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CM PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE .pdf


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Author: Vicky

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CM PSYCHOLOGIE DIFFERENTIELLE

Année 2013-2014

S6

Contenu
Introduction : définir l’intelligence.......................................................................................................... 3
1

Historique : la difficile évaluation de l’intelligence ......................................................................... 3
1.1

Genèse des tests d’intelligence ............................................................................................... 3

1.2

Premières tentatives de mesure ............................................................................................. 4

1.3

Binet et l’échelle métrique de développement de l’intelligence ............................................ 5

1.3.1

Premiers travaux de Binet ............................................................................................... 5

1.3.2

Evaluation de la qualité du fonctionnement ................................................................... 6

1.4

Conception multidimensionnelle de l’intelligence .................................................................. 6

1.4.1
2

Le modèle factoriel hiérarchique de l’intelligence (Cattell, Carroll, Horn) ..................... 8

Caractéristiques des tests : l’exemple des matrices progressives du niveau supérieur de Raven . 8
2.1

Les matrices progressives de niveau supérieur ....................................................................... 8

2.2

Propriétés psychométriques des tests .................................................................................... 9

2.2.1

La standardisation ........................................................................................................... 9

2.2.2

L’étalonnage .................................................................................................................... 9

2.2.3

La fidélité et l’erreur de mesure .................................................................................... 10

2.2.4

La validité....................................................................................................................... 12

2.2.5

La sensibilité des items .................................................................................................. 13

1

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Cours du 20/01/14

Introduction : définir l’intelligence
Cours : 3288 ; Clé : pab53p
Selon Binet « l’intelligence ? C’est ce que mesurent mes tests ». On a été face à une définition
opérationnelle de l’intelligence. Du point de vue étymologique, l’intelligence vient u mot
intellegentia (faculté de comprendre : inter entre, ligare  lier). Cela correspondrait donc à la
faculté de faire des liens entre les différents éléments.
La difficulté à définir l’intelligence relate à la diversité des approches, qui rendent compte du
caractère abstrait de l’intelligence. De plus, c’est une construction théorique pour rendre compte des
conduites humaines perçues comme efficiente.
Dans cette volonté de définir la notion de l’intelligence, en 1921, les éditeurs du « Journal of
educational psychology » demandent une définition de l’intelligence à un comité d’experts. Mais il
n’y a pas eu de consensus sur cette définition à l’époque.
En 1987, Synderman et Rothman en demandant à des experts d’isoler des caractéristiques de
l’intelligence, ont montré qu’elle se réfère à leur capacité à résoudre des problèmes nouveaux,
acquérir de nouvelles connaissances, et avoir une pensée et un raisonnement abstrait. Selon cette
étude, l’intelligence fait référence à la capacité de l’individu de comprendre, raisonner, connaitre et
résoudre les problèmes.
Les facultés de compréhension ne rendent pas entièrement compte de l’intelligence. Par exemple ;
en 1984, Wechsler dit « l’intelligence est la capacité complexe ou globale d’un individu à agir en
fonction d’un but, de penser rationnellement et d’avoir des rapports efficaces avec son
environnement. En 1970, Piaget dit « L’intelligence c’est l’adaptation », mais cette dernière est trop
générale.

