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Darwinisme social dias 4ppf .pdf



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Enjeux sociaux et écologiques de la biologie

Darwinisme social
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Darwinisme social
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Cette expression désigne la théorie attribuée à Darwin mais plus
proche de l’évolutionnisme de Spencer , selon laquelle le conflit et la
sélection naturelle des plus aptes constitueraient le fondement
véritable de la vie sociale.
Il conviendrait, selon cette conception de transposer au monde
social les principes découverts dans les sociétés animales, principes
qui font apparaître, au fondement des relations, des lois et la lutte
pour la vie et la survie des meilleurs.
Spencer voyait là l’une des explications de l’évolution ; il associait,
d’autre part, à cette théorie des conclusions hostiles à tout
interventionnisme étatique.
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Sources
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Yvan Lepage
Yvan.Lepage@ulb.ac.be

Darwinisme social
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Durkheim dénonce la réduction du social à des schémas issus
d’une philosophie naturaliste et le danger d’expliquer les
compétitions sociales par des modèles biologiques et anhistoriques.
Sources
"

L’Etat n’a pour fonction que de réguler, par le droit, les actions
concurrentielles du marché.
Le darwinisme social devenait ainsi un argument en faveur de
l’idéologie de l’individualisme économique et politique.

"

Dictionnaire de Sociologie, Paris, Le Robert/Seuil, 1999.
Spencer, H. 1878-1989. Principes de sociologie. Baillière

Théorie de Spencer et le Darwinisme social
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Durkheim, E. De la division du travail social (1893) Paris, P.U.F. 1991
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(Spencer, H. 1878, Principes de sociologie. Baillière)
Alors que le darwinisme est une théorie générale qui concerne
l’évolution de toutes les espèces vivantes, le darwinisme social de
Spencer est une application sociologique concernant l’évolution
interne de l’espèce humaine.
Le darwinisme social affirme que la compétition, la lutte pour la vie,
affecte, à l’intérieur de l‘espèce humaine, les différents groupes
sociaux qui la composent (familiaux, ethnique, étatiques) de telle
sorte que les hiérarchies se créent, qui sont le résultat d’une
sélection sociale qui permet aux meilleurs de l’emporter.
Pour Spencer, tous les groupes sociaux seraient en compétition les
uns avec les autres, tout ce qui peut affaiblir un groupe social
bénéficie à ses concurrents.
En conséquence Spencer pense que toute protection artificielle des
faibles est un handicap pour le groupe social auquel ils
appartiennent, dans la mesure où cette protection a pour effet
d’alourdir le fonctionnement du groupe et, donc, de le mettre en
position d’infériorité face aux groupes sociaux rivaux.

Interprétations du Darwinisme social
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D’après cette théorie, le niveau de richesse et de développement
intellectuel de chaque personne est dû, non pas au hasard de la
naissance ou de la vie, mais à la sélection naturelle qui inclut en
même temps que richesse et intelligence sont liées.
En clair : si l’ont est (ou naît) pauvre, c’est que l’on est (et naît) pas
doué.
Le darwinisme social a été utilisé politiquement par le libéralisme
classique pour justifier de la non-intervention de l’Etat dans le
domaine économique et social, intervention qui est considérée
comme handicapante pour la société.
Le darwinisme social introduit par Herbert Spencer affirme que chez
les êtres humains, seul le meilleur survit, et le plus faible, soit il
disparaît, soit il est dominé par le meilleur.
Ainsi furent justifié l’esclavage des noirs, la colonisation, le
capitalisme sauvage et un certain conservatisme politique.

La craniologie
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Paul Broca (1824-1880)
"

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Broca, P. 1861.Sur le volume et la forme du cerveau suivant les
individus et suivant les races. Bull. soc. Antrop. Paris, 2 :139207, 3301-321, 441-446.

Morton
"

"

Morton en collectionnant des crânes, avait une hypothèse à
mettre à l’épreuve selon laquelle on pouvait établir une
classification objective des races en se fondant sur les
caractères physiques du cerveau et en particulier sur sa taille
Morton, S.G.,1849. Observations on the size of the brain in
various races and families of man. Proceedings od the Academy
of Natural Sciences Philadelphia 4 : 221-004

Quelques implications du darwinisme social
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La craniologie
Les « mesures de l’intelligence »
L’eugénisme

Le poids du cerveau est-il lié à l’intelligence ?
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Les savants du 19ème siècle ont mesuré avec passion,
le poids et le volume du cerveau humain. Ils
s’attendaient à une corrélation entre masse cérébrale et
facultés mentales.

Les travaux de Morton
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Morton a publié en 1839, 1844 et 1849, trois ouvrages
sur la taille du cerveau humain.
Il est inutile de dire qu’ils reproduisent les préjugés de
l’époque
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"

Les Blancs sont au-dessus du lot, les Indiens au milieu et les
Noirs tout en dessous.
Parmi les blancs, les Teutons et les Anglo-saxons tout en haut
de l’échelle, les Juifs au milieu et les Hindous tout en bas.

