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La Guilde

1

Index

II.  Les Écus
A.  Achat d’Écus
B. Formation
C. Partenariat

1  Un Projet d’Atelier Pluridisciplinaire et Participatif

III.  Un Creuset Profitable

I.  Un Atelier
A.  Un Espace de Création
B.  Une Source de Production
C.  Une Vie de Quartier

4
4
5

II. Pluridisciplinaire
A.  Une Croisée des Connaissances
B.  Une Attitude Responsable
C.  Une Volonté de Conservation

5
5
6

III. Participatif
A.  Un Cadre Démocratique
B.  Une Économie Participative
C.  Une Éducation Populaire

10
10
10

6
6
8

A.  Travail en Equipe
B. Pluridisciplinarité
C. Public

10
11
11

IV.  D’autres Horizons
A.  Vie de Quartier
B.  Premiers Clients
C. Assemblée

11
11
11
4 Témoignages

I  Les Fourberies d’Escarpin
Par Renart de Maupertuis

13

II  Votre Atelier ?
Par Votre Nom ?

14

2  Les Mécanismes de la Guilde

I.  Les Membres de la Guilde
A. Adhésion
B. Usufruit
C. L’Écu

9
9
9

II.  Le Comptoir
A.  Achat et Vente
B. Dépôt-vente 
C. Agent

9
9
9

III. L’Université
A.  Les Formations
B.  Statut de la Formation

9
9

3  Un Exemple de Fonctionnement

I.  Introduction dans la Guilde
A.  Situation de Départ
B. Adhésion
C.  La Réservation

10
10
10

2

3

Un Projet d’Atelier Pluridisciplinaire
et Participatif

savent rester attentifs. C’est le principe de la serendipité :
nombre d’inventions ont été faites par chance, certes,
mais il aura toujours fallu, à l’instar d’Alexander Fleming
découvrant la pénicilline, un homme pour transformer
une erreur en réussite.

O

C.  Une Vie de Quartier

Pd’artisans, et de bricoleurs en tous genres. Or ces
aris et sa proche banlieue sont un vivier d’artistes,

r notre contexte social et technologique actuel est,
par son efficacité à nous délivrer exactement ce que
nous désirons, un véritable frein à la serendipité. A
chaque fois qu’un moteur de recherche nous indique
exactement l’information que nous cherchons, à chaque
fois qu’une publicité est parfaitement adaptée à sa cible,
c’est autant d’errements propices à la création qui sont
abolis.

«Je n’aimerais guère vivre dans la Lune. Ça
m’embêterait de changer de quartier, tous les neuf
jours.»
Francis Blanche

métiers, ces passions sont très gourmandes en place et
en investissement. Peu d’habitants du Grand Paris sont
en mesure de jouir d’un atelier, voire d’un simple garage
pour assouvir leurs pulsions créatrices. De même,
beaucoup sont dans l’incapacité d’investir dans des
équipements onéreux pour un usage souvent unique.

N

ous voulons créer dans un esprit d’ouverture, c’est
pourquoi tous les efforts seront faits pour que le
public puisse accéder dans un cadre agréable au travail
des artisans et artistes en tant que spectateur mais aussi
en tant qu’acteur. Les combinaisons possibles avec les
maisons de quartier, les ateliers périscolaires, les foyers
et les médiathèques sont infinies dans ce cadre.

Cpartager un lieu convivial et d’investir en commun

’est à ces personnes que la Guilde s’adresse. Il s’agit de

dans des infrastructures inaccessibles aux particuliers.
La Guilde est un projet d’Atelier Pluridisciplinaire et
Participatif.

L

a réunion de plusieurs disciplines au sein d’un même
atelier est pour nous une notion fondamentale. De la
même manière que nous désirons voir nos spécialistes
côtoyer des amateurs, nous voulons que des mondes
différents
s’entrechoquent pour provoquer des
mélanges jusque là inédits.

Ede monter un salon de thé permettant de cristalliser

n fonction de la place disponible, nous envisageons

I.  Un Atelier

B.  Une Attitude Responsable

la notion d’hospitalité et de confort du lieu. Il doit
devenir un centre névralgique de la Vie de Quartier, clef
de voûte du tissu urbain et social. C’est à cette fin que
nous nous poserons aussi la question de l’événementiel
et de l’animation à une échelle locale.