1

Historique : la difficile évaluation de l’intelligence

1.1 Genèse des tests d’intelligence
On attribue les premiers travaux sur l’intelligence à Alfred Binet, mais les premières
tentatives de mesure de l’intelligence remontent à la fin du XIXème siècle (essor de la psychologie
expérimentale avec le premier laboratoire de psychologie expérimentale fondé par Wundt à Leipzig
en 1879). Dans ce laboratoire, on cherchait à développer des méthodes rigoureuses des seuils
perceptifs (étude de processus sensoriels élémentaires), et des temps de réponses. L’objectif était
d’inférer les processus cognitifs à l’œuvre dans des tâches sensorielles élémentaires.
James McKeen Cattell, a étudié des différences interindividuelles dans le domaine de
l’intelligence par le biais de mental tests (tests mentaux). Il a été frappé par les variations qu’il
observait d’un individu à l’autre. La spécificité de cette variabilité et qu’elle était très stable. A
Leipzig, on considérait ces variations comme des erreurs. Mais, une fois retourné aux Etats-Unis, J.M.
Cattell va continuer d’étudier ces différences interindividuelles. Il met au point des tests mentaux
fortement inspirés des situations expérimentales proposées aux sujets à Leipzig. A l’époque on
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pouvait mesurer, la vitesse de mouvement (exemple : mouvement du bras), le seuil de perception de
la douleur, le temps de réaction à un stimulus auditif ou visuel.
Sir Francis Galton, emploie des épreuves du même type pour mesurer, par exemple, l’acuité
sensorielle de l’individu, le seuil de discrimination, le temps de réponses. Son intérêt pour les
différences interindividuelles remonte à bien avant celui de Cattell, avec L’origine des espèces de
Darwin (le cousin de Galton).
Selon Darwin, les organismes les plus adaptés à leur environnement qui ont le plus de chance
de survivre et d’avoir par la suite une descendance nombreuse. Cette théorie est connue sous le nom
de sélection naturelle. Selon elle, seuls les traits génétiques qui favorisent la survie et la
reproduction voient leur fréquence augmentait d’une génération à la suivante. Le point clé est que
ces traits sont transmis héréditairement. Galton va avoir pour objectif de montrer que les théories
de Darwin sont applicables à l’évolution de l’intelligence chez l’espèce humaine. L’intelligence serait
donc transmise de façon héréditaire. Il profite d’une exposition internationale à Londres (1884) pour
fonder un laboratoire anthropométrique. Dans ce laboratoire, les visiteurs peuvent se faire mesurer
sur des variables anthropométriques. Par la même occasion, ils peuvent passer des épreuves
similaires à celles que Cattell avait élaborées. Cela le conduit à parler d’étalonnage (groupe de
référence auquel le score ou les performances de l’individu va être comparé).
Galton va mesurer à la fois parents et enfants. A cette occasion, il va développer le
coefficient de corrélation (permet de mesurer le degré de dépendance ou l’intensité du lien entre
deux variables). Ce dernier va lui permettre de quantifier la relation entre parents et enfants. Les
travaux de Galton n’ont pas donné les résultats escomptés. Aujourd’hui on considère que Galton est
le fondateur de la psychologie expérimentale, mais il est aussi à l’origine de l’Eugénie (détournement
de ses travaux).

1.2 Premières tentatives de mesure
On a une double origine scientifique :
 Origine méthodologique ; liée à la naissance d’une psychologie scientifique qui rend possible la
mesure des caractéristiques de processus mentaux très élémentaires.
 Origine théorique : cf théories darwiniennes qui ont mis l’accent sur le rôle joué par les variations
interindividuelles dans l’évolution des espèces.
Concernant le contexte socio-historique : la révolution industrielle a conduit à un
bouleversement économique et socioculturel : besoin nouveaux en termes d’évaluation des
personnes, évaluation des capacités scolaires. A cette époque, on avait une réelle volonté de donner
un enseignement adapté aux enfants (difficultés scolaires qui devaient être mesurées de manière
fiable et objective). Dans cette volonté de donner aux enfants un enseignement adaptée à leurs
capacités, on s’est trouvé face au besoin d’évaluer de manière objective et fiable les capacités des
enfants en difficultés scolaires.
Dans un premier temps, on a procédé à l’évaluation des capacités intellectuelles par le biais des tests
de Cattell. Si on se replace dans le contexte théorique de l’époque, il est plausible car le courant
dominant était le courant associationniste, postulant que les représentations mentales résultent de
l’association des sensations élémentaires. Les sensations élémentaires font référence aux matériaux de
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base, à partir duquel étaient fondés les processus mentaux plus complexes comme l’intelligence. Si on
suit ce raisonnement, la qualité des processus complexes va résulter de la qualité de ces sensations
élémentaires. Une fois rentré aux Etats-Unis, Cattell applique les tests mentaux à des étudiants (aider
aux décisions d’orientation). Mais les résultats ont été peu probants (pas de lien entre les tests mentaux
et la réussite des étudiants dans leurs études). A l’heure actuelle, on sait que la corrélation entre le QI
et la réussite scolaire est relativement faible.
Les méthodes d’évaluation du fonctionnement intellectuel utilisées à l’époque, ont été incapables de
répondre à la demande sociale en termes de l’évaluation de l’intelligence.

