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ECP HISTOIRE DE L'EDUCATION .pdf


Original filename: ECP HISTOIRE DE L'EDUCATION.pdf
Author: Vicky

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CM HISTOIRE DE L’EDUCATION

Année 2013-2014

S6

Contenu
Introduction............................................................................................................................................. 3
1

2

1

2

De l’écriture ..................................................................................................................................... 3
1.1

Et avant ? ................................................................................................................................. 3

1.2

Les premiers écrit et l’apparition des scribes .......................................................................... 3

1.3

L’apprentissage des écritures alphabétiques .......................................................................... 4

Les maîtres de la Grèce ................................................................................................................... 5
2.1

L’exemple Spartiate ................................................................................................................. 5

2.2

Athènes.................................................................................................................................... 5

La transformation de la Grèce par les chrétiens ? .......................................................................... 6
1.1

La lente mort du haut moyen âge ........................................................................................... 7

1.2

Les trois types d’écoles chrétiennes........................................................................................ 9

La rénovation carolingienne ............................................................................................................ 9
2.1

3

2.1.1

Le cycle des sept arts libéraux ......................................................................................... 9

2.1.2

Création de scriptoria .................................................................................................... 10

2.1.3

Comment peut-on retrouver cette forme d’école ........................................................ 10

La création de l’Université ............................................................................................................. 10
3.1

1

1

2

La multiplication des universités ........................................................................................... 11

Les projets de 1789 ....................................................................................................................... 11
1.1

2

L’école palatine........................................................................................................................ 9

Multiplication des projets ..................................................................................................... 11

1.1.1

Le projet de Mirabeau ................................................................................................... 11

1.1.2

Les rapports de Talleyrand et de Condorcet ................................................................. 12

1.1.3

Abbé Grégoire ............................................................................................................... 13

1.1.4

La réforme napoléonienne ............................................................................................ 14

Enseigner au début du XIXe........................................................................................................... 14
2.1

La restauration ...................................................................................................................... 14

2.2

Loi Falloux du 15 Mars 1850 .................................................................................................. 15

Un nouveau contexte .................................................................................................................... 16
1.1

La recherche de la laïcité ....................................................................................................... 16

1.2

Forger l’école ......................................................................................................................... 16

L’œuvre législative......................................................................................................................... 18
2.1

Les premières lois .................................................................................................................. 18

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2.2

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S6

Les lois de 1881-1882 ............................................................................................................ 18

1

La réforme de 1902 ....................................................................................................................... 20

2

Genèse des questons du XXè siècle .............................................................................................. 21

3

2.1

Les filières après 1914 ........................................................................................................... 21

2.2

Le principe fondateur des filières et des ordres scolaires ..................................................... 21

2.3

Réalité des décisions de l’entre-deux guerres....................................................................... 22

Archaïsme de Vichy et rénovation d’après-guerre........................................................................ 22
3.1

Vichy rétrograde .................................................................................................................... 22

3.2

Evolution des années 1950-1960 .......................................................................................... 23

CM HISTOIRE DE L’EDUCATION

Année 2013-2014

S6

L’Antiquité
Dans histoire de l’éducation, on va, à toutes les étapes du passé, comment les enseignants ont pu
transmettre un savoir à des élèves. D’abord dans une phase chronologique, puis deuxième phase,
analyse transversale de la fonction éducative.

Introduction
L’antiquité a longtemps été perçue comme l’un des moments les plus forts de la relation au savoir. Il a
été la forme constructrice des formes classiques du savoir. Surtout analysée par un auteur : HenriIrénée Marrou. Il a été travaillé dans l’après 2 GM sur le monde grec et le monde romain. Il y a un
véritable intérêt sur l’origine de notre construction du savoir, de notre transmission du savoir. Si
Marrou a initié la piste, certains auteurs ont renouvelé le champ de la connaissance.
Dans la tradition, ce qui donne la capacité de faire de l’Histoire, c’est l’écriture. L’histoire et écriture
sont liées et écriture et éducation aussi