A.  Un Espace de Création
«La créativité est contagieuse, transmettez là.»
Albert Einstein

Dil convient de se souvenir que l’épanouissement de
ans une société très attachée à des valeurs matérielles,

Don Quichotte, dessin de Gustave
Doré gravé par H. Pisan, Paris

chacun ne réside pas uniquement dans la possession
mais aussi dans la création. Les vicissitudes de la vie
ne permettent pas à tous d’exploiter ce potentiel. Nous
pensons que tous les outils permettant de pallier à cet
état de fait sont essentiels : c’est dans cet esprit que la
Guilde est née.

B.  Une Source de Production
«Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?»
Alphonse de Lamartine

U

n atelier réunissant des artistes et des artisans
maîtrisant des disciplines variées est un véritable
terreau pour la production d’objets, de meubles et
d’œuvres. Ainsi la Guilde n’est pas un projet uniquement
basé sur le divertissement, elle s’inscrit fermement dans
le tissu économique local.

Dnous savons que l’esprit créatif n’est pas acquis mais
epuis les travaux de l’éducateur Victor Lowenfeld,

inné et qu’il ne demande qu’à être mis en pratique pour
se développer. Nous sommes donc tous des membres
potentiels de la Guilde et pouvons prétendre à bénéficier
des bienfaits engendrés par une pratique régulière d’une
activité créatrice. La médecine et le développement
personnel se sont emparés depuis bien longtemps de
ces effets positifs dans le cadre d’un certain nombre de
thérapies et de programmes au nombre desquelles nous
comptons par exemple la musicothérapie ou la thérapie
par l’art dramatique.

“La vie est un voyageur qui laisse traîner son
manteau derrière lui, pour effacer ses traces.”
Louis Aragon

A

ujourd’hui de nombreuses initiatives visent à réduire
l’impact de l’homme sur l’environnement. Les
citoyens sont de plus en plus réceptifs à une écologie de
bon sens et au développement durable. La conception et
la diffusion de produits de qualité, faits par des artisans,
participe de cette dynamique. Nous nous situons à ce
point aux antipodes de l’obsolescence programmée
que nous associeront des ateliers de réparation à nos
ateliers de créations, à la manière des Repair Café qui
fleurissent dans la capitale.

II.  Pluridisciplinaire
A.  Une Croisée des Connaissances
«Le Hasard ne favorise que les esprits préparés.»
Louis Pasteur

Pconcours de circonstances ne profitent qu’à ceux qui
ar ces mots, Louis Pasteur nous rappelle que les

L

es manières de décliner la plus-value ainsi générée
sont nombreuses. Nous pouvons présenter les
productions des membres de la Guilde en son sein à la
manière d’un dépôt-vente. Ainsi les visiteurs intéressés
par le lieu peuvent y faire des acquisitions. Nous
pouvons aussi créer un comptoir à même de mettre en
relation les personnes désirant faire fabriquer un objet
avec les bons interlocuteurs artisans et artistes.

Nbonheur relaxant et hautement valorisant d’avoir

ous souhaiterions apporter à nos concitoyens le

créé quelque chose de leurs mains ou de leurs méninges.
C’est l’une des missions de la Guilde.

organes locaux tels que les Théâtres de Quartier ou les
musées. Ces partenariats pourraient leur permettre
d’obtenir des costumes et des décors produits au sein de
la Guilde à des tarifs préférentiels où bien même
gratuitement en échange d’autres services.

Evente. Nous comptons tisser des relations avec les

nfin le commerce ne se résume pas à l’achat et à la

4

5

D

C

e la même manière que nous désirons mêler des
disciplines et des statuts divers dans un même
creuset, nous mélangerons aussi le Slow Tech et le High
Tech. Le Slow Tech qui n’est pas à confondre avec du
Low Tech, est une manière responsable d’appréhender
la technologie. L’innovation est vitale mais il convient
de ne pas se laisser étourdir par celle-ci au dépends
de notions telles que le bien-être, l’écologie ou bien la
moralité. Le Repair Café est une bonne illustration de
ces principes.

