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Paris, I Love You .pdf


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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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 Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)
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Sujet: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mer 11 Jan ­ 21:10
 

   

Paris, I Love You
Nous  étions  déjà  le  14  Janvier  et  je  n’en  revenais  pas  combien  les  semaines
précédentes  étaient  passées  aussi  vite.  J’attendais  ce  voyage  avec  impatience,
afin  de  passer  un  nouveau  cap  et  de  penser  à  autre  chose  que  ce  qui  s’était
produit lors de ma mission en Russie. 
Depuis  que  Wolfe  était  venu  me  retrouver  là­bas  et  m’avait  ramené  sur  le
continent  américain,  je  ne  m’étais  pas  beaucoup  exprimée  même  après  mon
hospitalisation avant Noël.
 
Quoi qu’il en soit, nous avions ­ Charlie & moi­même ­ trinqué à la nouvelle année
qui  s’annonçait  plus  belle  que  la  précédente,  et  marquant  une  nouvelle  fois  une
avancée dans notre relation. Notre couple durait et ça faisait du bien, quelque part,
d’avoir trouvé son alter ego. Un cadeau que nous nous étions fait pour Noël était
une escapade de quelques jours pour Paris, en France. Cette ville qui est connue
comme  étant  celle  de  la  romance,  j’étais  déjà  allée  dans  ce  pays  mais  cela
remontait à plusieurs années.
 
A  cet  instant,  je  me  posais  sur  le  lit  de  la  chambre  d’hôtel  que  nous  avions
réservé.  Cet hôtel nous plaisait à tous les deux, n’ayant pas les moyens pour se
faire  plaisir  car  le  luxe  dans  cette  ville  n’était  pas  donné.  Mais  nous  préférions
l’hôtel bohème du 9e, dénommé « Amour ».
Je  regardais  en  direction  de  la  fenêtre  en  provenance  de  laquelle  le  néon  de
l’enseigne  reflétait  avec  sa  couleur  rouge.  Un  peu  dans  mes  rêves,  j’écoutais
davantage  le  bruit  de  la  pluie  qui  frappait  sur  les  vitres  plus  que  ce  que  disait
Charlie depuis la salle d’eau.
Chaussures ôtées, je m’allongeais sur le lit en croisant les bras derrière ma tête. 
Je pensais alors à un carnet dans lequel j’avais écrit des adresses lorsque nous
étions encore chez nous. Je me redressais pour le saisir dans mon sac et me ré­
installais  sur  le  lit  tout  en  demandant  à  Charlie  «  Tu  crois  que  ta  mère  s’en
occupera bien ? ». De Asera. Je faisais bien sûr référence à notre adorable Berger
Malinois  que  nous  avions  du  laisser  là­bas.  Pour  la  première  fois  nous  nous  en
séparions pour plusieurs jours. « Faudrait pas que elle cède à tout et lui donne de
mauvaises habitudes… ».
 
Je  le  laissais  répondre  avant  de  lancer  un  autre  sujet.  «  C’est  incroyable,  même
quand il pleut Paris reste magnifique…. et j’ai envie de tout faire et tout voir, pas
toi ? ».

 

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Charlie E. Harper

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Ven 13 Jan ­ 20:54
 

 

 
Charlie était revenue vivante de Russie, mais elle avait l'air d'avoir vécu pas mal
de choses. Je m'en doutais, mais je ne pouvais pas en être sur, car elle ne me
parlait  pas  de  ce  qu'il  s'était  passé  là  bas.  Tout  ce  que  je  savais  c'était  que
Wolfe  avait  été  la  chercher  et  qu'à  son  retour  elle  avait  du  faire  un  court
passage  à  l'hôpital.  On  avait  quand  même  pu  passer  le  nouvel  an  ensemble,
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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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trinquer et ça m'avait fait un bien fou de me retrouver avec elle. C'était dingue
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ce  qu'elle  m'avait  manqué  durant  sa  mission.  Maintenant  que  tout  ça  était
derrière  nous,  on  avait  décidé  de  se  prendre  quelques  jours  de  vacances  et
rapidement Paris s'était imposé à nous comme la destination idéale.
 
La capitale Française nous avait accueillis avec de la pluie, et malgré ça, tout
m'avait  paru  magnifique.  Ma  brunette  semblait  excitée  à  l'idée  de  redécouvrir
cette ville et j'avais hâte de voir ce qu'elle avait en réserve pour nous. Elle avait
choisi  l'hôtel,  l'hôtel  Amour,  c'était  un  joli  nom,  mais  l'intérieur  n'avait  pas
manqué de me surprendre. La déco était quelque peu surprenante lorsque l'on
ne  s'y  attendait  pas.  C'était  un  chouette  hôtel  pour  les  couples.  Fin  c'était  ce
que je m'étais dit en entrant dans la chambre. Puis dans la salle de bain. Bref,
j'avais pris une douche pour me décrasser avant de pouvoir ressortir, car il était
encore tôt en France. 
 
«  Tu  crois  vraiment  que  ma  mère  est  du  genre  à  le  laisser  tout  faire  ?  » La
Mama  McPreston  avait  de  la  poigne  et  elle  n'allait  certainement  pas  laisser
Asera diriger les opérations. Non, de ce côté là on pouvait être tranquille. « Je
crois plutôt qu'il va être deux fois plus sage qu'avant à notre retour. »
 
Je sortis de la salle de bain avec juste mon jeans sur moi et mon tee shirt à la
main, et je m'installa avec elle sur le lit. Elle avait sorti son carnet où elle avait
noté  tout  ce  qu'elle  voulait  faire,  la  liste  était  longue,  mais  j'avais  envie  de
découvrir  cette  ville  avec  elle.  De  me  perdre  dans  les  ruelles,  de  gouter  aux
croissants  pleins  de  beurre,  de  l'embrasser  au  clair  de  lune  sur  les  quais  de
Seine. Je voulais Paris, mais avec Charlie.
 
«  J'ai  surtout  envie  de  passer  du  temps  avec  toi.  »  Lui  murmurais­je  en  me
faisant un peu plus collant. 
 
Je  devais  surement  être  extrêmement  chiant  depuis  qu'elle  était  rentrée,  mais
j'avais  besoin  de  contact,  de  câlin,  de  sa  présence  en  permanence  avec  moi.
Ça me rassurait. Je n'y pouvais rien. Elle avait beau être vivante, je n'y croyais
toujours  pas  totalement.  Je  devais  encore  me  le  prouver.  Je  m'étais  posé
plusieurs fois la question de ce qu'aurait été mon avenir sans elle et je n'avais
pas réussi à répondre. 
 
« Babe, promets moi que plus jamais tu ne partiras comme ça. »
 
J'avais été mal. Tout simplement. J'étais passé par la colère, la folie, l'anxiété et
la  déprime,  je  m'étais  raccroché  à  mon  nouveau  boulot,  mais  rien  n'avait  pu
rendre cette séparation plus facile à vivre. Elle avait survécu à son cancer et on
avait ouvert notre vie à de nouveaux projets et celui de mourir en mission n'en
faisait pas parti. C'était pour ça que j'avais changé de job.
M**de, j'avais le don pour pourrir nos voyage. On était à Paris pour se changer
les idées et je ramenais nos problèmes avec nous. Mais quel boulet !

 

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Jeu 26 Jan ­ 0:13
 

   

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Ce qui s’était passé en Russie n’avait pas été facile, à vrai dire, ça avait été l’une
des missions undercover les plus difficiles qu’il m’ait été donné de faire. En plus ça
n’avait  pas  tourné  comme  prévu,  la  couverture  avait  été  grillée  et  après  de
multiples  choses  que  j’avais  du  endurer  pour  parvenir  au  but,  de  nombreuses
découvertes  avaient  été  faites  au  passage  en  plus  d’une  torture  presque
insoutenable.  J’avais  tout  vu.  Alors  évidemment  je  n’avais  pas  coupé  à  l’étape
hospitalisation  au  retour  et  en  retrouvant  les  bras  de  Charlie,  j’étais  initialement
frêle mais heureuse d’être en vie également.
 