1

De l’écriture

1.1 Et avant ?
Les sources sont particulièrement lacunaires. Les historiens de la préhistoire travaillent surtout sur des
éléments archéologiques puisqu’il n’y a que peu de traces. Les ancêtres préhistoriens transmettaient un
certain nombre de notions, mais comment ?
Sous la forme pariétale, sous forme de grotte comme l’art rupestre, une première forme d’écriture
(grotte de Lascaux). Nous y voyons un art mais n’y a-t-il pas derrière cet art, autre chose ?
Forme de représentation d’un environnement qui est très largement constitué d’animaux qui
constituent le quotidien de la préhistoire. Derrière ce genre de documents, on a voulu marquer un
certains nombres d’approches, spirituelle par exemple. Il est sans doute évident qu’un certain nombre
d’éléments, de consignes, qui se perpétuent de parents à enfants et de grands-parents à enfants.

1.2 Les premiers écrit et l’apparition des scribes
L’écriture, élément indispensable à notre société mais, dans la logique conceptuelle qui constitue notre
forme d’expression est dite seconde. L’écriture n’est que le support par lequel nous exprimons un
certain nombre d’idées. Le moyen de connexion premier est la langue. Notre construction sociale se
fait autour d’une relation linguistique à partir de la compréhension de la langue maternelle. Assez
particulier puisque cela induit que c’est la mère qui transmet la langue alors qu’aujourd’hui, on sait
que c’est l’environnement tout entier qui l’engendre. Cette adéquation se traduit maintenant par un
certain nombre de conventions écrites.
Par exemple, l’alphabet. Forme dérivative de la langue, on a choisi au cours de notre histoire de
choisir cette forme d’écriture. Ainsi, la langue turque a évolué. D’abord des caractères arabes jusqu’en
1920. Mais pour montrer son attachement à l’Occident et sa modernité, pour faire que la Russie soit en
adéquation avec le monde, il fallait passer par une autre forme d’expression, qu’il appelle l’alphabet
turque, qui est l’alphabet latin avec des caractères turcs. Autre chose, un même support d’écriture peut
avoir généré des différences au sein des langues. La langue chinoise par exemple est aussi différente
dans ses caractères selon les régions. Donc, l’écriture est bien secondaire par rapport à l’expression.
Dans l’Antiquité la plus haute, dans les régions du Proche-Orient, un certain nombre de peuples se
sont succédé dans la partie de la plus ancienne de notre civilisation. Ils ont réutilisé l’écriture de leurs
prédécesseurs alors qu’eux-mêmes avaient des écritures différentes. Cette écriture se traduit donc,
pour la première fois dans l’histoire, de façon cunéiforme. Nous avons un certain nombre de récits de

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la mythologie, entre autre. L’écriture cunéiforme a été utilisée sous des formes multiples. Les tablettes
sont petites et les déchiffrer alors qu’elles sont fragiles et savoir les lire. Cette forme d’écriture est à
l’origine première de notre tradition d’expression écrite et est associée au détenteur de l’écriture, le
scribe.
L’activité du scribe est importante. Elle repose avant tout sur deux choses : un support avec l’élément
que l’on va pouvoir trouver dans la société (papyrus dans l’Egypte, la glaise aussi) et sur l’utilisation
de la main. C’est un acteur de l’écriture, un copiste, un administratif, un écrivain public. La forme que
l’on va étudier le scribe mésopotamien.
La Mésopotamie est la région entre le Tigre et l’Euphrate. Espace de l’Irak actuel. Espace plus vaste
où les premières sociétés qui construisent notre connaissance historique s’y trouver. Appelée le
Croissant fertile. Monde qui s’est construit autour des premières villes (Babylone). Cette zone se
poursuit par les territoires appelés le Levant (contrefort Est de la Méditerranée) comme les Juifs, les
Phéniciens. Et enfin, l’extrémité de ce croissant se trouve en Egypte.

