TeamHonorsV .pdf

File information


Original filename: TeamHonorsV.pdf

This PDF 1.4 document has been generated by LaTeX with hyperref package / dvips + GPL Ghostscript 9.21, and has been sent on pdf-archive.com on 23/08/2020 at 09:15, from IP address 91.162.x.x. The current document download page has been viewed 325 times.
File size: 6.2 MB (435 pages).
Privacy: public file


Download original PDF file


TeamHonorsV.pdf (PDF, 6.2 MB)


Share on social networks



Link to this file download page



Document preview


LE RECAP’ DE LA SAISON NFL 2019-2020
Par P.G. pour

Table des matières
INTRODUCTION

4

1 Les
1.1
1.2
1.3
1.4

Trophées en Bois
Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14) .
Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)
Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1) . . .
New York Giants (3e NFC East / 4-12) . .

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

2 Les
2.1
2.2
2.3
2.4
2.5
2.6

Trophées en Plomb
Miami Dolphins (4e AFC East / 5-11) . . .
Los Angeles Chargers (4e AFC West / 5-11)
Carolina Panthers (4e NFC South / 5-11) .
Arizona Cardinals (4e NFC West / 5-10-1)
Jacksonville Jaguars (4e AFC South / 6-10)
Cleveland Browns (3e AFC North / 6-10) .

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

62
. 63
. 76
. 89
. 102
. 115
. 128

3 Les
3.1
3.2
3.3
3.4
3.5
3.6

Trophées en Fer
New York Jets (3e AFC East / 7-9) . . . . .
Oakland Raiders (3e AFC West / 7-9) . . . .
Indianapolis Colts (3e AFC South / 7-9) . . .
Tampa Bay Buccaneers (3e NFC South / 7-9)
Denver Broncos (2e AFC West / 7-9) . . . . .
Atlanta Falcons (2e NFC South / 7-9) . . . .

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

.
.
.
.
.
.

141
142
155
168
181
194
207

4 Les
4.1
4.2
4.3
4.4

Trophées en Bronze
Dallas Cowboys (2e NFC East / 8-8) . . .
Pittsburgh Steelers (2e AFC North / 8-8)
Chicago Bears (3e NFC North / 8-8) . . .
Los Angeles Rams (3e NFC West / 9-7) .

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

220
221
234
247
260

5 Les
5.1
5.2
5.3
5.4

Trophées en Argent
Philadelphia Eagles (1er NFC East / 9-7 / 0-1) . .
Buffalo Bills (2e AFC East / 10-6 / 0-1) . . . . . .
New England Patriots (1er AFC East / 12-4 / 0-1)
New Orleans Saints (1er NFC South / 13-3 / 0-1) .

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

273
274
287
300
313

2

.
.
.
.

.
.
.
.

9
10
23
36
49

3

6 Les
6.1
6.2
6.3
6.4

Trophées en Or
Minnesota Vikings (2e NFC North / 10-6 / 1-1) .
Houston Texans (1er AFC South / 10-6 / 1-1) .
Seattle Seahawks (2e NFC West / 11-5 / 1-1) . .
Baltimore Ravens (1er AFC North / 14-2 / 0-1) .

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

.
.
.
.

326
327
340
353
366

7 Les Trophées en Diamant
380
7.1 Tennessee Titans (2e AFC South / 9-7 / 2-1) . . . . . . . . . . . . . 381
7.2 Green Bay Packers (1er NFC North / 13-3 / 1-1) . . . . . . . . . . . 394
8 Les Trophées en Platine
407
8.1 San Francisco 49ers (1er NFC West / 13-3 / 2-1) . . . . . . . . . . . 408
8.2 Kansas City Chiefs (1er AFC West / 12-4 / 3-0) . . . . . . . . . . . 422

4

INTRODUCTION
A la place du NFL Honors Show qui a lieu la veille du Super Bowl, Latest présente donc les NFL Team Honors, où chaque club décerne ses trophées en interne
pour la saison ! Bon, en fait on s’en charge pour eux, vu qu’ils sont actuellement
tous partis en vacances, et on en profite pour ”récompenser” aussi les plus mauvais.
Les prix décernés sont :

Récompensant le meilleur joueur de l’équipe.

Récompensant le joueur de l’équipe le plus efficace et dont on ne parle pas assez.

Récompensant le meilleur joueur offensif de l’équipe.

Récompensant le meilleur joueur défensif de l’équipe.

Récompensant le meilleur rookie de l’équipe.

5

”Récompensant” la personne ayant fait le plus de tort à l’équipe. La définition de
”tort” peut être multiple : quelqu’un qui n’a pas du tout donné satisfaction, un gros
bust confirmé, un joueur qui a connu une saison étonnamment mauvaise, un coach
aux fraises, un dirigeant ayant pris de mauvaises décisions, et parfois cela peut servir
de deuxième Worst Unit Of The Year...

Récompensant la meilleure unité de l’équipe. Unité peut aussi bien vouloir dire
une unité classique (comme la ligne offensive, les Linebackers, les receveurs, etc)
comme un secteur de jeu particulier (le jeu aérien, le pass-rush, etc).

”Récompensant” la pire unité de l’équipe.

L’ancien Kuro FA Award Of The Year, récompensant la meilleure acquisition en
Free Agency de l’équipe. Il est possible que cela dépasse du strict cadre de la FA
pour englober toute l’intersaison.

”Récompensant” la pire signature en Free Agency de l’équipe.

Récompensant le meilleur moment de la saison de l’équipe. En général, cela
représente un match ou une série de matchs.

”Récompensant” le pire moment de la saison de l’équipe.

6

Et maintenant, que la cérémonie commence... après un petit message de votre
tour guide !

Présentation d’une cérémonie

Le Season Review démarre par un entête afin de placer le contexte ; suivent le
nom de l’équipe, son classement de division et ses bilans en saison régulière ainsi
qu’en playoffs (si playoffs il y a eu).

Les prévisions de Madame Soleil

Pour plus d’authenticité, elles sont écrites avant le début de la saison ; les plus
perspicaces reconnaı̂tront les Season Previews (les ”4 à la suite”).

La saison

Un récapitulatif de la saison sous forme de tableau, coloré selon le résultat du
match. Les lettres utilisées dans la colonne ”Détails” sont explicitées dans la section
suivante.

Le bilan de saison régulière

Ou plutôt, ”les bilans” de la saison régulière, découpés par différents critères ;
certains font référence aux lettres de la colonne ”Détails” du tableau précédent.
Tous s’expliquent d’eux-mêmes, sauf le bilan en dernier quart-temps qui inclut quatre valeurs - W, L, TT et TL :

7

• W = Wins : le nombre de victoires acquises en dernier quart-temps (l’équipe
l’a emporté en étant menée ou à égalité au début de la dernière période).
• L = Losses : le nombre de défaites concédées en dernier quart-temps (l’équipe
a perdu en menant ou étant à égalité au début de la dernière période).
• TT = Ties Trailing : le nombre de prolongations arrachées à l’adversaire
(l’équipe est allée en prolongations après avoir été menée au début de la
dernière période).
• TL = Ties Leading : le nombre de prolongations concédées à l’adversaire
(l’équipe est allée en prolongations après avoir mené au début de la dernière
période).

La réalité

La remise des récompenses (enfin !). Les statistiques sont celles de la saison régulière, playoffs non inclus, sauf indication contraire. Elles proviennent de NFL,
ESPN, FOX, TeamRankings, FootballDB, FootballOutsiders, et quelques-unes compilées par LatestHuddle. Voici la significations de certains termes spécifiques :
• Pick-6 et Strip-6 : le premier terme désigne une interception d’un défenseur
(INT) remonté jusqu’au touchdown, le deuxième un fumble retourné jusqu’au
touchdown (qui peut donc être défensif ou offensif) ;
• QB Hit : un défenseur entre en contact avec le Quarterback au moment ou
peu après la passe, une autre manière d’influencer l’action ;
• Pressions : sacks + QB Hits, l’impact véritable d’un pass-rusher ;
• Run stuff : un défenseur plaque un coureur pour une perte de terrain ;
• Plaquages à perte : run stuffs + sacks ;
• Big play : une action offensive (passe ou course) de 20+ yards.
• Homerun : une action offensive (passe ou course) de 40+ yards ; les homeruns sont donc inclus dans les big plays.
• Situation de Goal-To-Go : 1st & Goal, 2nd & Goal, 3rd & Goal et 4th &
Goal ; les actions où on s’attend à ce que l’équipe marque.

Le futur

Cette section liste le calendrier de la prochaine saison, coloré selon les résultats
de l’adversaire l’année précédente, avec quelques statistiques. Parmi elles se trouvent
deux qui méritent précision.