Depuis  les  semaines  avaient  été  dans  une  optique  de  rapprivoiser  de  la  vie
américaine et se retrouver, comme un couple. La fin d’année touchait à sa fin, les
guerres dans le monde et les attentats multiples ne désempliraient pas et l’élection
présidentielle avait secoué la population. Nous avions clairement besoin de nous
évader,  tous  les  deux  et  de  créer  de  nouveau  un  cocon,  une  bulle  dans  laquelle
nous nous reconstruirions un peu. Paris était donc l’idée la plus appropriée comme
escapade.  C’était  un  séjour  pensé  plusieurs  semaines  avant  mon  départ  en
mission et nous avions mis des économies de côté à cet effet.
 
Nous  étions  donc  là,  dans  cette  chambre  d’hôtel  dans  le  9e  arrondissement.  La
pluie française frappait les vitres des fenêtres et tout me paraissait tout de même
beau. 
J’esquissais un sourire discret quand il rappela la fermeté de la Mama McPreston.
Regardant  ce  carnet  que  je  tenais  encore  en  main,  je  ne  quittais  pas  les  feuilles
griffonnées de notes et de mots des yeux bien que mon mari venait de s’installer à
côté de moi. A sa dernière question, je l’observais et lui promis de faire au mieux
pour qu’on n’ait plus de séparation de ce genre. « Charlie, tu sais que j’aimerais te
faire de telles promesses mais tu connais aussi ce que notre métier implique. Mais
je  te  promets  en  revanche  d’être  prudente,  et  il  est  peu  probable  que  je  sois
menée  à  repartir  si  loin…  ».  Une  taupe.  La  mission  avait  foiré  en  raison  d’une
taupe  présente  au  sein  de  notre  équipe,  ce  qui  avait  eu  pour  conséquence  de
mettre  plusieurs  coéquipiers  et  moi­même  en  danger.  J’avais  très  peu  parlé  de
toute la Russie à mon époux mais je savais que au fin fond de lui, ça le titillait de
savoir, de comprendre afin de m’aider. De mon côté, je le maintenais pour l’instant
à  l’écart  de  tout  ça  et  tentait  de  penser  à  autre  chose,  de  profiter  de  l’instant
présent et de la vie tout simplement.
 
Sur un ton plus joyeux, je lui évoquais alors des éléments notés sur le papier blanc
« Qu’est­ce que tu dirais d’aller te promener le long des quais de Seine ? Faire du
bateau­mouche ? Errer dans Montmartre et voir le Sacré­cœur ? Puis il y a aussi
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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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RECHERCHER   le quartier du Marais que je voudrais découvrir avec ses divers musées, manger
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une  glace  chez  Berthillon,  goûter  les  macarons  de  Ladurée,  visiter  la  Galerie
Vivienne… ».  Je  m’arrêtais  d’énumérer  ce  que  j’avais  écrit  car  la  liste  était  bien
plus longue. 
« Tu  crois  qu’on  aura  le  temps  de  tout  faire  ?  ».  En  tout  cas,  pour  l’instant  mon
estomac  criait  famine.  «  En  attendant,  j’aimerais  bien  boire  du  bon  vin  et  voir  si
leurs fromages sont si bons qu’ils le prétendent, t’en dis quoi ? ». 
 
Là  je  me  redressais  pour  me  changer  et  adopter  une  tenue  plus  chaude  vu  la
météo.  J’ôtais  le  haut  à  manche  longues  que  j’arborais  afin  de  passer  un
débardeur avec de la jolie dentelle et par dessus un pull blanc en cachemire. Je
gardais  le  pantalon  que  je  portais  et  m’attachais  les  cheveux  dans  un  chignon
coiffé­décoiffé.
«  ça  remonte  à  plusieurs  années  la  dernière  fois  où  j’ai  mis  les  pieds  ici,  mais
j’essayerai  de  te  guider  au  mieux  avec  les  souvenirs  que  j’ai.  ça  a  du  bien
changer… ». En même temps que de lui parler, j’enfilais des bottines et enfilais un
manteau bleu roi. « Est­ce qu’on s’aventure dans le métro ? ». J’avais un souvenir
d’un  moyen  de  transport  souvent  bondé  de  monde  et  les  gens  étaient  serrés
comme des sardines. 
 
Nous quittâmes alors l’hôtel pour arpenter les rues parisiennes, sous la pluie. On
passait alors devant une petite boutique aux jolies décorations en vitrine. De fil en
aiguille,  au  bout  de  longues  minutes  de  marches,  nous  arrivâmes  devant  une
magnifique  infrastructure  :  l’Opéra  Garnier.  Je  restais  bouche  bée  devant  cette
merveille. « ça me rappelle une période de mon enfance quand nos parents nous
avaient forcé, ma sœur et moi à faire un peu de danse, ça avait une horreur » dis­
je en repassant en tête des images du passé. « Tes parents t’ont déjà imposé des
sports ou activités quand t’étais petit ? ». 
.

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Dim 29 Jan ­ 15:35
 

 

 
« Je sais. »  Dis­je  résigné.  Son  boulot  c’était  son  boulot,  je  ne  pouvais  pas  la
forcer  à  arrêter.  Tout  ce  que  qu’il  me  restait  à  espérer  c’était  qu’il  ne  lui  arrive
rien. 
 
De  toute  façon,  j’avais  quelques  jours  pour  ne  pas  y  penser,  car  on  était  en
vacances  à  Paris.  Loin  de  nos  vies  respectives  et  des  dangers.  Elle  avait
préparé une liste de choses qu’elle voulait voir ou faire, je la retrouvais un peu
là  dedans,  alors  ça  me  rassurait  sur  le  fait  que  l’on  allait  pouvoir  oublier
Silverdell.  Elle  voulait  d’ailleurs  déjà  ressortir  alors  qu’on  venait  à  peine
d’arriver. Ma Charlie qui croquait la vie à pleine dents était en train de revenir à
la vie. « J’en dis que j’ai super faim et qu’un petit verre de vin ne me ferait pas
de mal. » J’aurais du me préparer, faire comme elle, mais j’étais scotché par la
vue  qu’elle  m’offrait  en  s’habillant.  Elle  avait  changé  en  Russie,  il  y  avait  une
part  d’elle  que  je  ne  connaissais  plus  et  que  je  n’arrivais  pas  à  apprivoiser.
Autant  physiquement  que  psychologiquement.  Il  allait  me  falloir  un  moment
avant de savoir à nouveau comment me comporter avec elle, avec ses secrets
et ses blessures. Je finis quand même par la quitter des yeux et m’habiller pour
que l’on puisse sortir.
 
Après avoir quitté l’hôtel, Charlie et moi avions marché dans les rues de Paris,
jusqu’à  arriver  devant  l’Opéra  Garnier.  C’était  un  bâtiment  ancien,  qui  me
racontait son histoire sans même que je n’ai à ouvrir un guide. C’était bien là le
charme  de  l’ancien.  «  J’arrive  assez  bien  à  t’imaginer  en  tutu  pourtant.  »  La
taquinais­je  lorsqu’elle  m’avoua  que  ses  parents  l’avaient  forcé  à  faire  de  la
danse  lorsqu’elle  était  petite.  «  Aussi  loin  que  je  me  souvienne,  mes  parents
m’ont toujours poussé à faire ce que je voulais. » Mes parents. J’avais encore
un peu de mal à parler de mon père sans avoir une boule dans la gorge. Il me
manquait  plus  que  je  ne  l’avouais.  Parfois  il  m’arrivait  d’en  discuter  avec  ma
mère, mais pour elle aussi c’était dur. Du coup, plutôt que de continuer sur cette
discussion, je pris la main de ma brunette pour l’emmener manger un morceau
dans un restaurant voisin. 
 
