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CM PSYCHOLOGIE SOCIALE .pdf


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Author: Vicky

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CM PSYCHOLOGIE SOCIALE

Année 2013-2014

S6

Contenu
1

L’ancrage des représentations sociales en amont .......................................................................... 2

2

L’ancrage des représentations sociales en aval .............................................................................. 4

3

La place du discours (savant/naïf) ................................................................................................... 4
3.1 ........................................................................................................................................................ 4
3.1.1 ................................................................................................................................................. 4

CM PSYCHOLOGIE SOCIALE
1

Année 2013-2014

S6

Histoire de la psychologie sociale

Comment les psychologues ne sont pas à l’abri des représentations sociales ?
Même à l’intérieur du savoir savant, il y a des RS. Les scientifiques, ici les chercheurs en psychologie,
ne sont pas à l’abri de ces RS, ils sont aussi influencés par un savoir de sens commun.
Objectif :
 La manière par laquelle les chercheurs en psychologie sociale se représentent le groupe au
cours de l’histoire.
 Des évènements politiques et sociohistoriques influencent fortement la vision des chercheurs,
aussi bien de façon positive que de façon négative et pessimiste.
A la fin du XIXe siècle en France, c’est une époque où naît la psychologie sociale en tant que savoir
savant et, justement, un des lieux de naissance le plus important est en France. Ce sont des philosophes
français, tels que Lebon et Tarde, qui se sont posés les premiers la question suivante : la nature de la
foule aussi appelée la « psychologie des foules ». ils essayaient de comprendre ce qu’il se passait chez
les individus qui vivaient en collectivité et pourquoi l’individu a l’air de devenir irrationnel quand il
est dans une foule ?
A cause des deux révolutions dans la mémoire récente de ces philosophes (1789, 1848), il y avait une
méfiance importante à l’égard des foules, comment les expliquer et montrer très clairement que
l’individu, dans n’importe quelle collectivité, devenait irresponsable, perdait son intelligence. Les
foules étaient vues comme dangereuses et le système parlementaire était aussi vu comme dangereux
puisqu’il s’agit d’une collectivité. De même pour les jurys. Si on met plusieurs personnes ensembles
pour prendre une décision, ils prendront la mauvaise. L’individu seul agit avec une certaine morale,
plus que le groupe.
Les psychologues des foules étaient déjà critiqués à cause de leur manque de scientificité, notamment
par Durkheim, qui trouvait la démarche très peu crédible. Néanmoins, l’idée d’un inconscient
collectif est née avec la psychologie des foules. C’était une RS négative du groupe qui était induite par
des facteurs historiques, idéologiques et des positions politiques de ces philosophes. Cette RS a bcp
influencé la psychologie clinique (Freud en a parlé).
Elle a été remobilisée plus tard, dans les débuts d’expérimentation en psychologie sociale.
D’autres questions ont intéressées la psychologie, notamment en rapport avec l’industrialisation. Un
monde de paysans et d’artisans devient un monde d’usines et de bureaux. Est-ce qu’ils sont plus
productifs quand ils sont en groupe ou quand ils sont seuls ? En coproduction ou en coaction (présence
d’autrui réalisant la même chose) ?
Deux réponses à la question de la présence d’autrui à la fin du XIXe siècle mais aussi des personnes
qui s’intéressaient à la productivité.
Triplett était intéressé par la psychologie du sport dans un premier temps mais pour avoir une idée sur
la coprésence ou la coaction. Ainsi, il a regardé les archives des cyclistes. Qui vont les cyclistes qui
vont les plus vites ? Ceux qui sont en compétition les uns avec les autres, les cyclistes qui sont seuls
contre la montre ou ceux en peloton ? C’était les cyclistes qui étaient en compétition qui allaient le
plus vite. Il a trouvé cela intéressant mais qu’il fallait en faire l’expérimentation sur des enfants. Il leur
a demandé d’enrouler le plus rapidement possible des moulinets de canne à pêche. Il a voulu savoir si
les enfants qui exécutaient cette tâche isolément étaient plus performants quand ils étaient en situation
d’isolement ou bien plusieurs enfants en même temps (situation de coaction). Les enfants devaient
essayer de faire plus vite que leurs camarades.
Il a observé des résultats un peu similaires à ceux qu’il avait vus dans les archives : en compétition,
certains allaient plus vite que les autres. Cependant, cela ne marche pas pour tout le monde. La
psychologie sociale y a vu la naissance de la facilitation sociale (alors que l’effet produit n’était pas
très important donc à nuancer). Augmentation de la productivité des enfants en compétition.