8

• La distance totale théorique de voyage est la somme des distances de
stade à stade pour tous les matchs d’une équipe à l’extérieur. Elle est ”théorique” car elle ne prend pas en compte un possible hébergement à l’extérieur
s’il y a une série de matchs dans les environs ; c’est plus un ordre de grandeur.
• La différence totale de jours de repos entre les matchs est la somme
des différences de jours de repos sur toute la saison entre une équipe et ses
adversaires avant chaque match, ce qui est une mesure de plus de la difficulté
d’un calendrier. Exemple :
⋄ A joue le jeudi de la Week 10, B le dimanche de la Week 10.
⋄ A rencontre B le dimanche de la Week 11.
⋄ De fait, A possède +3 jours de repos par rapport à B, son adversaire de
Week 11 (vendredi + samedi + dimanche).
⋄ B a donc -3 jours de repos par rapport à A, son adversaire de Week 11.
⋄ On fait ensuite la somme de ces différences sur tous les matchs de la saison
pour chaque équipe. De fait, si vous avez une différence positive, cela veut
dire que vous aurez au total plus de jours de repos que vos adversaires
avant vos rencontres directes ; c’est évidemment une tendance globale plus
que la vérité d’une semaine donnée.

Chapitre 1

Les Trophées en Bois
Parce que vous pensiez que les trophées seraient tous en or ? Que nenni, ils sont
en fonction du niveau de l’équipe cette saison. Et logiquement, on commence avec
les trophées en bois pour les équipes en... bois. La NFC East est “fière” d’envoyer
deux équipes sur quatre, avec l’autre équipe d’Ohio et Detroit qui semble aller dans
la mauvaise direction.

10

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

1.1

Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

Adieux à un franchise QB, Acte I

Le tigre n’a que neuf sous-espèces et trois ont déjà disparu ; espérons que le tigre
du Bengale ne rejoigne pas la liste car cette saison l’a sévèrement malmené. Quasiment rien n’est allé dans le sens de Cincinnati, et quand on liste les joueurs offensifs
(et certains défensifs) c’est à se demander comment la franchise a pu égaler le pire
bilan de son histoire. Mais les blessures et le trou d’air gigantesque de la défense
ont été trop lourds à porter, faisant toujours pencher la balance du mauvais côté, et
désormais un autre Tigre (de LSU) doit devenir la figure de proue du renouveau.
À lire en espérant qu’entre-temps, une autre espèce de tigre n’aura pas disparu.

Section 1.1 : Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

11

Les prévisions de Madame Soleil 2019

Nouveau coach, même philosophie. Même si Cincinnati avait connu une révolution avec le départ de Marvin Lewis (le Head Coach resté le plus longtemps
en place après Bill Belichick avec 16 saisons), c’était une ”petite” révolution :
Zac Taylor était arrivé dans une franchise qui comptait garder sa relative stabilité
démontrée par une Free Agency assez calme (d’ailleurs si vous vous rappelez de la
dernière grosse signature en FA de Cincinnati, écrivez au site). Et pendant ce temps,
cela faisait 28 saisons sans victoire en playoffs, pire série NFL en cours.
Le plus surprenant dans l’intersaison des Bengals, c’était d’avoir tenté de régler
un des problèmes (la ligne offensive) mais pas du tout le deuxième (la défense),
partant probablement du principe que ce dernier était surtout un souci de blessures
et/ou de Coordinateur (ce qui était ironique puisque c’était Lewis qui avait repris
la main et qu’il n’était plus là). Du côté de l’attaque, les mouvements avaient donc
surtout été chez les gros avec l’aveu attendu du raté de la draft 2015 : le duo Cedric
Ogbuehi - Jake Fisher était parti ; l’équipe avait fait revenir le Tackle Andre
Smith, avait signé les Guards ex-Bill John Miller (encore un OL de la draft de
2015) ainsi que John Jerry, et surtout elle avait drafté le premier tour Tackle Jonah Williams. Malheureusement, ce dernier s’était rapidement blessé à l’épaule et
n’allait pas jouer de la saison, ce qui laissait Cordy Glenn à gauche à l’opposé de
Bobby Hart avec Trey Hopkins au Centre ainsi que Miller et le quatrième tour
Michael Jordan en Guards.
Pas de quoi rassurer un Andy Dalton qui devait faire sans A.J. Green au
début de la saison et qui avait perdu un membre du Tyler Trio, Tyler Kroft :
Tyler Boyd devait continuer sur la bonne voie de 2018 et Tyler Eifert devait
trouver le moyen de ne pas finir à l’infirmerie ; l’équipe avait resigné C.J. Uzomah
et avait drafté le deuxième tour Drew Sample pour le motiver un peu. Au sol,
les polyvalents Joe Mixon et Giovani Bernard avaient prouvé pouvoir faire leur
part du travail.
En défense, il y avait eu un seul changement, mais de taille : Vontaze Burfict
était parti, ce qui revenait à la question du verre à moitié plein ou à moitié vide ;
aucun Linebacker des Bengals ne pouvait remplacer son activité, mais elle était limitée par ses suspensions. Preston Brown allait tenter de remplir cette tâche avec
l’aide de Jordan Evans et Nick Vigil, sans oublier la draft du troisième tour
Germaine Pratt ; la qualité du groupe était déjà en question avec Burfict, donc
il y avait un certain poids sur leurs épaules. Devant, les fidèles Geno Atkins et
Carlos Dunlap rempilaient, et ils allaient attendre du soutien de Carl Lawson et
Sam Hubbard qui avaient fait une saison 2018 intéressante mais encore trop timide.

12

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Cela allègerait la tâche de ceux situés derrière, ce qui serait autant utile aux Linebackers qu’aux arrières... même si eux avaient bien plus de talent intrinsèque. Entre
William Jackson III, Darqueze Dennard (malheureusement sur PUP List),
Jessie Bates III ou Shawn Williams, voilà un quatuor sous-coté qui faisait du
grabuge ; la question restait toujours l’inconstance du CB#2 Dre Kirkpatrick,
mais on avait vu pire. C’était surtout la ligne intermédiaire où on pouvait regretter
qu’il n’y ait pas eu plus de modifications ; le pass-rush était aussi à surveiller.
Cincy était bien parti avant que les blessures ne fassent tout capoter, donc on
pouvait arguer que le raisonnement de la franchise n’était pas si mauvais que cela.
Le changement de coach était probablement nécessaire quoi qu’il arrive, et il était
possible que ce soit le coup de fouet nécessaire pour propulser les Bengals... mais la
division était devenue sacrément compétitive avec le réveil des Browns. Si les blessures laissaient l’équipe tranquille, pourquoi ne pas viser une Wild Card, mais plus
semblait compliqué.

Section 1.1 : Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

13

La saison

Wk

Loc.

Adversaire

Rés.

Score

Bilan

Détails

1

@

Seattle

L

20-21

0-1

wpo/L

2

vs.

San Francisco (1-0)

L

17-41

0-2

wp

3

@

Buffalo (2-0)

L

17-21

0-3

cwpo

4

@

Pittsburgh (0-3)

L

3-27

0-4

d

5

vs.

Arizona (0-3-1)

L

23-26

0-5

o

6

@

Baltimore (3-2)

L

17-23

0-6

dwpo

7

vs.

Jacksonville (2-4)

L

17-27

0-7

c/L

8

@

LA Rams (4-3)

L

10-24

0-8

w

9

BYE

10

vs.

Baltimore (6-2)

L

13-49

0-9

dwp

11

@

Oakland (5-4)

L

10-17

0-10

co

12

vs.

Pittsburgh (5-5)

L

10-16

0-11

do/L

13

vs.

NY Jets (4-7)

W

22-6

1-11

c

14

@

Cleveland (5-7)

L

19-27

1-12

do

15

vs.

New England (10-3)

L

13-34

1-13

cwp

16

@

Miami (3-11)

L

35-38 (OT)

1-14

co/TT

17

vs.

Cleveland (6-9)

W

33-23

2-14

d

14

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Le bilan

• Global : 2-14.
⋄ Par demi-saison : 0-8, 2-6.
⋄ Par quart de saison : 0-4, 0-4, 1-3, 1-3.
⋄ À domicile : 2-6.
⋄ À l’extérieur : 0-8.
⋄ Dans la division (d) : 1-5.
⋄ Dans la conférence (d+c) : 2-10.
⋄ Contre les équipes ayant terminé avec un bilan positif (w) : 0-7.
⋄ Contre les équipes qualifiées en playoffs (p) : 0-6.
⋄ Dans les matchs à une possession d’écart (o) : 0-8.
⋄ En dernier quart-temps (W-L-TT-TL) : 0-3-1-0.
⋄ En prolongation : 0-1.
• Calendrier projeté (avec les bilans de 2018) : 119-133-4 (0.473, 27e).
• Calendrier réel (avec les bilans de 2019) : 141-114-1 (0.553, 1er).
⋄ Écart entre les deux : 0.080 (1er).
Motifs d’espoir : les Bengals ont finalement eu le pire calendrier avec trois matchs
contre les deux leaders de conférence, sans oublier la percée de Buffalo ; il n’y a eu
aucune vraie dégringolade pour contrebalancer cela mis à part les Rams. De plus,
comme vous le voyez, ils ont joué la moitié des matchs à une possession (même s’il
est vrai que deux sont surtout des barouds d’honneur), ce qui veut aussi dire qu’ils
n’ont pas complètement lâché... juste qu’ils ont été trop limités. Ils ont été les seuls
à poster une bulle hors de leurs bases en NFL cette saison.