1.3 Binet et l’échelle métrique de développement de l’intelligence
1.3.1

Premiers travaux de Binet

Lien direct avec la phrénologie (Gall, 1820) : déterminer l’existence d’un lien entre les mesures
réalisées sur le crâne des individus et l’intelligence. Approche selon laquelle les mesures du crâne d’un
individu étaient considérées comme des mesures indirectes de la taille du cerveau et donc, de
l’intelligence.
Phrénologie = corrélation positive entre la taille des protubérances sur une région du crâne avec le
dvpt des facultés mentales. Critique : faiblesses des bases scientifiques sur lesquelles elles reposent.
Cette méthode a échoué. Dans un premier temps, il a voulu procéder de façon inverse en étudiant des
enfants qui possédaient un retard mental. Puis, il a employé la même méthode que la dernière et, donc,
un nouvel échec. Il est obligé de revoir complètement sa démarche.
A l’époque, Binet avait totalement connaissance des tests mentaux de Cattell mais ne partageait pas
son opinion. Il pensait qu’il fallait chercher que les différences inter-individuelles observées entre les
de capacités intellectuelles se situent au niveau des fonctions supérieures de haut niveau (capacité de
jugement, de raisonnement, imagerie mentale etc). Va à l’encontre des thèses associationnistes.
Il élabore la 1e échelle métrique de l’intelligence avec Simon.
Chronologie des faits :
Lois Ferry de 1881 et 1882 : rendent l’instruction élémentaire obligatoire
1904 : une commission ministérielle demande à binet d’étudier le pb de diagnostic de la débilité
mentale. Il teste avec Simon les enfants retardés. Les items présentés permettaient de départager
les enfants avec dvpt intellectuel normal des moins bon élèves
Certains items sont caractéristiques d’un âge donné. Binet a l’intuition que l’importance de l’écart
entre l’âge auquel un enfant réussi normalement une épreuve (i.e. enfant-moyen) et l’âge auquel
l’enfant la réussit véritablement pourrait enseigner sur le degré d’avance ou de retard intellectuel d’un
enfant donné = âge mental.
Le but est de trouver des items qui vont être représentatifs d’un âge chronologique donné. On parle
alors de représentativité des items.
Exemple : épreuve représentative d’un AM de 5 ans.
Cette épreuve sera échouée par la majorité des enfants de 4 ans, mis réussies par la majorité des
enfants de 6 ans et 50% des enfants de 5 ans lorsque celle-ci est en passe d’être maitrisée.
Les items ne doivent pas faire référence à des connaissances scolaires puisqu’on ne cherche pas à
rendre compte de son instruction scolaire mais de son efficience intellectuelle. Binet va proposer des
tâches variées (maths, compréhension verbale, la pensée divergente)

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1.3.2 Evaluation de la qualité du fonctionnement
MOODLE
Présentation d’une gravure, réponses attendues :
3 ans : un monsieur, une dame
7 ans : un monsieur et une dame qui dorment sur un banc
12 ans : des malheureux (sans-abris) qui ???? MOODLE
En 1905, on assiste à la première version de l’échelle métrique de l’intelligence de binet – Simon
1908 : une seconde version plus aboutie, constituée d’une 50 aine d’items.
Détermination de l’AM de l’enfant à partir de l’ensemble des items réussis : attribution d’un certain
nombre de points (en mois) dont la somme permet de déterminer l’AM.
En comparant l’âge réel et l’âge chronologique, on va pouvoir déterminer si l’eft suit un dvpt
intellectuel dans la norme ou s’il est en avance ou en retard.
C’est William Stern en 1912 qui introduit la notion de QI, calculé en réalisant le rapport entre l’âge
mental et l’âge chronologique.
QI = (Age mental / Age chronologique) x 100
 QI de 100 : dvpt intellectuel dans la norme
 QI > à 100 : avance en terme de développement intellectuel
 QI < à 100 : retard mental
Le QI s’éloigne d’autant plus de 100 que l’enfant est en avance ou en retard.
Cette échelle métrique a eu un succès immédiat. Elle permettait de diagnostiquer le retard mental de
manière plus précise qu’auparavant.
1909 : première traduction et adaptation américaine
1916 : adaptation la plus connue, réalisée par Terman à l’université de Stanford sous le nom de
Stanford-binet
1966 : première révision française (réalisée sous la direction de René Zazzo), connue sous le nom de
Nouvelle Echelle Métrique de l’Intelligence (NEMI)



Binet a compris que l’évaluation de l’intelligence devait porter sur l’évaluation de processus
mentaux supérieurs
Il a l’idée d’ordonner les items selon leur difficulté

Des critiques lui ont été adressées :
 Il défend une conception unidimensionnelle de l’intelligence (Henri Pieron notamment qui lui
considère le test de Binet-Simon comme un bon test de développement mais un mauvais test
d’intelligence)
o Selon l’approche multidimensionnelle, l’intelligence est constituée de différentes
aptitudes qui doivent être mesurées indépendamment les unes des autres

1.4 Conception multidimensionnelle de l’intelligence
Binet

Spearman

Propose, pour comparer les sujets, une
approche développementale basée sur la
notion d’âge mental

Propose de s’appuyer sur l’analyse factorielle
pour définir les dimensions intellectuelles sur
lesquelles les individus peuvent être
comaprés.

