Rapport de l Isie sur le deroulement des election.pdf


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Préambule
La Tunisie a vécu depuis 2011 des mutations radicales tant politiques qu'économiques
et sociales dues aux impératifs révolutionnaires et aux aspirations du peuple à un Etat de droit
dans lequel des représentants librement et démocratiquement choisis veilleront au respect de
sa volonté.
Au regard de ce qu'étaient les élections sous l'ancien régime, et des pratiques du
gouvernement pour truquer les résultats au mépris de la transparence et de l'honnêteté, le
gouvernement provisoire a voulu consacrer des solutions bénéficiant d'un certain consensus et
qui élimineraient surtout doute et méfiance à son égard. C'est ainsi que le choix s'est posé sur
la création d'une instance indépendante, qui se chargerait de tout le processus électoral et ce,
en s'inspirant d'expériences comparées qui ont opté pour des élections qui échappent à toute
influence gouvernementale ou partisane.
En raison des spécificités de la période de transition, le gouvernement avait fixé la date du 24
juillet pour les élections de l'Assemblée Nationale Constituante, et ce, afin de rétablir
rapidement la légitimité ainsi que les équilibres économiques, politiques et sociaux.
Cependant, ce n'est que le 18 mai 2011 qu'a été instituée l'Instance Supérieure Indépendante
pour les Elections, ce qui ne lui laissait que deux mois environ pour organiser des élections
uniques en leur genre en Tunisie.
Dès que l'Instance s'est attelée à la tâche de mettre en place un calendrier électoral, il s'est
avéré qu'un délai aussi court était insuffisant au regard de la masse de travail que
l'organisation de ces élections nécessitait. C'est la raison pour laquelle elle annonça le report
des élections au 16 octobre 2011.
Malgré la polémique soulevée par cette décision, l'Instance a tout de même réussi, en
concertation avec le gouvernement et les partis politiques, à trouver un consensus entre les
différents acteurs politiques autour de la date du 23 octobre 2011, comme nouvelle échéance
pour la tenue des élections de l'Assemblée Nationale Constituante.
Malgré l'éloignement apparent de l'échéance du 23 octobre 2011, l'Instance a constamment
travaillé sous la pression du calendrier, au regard des défis qu'elle était appelée à relever en
raison des circonstances exceptionnelles que traversait le pays à cette époque, et du fait qu'elle
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