Section 1.1 : Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

15

La réalité

Que dire de cette saison de Cincy en étant concis ? Cette équipe ne vaut pas
forcément 2-14, mais elle a été transpercée par les blessures à différents postes ; une
situation trop compliquée pour un jeune Head Coach inexpérimenté comme Zac
Taylor. Comme souvent, la pire équipe a le droit à sa liste des stats dans lesquelles
elle a terminé derrière de la ligue : en attaque, c’est 28 TDs marqués dont seulement
2 en troisième quart-temps (DEUX !), 57.8% de complétion ou 106 passes défendues
par les adversaires ; en défense, c’est aucun TD marqué, 6.1 yards par action, 92
big plays, 7.8 yards par passe tentée, 12.7 yards par complétion, 31.5 courses, 148.9
yards au sol par match ou 8 sackeurs différents.
Cela penche sévèrement d’un côté, n’est-ce pas ? Et pourtant malgré ça l’équipe
a amélioré son temps de possession avec +1:58 à 29:25 (20e), grâce notamment à
une production aérienne un peu plus intéressante (même avec ce taux de complétion
horrible)... mais clairement, les motifs de satisfaction sont maigres.
Voici les récompenses de la saison :

Sans lui, les Bengals auraient pu finir avec la bulle, et pourtant il a eu du mal
à démarrer : le coureur Joe Mixon a été le moteur qui a fait tourner autant que
possible l’attaque pendant les deux derniers tiers de la saison. Après un démarrage
au fond du trou, il a bénéficié d’un changement de schéma tactique et a terminé
en trombe, postant 313 touches (7e NFL) soit 42.2% de son équipe (7e) pour 1424
yards soit 25.8% (9e) et 8 TDs soit 29.6% (7e).

Il ne tourne ”qu’à” 4.4 yards par occasion parmi les offensifs à 50+ courses et 30+
ciblages (son lent démarrage l’a vraiment pénalisé), mais il a parfois été le seul qui

16

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

surnageait ; et il n’a pas commis le moindre fumble. Malgré cela, l’attaque terrestre
a quand même patiné pour finir sous 100 yards (94.8 - 25e) et 4 yards par course
(3.9 - 24e) ; la faute à un Giovani Bernard transparent avec 3.2 yards par course
et 1 TD. La ligne n’a pas aidé, mais nous y reviendrons plus tard.

Comme dit dans l’entête, il y a du talent dans cet équipe, et du talent en devenir : le sophomore receveur Auden Tate le symbolise bien, même s’il arbore un
taux de réception à en perdre ses gants (50%). Dans le vide laissé par la blessure
d’A.J. Green, Tate a su se faire une place pour accumuler 40 réceptions et 575
yards à 14.4 de moyenne ; il doit trouver plus souvent l’en-but (1 TD) mais il a
réussi plusieurs performances remarquables, et il constitue une brique avec laquelle
Joe Burrow pourra composer.

La brique principale sera aisément le receveur Tyler Boyd qui a pris son envol
sans Green : visé 147 fois (7e), il termine avec 90 réceptions pour 1046 yards (11.6)
et 5 TDs. Il a eu quelques soucis avec les fumbles (2), mais pour le reste il est devenu
le #1 dont l’équipe avait besoin en l’absence du #18. Vu l’état de la relation entre ce
dernier et l’équipe, Boyd va devoir continuer sur cette voie, avec Tate à ses côtés, et
il ne serait pas contre un peu d’aide. John Ross a encore eu des soucis de blessure
et il a mis les moufles en ciment (8 drops) mais il a au moins joué la moitié de la
saison et on a vu ses qualités de dragster (18.1 yards par réception) ; Alex Erickson
a un taux inexplicable de 55.1% alors qu’il joue plutôt dans le slot (même Boyd est
plus efficace).

Sinon, bonne nouvelle : le Tight End Tyler Eifert a joué enfin toute une saison ;
la moins bonne, c’est qu’il a été loin de son efficacité naturelle avec seulement 43
réceptions pour 436 yards et 3 TDs. C.J. Uzomah a eu ses moments (2 TDs). L’ensemble ne manque pas de mordant, mais il faudra de la disponibilité et des mains

Section 1.1 : Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

17

en 2020 (ça rime, cela ferait un bon slogan).

Nous savons qui vous attendez mais pourtant, sans avoir
fait une mauvaise saison, il est grillé par son partenaire Defensive End Carlos Dunlap. Il fait un peu partie des meubles
dans l’Ohio au point qu’on peut oublier qu’il est là, mais il a
fait une saison remarquable dans tous les compartiments : il a
fini top team avec 8 run stuffs et 30 pressions dont 9 sacks,
prouvant qu’il a été partout. Il a d’ailleurs été plutôt bien secondé par le sophomore Sam Hubbard qui a totalisé 2.5 run
stuffs et 22.5 pressions dont 8.5 sacks et s’est affirmé à son opposé.
Au centre, oui, le Defensive Tackle Geno Atkins a fait sa saison habituelle avec
par exemple 13.5 pressions dont 4.5 sacks mais il a été un peu moins en vue contre
la course ; Andrew Billings et Josh Tupou n’ont pas été mauvais non plus (8 run
stuffs cumulés). En général, la ligne défensive a fait une saison sympathique (même
si parfois elle a été un peu trop ”bougée”) ; elle n’est pas la première responsable de
ce qui suit un peu plus bas.

Le troisième tour Linebacker Germaine Pratt le gagne littéralement par défaut
car il a été celui qui a le plus joué... avec 443 snaps. Il est encore loin d’être l’avenir
au poste, mais il a acquis une expérience importante et il n’a pas démérité sur la
fin. Le vrai problème est surtout que le premier tour n’est pas à sa place, et c’est à
cause de ce qui va suivre.

Les blessures. Comme dit précédemment, elles n’ont pas lâché l’équipe : Green
en est l’étendard, mais pas le seul puisque, pour donner un exemple que nous développerons un peu plus bas, la ligne offensive a utilisé 10 joueurs différents (et 7
qui ont joué au moins 200 snaps voire presque 300) ; le premier tour Tackle Jonah
Williams ne fait même pas partie de la liste puisqu’il est tombé avant même le
début de la présaison.

18

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Alors dans tout ce mic-mac, qui mérite le titre de meilleure unité ? Du côté offensif ? Eh bien non : accrochez-vous aux pinceaux, nous enlevons l’échelle, ce sont les
équipes spéciales. Certes le Kicker Randy Bullock a été fâché avec son jeu longue
distance (33.3% à 50+ yards) mais il a assuré le reste avec 27/31 sur FGs et 24/25
sur XPs. Le punter Kevin Huber et sa couverture ont fait le travail : 42.1 yards
nets par punt (11e), 30 fair catchs forcés (40% - top NFL) et 5.7 yards par retour (5e).

Et si les retours de punt ont eu un peu de mal (5.7 yards par retour - 26e), l’éclair
est venu sur retour de kickoff : Brandon Wilson a été électrique avec 20 retours
pour 625 yards (31.3 - 3e NFL) et 1 TD. Il a été secondé par Darius Phillips qui a
connu une saison vraiment spéciale : il a accumulé 17 retours pour 373 yards (21.9),
ce qui est déjà bien, mais le bonhomme a même joué en défense à la fin de la saison ;
en seulement 109 snaps, il est parvenu à 7 passes défendues et 4 INTs (top team) ! ! !
Cela ne compte pas dans les stats des équipes spéciales, mais cela valait le coup
d’être dit, surtout dans une saison aussi compliquée pour le back-7. Une transition
toute trouvée...

La bataille a été rude, mais c’est la défense contre la course qui l’a ”emporté”.
Certes, les stats en introduction rappellent qu’elle a lâché le plus de yards aussi
parce qu’elle a été la plus visée, faisant ”retomber” la moyenne à 4.7 yards par
course (25e)... mais cela a été bien trop insuffisant. Si le front-7 est à blâmer, ce
sont les Linebackers qui n’ont pas suivi le rythme : Nick Vigil a fait ce qu’il a
pu, terminant avec 111 plaquages et seulement 5 run stuffs, nous avons déjà parlé
de Pratt qui a eu beaucoup de mal à démarrer... et en fait c’est tout au poste. Et
cela fait un moment que les Bengals, hors Vontaze Burfict, peinent à trouver des
solutions (vous voulez qu’on revienne sur l’extension de 3 ans de Preston Brown
qui n’a duré que... deux mois ?).