Ces formes cunéiformes sont élaborées par un scribe qui,
dans le monde mésopotamien est décrit par la langue
sumérienne : Dub Sar. C’est une composition
terminologique (Dub = support, tablette où l’on va écrire ;
Sar = marquer, graver, inscrire donc, écrire). Celui qui
écrit sur la tablette. La complexité de cette écriture
cunéiforme est étonnante et donc, une nécessité d’une
spécialisation pour en maîtriser l’écriture.
XXIe siècle avant JC. Le scribe est issu d’une école
appelée l’Edubba : la maison des tablettes. C’est l’école
dans laquelle ils apprennent à tracer les signes, à exprimer
dans des formes académiques les éléments qu’ils ont à
élaborer. Règles qui forment son savoir. Soit des
établissements accolés à un monument religieux mais
aussi accolé à des lieux de pouvoir. L’Eudbba est très
organisée, des textes nous expliquent comment elle
fonctionne. L’enseignement est organisé avec un corps de direction. A sa tête est placé un Ummia
(directeur) qui a en charge l’école. C’est un spécialiste. Parce qu’il a un savoir plus poussé que les
autres, il aurait cette place. Dans le texte, on dit souvent qu’il est le Père de l’école. Ceux qui viennent
apprendre viennent récupérer le savoir de ceux qui sont organisateurs. Cette qualification de Père se
retrouve dans la formation des élèves puisqu’on dit qu’ils sont les fils de l’école.
Cette organisation se fait, auprès des élèves, un certain nombre d’intervenants et surtout l’enseignant
formé pour enseigner à l’élève. Appelé Grand Frère, les textes nous disent beaucoup de cette relation,
il faut surtout y trouver une forme de surveillant plus que de frère. Il est également largement chargé
de punir les mauvais élèves. On utilise allègrement le fouet pour punir. C’est une relation particulière,
d’autant plus que les journées sont chargées.
On connaît la teneur des apprentissages. Dans des tablettes scolaires, on trouve des exercices dans
diverses matières.
 Recopiage des signes, des textes pour l’apprentissage de l’écriture. Il faut que la maîtrise des
caractères cunéiformes soit parfaite.
 Traductions
 Exercices arithmétiques
 Nombreuses listes, servant pour apprendre diverses choses, de la grammaire aux langues.

1.3 L’apprentissage des écritures alphabétiques
Les formes cunéiformes vont connaître différentes évolutions comme l’alphabet ougaritique puis
phénicien. L’alphabet phénicien a pour mode d’élaboration la transcription d’un certain nombre

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d’éléments que l’on veut retranscrire avec les consonnes. L’alphabet phénicien va connaître différentes
approches, dans les différentes colonies. Il va se répandre sous une forme latine avec l’alphabet grec.

2

Les maîtres de la Grèce

Le grec ancien est une forme d’écriture qui est toujours la même mais dont les formes d’expression
sont différentes. C’est une forme linguistique qui n’existe pas. Le français ça n’existe pas on devrait
dire les français puisqu’il y a 5 langues différentes pour faire le français.
A cette époque, les grecs sont très étendus (en Asie Mineure et les contreforts de la Mer Noire, à
l’Ouest dans la grande Grèce avec la Sicile, mais aussi Marseille et Nice). Cette civilisation est celle
de la variété.