Assis dans une brasserie au charme typiquement français, une bouteille de vin
et  une  assiette  de  fromage  devant  nous,  je  ne  trouvais  rien  à  dire.  Ce  silence
était horrible. Je jouais distraitement avec mon téléphone  en le faisant tourner
sur la table. J'avais tellement de questions à lui poser, tellement de choses qui
me pesaient, mais ce n'était ni le moment ni l'endroit. Alors rien de pertinent ne
me venait à l'esprit. 
 
«  Peut  être  qu'on  devrait  arrêter  d'essayer  d'avoir  un  bébé.  »  Dis­je  sans
réfléchir à mes mots. Ça ne prenait pas et c'était surement un signe du karma
pour  nous  dire  que  l'on  était  pas  fait  pour  être  parent.  On  avait  même  loupé
notre  rendez  vous  fin  décembre.  Et  de  toute  façon,  j'avais  de  plus  en  plus  de
mal  à  imaginer  Charlie  lever  le  pied  pour  avoir  un  enfant.  Je  n'étais  plus  non
plus  tout  jeune.  En  fait,  je  crevais  toujours  autant  d'envie  d'être  père,  mais
j'avais  enchainé  déception  sur  déception  ces  dernières  semaines,  un  état
d'esprit  négatif  s'était  installé  en  moi  ­  bien  différent  de  quand  on  s'était  marié
en  aout  dernier  ­.  Je  voulais  faire  un  break  avec  les  réalités  de  la  vie,  me
concentrer sur l'essentiel ­ le boulot et Charlie quand elle était là ­. « Je ne crois
pas qu'on devrait s'acharner sur un truc qui ne fonctionne pas. On est bien avec
juste  Asera  et  Miss  Harper.  On  pourra  toujours  se  rattraper  en  gardant  les
mômes des autres. » Surtout maintenant que presque tout nos amis étaient en
train de pondre des bébés. Ça ne valait pas le coup d'être déçu tous les mois.

 

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Lun 30 Jan ­ 1:44
 

 

Paris, I Love You
Depuis la mission undercover en Russie, les choses étaient différentes et combien
même  on  essayait  au  mieux  de  se  retrouver,  Charlie  et  moi  faisions  face  à  une
période  un  peu  difficile.  Le  voyage  à  Paris  devait  être  comme  une  aide  pour  ça
s’améliore mais, au fin fond de moi je sentais que ça le frustrait ces silences sur ce
qui s’était passé là­bas, quand nous avions ces gestes de tendresse, quand nous
nous  susurrions  des  mots  doux,  quand  nous  faisions  l’amour  avec  désir  et
assouvissement  de  nos  envies.  Nous  étions  tous  deux  comme  en  train  de  faire
des  efforts  alors  qu’il  n’y  a  normalement  pas  à  en  faire.  Tout  est  supposé  venir
naturellement.
 
Je  l’embarquais  donc  dans  les  rues  de  Paris  avec  un  espèce  de  malaise  qui  ne
m’avait  pas  vraiment  quitté  depuis  Décembre  mais  je  faisais  avec;  Je  tentais  de
masquer tout ça et de montrer à Charlie combien j’étais heureuse d’être là, en vie
et  à  ses  côtés.  Je  faisais  preuve  d’enthousiasme  et  de  curiosité,  d’entrain.  Nous
nous  retrouvions  devant  le  Palais  Garnier,  édifice  historique  ayant  abrité  de
magnifiques spectacles, si l’on peut user de ce terme pour les qualifier. A côté de
lui,  je  lui  donnais  un  coup  de  coude  en  réponse  à  sa  remarque  sur  les  tutus.
«  Crois­moi  ça  n’a  rien  de  glamour  et  à  porter  c’est  juste  terrible  ».  Il  avait  de  la
chance de ce côté. Certes les parents voulant que leurs enfants sachent faire un
maximum de choses, qu’ils aient les bases dans de nombreux sports et activités
c’était quelque chose de bien afin qu’ils soient à l’aise plus tard dans la vie; mais
en  même  temps  quand  on  est  presque  forcé  à  faire  quelque  chose  qui  ne  nous
plaît  pas,  c’est  rapidement  une  corvée  et  source  de  tensions.  Les  parents  de
McPreston avaient été plus cool sur ce point. « Tu as eu de la chance alors avec
ton  frère  ».  Bon  en  contrepartie  de  choses  qui  me  déplaisaient  à  l’époque,  non
seulement  j’étais  à  l’heure  actuelle  reconnaissante  d’avoir  pu  les  apprendre  ou
pratiquer  mais  en  plus  de  cela,  mes  parents  n’avaient  jamais  mis  un  frein  à  ma
sœur et moi s’agissant de sports et activités que l’on souhaitait aussi. J’étais très
contente d’avoir pu faire du Hockey par exemple.
 
Charlie me notifia qu’une brasserie se trouvait pas loin, alors on s’installa au café
de  la  Paix  dont  la  décoration  faisait  plutôt  chic.  On  commanda  un  plateau  de
fromage  et  du  bon  vin.  Nos  papilles  furent  rapidement  comblées.  Là  j’admettais
que les français avaient raison de se vanter de ces mets, c’était très raffiné. Rien à
voir avec ce que nous avions de l’autre côté de l’Atlantique. Un couple était attablé
non loin de nous et l’homme me sourit. Je fis de même avant de revenir sur terre
lorsque  mon  mari  rompit  le  silence  par  une  déclaration  qui  me  scotcha.  Ces
paroles  d’abandon  étaient  plus  blessantes  qu’il  aurait  pu  croire.  Ma  mâchoire  se
serra, l’humidité venant à mes yeux me força à poser le verre de vin que je tenais
en main pour essuyer l’éventuelle larme qui allait se former. En même temps je ne
pouvais  pas  croire  qu’il  disait  ça  et  à  la  fois,  je  me  rendais  aussi  compte  que  ça
faisait longtemps qu’on essayait tous les deux sans parvenir au résultat souhaité.
J’avais  peur  que  tous  ces  propos  viennent  de  moi.  Que  Charlie  en  avait  assez
d’avoir ces attentes de ma part sans obtenir ce qu’il devrait avoir en retour. Nous
avions tous deux subis des examens médicaux suite à la guérison de ma leucémie
indiquant  qu’aucun  de  nous  avait  de  problème  de  stérilité.  Autrement  dit,  nous
pouvions complètement concevoir. 
 
Je le regardais dans les yeux, ces yeux bleus qui m’avaient séduits à force d’être
posés  sur  moi,  regardais  ces  bras  qui  m’avaient  enlacés  de  si  nombreuses  fois,
cette bouche qui connaissait chaque parcelle de mon corps, ces mains qui avaient
parcouru  de  nombreuses  fois  la  surface  de  ma  peau  et  qui  avaient  pénétré  mon
âme,  cet  homme  que  j’avais  épousé  il  y  a  tellement  peu  de  temps  mais  j’avais
l’impression que ça remontait à si loin. c’en était trop. Le fait qu’il remette cela sur
table me fit endurer en l’espace de quelques secondes ce qui m’avait bouleversé
en Russie et que j’avais tu jusqu’alors. 
 