Section 1.1 : Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

19

Un peu comme pour Pratt, le Guard John Miller le gagne par défaut mais
on capillotracte beaucoup. Cela va néanmoins nous permettre de parler de la ligne
offensive qui aurait aussi bien pu gagner la timbale du Goat Of The Year ou Worst
Unit Of The Year, mais elle a l’excuse des blessures. Le Centre Trey Hopkins a été
un rai de constance dans une unité aux abois : il a détrôné l’ex-premier tour Billy
Price qui est tombé dans un trou, Miller apportant un peu de stabilité chez les
Guards, le quatrième tour Michael Jordan luttant pour s’intégrer. Cordy Glenn
a été solide mais trop peu disponible (295 snaps) alors que Bobby Hart et John
Jerry n’ont pas assez souvent tenu la baraque.
Tout cela s’est logiquement répercuté sur la performance des Quarterbacks.
Andy Dalton a mieux fini qu’il n’a commencé, terminant avec 59.5% de complétion, 6.6 yards par passe tentée, 16 TDs et 14 INTs, et nul besoin de revenir sur
sa mise sur le banc pour l’expérience du quatrième tour Ryan Finley (47.1%, 2
TDs, 2 INTs). Désormais le Ginger Ninja s’en est allé sans bruit après une ère qui
a bien démarré et mal fini.

La couverture aurait pu remplacer la défense contre la course : comment expliquer qu’en étant la moins souvent mise à l’épreuve, elle parvienne à lâcher des gains
aussi substantiels que ceux cités en introduction ? Alors OK, le taux de complétion
n’est pas mauvais du tout (61.7% - 10e), mais cela n’a pas arrangé les soucis de
l’escouade. Les deux Cornerbacks les plus utilisés ont eu du mal à tenir la distance :
B.W. Webb et surtout un William Jackson méconnaissable qui a pris une météorite sur le coin du casque (10 passes défendues et 2 INTs en cumulé).
Darqueze Dennard a essayé de surnager (5 passes défendues). Les Safeties
Shawn Phillips (114 plaquages, top team) et Jessie Bates (9 passes défendues et
3 INTs) ont beaucoup couru, mais pas toujours à bon escient. Cette arrière-garde
n’est pas sans talent, mais elle doit retrouver une assise et une constance ; un peu
d’aide du pass-rush ne ferait pas de mal non plus.

La victoire en Week 17 contre Cleveland. Vu que les Jets ont aussi offert la première victoire de la saison des Dolphins en plus des Bengals, autant garder en tête
la bonne note d’un dernier match complet de Cincy.

20

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

L’expérience Finley contre Baltimore en Week 10. Head Coaches, arrêtez de tester vos rookies Quarterbacks contre des défenses injouables.

Section 1.1 : Cincinnati Bengals (4e AFC North / 2-14)

21

Le futur

Wk

Type

Loc.

Adversaire

Bilan

Statut

1

-

vs.

LA Chargers

5-11

Négative

2

TNF

@

Cleveland

6-10

Négative

3

-

@

Philadelphia

9-7

DivChamp

4

-

vs.

Jacksonville

6-10

Négative

5

-

@

Baltimore

14-2

DivChamp

6

-

@

Indianapolis

7-9

Négative

7

-

vs.

Cleveland

6-10

Négative

8

-

vs.

Tennessee

9-7

Playoffs

9

BYE

10

-

@

Pittsburgh

8-8

Équilibre

11

-

@

Washington

3-13

Négative

12

-

vs.

NY Giants

4-12

Négative

13

-

@

Miami

5-11

Négative

14

-

vs.

Dallas

8-8

Équilibre

15

MNF

vs.

Pittsburgh

8-8

Équilibre

16

-

@

Houston

10-6

DivChamp

17

-

vs.

Baltimore

14-2

DivChamp

• Matchs contre des équipes avec un bilan positif en 2019 : 5.
• Matchs contre des équipes qualifiées en playoffs en 2019 : 5.
• Bilan cumulé total en 2019 : 122-134 (0.477, 27e).
⋄ Bilan cumulé à domicile en 2019 : 60-68 (0.469, 21e).
⋄ Bilan cumulé à l’extérieur 2019 : 62-66 (0.484, 20e).
⋄ Écart entre domicile et extérieur : -0.015 (19e).
• Distance totale théorique de voyage : 7100 kms (4e).
• Différence totale de jours de repos entre les matchs : -11 (31e).

22

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Et une de nos nouvelles stats arrive dès le début pour tout chambouler : si le
calendrier paraı̂t plutôt abordable (enfin, aussi abordable qu’il puisse être pour une
équipe convalescente), le finish est assez brutal, et en plus les Bengals auront au
total ONZE jours de repos de moins que leurs adversaires directs.

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

1.2

23

Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

Le futur, c’est la jeunesse

On se demandait déjà un peu comment les Reds avaient pu finir 7-9 avec une
attaque anémique l’année dernière ; cette fois cela n’a pas coupé : la dernière ”saison”
de Jay Gruden (qui ne l’a pas finie) a été du même acabit que la première (4-12 en
2014). L’attaque est parvenue à tomber encore plus bas malgré des promesses ici ou
là, et la défense a suivi la même régression. Maintenant Bruce Allen est parti (le
cri collectif que vous entendez est un cri de joie) et Ron Rivera va avoir un sacré
chantier... mais cela ne veut pas dire qu’il repart de zéro pour autant.
À lire en mettant un stetson.

24

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Les prévisions de Madame Soleil 2019

La dernière fois que les Reds avaient dépassé 10 victoires sur une saison, c’était
aussi la dernière fois qu’ils avaient enchaı̂né deux saisons à 10+ victoires, et c’était
surtout leur dernier titre... en 1991. Suite à cela, c’était 27 saisons (20 sous Dan
Snyder depuis 1999), 15 négatives (11), 3 à l’équilibre (3), 9 positives (6), 6 qualifications en playoffs (4), 3 victoires en playoffs (1). Où était la fin de ce tunnel de
médiocrité ?
Washington espérait enfin avoir trouvé son franchise Quarterback en Dwayne
Haskins pris au premier tour ; la franchise avait fait venir Case Keenum de Denver en échange pour faire l’intérim à la place de l’infortuné Alex Smith, mais on
savait que les QBs draftés aussi haut attendaient rarement pour démarrer. Le reste
de l’attaque allait être également un peu différent, que ce soit par retours de blessure ou acquisitions : au sol, le sophomore Derrius Guice avait vu sa saison rookie
balayée par une rupture d’ACL, et l’équipe comptait sur son retour pour dynamiser
un jeu de course qui avait bénéficié d’Adrian Peterson, toujours présent ; rajoutez
Chris Thompson (s’il pouvait lui aussi rester sur ses deux jambes) ainsi que le
quatrième tour Bryce Love, et vous aviez un secteur terrestre à fort potentiel.
Dans les airs, Jamison Crowder s’en était allé, tout comme le bust Josh Doctson, et il fallait désormais que le reste hausse le ton : Paul Richardson devait faire
une saison totale et le troisième tour Terry McLaurin arrivait dans le lot ; chez les
Tight Ends, Jordan Reed et Vernon Davis complétaient un groupe qui pouvait
faire des dégâts... s’il pouvait rester sur le terrain. Et devinez le gros souci de la
ligne offensive ? Les blessures, évidemment. Le solide remplaçant Ty Nsekhe était
parti, Morgan Moses était devenu une machine à pénalités, Brandon Scherff
était bon mais avait fait la moitié de 2018 sur IR, Chase Roullier faisait ce qu’il
pouvait au Centre, Trent Williams faisait un holdout, tout cela vous amenant à
signer l’ex-Raider Donald Penn (OK) et l’ex-Giant Ereck Flowers ( ? ! ? !). Bref,
c’était l’incertitude à tous les étages.
De l’autre côté du ballon, on cherchait les valeurs sûres, et il y en avait : la ligne
défensive. Avec le trio Jonathan Allen - Da’Ron Payne - Matt Ioannidis, voilà
une unité jeune, énergique et efficace. Les Reds avaient décidé de renforcer le passrush à l’opposé de l’emblématique Linebacker Ryan Kerrigan avec le premier tour
Montez Sweat, vrai phénomène athlétique ; un aspect crucial quand on voyait ce
qu’il y avait derrière eux après le départ de Preston Smith. L’unité avait d’ailleurs
vu un sacré ménage à l’intérieur avec les départs de Zach Brown et Mason Foster : la signature de l’ex-49er Reuben Foster avait fait un foin médiatique avant
qu’il ne se blesse gravement au genou ; de fait l’équipe avait signé Jon Bostic pour
l’appairer avec Shaun Hamilton dans un coeur de défense qui devait être surveillé

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

25

à la loupe.
Chez les arrières, l’expérience Ha Ha Clinton-Dix n’avait pas duré, mais Washington n’était pas resté inactif : l’ex-Giant Landon Collins avait signé avec
moult dollars, remplaçant D.J. Swearinger libéré en décembre. Il allait s’installer
aux côtés de Montae Nicholson, alors que l’ex-Raider Dominique RodgersCromartie devait apporter son expérience au groupe de Cornerbacks mené par le
duo sympathique mais parfois inconstant Josh Norman - Quinton Dunbar ; les
jeunots Fabian Moreau et Greg Stroman, loin d’être ridicules, en auraient bien
besoin.
Bonne nouvelle, au moins les équipes spéciales devaient continuer d’être une force
et non une faiblesse. Autre bonne nouvelle, les Reds avaient le calendrier projeté
comme le plus facile. Mais comme on le savait depuis belle lurette dans le District
de Columbia : cette équipe avait le don de s’auto-détruire avec les blessures, les
mélodrames, ou les deux. L’attaque était un gros point d’interrogation ; la défense
offrait un peu plus de garanties, surtout devant. De fait, difficile de mettre Washington devant Philly ou Dallas pour l’instant.