Mesures de la capacité crânienne
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Quelques résultats publiés par Morton relatifs à la capacité
crânienne (les résultats sont présentés en cm3) (repris par Gould,
1996)
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La mesure du corps
« La masse de l’encéphale est plus considérable chez
l’adulte que chez le vieillard, chez l’homme que chez la
femme, chez les hommes éminents que chez les
médiocres, et chez les races supérieures que chez les
races inférieures (…) Toutes choses égales d’ailleurs, il y
a un rapport remarquable entre le développement de
l’intelligence et le volume du cerveau » (Broca, 1861)

Hommes Blancs
Femmes Blanches
Hommes Noirs
Femmes Noires

1517 cm3
1338 cm3
1467 cm3
1310 cm3

(Simmons, 1942 Cranial capacities by both plastic an water cranial
linear measurements of the reserve Collection. Human Biology,
1942, 14, 473-498)
La moyenne européenne oscille entre 1300 et 1400 grammes.
Quelques personnages éminents au petit cerveau créaient des
difficultés.

Comparaison d’échantillons français et allemand
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1508
1393
1360

A titre d’exemple voici quelques chiffres publiés au 20ème siècle
aux U.S.A.
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Famille teutonique (allemands, anglais, anglo-américains)
Famille toltèque
(Péruviens, Mexicains)
Famille africaine (Noirs)

Broca un peu chauvin et après la guerre franco-allemande de 1870, ne
pouvait concevoir dans ses études que des résultats puissent se solder à
l’avantage des Allemands. Il n’a pas hésité à arranger ses résultats.
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C’est ainsi que traitant les résultats du poids des cerveaux de deux échantillons
de population, l’un allemand et l’autre français, il constata une différence de poids
de 48 grammes entre les deux échantillons, en faveur des Allemands.
Il effectua une série de corrections sur les facteurs affectant la taille des cerveaux
non intellectuels.
Il affirma, à juste de titre, que la taille du cerveau augmente avec la taille du corps,
décroît avec l’âge.
Il fit ressortir que l’échantillon des Français étudiés présentaient un âge moyen
de 56 ans et demi alors que les Allemands n’avaient que 51. Il estima que cette
différence comptait pour 16 grammes dans la disparité entre Français et
Allemands.
L’avantage au profil des Allemands se réduisait donc de 32 grammes.
Il ôta alors de l’échantillon allemand tous les sujets décédés de mort violente ou
exécutés.
Le poids moyen du cerveau des 20 Allemands morts de cause naturelle
s’établissait alors à 1320 grammes, c.-à-d. au-dessous de la moyenne française
de 1333 grammes. (Gould, 1996)
L’honneur était sauf !

Les biais méthodologiques
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Selon Gould (1996), la démarche intellectuelle de Broca
consistait à partir des conclusions et ses résultats
aboutissaient à l’opinion de la plupart des hommes
blancs de l’époque, qui occupait le devant de la scène,
par un heureux hasard de la nature.

Conclusion concernant ces études sur la taille du cerveau

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De nombreux chercheurs ont consacré beaucoup de temps à l’étude
des différences de la taille du cerveau dans les groupes humains. Ils
n’ont abouti à rien, non pas parce qu’il n’y a pas de réponses, mais
parce qu’elles sont extrêmement difficiles à obtenir et que les
préjugés sont manifestes et déterminants. (Gould, 1996)
Dans la seconde partie du 20ème siècle on pouvait rencontrer des
chercheurs passionnés par ce sujet. C’est ainsi que Van Valen
(1974) avance une corrélation intelligence-poids du cerveau
pourraient atteindre 0,3.
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Anthropologie criminelle
(Théorie du criminel-né de Lombroso)
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Lombroso, médecin italien, développa dans les années 1870, la
théorie de la criminalité innée et créa l’anthropologie criminelle. Il
tenta de découvrir des différences anatomiques entre les criminels
et les déments.
Cette théorie (théorie du criminel-né) repose sur l’observation de
stigmates anatomiques et sociaux.
Stigmates anatomiques : mesures anthropométriques
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épaisseur de la boîte crânienne,
simplicité des sutures du crâne,
développement disproportionné des mâchoires,
prééminence de la face sur le crâne,
la longueur relative des bras, des rides précoces,
étroitesse et hauteur du front, des oreilles « à anses ou charnues »,
l’absence de calvitie, et les cheveux épais et hérissés,
la peau plus brune,
une plus grande acuité visuelle
… et soutint que les pieds des prostituées étaient souvent préhensiles
comme chez les singes.

Stigmates sociaux : l’argot des criminels, le tatouage

Van Valen, E. Brain size and intelligence in man. American Journal of
physical anthropology, 1974, 40, 417-423.

En 1970, l’anthropologue sud-africain Tobias publia un article
courageux où il dénonçait le mythe selon lequel les différences de
taille du cerveau dans les groupes ont un rapport avec l’intelligence.
En vérité déclara-t-il, les différences dans la taille du cerveau entre
les groupes, indépendamment de la taille du corps et d’autres
facteurs influents, n’ont jamais été démontrées.

