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molaire éléphant antique littoral gironde d raymond 2019 .pdf


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Les carnets

naturalistes
de Vendoire

Didier Raymond

Inédit - Paléontologie

Une portion de molaire d’Éléphant antique
« Palaeoloxodon antiquus »
découverte sur une plage de la côte médocaine
(Gironde)

Photo 1 : Portion de molaire d’Éléphant antique. Vue de la table. Grayant-et-l’Hôpital
(Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Préambule
La présence au Pléistocène de l’Éléphant antique ou Éléphant des forêts,
Palaeoloxodon antiquus, est attestée sur le littoral Atlantique français de la Bretagne au
Pyrénées, ce qui n’occulte pas sa présence plus loin dans les terres du bassin Aquitain
comme en Charente ou en Périgord par exemple (voir à ce sujet les travaux du Dr.

Pontier). Ce Proboscidien loxodonte (voir l’extrait plus loin) évoluait en « Europe » dans
un environnement et des conditions climatiques proches de celles d’aujourd’hui, si ce
n’est qu’il jouissait très vraisemblablement d’espaces forestiers beaucoup plus vastes, ce
type de milieu étant considéré comme son biotope habituel. On retrouve des vestiges
osseux, crânes etc. dans des contextes archéologiques, entrées de grottes et abris sous
roches fréquentés par des petits groupes humains au cours de la préhistoire. L’animal
était d’ailleurs chassé pour sa viande ainsi que pour la matière première osseuse
(défenses notamment) utilisée dans la confection d’outils. Ce sont, semble-il,
essentiellement les Néandertaliens, plus connus pour les « cultures » dont ils sont les
auteurs et qu’on nomme « moustériennes », qui côtoyaient les éléphants des forêts. Les
époques géologiques les plus favorables à cette espèce sont les périodes interglaciaires et
sans doute aussi les Interstades, épisodes de réchauffement plus brefs s’intercalant à
l’intérieur des Glaciations. Les grands mammifères suivaient les pulsations climatiques
progressives en changeant de régions géographiques pour pouvoir survivre. L’Éléphant
antique serait arrivé en « France » à partir de -250 000ans, correspondant à
l’Interglaciaire de Mindel-Riss ou de l’Holsténien, pour peu à peu « disparaître » au
début de la Glaciation de Würm il y a environ 80 000ans (GUADELLI 1996).
Nonobstant, des auteurs indiquent sa présence en « Europe » depuis la glaciation de
Günz il y a 1,2Ma (Hte.-Loire, datation K/Ar), ou plutôt à un de ses Interstades jusqu’à
la quasi fin de la dernière glaciation de Würm dans les régions géographiques les plus
tempérées (Portugal, 33 600ans Bp., datation C14). Ce sont surtout les grosses molaires
trouvées dans des contextes sédimentaires, comme les alluvions, qui signalent la
présence de ces Pachidermes. Sur la côte Atlantique, les vestiges paléontologiques de
Palaeoloxodon antiquus se rencontrent peu ou prou dans des dépôts d’anciennes lagunes
avec une présence récurrente de lignites indiquant un environnement doux / humide et
plus ou moins forestier. Les conditions qui ont initié la formation de ces lagunes seraient
également des indicateurs de hauts niveaux marins, voisins ou supérieurs à ceux
d’aujourd’hui, ponctués d’épisodes de petites régressions. Les retraits de l’océan auraient
permis le transport des sables éoliens en provenance de la plate-forme émergée, édifiant
les barrières hydriques qui ont favorisé les dépôts limoneux et tourbeux (SITZIA 2014).
La position chronologique des lagunes étant toujours discutée par les
sédimentologues, les paléobotanistes, les palézoologistes ou les géomorphologues quant
à savoir dans quelle période Interglaciaire les inclure, on ne sait pas avec certitude si le
paléoenvironnement porteur des découvertes correspond à l’Interglaciaire de MindelRiss (ou de l’Holsténien) ou à celui de Riss-Würm (ou de l’Éémien) plus récent d’une
centaine de milliers d’années. D’autre part, certains vestiges ont pu subir un ou plusieurs
transports, fluviatiles ou océaniques, durant des périodes qui n’apparaissent pas dans les
séquences sédimentaires, tous les évènements n’étant malheureusement pas enregistrés
par la géologie.