26

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

La saison

Wk

Loc.

Adversaire

Rés.

Score

Bilan

Détails

1

@

Philadelphia

L

27-32

0-1

dwpo

2

vs.

Dallas (1-0)

L

21-31

0-2

d

3

vs.

Chicago (1-1)

L

15-31

0-3

c

4

@

NY Giants (1-2)

L

3-24

0-4

d

5

vs.

New England (4-0)

L

7-33

0-5

wp

6

@

Miami (0-4)

W

17-16

1-5

o

7

vs.

San Francisco (5-0)

L

0-9

1-6

cwp

8

@

Minnesota (5-2)

L

9-19

1-7

cwp

9

@

Buffalo (5-2)

L

9-24

1-8

wp

10

BYE

11

vs.

NY Jets (2-7)

L

17-34

1-9

-

12

vs.

Detroit (3-6-1)

W

19-16

2-9

co/W

13

@

Carolina (5-6)

W

29-21

3-9

co

14

@

Green Bay (9-3)

L

15-20

3-10

cwpo

15

vs.

Philadelphia (6-7)

L

27-37

3-11

dwp

16

vs.

NY Giants (3-11)

L

35-41 (OT)

3-12

do/TT

17

@

Dallas (7-8)

L

16-47

3-13

d

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

27

Le bilan

• Global : 3-13.
⋄ Par demi-saison : 1-7, 2-6.
⋄ Par quart de saison : 0-4, 1-3, 2-2, 0-4.
⋄ À domicile : 1-7.
⋄ À l’extérieur : 2-6.
⋄ Dans la division (d) : 0-6.
⋄ Dans la conférence (d+c) : 2-10.
⋄ Contre les équipes ayant terminé avec un bilan positif (w) : 0-7.
⋄ Contre les équipes qualifiées en playoffs (p) : 0-7.
⋄ Dans les matchs à une possession d’écart (o) : 3-3.
⋄ En dernier quart-temps (W-L-TT-TL) : 1-0-1-0.
⋄ En prolongation : 0-1.
• Calendrier projeté (avec les bilans de 2018) : 119-135-2 (0.469, 32e).
• Calendrier réel (avec les bilans de 2019) : 128-127-1 (0.502, 15e).
⋄ Écart entre les deux : 0.033 (6e).
Si vous n’avez qu’une seule stat sur les bilans à retenir, c’est celle dans la division : faire une bulle dans une NFC East qui a terminé cumulativement à 24-40, soit
à deux petites marches du pire bilan de l’ère moderne (22-42 - NFC West 2008)...
yikes. Mais on peut aussi ajouter les pires bilans de la ligue à domicile, contre les
équipes terminant en positif, contre les équipes qualifiées en playoffs, et 100% des
victoires acquises avec seulement une possession d’écart. Alors certes le calendrier a
été plus compliqué que prévu avec, notamment, les bonds des finalistes NFC et de
Buffalo, mais... YIKES.

28

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

La réalité

Vous savez déjà où nous allons frapper, n’est-ce pas ? Les Reds ont raclé le fond
du tiroir comme les Bengals avec 28 TDs inscrits ; de plus, à cause du plus mauvais taux de 3e tentative (29.1%), ils n’ont pas gagné suffisamment de first downs
(15.5 - pire marque aussi) et n’ont donc même pas pu scorer assez de FGs, finissant avec la pire attaque à 16.6 points marqués - dont 2.1 en premier quart-temps.
Associez-y une défense avec 48.9% de 3e tentatives concédées (pire marque encore),
et il est impossible d’y arriver. Washington a logiquement posté le plus faible temps
de possession (27:12) dont le plus faible temps moyen passé en tête (11:04) ; vous
comprenez mieux pourquoi même les victoires ont été ric-rac... et nous avons gardé
la plus infamante des stats pour la fin (la TOUTE fin).
Voici les récompenses de la saison :

Cela aurait pu être le doublé d’un certain Punter, mais il n’est plus seul. Le
troisième tour receveur Terry McLaurin a été un rayon de soleil constant dans
la morne saison de la capitale, et on attend avec impatience la suite des Séries
de McLaurin. Certes, l’attaque a été plus mauvaise que la défense, mais - et nous y
reviendrons - elle couve en son sein du talent qui peut faire du grabuge dans le futur.

L’ex-Buckeye a été brillant, accumulant 58 réceptions pour 919 yards (15.8 !) et
7 TDs avec 15 big plays. Il sera sans conteste le leader du groupe dans le futur et
une des raisons de croire à une renaissance, mais il aura besoin d’aide : la deuxième
meilleure cible derrière lui est un coureur... avec 378 yards.

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

29

Deux joueurs étaient au coude à coude entre cette récompense et le Defensive
Player Of The Year, mais comme le Season Review est logique, il donne le Most
Underrated Player à celui qui n’a pas reçu de vote Pro-Bowl alors qu’il le méritait
grandement. Le Cornerback Quinton Dunbar a fait une saison d’une grande solidité avec 8 passes défendues et 4 INTs, prenant le leadership du poste... ce qui en
dit long sur la saison d’un de ses partenaires dont nous reparlerons plus loin. Et bien
sûr, parce que c’est Washington, il est parti ailleurs.

Si vous voulez inverser McLaurin et le coureur Adrian Peterson, c’est tout à
fait valable ; nous avons opté pour la prime au futur. Il est impossible de ne pas
donner un trophée à ”AD” qui a encore fait une saison d’une constance salutaire :
la seule différence avec 2018 est qu’il a eu besoin des réceptions pour dépasser 1000
yards avec 228 touches pour 1040 yards et 5 TDs. Le #28 continue de produire avec
régularité avec 4.3 yards par course... et de perdre le cuir avec 3 fumbles commis
pour 2 perdus, ce qui restera toujours son péché mignon.

Surtout, ce qui est remarquable, c’est qu’il aurait dû voir sa charge de travail
diminuer avec la prise de pouvoir de Derrius Guice qui a été explosif avec 5.8
yards par course ; mais ce dernier continue d’avoir la poisse avec les blessures, étant
passé DEUX FOIS par l’IR cette saison. Chris Thompson a comme toujours tenté
de faire le complément mais il reste plus efficace en réception (79 touches pour 516
yards). De fait, l’attaque terrestre n’a pas vraiment pu apporter sa pleine mesure
(98.9 yards par match - 22e) malgré une bonne moyenne (4.4 yards par course) et
une capacité à exploser (11 big plays - 11e).

30

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Ryan Kerrigan bien sûr. Ah non attendez, il n’est pas en rouge, on recommence. Ryan Kerrigan bien sûr. Eh bien alors ? Eh bien alors non : sans manquer
de respect au soldat Red #91 qui a parfois porté la défense presque à lui tout seul,
cette saison il a connu un petit coup de moins bien et s’est fait voler la vedette par
le Defensive End Matt Ioannidis. Defensive Lineman le plus utilisé (839 snaps), il
ne cesse de progresser et confirme qu’il est un pass-rusher intérieur redoutable avec
24.5 pressions dont 8.5 sacks ; fait nouveau : il a tenu la route sans aide autour de
lui à cause des blessures. Il est un peu moins en verve contre la course mais il a été
très solide, justifiant son extension signée avant la saison.

Kerrigan reste un des patrons de la défense et une menace avec 19.5 pressions
dont 5.5 sacks, mais il a raté plusieurs matchs et son efficacité a légèrement baissé.
Le premier tour Outside Linebacker Montez Sweat (20 pressions dont 7 sacks) et
le maousse Defensive End Jonathan Allen (16 pressions dont 6 sacks) complètent
le quatuor de tête d’un pass-rush qui a été intéressant, mais qui a eu besoin d’un
peu tout le monde : 17 sackeurs différents (top NFL) pour 143 pressions (11e) dont
46 sacks (10e).
Nous reparlerons un peu plus loin de l’autre pendant défensif qui va prendre du
shrapnel.