Critiques de la démarche de Lombroso
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Lombroso élaborait pratiquement toutes ses thèses de
manière à ce qu’elles soient vérifiées dans tous les cas,
ce qui eut pour effet de les rendre vide de sens du point
de vue scientifique.
Il étayait ses études des différences spécifiques par une
enquête anthropométrique minutieuse sur les
délinquants et les têtes des criminels.

Les « mesures » de L’intelligence
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Binet (1857-1911)
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Selon le Larousse
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« L’intelligence c’est la faculté de comprendre, de donner un
sens, aptitude à s’adapter à une situation ».

Et selon Le Robert
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« l’intelligence, c’est la faculté de connaître, de comprendre »

L’échelle de Binet dans sa version de 1908 attribuait un niveau d’âge à
chaque épreuve.
L’enfant commençait le test par les épreuves les plus simples et
poursuivait la série jusqu’à ce qu’il ne puisse plus remplir les tâches
demandées.
L’âge associé à ces dernières épreuves devenait son « âge mental » et
son niveau intellectuel était calculé en soustrayant son âge mental à son
âge chronologique.

Invention du QI par W. Stern (psychologue) en 1912, lorsqu’il
proposa que l’âge mental soit divisé par l’âge chronologique.

Le QI comme mesure d’intelligence
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Formule de Binet
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En 1904, Binet fut chargé par le ministère de l’Instruction de mettre au
point des techniques permettant de dépister les enfants qui réussissent
mal dans les classes normales.
L’échelle de Binet était hétéroclite d’activités diverses.
Il espérait en mélangeant un nombre suffisant de tests d’aptitude
différents, parvenir à abstraire, en un résultat unique, les potentialités
générales d’un enfant.

Définitions du terme intelligence

Problème de définition Chaque spécialiste a sa
définition
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Le test de Binet
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Binet a insisté auprès des utilisateurs potentiels de son échelle, trois
principes
1. Le résultat obtenu est un simple outil, il ne vient étayer aucune théorie
de l’intellect. Il ne définit rien d’inné ou de permanent. Il ne convient
pas de désigner ce qu’il mesure sous le nom d’ « intelligence » ou de
quelque autre entité.
2. L’échelle est un guide empirique, grossier, servant à signaler à
l’attention des éducateurs des enfants légèrement arriérés ou
dyslexiques, ayant besoin d’une aide spécialisée. Ce n’est pas un outil
pour classer les enfants normaux.
3. Quelle que soit la cause des difficultés que rencontrent les enfants ainsi
sélectionnés, il faut s’attacher avant tout à leur à leur venir en aide
grâce à un apprentissage spécial. On ne doit pas tirer prétexte des
faibles résultats obtenus à ces tests pour considérer ces enfants
comme congénitalement inaptes.

La majorité des « chercheurs en intelligence » utilisent le test du
QI. Le problème, c’est que ce test n’est pas unique. Chaque
chercheur utilise son propre test.
La théorie de l’hérédité du QI, une invention américaine

!

Utilisation erronée des tests par les héréditaristes américains est
due à deux illusions dans lesquelles tombent ceux pour qui les
tests constituent un moyen de maintenir les hiérarchies et les
divisions sociales.

L’assimilation entre « héritable » et « inévitable ».

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L’héritabilité fait référence à la transmission génétique des
caractères ou des tendances spécifiques d’un être vivant à ses
descendants.
Dans le langage courant « héréditaire » est synonyme d ‘
« inévitable »
Remarques
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les gènes ne fabriquent par des organes ou partie de corps, ils
fournissent un code conduisant à un éventail de formes qui dépendent
d’une multitude de facteurs.

Un caractère mis en place peut toujours être corrigé sous l’influence
de l’environnement. Des millions d’individus voient normalement à
travers des verres qui corrigent une déficience innée de la vue.
Le fait d’affirmer que le QI est héréditaire à x% n’empêche en rien
de croire qu’un enseignement, une éducation plus enrichissante
pourra augmenter les performances intellectuelles.

La confusion entre l’hérédité au sein des groupes et entre les
groupes
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L’erreur consiste à penser que si l’hérédité explique un certain
pourcentage de variation à l’intérieur d’un groupe (exemple une
famille), elle doit aussi expliquer un pourcentage similaire entre les
groupes. Les variations interindividuelles au sein d’un groupe et les
différences de valeurs moyennes entre groupes sont des
phénomènes distincts.
Les USA ont connu trois pionniers de l’héréditarisme :
1. H.H. Goddard, qui importa l’échelle de Binet en réifiant le QI comme
l’intelligence innée,
2. L.R. Terman, qui élabora l’échelle Stanford-Binet en rêvant d’une
société rationnelle qui attribuerait les professions d’après les notes de
QI,
3. R.M. Yerkes, qui persuada l’armée de tester (objectivement !)
1.750.000 individus. Les résultats ont abouti à la promulgation de
l’Immigration Restriction Act de 1924 qui établissait des quotas d’entrée
très stricts pour les parties du monde où sévissait ce fléau, « les
mauvais gènes ».


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