La trouvaille
Après ce préambule, venons-en à la trouvaille. Parcourant la dernière grosse baïne
non encore ensablée du secteur géographique situé entre Montalivet et Dépé sur la
commune de Grayan-et-l’Hôpital, j’ai cru voir de loin un morceau de bois fossile
silicifié, comme il en existe ça et là au milieu des graviers et galets rassemblés par la
houle dans les chenaux longeant la côte. L’objet dépassait du gravier sur le flanc Est du
chenal un peu au dessus des argiles dites du Gurp et avait certainement été remonté par
une vague avant la marée basse (coefficient 83, le 29/08/2019) (photo 7). La baïne en

question se forme souvent au milieu de l’estran, entre la marée la plus basse et la plus
haute. Il peut en également exister une de moindre importance sur le haut estran presque
au niveau de la falaise. Une fois pris en main, le fossile pressenti m’est vite apparu
comme étant un morceau de molaire d’Éléphantidé. J’étais évidemment au courant des
découvertes faites entre Soulac et le Gurp concernant l’Éléphant antique et j’avais cru
repérer l’année précédente un tout petit fragment de lame dentaire, près des blockhaus de
la commune de Vensac (RAYMOND 2019b). Mais cette fois-ci l’identification ne
souffre d’aucune difficulté contrairement à la précédente qui demeure hypothétique.

Description sommaire du fossile
Il s’agit très vraisemblablement d’une portion de molaire inférieure droite (M 3).
Seules 3 lames sont complètes au niveau de la table et à chaque extrémité de cette
dernière subsiste une partie de lame délitée (festons de l’émail) (photo 1). Le fossile a
une hauteur maximale de 115mm pour une largeur de 75mm (largeur de lame tronquée)
et une longueur de 67mm (incluant les 3 lames et les 2 parties tronquées) (mesures
effectuées à hauteur de la table). La fréquence des lames ne pouvant être mesurée sur
10cm comme il est d’usage pour calculer l’indice permettant de confirmer
l’identification, en prenant 5cm on obtient exactement 3 lames, ce qui porterait l’indice
de fréquence laminaire à environ 6, grandeur comprise dans la fourchette de 6 – 7 pour
l’espèce type Palaeoloxodon antiquus (voir notamment PONTIER, FRIANT…).
Concernant les autres détails voir l’extrait plus loin à « critères de l’espèce ». Chaque
lame complète mesure respectivement en partant de la plus large, 74mm, 70mm et
64mm. Les parties de lames restantes aux extrémités, respectivement 75mm (zone
antérieure de la molaire) et 56mm (zone postérieure de la molaire) (valeurs
approximatives compte tenu des usures dues au « roulage » par l’océan). Trois conduits
(racines) sont visibles du côté des racines, deux sont colmatés par un sédiment fin
couleur rouille (oxyde de fer), un est ouvert (1) et a une section elliptique de 11mm sur
5mm à l’endroit d’une cassure, soit à 67mm du sommet de la partie de lame qui devait
être irriguée (photo ).
(1) 1ère lame tronquée en partant de l’extrémité la plus étroite (zone postérieure)

La surface des plicatures (festons) de l’émail d’origine est abîmée par les chocs
dus au roulage, ces parties ayant une couleur claire (stigmates de brisures, écrasements)
alors que les rares extrémités des festons intactes ont un lustre et une patine brun-foncé à
noire (dépôts d’oxydes de fer, de manganèse (?) ou éventuellement de matière carbonée
provenant des lignites coiffant les argiles) (voir également les autres parties du fossile)
(observation à la loupe x 10). L’ensemble du fossile est très minéralisé par de la silice
(vraisemblablement) et de l’oxyde de fer. De la limonite terreuse s’observe à la surface
des lames dans les creux entre les festons (photo 1). Je n’ai pas fait de test de dureté pour
éviter de dégrader l’objet, mais il paraît silicifié. Je n’ai pas fait non plus de test de
densité qui s’avère trop souvent aléatoire.

Extrait
« I. Les Éléphants loxodontes
...
Les Loxodontes possèdent des molaires à croissance prolongée, dont les lames, peu
nombreuses, présentent des figures d'abrasion en forme de losanges : c'est cet aspect en
losange qui constitue le type «loxodonte». Au Pléistocène, une seule forme est