Seul  le  médecin  avait  connaissance  de  détails  lorsque  j’étais  revenue  sur  le  sol
américain, et d’autres là­bas le savaient… et Wolfe aussi mais il m’avait promis de
ne rien dire. Je n’étais pas prête de parler de cela à Charlie mais en même temps
je le trompais en me taisant. Ce qui s’était produit là­bas, je n’en n’étais pas fière,
la mission avait été aboutie à 98% grâce à moi mais cette maudite taupe dans nos
troupe  avait  mis  tout  le  monde  en  danger,  nous  avions  perdu  un  homme  de
l’équipe  et  ma  couverture  était  grillée  suite  à  quoi  j’avais  subi  quelques  tortures
presque  insoutenables.  Et…  penser  à  tout  cela  me  fit  tellement  de  mal
intérieurement  que  la  seule  chose  que  je  pu  répondre  fut  «  Quitte  moi  avant  de
regretter d’être coincé dans notre mariage. J’ai tout raté…. je suis désolée. Je ne
peux plus rien pour nous…. » dis­je en évitant les sanglots et me levant de table.
Je  ne  laissais  aucun  point  d’appui  sur  la  table  afin  de  ne  pas  lui  donner
l’opportunité de rattraper ma main ou mon bras. Là je me faufilais entre les tables
du restaurant. Le fait qu’il paye l’addition le retarderait probablement ­ à moins qu’il
ne  le  fasse  pas  ­  et  je  m’aventurais  vers  le  passage  souterrain  de  la  station  de
Métro  ‘Opéra’  dans  l’envie  soudaine  de  rentrer  à  l'hôtel  pour  empaqueter  mes
affaires. Ainsi je prenais la direction de la station 'Le Peletier'. La pluie n’avait pas
cessé  de  tomber  mais  peu  importe,  j’étais  trempée,  mes  larmes  se  confondaient
avec  les    gouttes  de  pluies  qui  ruisselaient  sur  mon  visage.    Je  n’arrivais  pas  à
sortir  les  mots  de  ma  bouche,  à  expliquer  à  McPreston  tout  ça  mais  il  le  fallait.
Mon envie de fuir me mena jusqu’au quai du métro, je faisais la sourde oreille. A
ce  moment,  coïncidence  ou  non,  je  recevais  un  message  de  Vadim
Vadim.  Je  remis
immédiatement  le  portable  dans  ma  poche  de  manteau.  Je  ne  réalisais  que  à
présent  de  tout  ce  qui  s’était  passé  en  un  éclair  au  café  de  la  Paix,  j’avais
tellement peur qu’il me haïsse…. 

 

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Charlie E. Harper

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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Lun 30 Jan ­ 23:01
 

 

 

« Where are you ? We need to talk, call me back please. I love you. » «
Charlie, are you okay ? Call me. » « We have to talk, don’t leave me like
that. » « You can’t just kick me out of your life, we’re married. » « I should
have known that you would have left me eventually, I’m not him. »

 
Mes appels se faisaient refuser un par un et mes messages devenaient de plus
en plus impatients – et peut être même un peu méchants ­. Je ne savais plus
quoi  faire  pour  la  retrouver,  plus  quoi  faire  pour  qu’elle  accepte  de  me  parler,
j’étais  complètement  désemparé.  Je  n’avais  pas  vu  venir  cette  séparation,  je
pensais que l’on traversait juste une mauvaise passe, que ça allait s’arranger.
Clairement je m’étais trompé et Charlie avait décidé pour nous.
De  retour  dans  la  chambre  d’hôtel,  après  avoir  marché  une  quinzaine  de
minutes sous la pluie, je me mis à faire mon sac. A quoi bon rester là si elle ne
voulait plus de moi, je n’allais pas la forcer à m’avoir dans les pattes. Elle allait
pouvoir être libre comme l’air. C’était ce qu’elle voulait non ? Que je lui rende sa
vie et qu’elle puisse faire ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Bingo, elle avait
gagné. J’allais repartir quand j’entendis la clenche de la porte s’abaisser. 
 
« So it’s over ? » Dis­je sans même lever les yeux vers elle. Je n’en avais pas
besoin,  je  la  reconnaissais  à  son  odeur  si  particulière  de  vanille  et  de  cerise.
Mais je n’étais plus aussi sur de vouloir repartir errer dans les rues de Paris. Je
l’avais  devant  de  moi,  alors  peut  être  qu’elle  allait  pouvoir  m’apporter  des
réponses. « What did I do wrong ? » Je me leva pour être à sa hauteur, la voir.
Et même si je voulais des explications, je n’arrivais pas à retirer cette colère de
ma  voie.  J’imaginais  qu’elle  était  aussi  dans  mes  yeux,  mon  attitude.  «  I
shouldn't  have  let  you  go  to  Russia...  »  J'avais  fait  l'erreur  d'accepter  et  j'en
payais le prix aujourd'hui. Je réalisais avec le recul à quel point j'avais été idiot
de la laisser partir. « I'm so mad at you. » Grognais­je en serrant les dents. « I'm
sure  you  didn't  even  think  about  me  before  saying  yes  to  your  boss  about  the
mission. You are selfish. You love your job more than you love me ! I don't know
how  I  thought  having  a  baby  with  you  was  a  good  idea.  »  Je  déversais  ma
colère, il le fallait parce que je ne pouvais plus tout garder en moi. Pas grave si
les  personnes  dans  les  chambres  voisines  devaient  m'entendre.  «  But  I'm  not
leaving you. Even if I'm mad, I'm not quitting. I still love you. Call me crazy, but I
still do. » J'arrivais à remettre mes idées en place, à ne pas foutre en l'air mon
mariage à cause d'une montée d'adrénaline/testostérone. Peut être bien qu'être
avec  Charlie  m'avait  amené  à  être  plus  raisonné.  Bon,  j'avais  quand  même
balancé mon lot de méchancetés, mais ça aurait pu être bien pire. « I'm sorry...
» Pour la situation, en général, j'étais désolé d'avoir laissé les choses escalader
comme ça, de lui avoir parlé avec tant de colère, d'être là alors qu'elle ne voulait
clairement pas de ma présence à ses côtés depuis son retour.

 

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mar 31 Jan ­ 23:38
 

 

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Nous  venions  à  peine  d’arriver  à  la  capitale  française  que  ce  séjour  était  déjà
compromis par l’état d’esprit de chacun de nous, et cette tension qui n’avait pas pu
s’éteindre  complètement  quand  bien  même  nous  y  mettions  initialement  de  la
bonne  volonté.  Charlie  et  moi  avions  un  lourd  passé  et  nous  nous  connaissions
suffisamment  pour  comprendre  que  ce  que  nous  vivions  à  cet  instant  était  un
obstacle de plus dans notre relation. Mais un putain d’obstacle qui vraiment mettait
ce que nous ressentions l’un pour l’autre à rude épreuve. Des doutes avaient été
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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)
 

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quant 
à  ma  capacité 
à  le  combler 
finalement.   
Car  DÉCONNEXION [ CHARLIE E. HARPER ]
depuis  toujours  il  y
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avait  ces  mêmes  questions  autour  de  la  famille  qui  tournaient  en  boucle,  et  nos
professions  rendaient  ce  projet  presque  impossible.  Je  ne  voulais  pas  lâcher  la
bride, trop accro à mon métier. Dans le fond, était­ce une si forte addiction ou la
crainte  de  devoir  faire  place  à  autre  chose  ?  Jamais  je  n’aurais  délibérément
délaissé mon époux. De son côté, il avait subi une sorte de re­conversion depuis
plusieurs  mois,  ce  qui  le  mettait  à  l’écart  de  certains  risques  afin  de  pouvoir
concilier  une  éventuelle  vie  de  famille.  Tandis  que  moi,  je  n’avais  pas  flanché
depuis que j’avais repris le travail après la guérison du cancer. 
Aujourd’hui, j’en payais les pots cassés.
 
Alors que je m’étais enfuie du café de la paix pour m’égarer dans Paris en voulant
retrouver notre hôtel, j’avais été menée à réfléchir. Réfléchir sur moi, mon couple,
mes  envies,  mes  peurs,  la  vie  dans  laquelle  on  s’était  engouffrée  depuis  qu’on
était  marié.  Une  fois  sortie  à  la  station  ‘Le  Peletier’,  je  passais  devant  l’Eglise
Notre­Dame­De­Lorette avant d’aborder la rue des martyrs. Mon portable affichait
de  nombreux  appels  en  absence  de  «  Hubby  »  sans  que  je  n’ai  le  courage
d’écouter les messages laissés. Je me détestais pour être honnête. Pour lui faire
subir ça. Souffler le chaud et le froid. Depuis qu’il s’était responsabilisé, j’étais celle
qui paraissait inconstante dans mes actions ou mes sentiments. Pourtant, lorsque
j’étais  en  Russie,  et  que  la  mort  m’avait  presque  effleurée,  la  seule  personne  à
laquelle  je  pensais  était  Charlie.  C’est  lui  qui  m’a  fait  tenir,  qui  était  ma  force.  Je
m’en voulais donc à présent plus qu’avant encore, de l’avoir fait souffrir alors qu’il
était à des milliers de kilomètres.
 
