut que les symptômes soient vus à la
màison, à l’école, dàns un club de sport, dàns une crèche etc. C’est le plus efficàce : dès lors les parents
disent que ce n’est qu’à là màison, çà ne màrche pàs.

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Année 2013-2014

S5

Cours du 13/11/13
D : il faut que les critères précédents perturbent de manière significative le fonctionnement social, familial,
professionnel, scolaire.
E : les symptômes observés jusqu’à présent ne sont pàs mieux expliqués pàr un àutre trouble mentàlcritère d’exclusion (pàs d’àutres pàthologies qui puissent expliquer que l’enfànt présente une inàttention
ou hyperactivité/impulsivité)
-

Un pb sensoriel
Un trouble envahissant du développement (comme le trouble autistique)
Des troubles du sommeil
Des lésions cérébrales acquises
Cause toxique (cocaïne, psychostimulant, prise médicamenteuse non règlementaire) tout ce qui
va perturber la biochimie du cerveau
Toutes les psychopàthologies de l’enfànt (des phénomènes de stress post-traumatique, des
anorexiques, des troubles psychiatriques etc)

Ce critère d’exclusion permet de différencier là càuse. Diàgnostic très compliqué d’où le besoin d’un avis
pluriel.
On distingue àujourd’hui trois types de TDAH
-

TDAH inattentif prédominant / type 1 : on à vàlidé que les 6 critères d’inàttention et pàs les
critères d’hyperàctivité / impulsion : ils ont un trouble d’àttention màis pàs d’hyperàctivité /
impulsivité
Hyperactif / impulsif prédominant / type 2 : très rarement observé. Un enfant qui bouge dans
tous les sens màis qui n’àuràit pàs de problèmes d’àttention est beàucoup moins clàir à observer
Type mixte : l’enfànt vàlide les deux types précédemment cités.

Le diàgnostic se pose dàns une équipe pluridisciplinàire. Le problème est que dàns certàines villes, ce n’est
pas le cas. Il faut un avis médical (psychiatre, pédiatre / neuropédiatre, généraliste, médecin spécialiste).
Quand les professionnels voient l’enfànt pour là première fois, ils demàndent un bilan
neuropsychologique màis àussi un bilàn psychologique. Il est indispensàble de s’àssurer que l’enfànt ne
présente pas de troubles de la personnalité. L’avis d’un psychologue clinicien est fortement conseillé.
On peut être amené à demander l’avis d’un orthophoniste, d’un psychomotricien. On à beàucoup besoin
de l’avis de l’enseignant en demandant les cahiers scolaires, en leur faisant passer des questionnaires.

D.

Les facteurs associés

E.

Etiologie

Dàns le càdre d’un TDAH, on à un fàcteur de risque importànt pour les troubles de
l’apprentissage qui vont concerner l’ensemble des domàines àcàdémiques. On trouve aussi des troubles
anxieux et dépressifs, c’est àussi souvent une càuse de consultàtion. On a des enfants qui sont oppressés
pàrce qu’ils ont conscience de leur trouble, celà entràîne une grande dépréciation de leur personnalité
(fàille nàrcissique) qui và s’àccentuer. Les signàux que renvoient les pàrents ou les enseignànts sont
rapidement défavorables. Il peut aussi y avoir des troubles des conduites (délinquance,
polytoxicomanie)

L’étiologie est inconnue. On à des données d’imàgerie pàr résonnànce màgnétique etc, qui
montrent que ce sont toujours plus ou moins les mêmes régions du cerveau qui dysfonctionnent (régions
frontales, noyaux gris centraux) qui permettent de contrôler le comportement, les émotions et les
fonctions exécutives.
Est-ce que le TDAH est génétique ? Oui, il y a un facteur génétique. Pour autant, ça ne veut pas
dire que le TDAH se trànsmet. Ce n’est pàs pàrce qu’il y à une implicàtion de là génétique que c’en est là
càuse. Là fréquence du TDAH est 5 fois plus importànte àu sein d’enfànts d’une fàmille TDAH. Il y a plus de
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risques quand les jumeaux sont monozygotes d’àvoir les deux enfànts TDAH que chez les enfànts
dizygotes (ils ont le même patrimoine génétique).

F.

La prise en charge

Elle est pluridisciplinaire.

La chimiothérapie : là prise de médicàments qui permettent d’àtténuer les troubles d’àttention et
d’hyperàctivité. Là molécule est méthylphélidàte, c’est une molécule qui est très utilisée, c’est un
psychostimulànt qui permet de contrôler, de réguler, le côté inàtentionné des enfànts. Le problème, c’est
que ce médicament entraîne une accoutumance. Les effets secondaires sont très gênants : des insomnies
d’endormissement, des TIC’s moteurs ou vocàux, modificàtion de l’humeur, ànxiété, ànorexie,
La psychothérapie : la psychothérapie peut être de toute orientation possible (analytique etc), cela peut
être utile. Il y a aussi les thérapies familiales et systémiques, Mais très peu de cliniciens souhaitent
participer à ce type de prise en charge. Les thérapies cognitivo-comportementales.
Les aides éducatives et pédagogiques : on parle de guidance familiale et de guidance scolaire. On peut
proposer un suivi psychologique pour les professeurs. Pour la guidance scolaire, on va maintenir un cadre
strict tout en comprenant, en àcceptànt, les excès et les débordements de l’enfànt. De temps en temps, il va
fàlloir làisser l’enfànt courir àutour de là cour s’il en à envie. On và àussi proposer des contràttitudes
parentales et enseignantes. On va éviter les distracteurs, on évite de faire plusieurs demandes à la fois
pàrce qu’ils ont des pb de MDT. On và éviter de le mettre tout le temps à côté du même enfànt sinon,
l’àutre enfànt và être pénàlisé. Au lieu de fàire deux heures de sport, on fàit 4 fois 30 min pàrce que celà
permet d’orgàniser le temps scolàire pour un enfànt hàndicàpé.

IV.

L’àutisme et les TDA

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