i-contre, quelques exemples de bâtiments industriels
désaffectés dont les destins sont très différents. En
haut la fameuse Île Seguin au profil et à la situation
inimitable. L’usine Renault semble sortir littéralement
de la Seine. Cette dernière a été détruite il y a plus de
dix ans malgré les protestations. Au milieu, la gare des
Carbonnets, plus communément appelée gare Lisch
du nom de son architecte. C’est une ancienne gare
parisienne inscrite aux monuments historiques dont
le bâtiment a été déplacé en banlieue nord. Un comité
prône aujourd’hui sa réaffectation mais il continue à
dépérir. Enfin en bas, l’une des jolies gares surplombant
encore la petite ceinture de Paris. Ce qui fut autrefois
la gare de Charonne est désormais un joli théâtre de
quartier : la Flèche d’Or.

P

armi les différentes machines inaccessibles aux
particulier, nous trouvons les imprimantes 3D ainsi
que tout le matériel high tech. C’est une composante que
nous désirons confronter à l’artisanat. A la manière des
Fab Lab qui partagent beaucoup des valeurs que nous
défendons, nous désirons aussi évoluer dans la science
dure. Si je prends mon exemple : je suis un artisan du
cuir très attaché à la manufacture. Cependant, j’associe
souvent de l’électronique à mes créations (pour de
l’éclairage par exemple). De plus, je crée mes patrons
sous un logiciel de vectorisation. Il n’y a pas de réelles
frontières entre l’artisanat et la technologie.

III.  Participatif
A.  Un Cadre Démocratique
«La démocratie, c’est le gouvernement du peuple,
par le peuple, pour le peuple.»
Abraham Lincoln

P

C.  Une Volonté de Conservation

our la gestion de la Guilde, il nous a semblé évident
de choisir un statut complètement démocratique.
Bien qu’il existe quelques structures de sociétés
répondant à ce critère telles que les SCOP (Société
coopérative participative) nous avons jugé bon de
commencer par monter une association loi 1901.
Notre seul volonté d’enrichissement étant culturel, par
les connaissances, et structurel, par les services que
procurent la Guilde, nous n’avons pas besoin de créer
une société commerciale.

"On met plus de passion à obtenir ce qu’on n’a pas
qu’à conserver ce qu’on a.»
Stendhal

E

t nous le déplorons, étant archéologue, je suis très
sensible à la conservation du patrimoine matériel
et immatériel. En effet, je sais à quel point il est
malaisé de retrouver de vieux gestes par le truchement
de l’archéologie expérimentale. Il serait beaucoup
plus simple de ne jamais perdre ces derniers. C’est
ici qu’intervient la conservation du patrimoine
immatériel. En promouvant la transmission du savoir
artisanal et technique dans un contexte incitatif pour
les professionnels et les particuliers, nous œuvrons
pour la survie de connaissances séculaires.

A

utant profiter des facilités de connections avec
l’administration territoriale ainsi que des ficelles
extrêmement formatrices que les associations offrent
dans le cadre d’un apprentissage de la citoyenneté. A
l’heure des conseils de quartier et d’un renouveau d’une
véritable implication de l’habitant dans la vie politique
locale, toutes les occasions sont bonnes de réveiller le
réflexe démocratique. La Guilde participe de ce désir
par son statut et son projet.

Ddans cette volonté, nous aimerions que notre façade

e plus, afin de véritablement inscrire notre projet

témoigne de ce désir de conservation. En effet, au
nombre des possibilités de locaux, si nous le pouvions,
nous opterions pour une ancienne gare ou usine
désaffectée. Nous pourrions ainsi mettre nos talents en
pratique afin de restaurer et conserver vivant un témoin
du patrimoine industriel national. Nous ne croyons pas
à la conservation dans le formol, il faut que ces anciens
bâtiments vivent et vibrent d’une activité au diapason
de leurs anciennes fonctions.