2.1 L’exemple Spartiate
Sparte, ou Lacédémone. Dans l’opposition Antique, on parle de Sparte avec les guerriers vus comme
des brutes sauvages et dont les mœurs sont violentes et Athènes avec la culture, la connaissance.
Sparte a toujours été dénigré. C’est d’abord l’histoire d’une cité guerrière. Sud de la péninsule
hellénique. Cité sans mur donc ce sont les membres qui protègent la cité avec leur corps. L’éducation
ou les choix stratégiques passaient par une certaine rudesse. Le moment de l’examen, par exemple,
réalisé par le Conseil des Anciens. Ils vont déterminer si les nouveau-nés ont le droit, ou non,
d’appartenir à la communauté. Cet examen est défini par un certain nombre de règles définies par le
législateur, Lycurgue. Le jeune spartiate doit apprendre à maîtriser des règles et savoirs. Transmission
de l’agôgê : le dressage. Entre l’âge de 7 et 20 ans, l’enfant est pris en main, retiré à sa mère, mis dans
un cadre collectif. Il s’agit d’un entraînement physique, être le plus puissante possible, aussi bien
physique que mentale. Ceci a surtout été élaboré autour de formes de gymnastique mais, on sait ajd
qu’il existe un certain nombre de formes complémentaires qui lui permettent d’avoir une éducation
culturelle. Exemple : la poésie.
Poème de Tyrtée de Sparte
Allons, jeunes gens de Sparte, cité des hommes courageux,
Issus de pères citoyens et libres,
De la main gauche votre bouclier brandissez
Votre lance fièrement agitez
Sans craindre pour vos vies
Ce n’est pas la tradition à Sparte
A partir de la dernière année s’opère un stage spécifique : la kryptie. Elle dure une année au cours de
laquelle le jeune spartiate va vivre caché, retiré de la société. Il va devoir survivre en état extérieur
complet sans se faire repérer et accomplir un certain nombre de gestes qui sont pour certains religieux
et d’autres de l’aboutissement de son éducation. La déambulation est cruciale. Acte de meurtre pour
montrer la bravoure et faire partie des guerriers. Aussi bien des garçons que des filles.

2.2 Athènes
Le lieu de la culture pour cet espace antique est organisé comme une cité qui a défini une priorité de
l’éducation. Solon définissait un certain nombre de préceptes qui devaient guider l’éducation d’un
athénien. « Les garçons doivent avant toute chose apprendre à nager et à lire. Les pauvres doivent
ensuite être exercés à l’agriculture ou à une industrie quelconque, les riches à la musiques et à
l’équitation, et de s’adonner à la fréquentation des gymnases, à la chasse, à la philosophie. »
(Préceptes de Solon selon Aristote).
L’analphabétisme était quasiment inexistant. Les citoyens athéniens savent lire et écrire avec un intérêt
d’autant plus grand que le citoyen est acteur de la société. Les grecs attachent une importance toute
particulière à leur langue, c’est une chose magique. Ils refusent un certain nombre de gens qui ont des
défauts d’élocution dans les formules rituelles.

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S6

Ostracisme, c’est l’exclusion d’un citoyen. On prend un tesson de poterie et on va graver dessus le
nom de celui que l’on veut exclure. Cette éducation se fait dans des structures qui récupèrent l’enfant à
partir de l’âge de 5 ou 7 ans. Il est d’abord entre les mains de sa mère, il participe au gynécée et,
ensuite, il bascule dans le monde des hommes et est confié au pédagogue. Le pédagogue à Athènes
n’est pas un enseignant, c’est l’esclave qui accompagne l’enfant à l’école et qui va avoir pour mission
de faire réciter de temps en temps pour qu’il connaisse son savoir. Mais ce n’est pas un professeur.
Le pédagogue va confier l’enfant à différentes institutions. Cette formation nous a été transmise par un
certain nombre de documents. Cette formation commence par la base, le premier qui va recevoir
l’enfant pour lui apprendre les lettres est le grammairien. Il lui apprend la lecture, l’écriture et le
calcul. Dans cette société, le calcul n’est qu’un élément complémentaire, tout ce qui relève du calcul
est fait par les esclaves. Mais, il a besoin de vérifier que les esclaves ne font pas d’erreurs. Maîtrise des
lettres, des formes mais aussi les regroupements (les syllabes) C’est une langue modulée, un certain
nombre d’éléments, de particularités : les désinences, les esprits (les variations de l’expression de la
langue). Cette écriture arrive très vite avec l’écriture des lettres, les écrire de différentes façons. Le
calcul qui utilise l’alphabet comme des formes de calcul. Chacune des lettres a une forme numérique.
Cet apprentissage se complète par l’enseignement de la musique (cithariste) avec le chant des poèmes.
Les grecs ont l’habitude de réciter qq chose qu’ils ont appris par cœur avec une modulation musicale.
La palestre est le gymnase où l’on s’entraîne. L’élève est dirigé par le Pedotribe. Il lui permet
d’entretenir son corps mais aussi de maîtriser un certain nombre d’éléments pour combattre. Va
donner lieu à une formation supérieure organisée autour d’écoles philosophiques qui se répartissent en
trois écoles :
 L’Académie : école de la philosophie platonicienne
 Le Lycée : enseignement de la philosophie d’Aristote
 Le Cynosarge : enseignement des Cyniques.
L’éducation des jeunes filles se fait à la maison, dans la partie de la maison qui est réservée aux
femmes : le gynécée. Lieu où les femmes transmettent à la fille un certain nombre de choses. Elle
apprend des récits qui forgent la société, ils sont suffisamment riches pour une base spirituelle et
culturelle. Les textes d’Homère qui sont le fondement de la civilisation athénienne : l’Iliade et le retour
d’Ulysse. Les aèdes : créent la poésie et la chantent. Le garçon comment la fille connaissent les
longues poésies.
Cours du 27/01/14

