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Joris Valette <joris.valette@gmail.com>

SUD­OSBIV: Défendons le service public universitaire!
1 message
Laura Dubourg <laura.dubourg@u­bordeaux1.fr>
À : tous­etudiants@listes.u­bordeaux1.fr

2 décembre 2013 15:18

Message aux étudiant­e­s de l’Université de Bordeaux
Élections au Conseil d'administration du 03/12/2013
Liste SUD/OSBIV : Défendons le service public universitaire
 
 

Quelle drôle d'idée de vouloir fusionner !

 
Les  premières  universités  françaises  qui  ont  fusionné  sont  les  trois  de  Strasbourg  en  2009,  qui  n'en  forment
plus qu'une seule maintenant. Si on fait le bilan de cette fusion, pas sûr que ça donne envie de faire la même
chose  à  Bordeaux  :  dégradation  des  conditions  de  travail  des  personnels  à  cause  de  l'augmentation  de  la
charge de travail que représente la gestion d'un ensemble si énorme (il y a eu plusieurs tentatives de suicides
(1)) ; désorganisation des services de l'université et dégradation des conditions d'études, les étudiants ont par
exemple attendu jusqu'en avril 2010 pour obtenir les résultats des partiels de janvier...
D'autres universités ont fusionné depuis, comme Nancy et Metz il y a deux ans, la fac fusionnée est toujours
dans un état de désorganisation avancé à l'heure actuelle.
 
Deuxième  exemple,  le  pôle  universitaire  de  Guyane  vient  d'obtenir  d'être  transformé  en  université  après
plusieurs mois de mobilisation des étudiant­e­s, des profs et des personnels. Pourquoi ? Parce que leur fac
était  gérée  depuis  les  Antilles  :  l'éloignement  géographique  les  dépossédait  de  la  gestion  du  contenu
pédagogique, ils étaient systématiquement les derniers à recevoir des financements... Certes, il n'y a pas des
centaines  de  kilomètres  entre  Bordeaux,  Pessac  et  les  différents  sites  de  la  nouvelle  université,  mais  il  est
déjà  assez  difficile  d'avoir  des  gens  qui  décrochent  au  téléphone  pour  répondre  aux  questions  et  aux
problèmes qui se posent tous les jours... Alors vraiment, pourquoi fusionner ?
 

Visibilité internationale, « excellence », prestige... Mais de quoi parle­
t­on ?
 
C'est les raisons qui sont avancées à chaque fois pour justifier la fusion. Il faut faire une université unique (un
peu raté d'ailleurs, puisque Bordeaux­3 reste en dehors) pour pouvoir être visible à l'échelle internationale, etc
etc.  Oui  d'accord,  et  alors  ?  Harvard,  c'est  pas  55.000  étudiant­e­s  comme  la  nouvelle  université...  c'est
20.000.  Et  c'est  surtout  en  moyenne  25.000  dollars  par  an  de  frais  d'inscription  étudiant  (2).  C'est  une  fac
connue dans le monde d'accord très bien, mais est­ce vraiment un modèle ?

 
La service public d'enseignement et de recherche français n'est pas mauvais, loin de là. Les frais d'inscription
sont très faibles, il y a beaucoup de laboratoires de recherche réputés et les formations sont plutôt bonnes,
même  s'il  y  aurait  BEAUCOUP  de  choses  à  améliorer  et  que  la  situation  ne  cesse  de  se  dégrader  à  cause
des coupes budgétaires. Alors vraiment, pourquoi fusionner ?
 

La nouvelle université va tout changer ! ...ou pas
 
« L'université de Bordeaux », sera organisée en 4 collèges de formation : Droit­éco­gestion (en fait Bordeaux­
4),  Sciences  et  technologies  (Bordeaux­1),  Santé  (Bordeaux­2  moins  un  morceau),  Sciences  humaines  et
sociales (Ce qui reste de Bordeaux­2, que personne ne savait où mettre, ce que certains dirigeants des facs
appellent « le collège poubelle »).
 
Voilà.  Concrètement,  on  reprend  l'organisation  des  3  universités,  on  change  le  nom  et  on  convoque  des
élections. Génial ! On devrait faire ça plus souvent.
 
Cette  fusion  a  été  entamée  sous  la  pression  des  ministres  de  l'enseignement  supérieur  et  de  la  recherche
précédent, toujours eux aussi à courir après leur « visibilité internationale ». Parallèlement aux pressions pour
inciter les universités à fusionner, le ministère mettait en place une loi d'autonomie des universités qui place
toutes  les  universités  en  situation  de  pénurie  budgétaire,  ce  qui  fait  qu'aujourd'hui  TOUTES  les  universités
françaises ont des difficultés budgétaires, une vingtaine sont en déficit, plusieurs ont été placées sous tutelle
de l’État.
 
Alors pourquoi vouloir faire fusionner les universités en même temps qu'on réduit leurs financements...!
 

Mais alors, que faire ?
 
Ne soyons pas non plus fatalistes, il est désormais temps pour nous, étudiant­e­s, de s’organiser pour faire
de l’Université une exception dans cette course concurrentielle. Nos élus se battront pour voir nos universités
voisines  (UPPA,  Bordeaux  III)  comme  des  partenaires  et  non  comme  des  concurrents.  C’est  également  un
modèle  du  service  public  universitaire  que  nous  défendrons  à  savoir,  une  université  ouverte  à  tou­te­s,
démocratique et vivante.
 
Nous proposons :
 
­ la nécessité de développer une culture alternative et l'esprit critique à l'Université
­ la fin de la marchandisation des études en interdisant la multiplication des DU et la fin des
polycopiés payants (cours en ligne gratuits)
­ soutien inconditionnel de l’université aux étudiants sans­papiers
 (une carte étudiante = une carte de séjour)
­ la lutte contre le sexisme : cellule de veille contre le harcèlement et charte des associations
­ un véritable statut protecteur concernant les étudiants salariés

 
Et bien sûr, nous nous engageons à :
 
­rendre des comptes sur notre action institutionnelle une fois élu­e­s (publication et tractage de nos
comptes rendus CA et CFVU).
­ continuer nos actions d’aide individualisée aux étudiants en difficulté (titre de séjour, absence,
problèmes administratifs)
­ organiser toujours plus d’évènements culturels gratuits (conférences, projections, concerts,
expositions)
­ veiller au maintien de l’égalité entre les sciences dures et les sciences humaines au sein de
l’Université de bordeaux
­ Last but not least, à siéger en conseil pour défendre nos positions, l’absentéisme étant le virus le
plus répandu dans le monde merveilleux des élus étudiants   

 
 
Pour toutes ces raisons, et beaucoup d’autres encore,
demain,
défendez le service public universitaire aux élections
et étudiantes et votez SUD­OSBIV!
 
 
(1)     http://www.20minutes.fr/marseille/374542­strasbourg­an­dysfonctionnements
(2) 

 

 

http://orientation.blog.lemonde.fr/2011/09/09/universites­qui­sont­les­plus­cheres­dans­le­

monde/

Défendons le srvice public universitaire SUD OSBIV  (1).pdf
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