Qui d’autre sinon McLaurin. Mais il nous permet d’aborder la jeunesse au pouvoir dans le jeu aérien, et les affres qui sont venues avec.
Commençons par ce qui fait mal : 175.8 yards par match (pire marque de la
ligue), avec des moyennes terrifiantes de 5.9 yards par passe tentée (29e) et 9.4
yards par complétion (31e) ; des stats qui arrivent à être pire que l’année dernière.
Il faut évidemment parler des Quarterbacks pour commencer : Case Keenum n’a

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

31

pas fait une ”si” mauvaise saison que cela avec 64.8%, 11 TDs et 5 INTs, mais il n’a
jamais pris aucun risque. Cela n’a pas été le cas du rookie premier tour Dwayne
Haskins, mais il s’est heurté à d’autres problèmes avec un démarrage assez catastrophique : son inexpérience et celles des receveurs l’ont plombé ; ce n’est que grâce
à une belle fin de saison qu’il a pu poster 58.6%, 6.7 yards par passe tentée, 7 TDs
et 7 INTs. Il doit aussi faire bien mieux en redzone (34.8% de complétion). Mais, et
c’est le plus important : il a semblé plus à l’aise et plus précis au fur et à mesure,
ce qui donne envie de voir ce qu’il donnera en 2020. Il a notamment déjà une belle
connexion avec McLaurin.
Ce dernier a donc trôné, seul, chez les cibles, car les autres ont pêché par blessure
(Jordan Reed malheureusement), mauvais casting avéré (Paul Richardson) ou
inexpérience ; c’est là que nous abordons le thème du R4 : le Rassemblement des Rookies Receveurs des Reds. McLaurin le mène, mais Kelvin Harmon et Steve Sims
Jr. ont fait de leur mieux avec 64 réceptions pour 675 yards et 4 TDs (tous pour
Sims). Cela va néanmoins être trop juste pour la suite, surtout si le Tight End Jeremy Sprinkle doit prendre la suite de Reed avec un apport très limité (241 yards).

Goat est peut-être un peu fort, mais quand un supposé leader se crashe à ce
point, il faut le dire : le Cornerback Josh Norman a connu une année noire au
point de finir sur le banc. Dunbar a tenté de tenir la baraque, mais cela n’a pas aidé
la couverture qui termine avec des stats assez affreuses comme 68.7% (29e), 35 TDs
(30e) ou 102.5 de QB Rating adverse (30e). Le septième tour Jimmy Moreland et
Fabien Moreau ont tenté de résister mais cela reste trop compliqué malgré 3 INTs
pour ce dernier. Le Safety Montae Nicholson est dans le même registre malgré 4
ballons volés, et quand vous êtes obligé d’appeler des blitz de partout pour mettre
la pression, vous exposez tout cela.

OK, vous allez rire... mais ce n’est pas une blague : les équipes spéciales. Oui,
encore. Bon, contrairement à Cincy, il y a des choses à redire avec notamment de
mauvaises couvertures sur kickoff (25.8 yards par retour - 28e) et punt (9.1 yards
par retour - 27e), mais au moins il n’y a eu aucun TD. Et dans la phase ”active”, il
y a eu de la qualité.

32

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Dustin Hopkins n’a pas pu tenter beaucoup de FGs ou XPs mais il a fait une
saison sympathique avec 25/30 en FGs et 21/22 en XPs. Le Punter Tress Way
continue d’être un vrai métronome avec 49.6 yards par punt (top NFL) ; il sait également être précis avec 30 punts sur 79 dans les 20 yards adverses. Sur les retours,
Sims Jr. s’est aussi fait remarquer avec 32 retours pour 819 yards (25.6) et 1 TD. Il
y a encore un peu de travail, mais comme toutes les unités des Reds ont au moins
un point faible quelque part, il faut bien trouver la moins mauvaise.

Certes, l’attaque aérienne a été la moins productive dans beaucoup de catégories,
mais vous voulez qu’on re-liste l’(in)expérience de ses principaux protagonistes ? Par
contre, la défense contre la course a moins cette excuse pour avoir autorisé 146.2
yards par match (31e), 4.7 yards par course (26e), 16 big plays (30e) ou 42 run
stuffs (24e). La première ligne n’a pas été assez solide malgré un Da’Ron Payne
plutôt actif, et les Linebackers n’ont pas convaincu dans l’ensemble ; notamment à
l’intérieur avec le Free Agent Jon Bostic ou le cinquième tour Cole Holcomb (qui
a au moins l’excuse d’avoir été jeté au feu et d’avoir joué 700+ snaps).
Et encore, heureusement qu’une autre signature a fait le travail sinon cela aurait
pu être pire.

Justement, le voici : le Safety Landon Collins a été payé cher, mais il a fait ce
qu’on pouvait lui demander comme capitaine de l’arrière-garde. Joueur le plus utilisé
(1070 snaps), il a essayé de colmater contre la course (8.5 run stuffs, top team) tout
en aidant en couverture (4 passes défendues), même si ce n’était pas son point fort.
Au passage, petite mention à la ”reconstruction” de la ligne offensive. Les 50 sacks
pris ne sont pas que pour elle, et figurez-vous que la signature d’Ereck Flowers
et son repositionnement en Guard ont donné de meilleurs résultats que tout ce qui

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

33

a été essayé en 2018. On ne peut pas critiquer la saison du Tackle Donald Penn
qui s’est retrouvé à jouer la totalité pour pallier le holdout de Trent Williams. Le
Guard Brandon Scherff reste le patron incontesté du groupe sans le Left Tackle,
le Centre Chase Roullier a encore fait une saison sérieuse sinon spectaculaire, mais
le Tackle Morgan Moses a confirmé être un peu en perte de vitesse.

De fait, il n’y a pas vraiment eu de mauvaises signatures.

Le renvoi de Bruce Allen. Vous pourriez trouver cela cruel. Demandez à un(e)
fan des Reds. Ils savent.

16 quarts-temps consécutifs sans un seul TD entre les Weeks 7 et 11. Nous vous
avions promis de la stat infamante. Que dire de plus ?

34

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Le futur

Wk

Type

Loc.

Adversaire

Bilan

Statut

1

-

vs.

Philadelphia

9-7

DivChamp

2

-

@

Arizona

5-10-1

Négative

3

-

@

Cleveland

6-10

Négative

4

-

vs.

Baltimore

14-2

DivChamp

5

-

vs.

LA Rams

9-7

Positive

6

-

@

NY Giants

4-12

Négative

7

-

vs.

Dallas

8-8

Équilibre

8

BYE

9

-

vs.

NY Giants

4-12

Négative

10

-

@

Detroit

3-12-1

Négative

11

-

vs.

Cincinnati

2-14

Négative

12

TG

@

Dallas

8-8

Équilibre

13

-

@

Pittsburgh

8-8

Équilibre

14

-

@

San Francisco

13-3

DivChamp

15

-

vs.

Seattle

11-5

Playoffs

16

-

vs.

Carolina

5-11

Négative

17

-

@

Philadelphia

9-7

DivChamp

• Matchs contre des équipes avec un bilan positif en 2019 : 6.
• Matchs contre des équipes qualifiées en playoffs en 2019 : 5.
• Bilan cumulé total en 2019 : 118-136-2 (0.465, 28e).
⋄ Bilan cumulé à domicile en 2019 : 62-66 (0.484, 19e).
⋄ Bilan cumulé à l’extérieur 2019 : 56-70-2 (0.445, 29e).
⋄ Écart entre domicile et extérieur : 0.039 (7e).
• Distance totale théorique de voyage : 12964 kms (13e).
• Différence totale de jours de repos entre les matchs : +8 (3e).

Section 1.2 : Washington Redskins (4e NFC East / 3-13)

35

La NFC East et un voyage complet dans le top-5 de la draft expliquent pourquoi, malgré toutes les couleurs, le calendrier se retrouve comme le 5e plus facile.
L’après-bye week est sympathique, mais il est suivi de trois déplacements consécutifs
à Dallas, Pittsburgh et SF ; encore heureux que les Reds ont plus de jours de repos
que leurs adversaires au total.

36

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

1.3

Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

Dans la mauvaise direction

Comme vous allez le voir, les Lions ont vécu et très souvent péri par le match à
une possession, la preuve d’une équipe qui a la mentalité nécessaire mais qui a deux
gros soucis : les blessures, et le manque de talent à certains postes ; avant d’utiliser la
rotation au poste de Quarterback comme excuse, cela n’explique pas que la défense
continue d’être un gros souci. Matt Patricia a des circonstances atténuantes pour
sa deuxième saison, mais elles ne vont pas durer indéfiniment ; être haut placé dans
la draft 2020 doit lancer un retour dans la course.
À lire en allant dans le mauvais sens.