Education médiévalé ét rénovation
modérné dé l’éducation
1

La transformation de la Grèce par les chrétiens ?

Les chrétiens vont censurer un certain nombre de livres, considérés comme inacceptables, hérétiques.
Bien que l’école en elle-même ne soit pas rejetée par les chrétiens. Les bons romains veulent posséder
un certain nombre de talents qui font de lui un honnête homme. L’école n’est pas forcément qq chose
de négatif, sauf qu’elle véhicule un certain nombre de mythe qui sont problématiques. Des choix vont
être faits pour former, comme il se doit, les enfants chrétiens. Cet apport païen n’a pas toute sa place
mais n’est pas totalement rejeté. Pour les professeurs chrétiens, il faut passer par cette éducation
païenne pour mieux comprendre quel est le sens de l’écriture. Le corps des professeurs à pour vocation
de transmettre le savoir chrétien pour mener au paradis.

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S6

Clément d’Alexandrie, Le Pédagogue, destiné à prouve que le Christ est le véritable
modèle à suivre.

Cet auteur rédige un texte qui a pour titre « le Pédagogue ». Dans cet ouvrage, il est très clair : il n’y a
qu’un seul modèle à suivre, c’est le modèle du Christ. On est dans une forme pesante puisque ça veut
dire qu’en dehors de la parole christique, rien n’existe, et qu’elle considère entre autre, que ce monde
n’a pas de valeur ; ce qui veut dire que la seule chose qui compte, c’est le monde d’après (le paradis).
Il faut une éducation dite classique ; marcher sur les pas du Christ tout en ayant quelques
talents.
Cette situation est confortée par un certain nombre d’auteurs appelés les patristiques. Ils construisent
la pensée chrétienne un certain temps après l’apparition du christianisme. Cette réflexion est appelée à
durer comme l’œuvre de St Augustin. Il a rédigé l’un des summums de la pensée chrétienne. Comment
est-il confronté à la question de l’éducation ? Parmi les œuvres mineures, St Augustin, lui aussi, traite
l’éducation. Il met en avant le fait qu’il faut rechercher la vérité que l’on trouve dans la foi. Si l’on est
chrétien sans foi, ça n’a aucun sens. Mais il faut aussi qu’il y ait une vérité obtenue par
l’intelligence. Ce qu’il entend par l’intelligence, c’est l’éducation. L’éducation classique est ce que
l’on appelle une propédeutique, une sorte de classe préparatoire pour préparer à l’éducation
chrétienne.