Je  pénétrais  de  nouveau  dans  l’hôtel  après  avoir  mis  un  peu  plus  de  temps  de
prévu à retrouver mon chemin, d’un pas timide je prenais l’ascenseur qui montait
jusqu’au 4e étage. Habituellement je prenais les escaliers mais j’avais envie une
nouvelle fois de me sentir enfermée comme dans une bulle. Ce petit cocon dans
lequel  j’imaginais  l’amour.  Tout  ce  qui  était  positif.  J’imaginais  ce  qu’aurait  été  la
soirée  si  les  choses  n’avaient  pas  une  nouvelle  fois  dérapé.  Le  SWAT,  moi,  les
murmures,  le  souffle  sur  la  peau  de  l’autre,  la  crispation  de  mes  doigts  sur  son
manteau,  l’odeur  de  son  eau  de  Cologne,  sentir  son  regard  sur  moi  même  avec
les  yeux  fermés…  Je  fermais  les  miens.  L’ascenseur  s’arrêta  et  je  m’apprêtais  à
sortir  mais  il  s’était  arrêté  au  2e  étage.  Quelqu’un  ­  un  homme  ­  montait  au  4e,
comme moi. Il tenait à la main une bouteille de champagne à la main, ne portait
qu’une chemise et un pantalon noir ajusté. Il me salua en  me demandant si tout
allait  bien.  Je  répondis  en  français  parlant  couramment  cette  langue  «  oui
merci…  ».  L’homme  qui  se  voulait  gentleman  me  laissa  sortir  en  premier,  je
sentais  sa  main  sur  mon  dos  au  moment  où  je  passais  le  seuil  de  l’ascenseur,
comme  s’il  me  guidait  en  premier.  Je  me  retournais  pour  le  regarder  et  lui
souhaitait indifférente, une bonne fin de soirée. Le grand brun hocha la tête et je
sentais son regard sur moi alors qu’il s’arrêtait à la première porte du couloir tandis
que je continuais au fond. Tant pis, j’avais d’autres préoccupations.
 
Je  pris  une  grande  respiration  et  j’ouvrais  la  porte  de  la  chambre  qui  n’était  pas
fermée  à  clef.  Je  fermais  derrière  moi  en  revanche.  J’ôtais  en  premier  lieu  mon
manteau,  mon  écharpe  et  mes  chaussures  pour  me  retrouver  pieds  nus  sur  la
moquette  et  avançais  dans  le  petit  couloir  qui  donnait  sur  la  chambre.  Je  voyais
Charlie là, sa valise posée au pied du lit. Il avait tout empaqueté et ramassé. Les
vêtements qui étaient à notre départ posés sur les cintres de la penderie n’étaient
plus,  une  des  portes  du  placard  était  ouverte.  «  Charlie  I  am  really…  ».  Pas  la
peine  de  dire  ‘Sorry’,  il  déversait  ce  qu’il  avait  sur  le  cœur.  La  tristesse,
l’incompréhension, la colère. Tout. Je restais là, immobile, la seule expression se
manifestait par les larmes qui coulaient de nouveau de mes joues. Je me mordais
la  lèvre  inférieure  puis  dès  qu’il  me  regarda  droit  dans  les  yeux,  je  détournais  le
regard, comme honteuse de tout ces faits dont il m’accablait. Je n’étais pas fière
de  tout  ce  que  j’avais  fait  dans  le  cadre  de  cette  mission,  choquée  d’avoir  été
trahie, bouleversée par ces vies que je n’avais jamais approché de si près avant ­
comme  si  j’en  faisais  partie  ­,  blessée  par  les  tortures  et  traumatisée  par  la
nouvelle annoncée à l’hôpital, là­bas.
 
Je  savais  que  Charlie  avait  un  amour  à  mon  égard  comme  jamais  on  l’aurait
encore. C’est pour cela que ça me tuait intérieurement, ce qui s’était produit. Que
je taisais tout cela mais discuter était le meilleur moyen pour se sentir mieux après
et  de  vivre  avec,  en  sachant  que  l’on  ne  cache  rien  l’un  à  l’autre.  Je  faisais  de
nouveau un travail auprès d’un psy depuis mon retour d’ailleurs. Une fois de plus,
sans le dire à mon mari. J’étais sur le point de dire les choses, de me condamner
moi­même  mais  il  eut  des  propos  indiquant  qu’il  m’aimait  quand  même  et
n’abandonnerait  pas  notre  mariage  aussi  facilement.  «  Why  ?  »  rebondissais­je
enfin. Pourquoi cet amour inconditionnel alors que je ne lui donnait clairement pas
ce  dont  il  rêvait  nuit  et  jour  depuis  des  années.  Pourquoi  continuer  à  se  rendre
malheureux et envier la vie de famille des autres alors que avec son physique et la
maturité  qu’il  avait  à  présent  acquis,  il  pourrait  rencontrer  une  femme  plus  belle,
plus  jeune  qui  aurait  sans  aucune  hésitation  envie  d’enfants  avec  lui  ?  Je
m’avançais  vers  lui,  essuyant  mes  dernières  larmes  et  reprenais  sans  jamais  le
quitter des yeux à présent « Why would you stick with me if I make you suffer ?
Why loving me if the only thing I do is disappointing you by my choices, messing
everything up ? Giving up would be so much easier ». Il s’était excusé mais il avait
dit  vrai.  Je  ne  tardais  pas  à  le  lui  rappeler  «  You’re  right.  Don’t  apologize.  I’m
selfish,  I  did  go  there  to  solve  issues  without  thinking  how  much  it  would  hurt
you… ».
 
Sous  l’effet  de  la  colère,  il  avait  remis  en  question  cette  volonté  de  vouloir  un
enfant avec moi. Et le pire dans tout ça, c’est que j’avais l’impression qu’il pensait
vraiment ces mots. Qu’il les pesait.
D’un ton sec et retenant encore une nouvelle fois l’occasion de paraître vulnérable
je  lui  disais  alors  «  ….  but  do  NEVER  ….  EVER  tell  me  that  I  love  my  job  more
than  you.  You’re  the  one  I’m  married  to.  You’re  the  one  I  could  not  stop  thinking
about when I was detained back there in Russia. When I was tortured and could
barely breathe. Do you have ANY idea about how I felt ?…. When acting as….  ».
ça y’est, le discours était lancé et j’étais entre cette envie de me libérer enfin de ce
poids  comme  pour  repartir  à  zéro,  là,  maintenant,  et  celle  d’oublier  tout  ça  rien
qu’un peu et juste de lui faire l’amour. Ce désir irrésistible qui vous prend lorsque
les  tensions  sont  à  leur  maximum,  que  malgré  tout  vous  savez  que  vous  aimez
l’être en face de vous. C’est d’ailleurs pour cela que je m’arrêtais en plein cours de
discours  pour  me  calmer  et  bien  que  j’aurais  du  continuer,  je  ne  voulais  pas
empirer  les  choses  en  lui  disant  des  choses  qu’il  ne  soupçonnait  pas  et  qu’il
n’avait peut­être pas envie d’entendre.
 
Je soupirais et ajoutais « …I regret, I regret everything okay ? Please forgive me
».  Je vins me planter là, au plus près de lui, mes mains de chaque côté de son
visage  ayant  besoin  de  l’entendre  dire  qu’il  me  pardonnerait  pour  tout.
Naturellement je me débarrassais moi­même de mon pull et haut en dentelle pour
les  jeter  à  terre  et  approcher  en  quelques  secondes  mon  visage  du  sien  et
l’embrasser en m’empressant immédiatement ­ pour aller droit au but ­ de défaire
son pantalon. Restait à savoir comment l’on devait raisonner.