Section 1.3 : Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

37

Les prévisions de Madame Soleil 2019

Stabilité, Detroit n’écrivait pas du tout ton nom, voire même cela avait disparu
du vocabulaire de Motown. Certes, les Lions avaient connu des années 2000 abyssales
(un petit bilan de 9-7 en 2000 et tout le reste en négatif dont l’infamant 0-16 en
2008), donc poster 4 saisons positives sur 9 depuis 2010 était un progrès. Mais quand
on alignait 6, 10, 4, 7, 11, 7, 9, 9 et 6 victoires, avec trois Head Coaches différents, ce
n’était vraiment pas un modèle de constance ; l’an II de l’ère Matt Patricia devait
donc amener une amélioration certes, mais aussi une stabilité.
L’amélioration commençait par avoir une attaque en meilleure santé : les pertes
du coureur Kerryon Johnson et du receveur Marvin Jones avaient fini de vider
l’escouade offensive en 2018. Matthew Stafford en avait souffert grandement, et il
espérait retrouver ses armes pour 2019. Au sol, Johnson avait prouvé être la solution
long-terme : s’il avait perdu un Theo Riddick moins efficace comme partenaire, il
avait gagné l’ex-Ram C.J. Anderson qui espérait briller comme il l’avait fait en
Californie. Dans les airs, Patricia et le General Manager Bob Quinn continuaient
de bâtir New England North (quelle surprise) avec la signature de Danny Amendola qui allait amener son expérience aux côtés de Jones et d’un Kenny Golladay
playmaker ayant définitivement explosé l’année précédente ; malheureusement l’exJet Jermaine Kearse ne pourrait pas aider après sa fracture.
Le poste de Tight End avait été radicalement pris au sérieux par l’organisation : draft du premier tour T.J. Hockenson et signature de l’ex-Steeler Jesse
James ; Hockenson devait faire oublier Eric Ebron et enfin apporter cette arme au
poste qui manquait depuis... depuis... depuis quelqu’un (Brandon Pettigrew ?).
La ligne offensive avait perdu le Guard T.J. Lang, propulsant le sympathique sans
plus Kenny Wiggins titulaire pour de bon ; le reste de l’unité revenait pour une
autre année avec le quatuor Decker - Ragnow - Glasgow - Wagner et devait être
meilleur qu’en 2018, entre les jeunes qui prenaient de l’expérience et les blessures
dans le rétroviseur.
La défense aussi avait vu de la dépense. Il fallait rebooster un pass-rush anémique qui avait perdu Ziggy Ansay et Kerry Hyder : et quelle ne fut pas notre
”surprise” de voir que c’était l’ex-Patriot Defensive End Trey Flowers qui allait
s’en charger. Il rejoignait une ligne défensive qui avait également enregistré l’arrivée
de l’ex-Packer Mike Daniels : imaginez un groupe formé de Daniels, Damon Harrison et A’Shawn Robinson ; de quoi faire du grabuge dans les lignes adverses. Et
il ne fallait pas oublier l’autre membre de l’Association des Apostrophes d’Alabama,
Da’Shawn Hand, qui avait fait une saison rookie intéressante ; tout cela donnait
une unité terrifiante. Si elle devenait auto-suffisante dans le pass-rush, cela libèrerait

38

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

un peu le trio de Linebackers Jarrad Davis - Christian Jones - Devon Kennard qui pourrait se concentrer contre la course (et la couverture), deux secteurs
où il n’avait pas vraiment brillé ; le deuxième tour Jahlani Tavai avait été drafté
pour amener une pièce de plus.
Le troisième tour Safety Will Harris, lui, débarquait dans une arrière-garde qui
avait perdu le Cornerback Teez Tabor, le slot Nevin Lawson et le leader Glover Quin ; le sophomore Tracy Walker devait remplacer ce dernier à côté d’un
Quandre Diggs qui avait définitivement convaincu dans son repositionnement. Sur
les ailes, l’ex-Seahawk Justin Coleman venait supplanter Lawson alors que Darius
Slay était toujours présent, et l’ajout de l’ex-Raider Rashaan Melvin devait faire
le compte.
Avant la stabilité devait venir l’amélioration, et cette saison en serait déjà une
bonne indication. Sur le papier, les deux lignes avaient tout pour constituer de bonnes
bases aux deux escouades mais il fallait qu’elles évitent les blessures. Il y avait probablement un peu plus de confiance dans le reste de l’attaque que le reste de la défense
où les playmakers étaient moindres. Detroit avait les moyens d’ennuyer plus d’une
équipe cette saison, mais réussir plus que cela allait demander d’être disponible, et
que Patricia matérialise sa vision de la défense (surtout dans le back-7).

Section 1.3 : Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

39

La saison

Wk

Loc.

Adversaire

Rés.

Score

Bilan

Détails

1

@

Arizona

T

27-27 (OT)

0-0-1

co/TL

2

vs.

LA Chargers (1-0)

W

13-10

1-0-1

o/W

3

@

Philadelphia (1-1)

W

27-24

2-0-1

cwpo

4

vs.

Kansas City (3-0)

L

30-34

2-1-1

wpo/L

5

BYE

6

@

Green Bay (4-1)

L

22-23

2-2-1

dwpo/L

7

vs.

Minnesota (4-2)

L

30-42

2-3-1

dwp

8

vs.

NY Giants (2-5)

W

31-26

3-3-1

co

9

@

Oakland (3-4)

L

24-31

3-4-1

o/L

10

@

Chicago (3-5)

L

13-20

3-5-1

do

11

vs.

Dallas (5-4)

L

27-35

3-6-1

co

12

@

Washington (1-9)

L

16-19

3-7-1

co/L

13

vs.

Chicago (5-6)

L

20-24

3-8-1

do/L

14

@

Minnesota (8-4)

L

7-20

3-9-1

dwp

15

vs.

Tampa Bay (6-7)

L

17-38

3-10-1

c

16

@

Denver (5-9)

L

17-27

3-11-1

L

17

vs.

Green Bay (12-3)

L

20-23

3-12-1

dwpo/L

40

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Le bilan

• Global : 3-12-1.
⋄ Par demi-saison : 3-4-1, 0-8.
⋄ Par quart de saison : 2-1-1, 1-3, 0-4, 0-4.
⋄ À domicile : 2-6.
⋄ À l’extérieur : 1-6-1.
⋄ Dans la division (d) : 0-6.
⋄ Dans la conférence (d+c) : 2-9-1.
⋄ Contre les équipes ayant terminé avec un bilan positif (w) : 1-5.
⋄ Contre les équipes qualifiées en playoffs (p) : 1-5.
⋄ Dans les matchs à une possession d’écart (o) : 3-8-1.
⋄ En dernier quart-temps (W-L-TT-TL) : 1-7-0-1.
⋄ En prolongation : 0-0-1.
• Calendrier projeté (avec les bilans de 2018) : 125-127-4 (0.496, 19e).
• Calendrier réel (avec les bilans de 2019) : 129-126-1 (0.506, 13e).
⋄ Écart entre les deux : 0.010 (10e).
Et pourtant la saison avait si ”bien” débuté malgré ce match nul concédé à Arizona ; Detroit était 3-3-1 avant d’attaquer le mois de Novembre et de prendre un
cinglant 0-9. Encore une fois, vu les circonstances, avoir été dans le coup dans 12
matchs est remarquable et en avoir perdu SEPT dans le dernier quart-temps peut
être vu sous le prisme positif ou négatif. Cette bulle dans la division fait mal - surtout
en ayant perdu deux fois contre Green Bay sans avoir été mené une seule seconde
- et ce n’est pas non plus comme si Detroit avait largement remporté ses matchs :
+3, +3 et +5.

Section 1.3 : Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

41

La réalité

Un thème se dégage de la saison de Detroit : on a souvent bien commencé des
deux côtés du ballon avec +2.3 en différence de points dans le premier quart-temps
(6e) mais cela a été rapidement annihilé avec -2.8 en deuxième quart-temps (29e)
puis confirmé avec -4.6 en deuxième mi-temps (29e) ; les Lions ”mènent” la ligue avec
29.9% de leurs points inscrits en premier quart-temps, ce qui n’est pas le genre de
stat où vous voulez être en ”tête” (il vaut mieux une production plus équilibrée).
Et si vous vous demandez pourquoi il y a autant de défaites à une possession,
pas besoin d’aller très loin : dans les deux dernières minutes du match, Detroit est la
seule équipe à n’avoir scoré AUCUN point et la pire défense avec 41 points encaissés.
C’est ce qui arrive quand votre défense lâche 400.4 yards par match (31e), 79 big
plays (29e) et un taux de 43.9% de 3e tentatives (28e).
Voici les récompenses de la saison :

C’est la question classique : la performance régulière, ou le Quarterback qui a
prouvé sa valeur par son absence ? Dans le cas des Lions 2019, la poire a été coupée en deux : le Quarterback Matthew Stafford et le receveur Kenny Golladay
partagent le trophée.
Rapide comparaison entre Staffie et ses deux successeurs, David Blough et Jeff
Driskel : taux de complétion - 64.3% vs. 54% et 59%, moyenne de yards par passe
tentée - 8.6 (2e NFL) vs. 5.7 et 6.5, moyenne de yards par complétion - 13.4 (2e
NFL) vs. 10.5 et 11.0, ratio TD:INT - 19:5 vs. 4:6 et 4:4, QB Rating - 106.0 (6e) vs.
64.0 et 75.3, QB Rating en redzone - 158.3 (parfait) vs. 119.7 et 23.8.