1.1 La lente mort du haut moyen âge
En Occident, l’empire romain disparaît alors que l’empire romain d’Orient continue de survivre.
Comment l’arrivée des barbares a contribué au déclin de notre culture ?
A partir du Ve siècle, on est dans une sorte de désagrégation de l’Occident. Cet espace est aux mains,
non pas des barbares comme on le pense (terme très péjoratif qui désigne en fait tous ceux qui ne
parlent pas leur langue). L’empire romain était structuré, protégé, par une sorte de grand rempart qui
allait des Pays-Bas actuel jusqu’à la Roumanie. De l’autre côté du Limès, il y avait des barbares. Or,
puisque ces peuples dominants ne s'intéressent pas à la culture littéraire. Elle va donc régresser
puisque les institutions elles-mêmes ne vont plus la véhiculer. Montre que l’on est dans une sorte
d’immédiateté à cause des guerres donc les clés de voute s’effritent. Seul un espace semble conserver
cette culture : les monastères.
Ce sont des lieux de repli des chrétiens qui ont choisis de se couper du monde. On les appelle les
Réguliers. Ils vivent dans un espace où sont agrémentés d’un certain nombre d’avantages pour
s’adonner à la prière. Il y a des endroits où l’on écrit, où il y a des bibliothèques. C’est une sorte de
dernier rempart au modèle barbare.
Les moines sont conservateurs des savoirs. Il y a mise en pratique de l’écriture pour conserver les
textes historiques qui méritent de l’être.
Cette vision catastrophique de la culture romaine n’est pas vraie partout. L’empire romain d’Orient va
mener des expéditions pour récupérer certaines terres d’Occident. L’Espagne du VIe – VIIe siècle a
encore des écoles, le sud de la France également. Donc différence entre
partie Nord du territoire et partie Sud.

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S6

La Règle de Benoît de Nursie (v. 480-553) au monastère du Mont-Cassin.
Il faut respecter un certain nombre de règles qui respectent et organisent le monde monacale. Un
certain nombre d’entre elles sont des règles de vie commune. St Benoît fonde l’un des très grands
monastère de l’Occident, le Mont-Cassin, c’est une forteresse quasiment imprenable. Dans cet édifice,
il y a des règles à respecter et notamment, il faut obéir à l’Abbé (« le père », en grec). Il faut assurer
l’alimentaire donc un certain nombre de travaux des champs pour survivre. De même pour les besoins
médicaux, ce qu’on appelle la pharmacopée (avec les plantes, pour l’essentiel). Il met en place cette
idée que l’une de leurs activités est le copiage/recopiage des textes pour conserver les documents que
l’on sait fragile compte tenu du support sur lesquels ils ont été écrits.
Ils copient la Bible, mais aussi d’autres documents chrétiens, de textes de l’Antiquité.
Isidore, évêque de Séville (v. 560 – 636), rédige à l’intention des clercs une encyclopédie : les
Etymologies.
« Quand on voit d’où vient un nom, on comprend plus vite son sens. Donc l’étude d’une chose est plus
aisée quand on connaît l’étymologie. »
C’est une sorte d’abrégé de ce que l’époque peut garder en tête. Sauf que certaines de ces étymologies
sont de grosses bêtises et fantaisistes. Mais, pour lui, c’est le socle sur lequel il faut apprendre les
choses. Cette connaissance doit avoir pour but la révélation du Christ.
Cette réflexion se prolonge chez nos voisins. En Angleterre, la théorie des quatre sens de l’Ecriture
selon l’Anglais Bède le Vénérable (v. 673-735).
-

-

Le sens historique ou littéral : les récits qui nous sont faits sont de l’Histoire.
Le sens allégorique : un certain nombre d’images qui sont construites qui doivent permettre
d’éveiller le chrétien mais, pour l’expliquer, on a choisi des petits récits, parfois fictifs, qui
doivent permettre de comprendre.
Le sens moral (pour la conduite de tous les jours) : respecter un certain nombre de choses,
suivi des interdictions et des consignes.
Le sens anagogique (pour la vie dans l’au-delà) : tout ce qui dans le texte de la Bible conduit
le chrétien vers le monde de l’au-delà (la passion du Christ, la rédemption).