B.  Une Économie Participative
«Uber, the world’s largest taxi company, owns
no vehicles. Facebook, the world’s most popular
media owner, creates no content. Alibaba, the most
valuable retailer, has no inventory. And Airbnb,
the world’s largest accommodation provider, owns
no real estate. Something interesting is happening.»
Tom Goodwin

6

7

A

notre modeste échelle associative, nous nous
inscrivons dans cette économie participative et
collaborative. Si sa naissance remonte aux travaux du
théoricien Michael Albert et de l’économiste Robin
Hahnel au cours des années 80, ce n’est qu’aujourd’hui
qu’elle vit un véritable essor. La propriété ne semble
plus être une condition sinequanone de la réussite. C’est
notre vision.

du principe d’Éducation Populaire. Que ce soit à des
enfants dans le contexte des ateliers périscolaires ou
bien à des adultes qui ont besoin de se trouver une
nouvelle voie nous mettrons en place des ateliers de
découverte ainsi que de véritables stages de formation
et de perfectionnement.

Dd’apprentissage de la citoyenneté, nous embrassons
ans un contexte de développement social et

É

quitable dans son mode de rémunération basé
sur le travail et non sur le statut, solidaire dans le
partage de la connaissance et l’entraide, diverse dans ses
disciplines ainsi que ses approches, autonome dans sa
gestion par la vie associative : La Guilde réunit toutes
les composantes d’une véritable économie participative
et collaborative selon ses créateurs.

les valeurs de l’empowerment. Il est temps de donner
aux citoyens les moyens d’avoir un impact sur les
politiques qui les concernent.

Les Mécanismes de la Guilde
I.  Les Membres de la Guilde

II.  Le Comptoir

A.  Adhésion

A.  Achat et Vente

P

L

our devenir un membre de la Guilde, il suffira d’être
un membre de l’Association du même nom. Le cout
à l’année de cette adhésion devra rester modique. Bien
sur, nous calquerons les statuts de la Guilde sur ceux des
Associations reconnues d’utilité publique. L’adhésion
sera donc synonyme de participation aux assemblées
générales ordinaires et extra-ordinaires.

es membres bénéficieront de plusieurs possibilités
lorsqu’il s’agit d’opérer des transaction avec la Guilde.
Elle peut décider d’acheter un objet à un membre afin
de le mettre en vente. L’artisan peut donc vendre à la
Guilde un objet afin d’obtenir de l’argent, ou bien, des
écus.

B.  Dépôt-vente

Ldes infrastructures sera décidé par vote afin d’investir
a participation à celles-ci est essentielle puisque l’achat

C.  Une Éducation Populaire

U

n Membre peut aussi décider de mettre un objet en
dépôt vente dans les locaux de la Guilde. Si le comptoir
juge que l’objet mérite d’être exposé, il procédera à la
mise en exposition. Dans le cas d’une vente, la Guilde
touchera une commission.

dans des outils profitant au plus grand nombre. Peutêtre que pour ces votes de budget en particulier, un
suffrage dont les bulletins sont pondérés par les heures
d’usage de l’atelier seront à envisager.

“Ça coûte vachement cher les études ! Et pourtant,
moi je faisais gaffe. J’étais un de ceux qui étudiait
le moins.”
Coluche

B.  Usufruit

U

ne association prônant la conservation et
l’acquisition de connaissances issues de l’artisanat ou
de la technique hors des sentiers académiques répond

C.  Agent

Êl’atelier gratuitement. Seules les réservations seront Dcomptoir pour faire une commande où demander
tre membre de la Guilde signifie avoir accès à

e la même manière, un visiteur peut s’adresser au

payantes. Ainsi, tant que l’espace n’est pas pleinement
occupé, personne ne paye plus que son adhésion. Ce
système arrange les usagers sans emploi par exemple
qui peuvent accéder à l’atelier sans surcoût pendant les
heures creuses.

un devis sur la fabrication de quelque chose. Si le
Comptoir met avec succès en relation le visiteur et un
artisan la Guilde touche là aussi une commission.

III.  L’Université

S

A.  Les Formations

i la Guilde était victime de son succès (ce dont je ne
doute pas) nous ne souhaiterions pas que l’argent
soit un facteur limitant. Il sera donc possible de payer
la Guilde en nature via le comptoir et une monnaie
virtuelle.

D

ans le cadre de notre velléité d’échanger, de
conserver et de créer du savoir, nous envisageons
bien sur d’organiser des formations au sein de la Guilde.
Celle-ci peuvent prendre bien des formes :

C.  L’Écu

»»
»»
»»
»»

C

ompte tenu de la multiplicité des types d’échanges
entre le public, la Guilde et ses artisans, nous
pensons que l’établissement d’une monnaie virtuelle
sera préférable. Elle servira aux membres à acheter des
services à la Guilde telles que les heures de réservation
d’atelier. De son côté la Guilde pourra rémunérer ses
membres de cette façon. A terme, les seuls échanges en
Euro entre les membres de la Guilde et cette dernière
devraient être l’adhésion à l’association et les achats
d’Écus.