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L’objectif de Spearman était d’analyser la matrice des corrélations des notes obtenues par des élèves à
différents tests.
L’analyse factorielle est une méthode statistique permettant de regrouper différentes variables en
mettant en évidence des facteurs communs latents (i.e. non observables directement) = extraction de
facteurs commun de variation. Dans le contexte des tests d’intelligence, si des épreuves sont réussies
ensemble, cela veut dire que les fonctions efficientes le sont ensembles.
La représentation graphique de l’analyse factorielle : les axes représentent les facteurs, les différents
points du nuage font référence aux différentes épreuves. Plus une épreuve est proche d’un axe, plus
le facteur qui représente cet axe va avoir de poids dans les scores obtenus à cette épreuve.
L’épreuve en question est fortement saturée par ce facteur. Permet de mesurer le degré de
dépendance d’une épreuve spécifique avec un facteur d’efficience intellectuelle. Le coefficient mesuré
s’appelle coefficient de saturation.
Cours du 03/02/14
Le facteur général d’intelligence
Obtenu par la variance des notes obtenues à différentes épreuves peut être divisée en deux :
 Un facteur de variation général, commun à toutes ces notes (facteur g)
 Et un facteur de variation spécifique à chacune d’elles
o = conception unidimensionnelle de l’intelligence
Les tâches les plus saturées en facteurs g, deux types d’épreuves :
 Epreuve d’éduction de relation : consistent à inférer des relations entre différents éléments
 Epreuve d’éduction de corrélats : on donne un élément et une relation au sujet, dont la tâche
est de trouver un autre élément lié au premier élément par cette relation.
Spearman a fait des recherches, s’appuie sur des théories. Elles sont plus opérationnelles. Lorsque
Binet a mis en place l’échelle métrique de l’intelligence, il n’avait aucune théorie pour la mettre au
point. Très empirique.
Louis THURSTONE (1887-1955) : les aptitudes primaires.
Il réalise une méta-analyse (regroupe différents travaux et procéder à une nouvelle analyse des
différents résultats) : ne trouve pas de facteur général d’intelligence, mais différents facteurs qui, selon
lui, correspondent à des aptitudes intellectuelles indépendantes, les aptitudes primaires.
→ C’est une conception multidimensionnelle.
Aptitudes primaires les plus communément admises :
 Compréhension verbale (compréhension du langage et du vocabulaire)
 Fluidité verbale (production d’informations langagières nombreuses et variées)
 Aptitude numérique (rapidité et précision dans le traitement d’informations chiffrées)
 Raisonnement inférentiel (résolution de problème – évalue le raisonnement logique de la
personne)
 Visualisation spatiale (traitement des objets dans l’espace mais aussi des lieux et de propriétés
géométriques)
 Vitesse perceptive (repérage rapide si possible des similitudes et différences sur des unités
d’informations élémentaires)
 Mémorisation (capacité de stockage et de restitution de l’information)
Les méthodes d’analyse factorielles utilisées par ces auteurs sont des méthodes partielles qui
pouvaient être intégrées dans un modèle factorielle hiérarchique d’ordre plus général.

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1.4.1 Le modèle factoriel hiérarchique de l’intelligence (Cattell, Carroll, Horn)
Ce qu’ignoraient les auteurs de l’époque, sur la première analyse factorielle des facteurs primaires, on
peut faire une seconde analyse factorielle qui va permettre de mettre en évidence des facteurs de 2e
ordre. Ils sont plus généraux et permettent de rendre compte de la variance commune à différents
groupes de facteurs primaires.
Raymond B. CATTELL (1905-1998) met en exergue deux facteurs de second ordre :
 Le facteur général d’intelligence fluide (Gf) : capacités de raisonnement des individus
 Le facteur général d’intelligence cristallisée (Gc) : connaissances et acquis scolaires des
personnes
John B. CARROLL (1916-2003) enrichit le modèle de CATTELL en mettant en évidence un modèle
factoriel hiérarhique de l’intelligence à trois strates.
1e strate : 40aine de facteurs primaires/spécifiques diversement corrélés entre eux
2e strate : 8 facteurs plus généraux rendant compte des corrélations observées entre les facteurs de
premier ordre
3 strate : unique facteur général d’intelligence, rendant compte des corrélations entre les facteurs de
second ordre : facteur g.