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Année 2013-2014

S6

1964 : une jeune femme a été agressée et assassinée en bas de son appartement à NY. Devenue célèbre
parce qu’apparemment, 38 personnes y ont assisté de leur fenêtre et aucun des 38 témoins n’est
intervenu. L’assassin a mis 30 min à la tuer et personne n’a rien fait.
Dans les années 60, deux sociologues ont essayé de comprendre comme cela était possible
qu’il y ait 38 témoins mais aucune intervention. Ils ont discuté et essayé de trouver dans les ouvrages
qq chose qui pourrait expliquer cette histoire.
- D’abord, pensent à la psychologie des foules. Même si elle n’avait pas lieu d’être, p-e qu’il y
avait qq chose de vrai derrière tout ça. Mais comment trouver une explication scientifique
actuelle ?
- L’effet du groupe : positif et négatif ?
Sont tombés sur l’article de Moede (allemand, travaille dans les années 20 sur la question de la
psychologie industrielle, la productivité en usine) où il cite un autre auteur Ringelman. Selon Moede,
le groupe n’est pas bien, il dit qu’il entraîne la « paresse sociale ». Ringelman aurait été, selon lui, le
premier à étudier la paresse sociale. Il était français, aurait travaillé dans un lycée agricole près de
Nantes et était spécialiste des vaches et des bœufs. En 1883, il a voulu savoir « La force de traction des
bœufs ». A la fin de ce livre, il a rajouté une expérience avec les humains, ses étudiants du lycée
agricole. Il a demandé à ses lycéens de tirer sur une corde avec toute leur force. Lorsqu’une personne
tirait sur la corde seule, elle tirait plus fort que lorsqu’il y en avait d’autres avec lui et cela jusqu’à 8
personnes. Pour l’homme comme pour l’animal de traie, plus il y a d’individus au travail, moins
il y a de force de travail mis en œuvre.
En 1968, Lataney et Darley ont créé deux expériences :
- Des étudiants de psychologie qui quand ils étaient dans la salle d’attente, l’un était naïf et ne
connaissait rien de l’expérience, l’autre était un acteur. Dans une seconde salle, un autre
complice simulait malaise. Chronométrage pour savoir combien de temps avant que l’étudiant
naïf dans la seconde salle d’attente n’aille chercher des secours. On a vu très clairement que
plus il y avait des personnes dans la salle d’attente, plus le sujet naïf met du temps à réagir.
L’expérience n’était pas des plus concluantes selon eux. Peut-être que plus ils sont en groupe et plus
ils sont égoïstes. Ils font donc une 2e expérience.
-

Elle est focalisée sur une salle d’attente, comme un amphi. Les étudiants attendent et on leur
donne des questionnaires. La personne qui donne les questionnaires n’est pas encore arrivée.
La fumée entre par les conduits d’aération. Cela prend combien de temps aux étudiants de
signaler la fumée s’ils sont tous seuls, à plusieurs etc. Plus il y a du monde dans l’amphi en
fumée, plus ils prennent du temps. Le groupe est dans une situation d’urgence et, dans la
conclusion, ils citent abondamment les travaux des psychologues des foules, et ont introduit
l’idée de la diffusion de la responsabilité. Plus il y a de personnes, plus on a tendance à dire
« pourquoi l’autre n’agit pas ? Qu’est-ce que je fais ? »

La genèse d’une théorie en psychologie sociale n’est pas qu’un savoir scientifique, c’est toujours
informé par la société dans laquelle on vit, c’est influencé par l’histoire, par la mémoire. Les questions
que l’on se pose sont des préoccupations de la société, une certaine réflexion sur ce qu’est l’individu
vs le groupe. On voit des positionnements positifs et négatifs d’emblée.

2

L’ancrage des représentations sociales en amont

Quand une RS se constitue, une de ses fonctions est de prendre qq chose de nouveau dans la société
est de le comparer et de lui donner sens par rapport aux savoirs anciens.
Par exemple, le SIDA décime une personne sur trois sur la population atteinte. Plusieurs scénarios se
sont développés au début des années 90 par méconnaissance de la représentation. Le public ne savait
pas, les médecins non plus, beaucoup de financement pour la recherche médicale, pour développer des

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Année 2013-2014

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tests de dépistage fiables. Le SIDA était vu comme une nouvelle maladie après son apparition dans les
années 70. Cette apparition a été vue comme un cancer « gay » puisque la représentation sociale des
homosexuels était négative.
Certains groupes, comme les intégristes, voyaient cette maladie comme une peste envoyée par Dieu
pour punir du péché. Donc, avant qu’il y ait une RS du SIDA, on essayait de rendre une RS connue et
de la rendre de nouveau familier, de donner du sens à quelque chose qu’ils connaissent. Ils puisent
dans une mémoire culturelle, dans un savoir déjà existant.

3

L’ancrage des représentations sociales en aval

Comment on utilise, on se représente les RS dont on dispose ? Cela va déterminer comment on agit
vis-à-vis de quelqu’un qui est dépressif. Les représentations deviennent un guide de pratique et une
guide de lecture de la réalité sociale.
La dépression, par exemple, est très prévalent dans notre société et qui commence à se développer
dans les pays asiatiques. Ces pays ne se représentaient pas la dépression comme cela et commencent à
évoquer des RS de la dépression.
La RS est à la fois un guide de pratiques et un guide de lecture de la réalité sociale.
Comment une RS constituée intervient-elle par rapport aux pratiques ou encore par rapport aux
attitudes envers un objet, un évènement ou une autre personne.
Une attitude : c’est une tendance à évaluer des objets qui peuvent être des enjeux politiques, des autres
personnes. Une attitude reste relativement stable. Les attitudes sont plutôt soit à connotation positive
ou négative.
Changer les attitudes change-t-il les comportements ?

4

La place du discours (savant/naïf)

On va avoir différentes manières d’analyser le discours en lien avec les RS. Quelle est la place de
l’analyse des discours dans les RS. Le discours et aussi des approches sur le silence.
Cours du 28/01/14

4.1
4.1.1
4.1.1.1


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