8

Cours particuliers
Ateliers thématiques
Ateliers libres
Colloques inter-disciplinaires

B.  Statut de la Formation

Sce cas il peut payer la réservation de l’atelier avec ses

oit la formation est une initiative de l’enseignant, en

propres écus. Soit il s’agit d’une initiative de la Guilde.
Dans ce second cas, la Guilde rémunère l’enseignant et
elle s’occupe de facturer les élèves. Si les élèves sont euxaussi membre de la Guilde, ils peuvent bien évidemment
payer les cours avec leurs écus.

9

Un Exemple de Fonctionnement

D

ans le cadre de cet exemple, les taux de conversions
et les tarifs sont fixés arbitrairement à des fins de
présentation. Ces données seront susceptibles de
changer à la création de l’association pour des raisons
de collégialité des prises de décision.

I.  Introduction dans la Guilde
A.  Situation de Départ

Jme permet de vendre le fruit de mon travail. Je
e m’appelle Tristan et j’ai une auto-entreprise qui

suis autodidacte dans le travail du cuir et ce qui a
commencé comme un hobby est devenu un revenu
d’appoint. Je désire désormais m’atteler à des pièces plus
ambitieuses qui me demandent plus de place. En effet,
je travaille dans mon salon et ma femme supporte avec
une patience d’ange une situation qui me semble en
fait particulièrement envahissante. Ma table basse qui
convenait pour la confection de ceintures et de menus
objets n’est pas viable si je désire fabriquer de grandes
pièces.

B.  Adhésion

JCette

e décide donc de devenir un membre de la Guilde.
dernière est desservie par le métro et je
peux donc m’y rendre facilement. A l’accueil, on
m’explique que la prochaine assemblée extraordinaire
concernant le budget a lieu dans deux mois et qu’une
adhésion aujourd’hui me permettrait d’y participer.
Je ne sais pas encore ce que ça veut dire mais je paye
les 20€ d’adhésion à l’année. On m’explique que je suis
désormais un membre à part entière de la Guilde et que
si les locaux sont disponibles j’y ai un accès complet. On
me suggère d’acheter des à présent des Écus, la monnaie
du lieu, mais je me dis que j’ai le temps.

C.  La Réservation

M

es premières sessions de travail à l’Atelier sont très
agréables. D’autres artisans présents me conseillent
et me font progresser. Il n’y règne pas une ambiance de
compétition. Malheureusement, j’ai gardé mon travail
à temps plein et suis donc obligé de venir aux heures
pleines. Ce qui est positif en terme de convivialité pose
un problème à ma cinquième venue lorsque la Guilde
s’avère complète et que je ne peux donc travailler. Je
profite de cette déconvenue pour aller boire un thé
au salon de la Guilde. On m’y explique que pour les

périodes d’affluence, il vaut mieux réserver avec des
Écus. Je comprends alors l’intérêt de ces derniers.

II.  Les Écus
A.  Achat d’Écus

J

’achète donc un premier lot de cette monnaie
virtuelle et pour un temps je peux donc jongler en
profitant des lieux lorsqu’ils sont disponibles et en
réservant un emplacement lorsque je pense qu’il y aura
surpopulation. J’ai calculé que je paye à peu près 7€
pour une heure de travail. Mais puisque je ne paye pas
lorsqu’il n’y a personne ce prix est divisé d’autant.

B.  Formation

Jperfectionnement dans le «repoussé», une technique

un contexte médiéval mais le Théâtre l’a spécifiquement
demandé pour des raisons pratiques. Dans mon salon je
le faisais au marteau, une technique qui se serait révélée
fort fastidieuse vu le nombre.