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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mer 1 Fév ­ 22:46

 
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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

 
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Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Mer 1 Fév ­ 22:46

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Je  n’avais  jamais  vu  Charlie  comme  ça.  Ce  n’était  pas  une  simple  dispute
comme d’habitude, c’était bien plus que ça. On remettait tout en question, notre
amour  l’un  pour  l’autre,  notre  avenir,  nos  vies  entières…  Et  ça  me  tuait  parce
que  j’avais  en  face  de  moi  la  femme  que  j’aimais,  elle  était  en  larme,  mais  la
colère que je ressentais envers elle m’empêchait de faire quoi que se soit pour
l’aider. J’avais enfin l’impression qu’elle ressentait un petit peu ce que j’avais pu
ressentir lorsqu’elle était partie en Russie. Mais cette mentalité d’œil pour œil,
dent pour dent ne me ressemblait pas, surtout lorsqu’il s’agissait d’elle. Je me
rendais  compte  que  j’agissais  comme  un  gamin  capricieux,  mais  c’était  ma
colère qui parlait pour moi. 
 
« I don’t know ! » Aboyais­je. Je ne savais pas les raisons qui me poussaient à
l’aimer.  Est­ce  qu’il  m’en  fallait  vraiment  ?  Elle  avait  sa  place  dans  ma  vie  un
point c’est tout. Je n’arrivais plus à penser clairement de toute façon, mon esprit
retournait  dans  tous  les  sens  ses  questions  à  la  recherche  de  réponses.
Pourquoi  je  l’aimais  autant  ?  Pourquoi  ?  Je  bouillonnais  intérieurement  de  ne
pas  trouver  de  raisons  valables  –  alors  que  je  savais  que  je  l’aimais  –,  de
n’avoir que des morceaux d’histoires sur ce qui s’était passé en Russie. Fin, je
venais  d’en  apprendre  un  petit  peu  plus,  une  pièce  supplémentaire  à  mon
puzzle, une pièce sombre qui venait expliquer un peu plus les changements de
ma femme. 
 
L’adrénaline qui traversait mon corps me donnait chaud, je pouvais sentir mes
veines  pulser  sous  ma  peau,  mon  cœur  battre  à  tout  rompre  sous  mes  côtes.
J’avais  besoin  d’oublier.  Elle  aussi.  Faire  l’amour  était  un  terrain  neutre,  nos
problèmes  allaient  toujours  être  là  après,  mais  là  tout  de  suite,  c’était  ce  dont
nous avions tous les deux envie. C’était un parfait moyen de faire redescendre
la pression. De la retrouver, de transmettre colère et amour sans avoir à dire un
seul mot. 
S’en était déjà trop, je la regardais comme si elle était ma proie et quand elle se
rapprocha de moi j’attrapais ses hanches, presque brutalement pour qu’elle ne
m’échappe plus. Elle m’appartenait ! Charlie retira son haut et j’eu l’impression
que  le  monde  autour  de  nous  disparaissait.  Il  n’y  avait  plus  qu’elle,  moi  et  ce
grand lit où je comptais lui prouver que je ne voulais pas utiliser une solution de
facilité  en  la  quittant.  Ma  belle  se  mit  sur  la  pointe  des  pieds  pour  venir
m’embrasser  et  sans  détour  elle  profita  de  ma  distraction  pour  défaire  les
boutons de mon jeans. Il ne m’en fallait pas plus pour que je la soulève du sol,
l’incitant  à  venir  enrouler  ses  jambes  fuselées  autour  de  moi.  Pendant  de
longues  minutes,  je  la  gardais  ainsi  contre  moi,  mes  mains  sous  ses  fesses
pour  la  soutenir  et  mes  lèvres  sur  les  siennes.  Mais  il  me  fallut  vite  plus,  je
voulais  sentir  sa  peau  sous  mes  doigts,  gouter  autre  chose  que  ses  lèvres
douces, alors je l’allongea sur le lit et avant de l’y rejoindre je pris une minute
pour lui retirer son jeans. Ma femme était magnifique et je ne manqua pas de la
détailler avant de venir recouvrir son corps du mien. 
 
J’avais  perdu  le  fil  du  temps,  je  ne  voulais  pas  le  retrouver.  Je  venais  de
m’allonger  à  côté  de  Charlie,  sous  le  drap,  et  je  tentais  tant  bien  que  mal  de
calmer  ma  respiration.  Makeup  sex.  Ca  nous  avait  fait  du  bien,  mais  déjà  je
recommençais  à  me  poser  des  questions  sur  la  Russie  et  sur  ce  qui  lui  était
arrivé là bas. Elle avait parlé de torture et de ne pas pouvoir respirer… J’avais
été dur avec elle. Trop ? Toutes ces questions, je n’arrivais pas à les chasser,
elles  me  bouffaient.  «  What  happened  in  Russia  Charlie  ?  »  Finis­je  par  lui
demander  en  l’attirant  contre  moi.  Je  voulais  qu’elle  puisse  se  sentir  en
confiance et non plus agressée comme un peu plus tôt. Nos peaux moites firent
quelques  ‘plop’  avant  que  l’on  ne  trouve  notre  position.  Seulement  elle  ne  se
lança  pas  tout  de  suite  et  comme  je  ne  voulais  surtout  pas  la  forcer  –  j’avais
bien vu ce que ça donnait – je pris la parole à sa place. « You barely spoke to
me since you came back… I know something went wrong. I don’t need all the
details, but I care about you and right now I feel helpless. I just want to make
you smile again. » En l’épousant, je m’étais engagé à la rendre heureuse et je
n’y  arrivais  plus  depuis  quelques  semaines.  J’enrageais  lorsque  je  la  voyais
silencieuse sur un coin du canapé à caresser la tête d’Asera sans but. Presque
sans vie. Nos balades en forêt, nos sorties cinéma, nos petits déjeuners au lit,
tout ça me manquait. Charlie me manquait. Elle était si différente de la femme
avec  qui  je  m’étais  imaginé  faire  mes  enfants…  Dire  que  je  lui  avais  balancé
que je ne voulais plus avoir d’enfants. C’était vrai, avec la personne qu’elle était
aujourd’hui je ne le souhaitais pas, mais je continuais de crever d’envie de me
faire réveiller dix fois par nuits par des pleurs de bébé. C’était contradictoire. 
 
« Keep in mind that I love you. » Murmurais­je le nez caché dans ses cheveux. 

 

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Charlie McPreston

YOU MAY STAY REVERENT !

 

 
 

 
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LOVE HER

Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Jeu 2 Fév ­ 1:30
 

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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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Paris, I Love You

DÉCONNEXION [ CHARLIE E. HARPER ]  

Pour la première fois depuis notre relation de couple mariés, je n’avais pas réussi
à faire face avec force à cette épreuve. Ce n’était pas tant garder les informations
à  l’écart  qui  était  difficile  car  nous  savions  tous  les  deux  que  dans  ce  corps  de
métier, le moins l’entourage savait d’information, le plus en sécurité il était. Cette
mission paraissait initialement être comme de nombreuses autres. 
Passer  pour  une  autre  personne  et  infiltrer  un  groupe  qu’il  s’agisse  de  groupes
armés, de dealers… tout avait été possible sans laisser une marque impérissable
derrière.  Mais  là,  c’était  différent  et  ne  serait­ce  que  la  nécessité  d’une  brève
hospitalisation  de  retour  aux  Etats­Unis  en  était  la  preuve.  Mon  suivi
psychologique également. Etre aussi proche de Charlie rendait plus compliqué le
fait de cacher ce qui m’était arrivé. 
 