loxodonte, c'est l'Elephas antiquus Falc. qui caractérise surtout les périodes
interglaciaires, depuis la base du Pléistocène jusqu'à la 4° Glaciation (Glaciation de
Würm) exclusivement.
...
Molaires: critères de l'espèce.
1. L'étroitesse de la dent, par rapport à sa longueur et à sa largeur (hypsélodontie très
prononcée). Ceci contraste avec ce que l'on observe chez les principales espèces
d'Éléphant, dont les molaires sont moins hautes et plus larges : l'Elephas meridionalis
Nesti et l'Elephas primigenius Blum., en particulier.
2. La grande hauteur des lames : la hauteur d'une lame non usagée est plus grande que le
double de la largeur d'une lame sectionnée dans sa région moyenne.
3. Sur la face triturante, la présence de dilatations angulaires (sinus loxodontes) sur
chacune des faces, antérieure et postérieure, des lames dentaires (le sinus de la face
antérieure, aux molaires supérieures, et celui de la face postérieure, aux molaires
inférieures, représentant les tubercules intermédiaires de néoformation). Ici, les sinus
loxodontes ne deviennent bien visibles qu'à partir d'un certain degré d'abrasion: ils sont,
d'ailleurs, peu accusés.
4. L'extrême festonnement des lames d'émail. Ce festonnement, à l'opposé de ce qu'on
observe chez l'Elephas meridionalis Nesti, intéresse toute l'épaisseur de l'émail, comme
chez l'Elephas indicus L. actuel.
5. Un dernier caractère, c'est la tai11e : le rameau terminal de l'Elephas antiquus atteint
des dimensions gigantesques, qui semblent dépasser celles de tous les types du genre
Elephas. On a observé des M3 atteignant 42 cm, ce qui indique 48 cm, au moins, pour
les M 3 , toujours plus longues. La fréquente laminaire de ces types gigantesques n'est
plus un moyen de diagnose: elle atteint, à la partie moyenne, 4 sur 10 cm, comme chez
l'Elephas planifrons Falc. et Cautl.
...
Formule laminaire
D'apres K. A. VON ZITTEL pour le type normal...
Mt2

Mt3

Mt4

M1

M2

M3

3

3

5-7

6-8

8-11
---9-11

9-12
----10-12

12-13
-----12-13

15-20
-----16-21 »

(FRIANT 1959)

Provenance de la dent
La patine de la dent n’indique pas un séjour dans les argiles du Gurp qui sont
sensées contenir les vestiges d’Éléphants antiques dans ce secteur géographique (photos
1 à 6). On rencontre par endroits dans les baïnes des morceaux de conglomérats
(poudingue) arrachés à leur substrat ayant un aspect similaire noir ferrugineux. Par
ailleurs, pendant le séchage à l’ombre (séchage lent) de ces éléments provenant de
l’estran (dent comprise), se dégage une forte odeur entêtante de « poudre » peut-être due
au mélange de carbone, de sel et d’oxyde de fer (?) (L’oxyde de fer est omniprésent sur
l’estran – voir notamment les « tradins » (photo 20), suintements d’eau douce
ferrugineuse le long de la plage). Mais des affleurements d’argile montrent parfois une
couleur noirâtre (photo 8) (MARIONNAUD 1972) et il peut exister une continuité entre
le sommet de ces argiles et les premiers dépôts de lignites. En effet, Michel Vigneaux

(VIGNEAUX 1975), dans un tableau synthétisant le profil chronostratigraphique type de
la falaise entre Soulac et Le-Pin-Sec, indique une surface d’érosion s’intercalant entre les
lignites et les argiles verdâtres du Gurp. Des éléments stockés dans les baïnes peuvent
aussi provenir de la dérive littorale (toujours observée dans le sens Nord-Sud entre le
Gurp et Montalivet, là où je me rends souvent) ainsi que d’anciens épandages fluviatiles
immergés et remontés par l’action de la houle (voir notamment la carte des anciens lits
de la Garonne que j’ai publiée in : RAYMOND 2019q). Bien que l’extension des dépôts
d’argiles ne soit pas connue vers le large, il est possible d’imaginer un processus
d’érosion d’un ancien trait de côte puis un mélange et un transport d’alluvions
aboutissant à la situation observée actuellement. Dans les galets toujours concentrés sur
les argiles au milieu des baïnes on rencontre beaucoup d’éléments provenant d’alluvions
fluviatiles anciennes. On trouve aussi pas mal de gros galets d’origine calcaire, mais
parfois silicifiés, venant du substratum des formations pléistocènes et composés de
calcaires du Stampien. Par conséquent, tout ce matériel hétéroclite ajouté aux morceaux
de dalles siliceuses, grès divers, sables plus ou moins indurés, plaquettes de Calcédoine
roulées etc., a nécessairement une origine allochtone et se trouve au-dessus des argiles
par accident.

Autres questions
Quid de la présence de silex taillés et de leur contemporanéité avec les restes
d’Éléphants ? Même s’ils ne sont pas nombreux, les témoins d’une archéologie
préhistorique remontant au Paléolithique ancien, et surtout moyen, existent sur le littoral
médocain. Ce sont des indices ténus mais cette région ne bénéficie pas forcément de
recherches poussées allant dans ce sens.

Conclusion
Pour conclure, l’attribution chronologique des argiles du Gurp, puis des lignites, à
l’Interstade de Mindel-Riss ou de l’Holsténien parait en cohérence avec l’ensemble des
observations sur la genèse sédimentaire de la falaise côtière ainsi que sur les différentes
analyses paléobotaniques (SITZIA 2014). Mais il manque encore la preuve décisive
pour pouvoir l’affirmer. Les vestiges d’Éléphantidés loxodondes sont somme toute assez
rares sur le littoral Atlantique et même une découverte de moyenne ou faible importance
présente un intérêt pour la recherche. Aussi, le morceau de molaire d’Éléphant est à la
disposition des personnes spécialistes qui souhaiteraient l’étudier. Libre à elles de me
contacter sur les sites hébergeurs de cette note.