B.  Pluridisciplinarité

Ale métal nous observe et au bout d’un moment, il

lors que nous travaillons, un artisan spécialisé dans

ne peut s’empêcher de nous suggérer quelque chose. Il
nous explique que l’on peut coudre du cuir sur une pièce
d’armure en métal. Nous n’en avions aucune idée. Le
lendemain il nous amène un exemple. Sa pièce est une
copie magnifique d’un canon d’avant-bras du Rohan
ayant servi dans le film «Le Seigneur des Anneaux».
Effectivement, en perçant le métal au même rythme
que le cuir, on peut coudre ce dernier dessus pour un
rendu très qualitatif. Nous n’avons pas les moyens de le
faire pour toutes les armures mais nous utilisons cette
technique pour celle du capitaine de la pièce de Théâtre.

C.  Public

e me laisse tenter à payer une formation de

de décoration du cuir. Cette dernière me coute tous mes
Écus restant mais je ne regrette aucunement. J’apprends
avec un artisan que je connais et qui s’affranchit de tout
académisme. Je fais un sacré bond en compétence en
profitant de l’expérience de l’enseignant. Nombre de
petits trucs qu’il nous délivre n’étaient pas écris dans
les livres et étaient absent de tous les tutoriaux que j’ai
consulté sur le net.

C.  Partenariat

Lla Guilde cherche des gens pour travailler sur des

’enseignant m’explique alors que le Comptoir de

costumes. Le Théâtre de Quartier monte une pièce
médiévale et ils n’ont pas les moyens pour payer rubis sur
l’ongle les armures de cuir nécessaires. Un partenariat
s’est donc créé et le Comptoir rémunère des artisans en
cuir avec des Écus et des places de Théâtre. Je me dis
que c’est un bon moment pour faire un peu plus partie
de la dynamique de la Guilde. Je m’inscris.

III.  Un Creuset Profitable
A.  Travail en Equipe

G

râce à ce travail, je renouvelle mon stock d’Écus
et donc mon accès à l’Atelier de la Guilde. De plus
j’apprends le travail en équipe puisque nous sommes
plusieurs sur le projet, dont mon enseignant. J’acquiers
plus de savoir tant social que technique. Les armures
sont fermées avec des laçages. Je bénis alors la presse qui
sert à installer les œillets. Ils ne sont pas historiques dans

10

Nélèves accompagnés par leur instituteur étaient là
ous avons reçu la visite d’une classe de CM2. Des

dans le cadre des ateliers périscolaire. L’objectif est une
sensibilisation et pourquoi pas la création de vocation.
Je suis très satisfait de voir que quelques-uns semblent
fascinés, par l’armure du capitaine en particulier. Ils
ne tarissent pas de question et tous les artisans ont
l’occasion de répondre pour partager leur passion. Tout
ceci me donne l’envie de créer moi même des animations
sur ce thème. Je suis sur qu’il doit être possible pour des
élèves de CM2 de créer des objets en cuir simple.

IV.  D’autres Horizons
A.  Vie de Quartier

J

’ai eu le plaisir d’assister à la pièce de théâtre aux
costumes de laquelle j’ai participé. J’ai gagné trois
places dans le cadre de ma rémunération pour les
armures de cuir et j’ai pu y amener ma femme et sa
meilleure amie. Nous avons passé un excellent moment
et avons sympathisé avec le staff du Théâtre et les
acteurs. Nous trouvons le Quartier fort populaire et
agréable, l’envie de nous y installer nous vient assez
naturellement.

B.  Premiers Clients

Là l’origine des costumes me parle d’un film à petit
’un des acteurs, ayant compris que j’étais en partie

budget dans lequel il allait tourner. Les costumes sont à
la charge des acteurs mais il a toujours rêvé de posséder

une armure sur mesure en cuir. Quelques jours après,
le Comptoir de la Guilde m’apprend que l’acteur l’a
contacté pour la réalisation de l’armure. Nous prenons
rendez-vous : Il me présente son projet, m’indique son
budget et je prends ainsi ma première grosse commande.
Puisque le Comptoir a servi d’intermédiaire, et pour
rémunérer la Guilde pour avoir rendu ces connections
possibles, je lui reverserai avec plaisir un pourcentage
du tarif annoncé.