Alors  depuis  plusieurs  semaines,  rien  n’était  plus  pareil  et  nous  le  savions.  Il
m’arrivait  d’être  là  sans  vraiment  l’être.  Ces  absences  et  moments  de  doutes.
Doutes  qui  finalement  me  concernaient  et  qui  se  répercutaient  sur  cette  vie  à
deux. D’ailleurs, on en revenait encore à ce même point de départ, lui et moi dans
cette  chambre  d’hôtel.  Paris  était  connue  comme  étant  la  ville  des  amoureux,  la
ville  des  lumières  et  pourtant  …  rien  ne  se  déroulait  comme  ça  aurait  du  se
produire. On devait se rapprocher et le contraire se produisait. J’avais évité de me
donner  en  spectacle  en  public  mais  il  était  clair  que  des  gens  attablés  à  ce  café
avaient détourné la tête vers nous lorsque j’avais quitté subitement la table. J’étais
éteinte en montant dans l’ascenseur. Affronter ce regard dur et plein de reproches
de mon mari était toujours aussi difficile à supporter.
Il  n’avait  aucune  raison  à  me  donner,  qui  justifierait  son  soutien  permanent,  son
amour inconditionnel à mon égard. J’avais l’impression de ne rien avoir de plus à
lui offrir pourtant. Sauf du sexe. Là, tout de suite. Le make­up sex. C’était l’une des
choses à laquelle on avait souvent eu recours dans notre vie. Ce soir en revanche,
la  dimension  était  comme  différente.  Plus  la  rage  s’emparait  de  nous,  plus  nous
nous  montrions  sauvages  l’un  envers  l’autre,  plus  la  démonstration  affective
prenait  de  l’ampleur  tellement  l’amour  et  la  colère  nous  habitait.  Les  deux
sentiments à la fois provoquaient des sueurs intenses. Comme les battements de
nos cœurs et les pulsions physiques. Les gestes étaient précis, on se connaissait
par cœur pour savoir comment atteindre le plaisir de l’un et de l’autre. La force de
McPreston  lorsqu’il  m’attrapait  contre  lui,  ses  mains  sur  mes  fesses,  ses  lèvres
s’égarant de mon cou à ma poitrine. J’aimais la brutalité du moment.
 
Quand  nous  faisions  l’amour,  rien  d’autre  ne  comptait.  On  était  seuls  au  monde.
Des mots éparses, des murmures, des gémissements et grognements. Ses mains
fortes  qui  bloquaient  mes  poignets,  ma  cambrure  qui  décuplait  le  plaisir  qu’il  me
donnait  à  chaque  mouvement  de  hanche.  Il  était  doué.  On  donnait  tout  ce  qu’on
avait et cette dispute, plutôt de la poursuivre par des mots, se manifestait par cet
amour à l’état brut. Si l’on avait des voisins de chambre, je pense qu’ils auraient
été forcés de nous entendre ­ sauf si les chambres étaient bien isolées ­ car ça n’a
pas que 10 minutes. A peine on reprenait le souffle que les câlins et la proximité
de nos deux corps nus faisaient qu’on recommençait, encore plus fort comme pour
faire  encore  mieux.  Quand  nos  regards  étaient  accrochés  on  savait  qu’on  tenait
l’un  à  l’autre  comme  si  l’on  avait  découvert  un  trésor.  Un  trésor  sur  lequel  notre
marque était faite, à jamais. Un trésor qu’on ne partagerait pour rien au monde et
que  l’on  chérissait.  Pour  la  nième  fois  je  mordais  ma  lèvre  inférieur  tout  en
refermant mes doigts sur le bas du dos de Charlie, laissant des marques preuves
de notre union. 
La  pluie  continuait  à  frapper  les  vitres  et  l’enseigne  ‘Amour’  projetait  sa  lumière
rouge sur la seconde fenêtre de la chambre. 
Une dernier orgasme, un dernier soupir. La bulle venait d’éclater et on retournait à
la  réalité.  Celle  qu’on  avait  délaissé  quelques  minutes  qui  étaient  devenues
heures.
 
Le  calme  était  retrouvé,  comme  un  bateau  qui  avait  affronté  une  tempête  et
rejoignait enfin des eaux calmes. Pour combien de temps ? Peu à peu le souffle
revenait, la respiration reprenait son rythme normal et les palpitations du cœur se
calmaient.  Il  n’avait  pas  oublié.  L’amour  ne  faisait  rien  oublier.  Simplement
pardonner.  Je  l’espérais  tout  du  moins  et  c’est  pourquoi  j’hésitais  à  me  livrer,
entièrement.  Mais  comment  avancer  si  cela  me  retenait.  Je  ne  voulais  pas  être
une nouvelle fois retenue par le passé comme ça m’était déjà arrivé. Il devait être
prêt  à  tout  accepter,  à  tout  entendre  de  moi.  Que  ça  soit  douloureux  ou  pas.
J’avais souffert et cela continuait encore.
Mon idée première était d’éviter de lui infliger ça mais, le devoir d’honnêteté devait
être pris en compte dans l’équation. « Do you really wanna know ? …. ». La voix
posée, basse, je continuais alors « … It’s probably gonna change everything and I
don’t want you to see me any other way… ». Evidemment qu’il allait me juger, me
voir différemment une fois tout dit. Ce dont j’étais sûre, c’était qu’il n’avait obtenu
aucun  détail  de  la  part  de  Wolfe.  Je  lui  avais  demandé  de  rester  sur  les  faits
connus par la police, sans être plus précis que ça. Lui était au courant. Charlie pas
encore. Etait­ce logique ? 
 
Je  soupirais  comme  pour  me  retenir  de  pleurer  en  pensant  à  cet  épisode  de  ma
vie.  Me  redressant  dans  le  lit,  je  quittais  le  contact  de  Charlie  pour  m’adosser
contre l’oreiller mis verticalement. « … Gosh I don’t know how to tell you this…. or
even  what  to  start  with…  I  don’t  remember  everything  but….  ».  La  parole  venait
doucement,  comme  si  l’on  racontait  une  histoire  à  quelqu’un  qui  a  besoin
d’assimiler chaque propos. Je ne pouvais pas tout dire en 2 minutes et même si je
le  voulais,  les  mots  sortaient  difficilement.  Il  m’avait  fallut  du  temps  pour  révéler
toute  l’histoire  à  mon  psy  qui  lui,  était  également  au  courant  et  m’avait  toujours
encouragé à en parler à McPreston, lorsque je me sentirais prête. Le problème est
que  je  n’étais  pas  prête.  Jamais.  Mais  j’étais  lancée  et  il  avait  le  droit  de
comprendre.  Mon  portable  vibrait,  il  était  posé  au  loin  mais  je  savais  que  je
recevais un message. Encore un. Cela me distrayait. 
 
« You know I had to get in this huge drug network out there right ? And you have
heard  a  little  about  the  Podolskaïa  and  how  hard  it  is  to  enter  their  group,  their
family…  ».  Ils  étaient  connus  pour  leurs  blanchiment  d’argent,  trafic  d’arme,
corruption, trafic de drogues, traitement des femmes et autres actes pourris. Nous
étions  parvenus,  il  y  avait  quelques  années,  à  venir  au  bout  de  Nikolaï  Sobolia,
une influence du réseau mais il restait encore d’autres têtes à avoir. Obtenir leur
confiance  impliquait  donc  avec  subtilité,  se  rapprocher  d’un  des  fils  qui  avaient
tous  entre  25­45  ans.  La  famille  était  grande  mais  le  fils  le  plus  proche  du  ‘big
boss’, Yakov était celui que j’avais approché. Homme influent, à la tête de bandes
organisées,  terreur  dans  son  milieu,  l’homme  avait  la  jeune  quarantaine,
énormément  de  sex­appeal  et  il  en  jouait.  C’est  comme  ça  que  j’avais  pu
l’approcher, en me mélangeant à ces prostituées qui ne le laissaient pas indifférent
près des clubs. Ce qui impliquait jouer le rôle jusqu’au bout, et pas qu’une fois. Me
rendre indispensable à ses yeux. Ce n’était pas prévu en plus. Une des membres
de l’équipe devait aborder ce rôle mais la peur l’avait envahie au dernier instant et
au risque de tout faire capoter, quelqu’un devait reprendre les choses en main et
prendre son rôle. Je m’en étais chargé pour le bien de la mission. Cet homme était
le talon d'Achille, et sa faiblesse : les femmes. J'en ai joué. « … j’ai du obtenir la
confiance  aveugle  d’une  des  têtes  du  réseau  et  toute  son  attention.  C’était  pour
approcher sa famille et être au plus près des affaires… ». Je ne regardais même
pas  McPreston  par  honte.  Il  était  grand  et  savait  très  bien  ce  que  j’avais  fait.
J’hésitais  à  poursuivre  pour  lui  donner  la  suite  de  l’histoire  mais  il  fallait  qu’il  me
donne  un  signe,  n’importe  lequel.  Le  feu  vert  pour  continuer  alors  que  j’essayais
de retrouver mes mots pour être la plus fidèle possible à l’histoire.