Pour autant, cette situation est déplorée par un certain nombre de personnes. Notamment Grégoire de
Tours, il a vécu à la fin du Vie siècle et rédige une histoire des francs. Il y a un long plaidoyer et
lamentations où il considère que, vraiment, on a tout perdu. Il va essayer de sauver ce qu’il peut
sauver. Il y a une mission qu’il s’accorde, c’est de garder une trace du passé. Pour faire l’histoire des
francs, il remonte jusqu’à Adam et Eve, il se voit obliger de remonter jusqu’au socle de la culture,
c’est donc la religion.
Il est aussi un membre du clergé. On peut en qq lignes combien ce clergé a un besoin d’écriture. La
société féodale est composée de trois groupes :
- Le clergé : vocation à prier
- La noblesse : les combattants
- Laboratores (futur tiers-états)
Chacun a sa place, tout le monde allant vers le monde de Dieu. L’ordre du clergé est extrêmement
nombreux. Imaginons la messe avec son personnel clérical.
- Le portier (ouvre les portes de l’église pour accueillir les chrétiens)
- Le lecteur (va lire un extrait de la Bible)
- L’exorciste (chasse les démons, donc doit connaître les textes canoniques de l’Eglise qui
définissent quelles sont les prières à utiliser dans l’exorcisme)
- Acolyte (gravite autour de l’autel avec lui ; donc un certain nombre de connaissances à avoir)
- Sous-diacre (gravite autour de l’autel avec lui ; donc un certain nombre de connaissances à
avoir)
- Diacre (gravite autour de l’autel avec lui ; donc un certain nombre de connaissances à avoir)
- Le prêtre : doit pouvoir mettre en place le processus de sacralisation

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Cérémonie avec besoins éducatifs. Les chantres, besoin d’écriture qui renvoie à la musique.

1.2 Les trois types d’écoles chrétiennes

Les écoles monastiques ou claustrales
Comme les savoirs sont déjà présents, on peut éduquer les novices. Un nouveau moine est considéré
comme un novice.
Les écoles épiscopales ou cathédrales
Dépend de la cathédrale et donc, de l’évêque. Le territoire chrétien est composé de diocèse mené par
des évêques dans des cathédrales. C’est à la fois une grande église et un royaume pour gérer toutes les
questions de religion. Contient une école chrétienne.
Les écoles presbytérales ou paroissiales
Permet de former le personnel le plus proche de la population. Formés dans les paroisses, le curé du
coin va mettre en place une certaine éducation, il va recevoir une sorte de petit groupe de gens
considérés comme des lecteurs. Ils vont apprendre à maîtriser sans forcément être tous destinés à
l’école paroissiale.

2

La rénovation carolingienne

Au VIIIe – IXe siècle. Rénovation de l’empire par Charlemagne. « Qui a eu cette idée folle, un jour,
d’inventer l’école ».
Mise en avant l’intérêt de Charlemagne fait état d’une certaine réalité tout en rétablissant la réalité
quand même. Cette approche de Charlemagne est le besoin d’un personnel compétent pour former le
personnel et les enfants. Le personnel doit être éduqué, tout comme l’empereur lui-même. Eginhard a
décrit Charlemagne.
« Doué d’une éloquence abondante et inépuisable, étude des autres idiomes, le latin, quant au grec, il
le comprenait mieux qu’il ne le prononçait. L’art de la parole, leçons de grammaire, la rhétorique, la
dialectique, l’astronomie, le calcul, essaye aussi d’écrire. »
L description est assez enjolivée mais on a un auteur qui nous montre certains traits de la culture de
l’Empereur. Un homme de la société doit pouvoir parler en public donc raisonner, construire son
discours. Ensuite, les langues, les savoirs d’un certain nombre de spécialistes. Par contre, il a une
faiblesse : l’écriture du fait de son tardif apprentissage.

2.1 L’école palatine
2.1.1 Le cycle des sept arts libéraux
Alcuin, Paul Diacre et d’autres qui sont donc rassemblés dans ce qu’on appelle l’école palatine. C’est
l’école qui est située dans le palais impérial de Charlemagne, avec sa chapelle ; C’est un
établissement de la haute société, c’est le summum du summum dans laquelle on apprend à un certain
nombre de jeunes nobles qui seront responsables de la politique menée par l’empereur. On va
construire un personnel de qualité pour gérer l’Empire. On va les envoyer après des formations à
l’école palatine où ils doivent acquérir, entre autres, les arts libéraux.
L’éducation est organisée autour d’étapes qui forment le cycle des sept arts libéraux :
- Le trivium : ou arts philologiques et logiques : grammaire, rhétorique et dialectique
- Le quadrivium : ou arts des nombres : arithmétiques, géométrie, astronomie, musique.


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