2

Caractéristiques des tests : l’exemple des matrices progressives du niveau
supérieur de Raven

Qu’est-ce qu’un test ?
« Un test est un dispositif d’observation des individus qui présente quatre propriétés :
 Il est standardisé
 Il permet de situer la conduite de chaque sujet dans un groupe de référence
 Le degré de précision des mesures qu’il permet est évalué (fidélité)
 La signification théorique ou pratique de ces mesures est précisée (validité) »
Matrices progressives de niveau supérieur de Raven mais aussi matrices progressives standard,
matrices progressives couleur.

2.1 Les matrices progressives de niveau supérieur
Ce test est destiné aux adolescents et aux adultes qui possèdent une bonne efficience intellectuelle (ont
fait des études supérieures). Elle permet de prévenir les effets plafonds : c’est quand les tests sont trop
faciles pour une personne, donc la personne obtient le score maximum au test. Il s’oppose à l’effet
planché, qui prévient quand les tests sont trop difficiles et les notes trop basses.
1943 : construction de la version du test (sélections des officiers de l’armée britannique)
1947 : première révision (emploi plus diversifié : orientation, recrutement)
1962 : seconde révision
Sont représentatifs des tests type papier-crayon et peuvent être administrés très facilement. Ils sont
constitués de petits problèmes et, à chaque fois, le sujet doit déterminer, parmi plusieurs propositions
qu’on lui propose, celle qui est correcte.
En termes de mécanismes cognitifs, il va devoir inférer la suite logique de la série. Pour cela, il va
devoir dégager des régularités ou des règles de transformation. Fait partie du raisonnement inductif, on
part d’un raisonnement spécifique pour inférer une règle plus générale.
Deux séries d’items (i.e. problèmes)
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1. Phase d’entraînement et de familiarisation avec le test (12 items) : doit permettre à la personne
d’élaborer une méthode de travail
2. Phase d’évaluation à proprement parler (36 items dans la version de 1962, 48 sur la version de
1947). La difficulté augmente progressivement.

2.2 Propriétés psychométriques des tests
La psychométrie est une science des techniques des mesures en psychologie, qu’il s’agisse de
l’efficience intellectuelle ou de dimensions spécifiques de la personnalité (MMPI), telles que les
émotions, ou la qualité des relations sociales.
2.2.1 La standardisation
C’est une des qualités des tests psychométriques. Les procédures d’observation sont standardisées,
elles sont définies de façon à être strictement identiques pour tous les individus qui passent l’épreuve.
Elles portent sur les points suivants :
 La situation d’observation/passation
 Consignes
 Cotation
Ce test dure 40 minutes en temps limité, il existe une passation en temps libre. Une nouvelle version a
été mise au point sur une 20 aine de minutes, elle est abrégée.
En général dans les tests de groupe, la cotation est relativement simple. Ici, dans les matrices de
Raven, le score d’efficience du sujet renvoie au nombre d’items réussis. On nous donne des définitions
susceptibles d’être produites
La fonction principale est de rendre l’évaluation la plus objective possible, en réduisant au
maximum les effets liés à la subjectivité de l’examinateur. Elle limite le champ d’observation alors
que le répertoire comportemental des individus l’augmente. C’est donc au psychologue/clinicien de
déterminer les dimensions comportementales supplémentaires à observer. Les informations observées
renseignent sur la dimension psychoaffective du sujet. On peut également choisir de faire passer des
épreuves complémentaires à celle du test. On peut faire la distinction dans les items échoués entre les
erreurs d’une part et les omissions, et ensuite faire une répartition en fonction du niveau de difficulté
des items et donc ça nous renseigne sur le fonctionnement cognitif de la personne évaluée.
2.2.2 L’étalonnage
Le score brut observé à un test ne suffit pas, il nous renseigne sur la performance du sujet mais il ne
permet pas de le situer par rapport au groupe de référence du sujet. On va donc transformer le score
brut en score étalonné.
L’étalonnage est un système de catégories ordonnées permettant de classer l’ensemble des
sujets par groupe de référence.
APM : Etalonnage français de 1998 réalisé auprès d’adultes de niveau BAC +4/+5 et de jeunes (1925ans) de niveau BAC/BAC +3.
Il existe 2 grandes catégories d’étalonnage :
 Le quantilages : Système de catégories ordonnées qui présente le même effectif.
 Quantiles :
 Au sens strict : limite entre 2 catégories
 Au sens large : fait référence aux catégories-mêmes
On parle ainsi de :
o Quartiles : étalonnage à 4 catégories. 1 catégorie = 25% des sujets
o Déciles : 10 catégories
o Percentiles / Centiles : 100 catégories
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