C.  Assemblée

C

ela fait déjà deux mois que j’œuvre à la Guilde et
la date de l’Assemblée Générale Extraordinaire de
Budget est imminente. Je m’y rends joyeusement et
observe une pratique de la démocratie directe. Sans
le savoir l’un de mes votes sera décisif. Je n’avais pas
compris que mon utilisation assez intense de l’Atelier
pour des commandes personnelles ainsi que pour les
armures de cuir avaient pondérée très positivement
mon vote. La prochaine machine qui sera achetée par la
Guilde sera une presse à motif destinée au cuir et je n’y
suis pas pour rien.

11

Les Fourberies d’Escarpin

Renart de Maupertuis

-- Bonjour Renart de Maupertuis.
-- Bonjour, énigmatique conglomérat.
-- Pouvez-vous me décrire quel est votre métier/hobby/
passion/apostolat/sacerdoce ? Rayez la mention inutile.
-- Bien sur, je travaille le cuir. Je ne fais que des pièces sur
mesure, j’ai donc pas mal de patronage à effectuer. Ma
spécialité c’est la décoration et la gravure sur ce support.
Il peut m’arriver occasionnellement de faire des objets en
bois et de toucher à l’électronique pour des commandes
particulières.
-- Et dans quel cadre l’exercez-vous ?

Témoignages

-- Cette passion m’est venue lorsque, par économie, j’ai
décidé de faire mes propres articles en cuir. Je me costume
souvent dans le cadre de la reconstitution historique et
les prix pratiqués sont prohibitifs. J’ai appris tout seul
et très vite, mes amis ont commencé à me passer des
commandes. J’ai maintenant une auto-entreprise et j’ai
baptisé mon activité : «Les Fourberies d’Escarpin.»
-- Avez-vous un problème de place ?
-- J’ai un gigantesque problème de place. Afin de manipuler
des peaux, il faut une grande table, du genre de deux
mètres sur trois pour être confortable. Or je suis plutôt
enclin à travailler sur des tables basses de salon. Ce n’est
bon ni pour mon dos ni pour mes projets. Cependant, au
prix de Paris, je n’ai jamais eu les moyens de me créer un
atelier.
-- Vous manque-t-il de l’équipement ?
-- Oui il manque toujours de l’équipement, mais j’ai la
chance de surtout travailler avec des petits outils. Il y a
des machines onéreuses qui simplifient la vie, c’est sur :
Des presses à motif pour les ceintures, des machines
pour installer les rivets, voir même une refendeuse (une
machine qui amincit le cuir), soyons fou. Mais en ce qui
me concerne, c’est surtout la place qui fait défaut.
-- Est-ce que le principe de la Guilde vous séduit  ? Et
Pourquoi ?

12

-- Oui, beaucoup. En fait j’aurais quand même mauvais
jeu de dire le contraire puisque, étant l’auteur de ce

document, je suis en train de m’auto-interviewer. Pour
autant je suis très confiant dans ce projet qui est dans
l’air du temps. Il combine le savant mélange de réalisme
et d’utopie qui définie mon cadre de travail idéal. J’ai
envie de pouvoir échanger, produire, créer et passer un
bon moment dans un seul et unique endroit. J’ai goutté
au principe des ateliers communautaires à l’etablisienne à
Nation. Cet atelier est principalement orienté vers le bois
mais il partage beaucoup des valeurs que je défend dans
la Guilde. De plus étant archéologue de formation, j’ai
une profonde envie de m’atteler à la réfection d’un vestige
du patrimoine industriel trop souvent sous-évalué. Je suis
sur qu’il est possible d’en faire un bouillon de culture aux
allures élégantes. Je ne suis pas friand du look grunge de
tout ce qui touche actuellement au participatif et à la
récupération. Je veux du beau, je veux de la qualité et je
ne veux pas vendre mon âme pour l’obtenir ou le créer.

13

Votre Atelier ?

Votre Nom ?

-- Votre réponse.
-- Est-ce que le principe de la Guilde vous séduit  ? Et
Pourquoi ?
-- Votre réponse.

-- Bonjour Monsieur.
-- Votre réponse
-- Pouvez-vous me décrire quel est votre métier/hobby/
passion/apostolat/sacerdoce ? Rayez la mention inutile.
-- Votre réponse.
-- Et dans quel cadre l’exercez-vous ?
-- Votre réponse
-- Avez-vous un problème de place ?
-- Votre réponse
-- Vous manque-t-il de l’équipement ?

14


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