 

HERE YOU ARE SPEAKING TO

Charlie E. Harper

YOU MAY STAY REVERENT !

 

 
 

Fiche (c) Espe

 
.........................................
 
   

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18/07/2017

Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)

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DÉCONNEXION [ CHARLIE E. HARPER ]  

a lil' tenderness
©BE SID ETH EC R OC OD IL E

 
 

 

Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Sam 4 Fév ­ 15:58
 

 

 
L'instant de paix s'était effacé tout aussi vite qu'il était apparu. En moins d'une
seconde  et  avec  quelques  mots,  Charlie  avait  détruit  mon  monde.  Elle  avait
couché  avec  un  autre.  Pas  n’importe  quel  autre,  elle  s’était  offerte  à  Yakov
Podolskaïa  pour  une  stupide  mission.  Je  lui  en  voulais  d’avoir  accepté  de  le
faire,  je  lui  en  voulais  de  me  l’avoir  caché,  je  lui  en  voulais  pour  tellement  de
choses.  Elle  avait  couché  avec  un  autre…  Je  me  le  répétais  en  boucle  sans
comprendre comment elle avait pu en arriver là. « You had sex with him. » Je le
disais pour tenter de réaliser. Je n’y arrivais pas. Pourquoi avait il fallut qu’elle
aille si loin pour son job ? Ce n’était pas comme ça que ça fonctionnait. Et après
elle osait me dire qu’elle m’aimait plus que son boulot, c’était dur à croire. 
 
Mes poumons peinaient à faire leur boulot, j’avais l’impression de suffoquer, de
crever de chaud. J’avais besoin d’air, mais il n’y en avait pas dans cette pièce.
Elle était trop proche de moi pour que je puisse me sentir bien. Ne tenant plus,
je  lui  expliquai  rapidement  que  j’avais  besoin  de  sortir,    et  c’est  ce  que  je  fis
après avoir enfilé des vêtements.
 
Je n’en pouvais plus. Cette journée était de pire en pire. Charlie, dont je n’avais
pas  croisé  une  seule  fois  le  regard  depuis  son  aveu,  était  restée  silencieuse
pendant que je me rhabillais. Et maintenant que j’étais dehors, sous la pluie, je
ne  me  sentais  pas  mieux.  Une  tonne  de  questions  me  venaient  à  l’esprit.  Je
n’arrivais pas à penser clairement. Je connaissais pas cette ville et je ne savais
pas où j’allais, mais marcher me permettait de penser au calme. 
 
Charlie  était  ma  one  and  done,  malgré  ce  qu’elle  avait  fait,  je  savais
qu’éventuellement je finirai par la pardonner. Il me faudrait juste du temps. Puis
si elle n’était pas entièrement fautive, son boss n’aurait jamais du l’envoyer en
Russie après tout ce qu’elle avait traversé cette année, elle n’était pas capable
de réfléchir correctement face à une situation dangereuse. Par contre elle aurait
du  me  l’avouer  beaucoup  plus  tôt,  j’avais  l’impression  d’avoir  été  trompé  bien
au­delà de ce ça n’aurait du. Si je l’avais su, je n’aurais probablement pas fait
l’amour  avec  elle  aujourd’hui,  ni  les  autre  fois  depuis  son  retour  d’ailleurs.
J’avais  l’impression  d’avoir  touché  la  femme  d’un  autre.  Est­ce  qu’elle  avait
trouvé  son  compte  en  couchant  avec  ce  type  ?  Qu’est  ce  qui  me  disait  qu’il
n’était pas beaucoup mieux que moi ? Rien ! 
 
Ce  n’est  que  bien  plus  tard  que  je  revins  à  l’hôtel.  J’avais  déambulé  dans  les
ruelles  de  la  capitale  française  et  j’en  avais  profité  pour  passer  acheter  deux
trois  trucs  que  je  jugeais  nécessaires.  Mes  pensées  n’étaient  pas  toutes  au
claire, mais je ne pouvais pas la laisser toute la nuit seule car même si je lui en
voulais, je m’étais rendu compte qu’elle devait s’en vouloir elle aussi. Surement
plus  que  moi.  Je  fis  donc  le  chemin  inverse,  m’arrêtant  juste  pour  acheter  de
quoi grignoter ce soir – je ne voulais plus sortir, pas aujourd’hui en tout cas – et
je  retournais  à  l’hôtel.  Il  y  avait  quelques  personnes  qui  attendaient  pour  le
restaurant  de  l’hôtel  et  je  dus  les  contourner  pour  pouvoir  emprunter  l’escalier
qui montait au 4eme étage. Devant la porte, il me fallut un petit moment avant
de  trouver  le  courage  de  rentrer.  Charlie  était  là,  habillée,  je  ne  savais  pas  si
elle  était  sortie  ou  non,  en  tout  cas  j’étais  bien  content  qu’elle  soit  ici.  J’allais
pouvoir lui parler. Je me débarrassai de mes chaussures près de la porte avant
de poser le sac que je tenais sur le lit et la baguette sur la table qui occupait le
coin de la pièce. Je ne parlais pas, je ne trouvais pas les mots. Je m’enfermai
alors dans la salle de bain pour prendre une douche. Je voulais enlever toutes
traces de cette journée pourrie. Ma peau fut tellement frottée qu’en sortant de
là,  elle  était  rouge  vive,  presque  douloureuse  à  certains  endroits.  Je  m’en
moquais, oui, je remis un pyjama avant de sortir dans la chambre comme une
fleur.
 
« Can we talk ? » Il n’était pas extrêmement tard et pourtant j’étais épuisé. Je
m’assis  sur  le  bord  du  lit  et  je  lui  fis  signe  de  venir  s’assoir  à  côté.  Je  n’avais
plus croisé le regard de Charlie depuis son aveu et ça me faisait un peu peur de
voir ce qu’elle ressentait en ce moment. En fait je préférais rester dans l’inconnu
et lui dire tout ce que j’avais à dire au plus vite – oui, j’avais bel et bien envie de
parler –. « Je veux oublier tout ça. Savoir que tu as été avec un autre c’est… Je
t’ai pris la pilule du lendemain, juste au cas où il t’aurait laissé un truc, je sais
que c’est trop tard, mais quand même. Je ne veux pas que ça puisse arriver. »
Qui  sait,  avec  la  chance  que  j’avais,  dans  9  mois  elle  allait  pondre  un  petit
Russe et je l’aurais dans le baba. « Et faut que personne le sache. » Après ce
n’était  pas  comme  si  elle  allait  le  crier  sur  tous  les  toits.  «  C’était  ta  dernière
mission comme ça. Si tu veux repartir un jour, ça sera sans moi au retour. » Dis­
je en me penchant pour poser mes lèvres sur son front. Je ne voulais pas plus,
je n’avais pas l’impression de demander la lune.

 

HERE YOU ARE SPEAKING TO

Charlie McPreston

YOU MAY STAY REVERENT !

 

 
 

 
.........................................

 

 

LOVE HER

Sujet: Re: Paris, I Love You (PV Charlie McPreston)   Sam 4 Fév ­ 20:39
 

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