Photo 2 : Portion de molaire inférieure droite d’Éléphant antique. Vue du bord latéral
droit. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 3 : Portion de molaire inférieure droite d’Éléphant antique. Vue du bord latéral
gauche. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 4 : Portion de molaire inférieure droite d’Éléphant antique. Vue de la section
proximale (postérieure). Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 5 : Portion de molaire inférieure droite d’Éléphant antique. Vue de la section
distale (antérieure). Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 6 : Portion de molaire inférieure droite d’Éléphant antique. Vue du côté
des racines. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 7 : Vue d’une partie de la baïne de la plage d’Euronat. La molaire gisait à
droite sur le flanc Est. Sur cette image les galets qui glissent sur l’argile ont été
entraînés dans la nuit par la houle, plus au Sud (aval) et en haut de l’anti-dune.
Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 8 : Vue d’un affleurement d’argile bleue verdâtre avec une zone noire.
Baïne de la plage d’Euronat. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 9 : Vue en contre-jour d’un affleurement d’argile montrant la structure litée et
l’érosion due au mouvements des galets. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 10 : Surface craquelée et infiltrations d’oxydes de fer à la surface de l’argile.
Plage d’Euronat. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, juillet 2019).

Photo 11 : Des coquilles d’huîtres déposées sur un ancien estran sont visibles dans
les argiles du Gurp et indiquent une ancienne lagune saumâtre. Baïne de la plage
d’Euronat. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, août 2019).

Photo 12 : Détail de la photo précédente. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, août 2019).

Photo 13 : Détail de la photo précédente. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, août 2019).

Photo 14 : Autres dépôts d’huîtres à la limite de la marée basse (bas estran).
Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 15 : Sur le bas estran les argiles sont plus érodées et montrent aussi des
teintes brunes (présence de sables ?). Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 16 : Autre vue des argiles du bas estran, grosses plaques arrachées par
l’océan, perforations par des mollusques. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 17 : À certains endroits de la baïne de la plage d’Euronat les argiles ont une
stratification avec un pendage vers l’océan (voir la coupe de la falaise de Dépé in :
TASTET 1999). Grayant-et-l’Hôpital (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 18 : Idem photo 17, autre vue. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 19 : Lignite directement en contact avec les argiles du Gurp dans la baïne
de la plage d’Euronat. Il peut s’agir d’une souche d’arbre. Grayant-et-l’Hôpital
(Gironde) (phot. D. Raymond, juillet 2019).

Photo 20 : « Tradins » suintant au milieu des lignites, entre les blockhaus de
Vensac et la plage d’Euronat. Vensac (Gironde) (phot. D. Raymond, juin 2019).

Photo 21 : Il ne s’agit pas d’ailerons de requins mais d’un vestige d’une « frise antiaccostage » érigée à l’instigation des nazis, système de défense du mur de
l’Atlantique. Vers la plage d’Euronat. Grayant-et-l’Hôpital / Vensac
(Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2018).

Photo 22 : Détail du sommet d’un « cheval » de la frise précédente. Sorte de
trépied en béton fiché dans le sable ou l’argile. On peut parfois en observer pendant
les grandes marées. Grayant-et-l’Hôpital/Vensac (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 23 : Une algue du Genre « Calliblepharis », peut-être l’Espèce « ciliata » (?).
Baïne de la plage d’Euronat. Grayant-et-l’Hôpital (Gironde)
(phot. D. Raymond, sept. 2019).

Photo 24 : On peut parfois observer la Criste marine « Crithmum maritimum »
accrochée à un abrupt directement sur les sédiments graveleux de la falaise.
La plante, de la Famille des Apiacées (Ombellifères), pousse toujours dans la zone
d’influence des embruns. Vensac (Gironde) (phot. D. Raymond, sept. 2019).

Bibliographie
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VIGNEAUX M., 1975 – Guides Géologiques Régionaux – Aquitaine Occidentale.
Masson & CIE. Éditeurs. 223 p.■

Dernière publication de l’auteur
RAYMOND D., 2019r – Les carnets naturalistes de Vendoire. Documents. Deux photos
anciennes d’aviron sur une rivière de Charente (?). Chez l'auteur et édition numérique, 4
pages, 4 photos.
https://www.fichier-pdf.fr/2019/08/30/photos-anciennes-aviron-charente-carnets-draymond-2019/
https://www.pdf-archive.com/2019/08/30/photos-anciennes-aviron-charente-carnets-draymond-2019/
Achevé à Montalivet le 10 septembre 2019 – Mis en ligne sur les sites
www.fichier-pdf.fr et www.pdf-archive.com


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