42

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Bref vous avez compris : le titulaire a arrosé avec son efficacité habituelle, et tout
cela a disparu avec sa blessure ; et il a bien mieux géré la pression adverse d’ailleurs
avec un taux de sack par passe tentée de 6.2% contre 8.0% pour Blough et 10.5%
pour Driskel. Rien de ce qui s’est passé cette saison n’est nouveau, et on sait que
les Lions n’iront nulle part sans leur #9 aux commandes, même si on ne peut pas
blâmer le rookie non-drafté Blough.
Et la cible préférée des trois a donc été Golladay : il était impossible de ne pas
le mettre au sommet des récompenses de Detroit avec une année encore meilleure
que la première à tous les points de vue. Le jeune receveur a réussi à se hisser parmi
les meilleurs à son poste dans tout la ligue : 65 réceptions pour 1190 yards (7e) soit
18.3 yards par réception (4e), 11 TDs (top NFL !), 22 big plays (2e) soit 33.8% de
ses réceptions (8e) et 52 first downs soit 80% de ses réceptions (9e). Un contrat très
juteux l’attend dans un futur très proche (il est libre l’année prochaine), et il va sans
dire qu’il y a intérêt pour les Lions qu’il reste dans le Michigan.

Cela reste une statistique souvent trompeuse, mais dans ce cas précis elle est plutôt positive : à votre avis, quel défenseur de Detroit a fini avec le plus de plaquages ?
La réponse est le sophomore Safety Tracy Walker avec 103 plaquages... tout cela
en manquant 3 matchs.

L’ancien troisième tour a pris les choses en main cette saison aux côtés de Tavon
Wilson après l’échange assez incompréhensible de Quandre Diggs à Seattle, et
les deux ont fait un travail notable en tant que dernière ligne de défense ; Wilson
est même le deuxième meilleur plaqueur de l’équipe avec 97... TRENTE (30) DE
PLUS que le troisième. Pour revenir à Walker, il a été présent partout : contre la
course (6 run stuffs, top team) et contre la passe (8 passes défendues et 1 INT), donnant du baume au coeur et un peu d’espoir de ce côté du ballon qui en a bien besoin.

Section 1.3 : Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

43

Kenny Golladay le mérite derechef pour l’ensemble de son oeuvre, et nous aborderons le reste de ses sympathiques partenaires attrapeurs de ballons un peu plus
loin.

Il a mis un peu de temps à démarrer, mais une fois qu’il a trouvé sa vitesse de
croisière dans sa nouvelle équipe il en a régulièrement été le meilleur défenseur : le
Defensive End Trey Flowers termine sa première saison dans le Michigan avec 26
pressions dont 7 sacks et 2 fumbles forcés.

Il a également été présent contre la course, ce qui ne va PAS être un thème dans
le reste de ce Season Review, mais il n’a pas non plus été une force absolue et inarrêtable, ce qu’il devra devenir en deuxième saison pour justifier son contrat.

Le deuxième tour Linebacker Jahlani Tavai a été la meilleure des jeunes recrues.
Il a joué à peu près la moitié du temps et il s’en tire avec les honneurs via 4 run
stuffs, 5 pressions dont 2 sacks, 2 passes défendues, 1 INT et 1 fumble forcé... mais
c’est aussi parce qu’il a été ne serait-ce que correct dans une unité à la rue cette saison. Le sixième tour coureur Ty Johnson mérite une mention avec 87 touches pour
382 yards, mais lui aussi a fait partie d’une unité qui a souffert, et tout cela nous
donne une transition toute trouvée pour la récompense suivante ; armez les roquettes.

44

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Le secteur entier à la course va en prendre pour son grade.
Commençons en attaque où la mise sur IR de Kerryon Johnson a ramené les
Lions en terrain familier : 4.1 yards par course (22e) et 7 TDs (29e) ; Johnson a terminé comme meilleur coureur avec 403 yards et 3 TDs (au secours). On peut féliciter
l’énergie de Bo Scarbrough et ses 377 yards à 4.2 yards par course, car il a fait
son maximum en créant pendant un instant fugace l’improbable duo ”Scarblough”
avec le Quarterback, mais encore une fois le secteur n’a pas été à la hauteur ; J.D.
McKissic a été plus en vue en réception avec ses 438 yards totaux et 1 TD.
Ce qui nous amène à la ligne offensive : l’équipe a décidé une étrange rotation en
Guards entre Graham Glasgow, Joe Dahl et Kenny Wiggins, alors qu’à droite
Rick Wagner a connu une année moins efficace. Le reste est solide avec Frank
Ragnow et Taylor Decker, mais l’unité a connu des baisses de tension. Il y a
aussi l’inexpérience au poste de Quarterback qui n’a pas aidé, donnant des totaux
de 133 pressions concédées (21e) dont 43 sacks (19e). L’unité n’est pas vide de talent
mais il faut plus de stabilité (où a-t-on déjà entendu ce mot ?).
En défense, il y a de quoi être (presque) trompé par les stats avec 4.1 yards
par course (10e) et 13 TDs (14e) ; l’équipe n’a réussi que 32 run stuffs (31e) et les
Safeties ont rattrapé pas mal de coups. Da’Shawn Hand et Mike Daniels n’ont
pas beaucoup joué avant d’être mis sur IR alors que A’Shawn Robinson et Damon Harrison ont tenté de tenir le fort (4.5 run stuffs à eux deux) ; cela n’a pas si
mal marché même si la ligne défensive a trop souvent été dominée au point d’impact.
Cependant, les premiers fautifs sont les Linebackers : le duo Christian Jones Jarrad Davis n’a pas assez d’influence en général (3.5 run stuffs à eux deux... tous
pour Davis), et ne parlons même pas de leur participation à la couverture.

Jamais deux sans trois, même si l’attaque aérienne aurait son mot à dire : les
équipes spéciales ont encore été la meilleure unité.
Matt Prater a réussi 83.8% sur FGs et 97.2% sur XPs, Sam Martin a réussi
40.8% de punts dans les 20 yards adverses (14e) et seulement 7 touchbacks, la couverture de kickoff a été un peu juste (24.7 yards par retour - 24e) mais celle de punt
a été bonne (4.5 yards par retour - 2e), et surtout Jamal Agnew a été intenable :
26.7 yards par retour de kickoff et 1 TD + 9.2 yards par retour de punt et 1 TD.

Section 1.3 : Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

45

Le seul vrai point noir a été le pire taux de touchback sur kickoff (31.25%), sinon
pour le reste c’est du haut niveau.

Puisque nous en sommes à viser large, autant nommer la défense contre la passe
dans son ensemble : 97 pressions (29e) dont 28 sacks (29e), 284.4 yards par match
(pire marque), 7.4 yards par passe tentée (27e), 11.9 yards par complétion (29e), 33
TDs (27e) et 7 INTs (pire marque). Cela valait le coup de se séparer d’un Safety de
grande qualité comme Diggs (et qu’on le remplace par le rookie troisième tour Will
Harris qui a eu beaucoup de mal).
Dans le pass-rush, comme déjà dit, on en attend un peu plus de Flowers la saison
prochaine. Devon Kennard continue d’être solide avec 24 pressions dont 7 sacks
et 1 strip-6 , mais il ne sera jamais un pass-rusher destructeur. Et pour le reste c’est
Waterloo morne plaine, ou l’anti-Washington : on ne blitze quasiment jamais (11
sackeurs différents - 25e) alors qu’il faudrait le faire quand la ligne défensive ne suffit
pas.
De fait, cela expose une arrière-garde où Darius Slay finit par tirer la langue en
étant moins efficace que précédemment malgré 13 passes défendues et 2 INTs, Rashaan Melvin est encore plus en difficulté (11 passes défendues), et le Free Agent
Justin Coleman démarre bien dans le slot avant de tomber dans un trou (13 passes
défendues et 1 INT). C’est assez facile de s’arrêter aux stats et de penser que les
trois ont été actifs et n’ont rien laissé passer, mais au total la défense des Lions poste
un taux de 11.9% de passes défendues (21e), et elle continue d’être avare en INTs.
Au moins elle a su créer des fumbles (16 - 8e) et les récupérer (11 - 7e), sinon cela
aurait pu être encore pire.

46

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Parmi les gros contrats, Trey Flowers s’est bien repris, et la signature de Danny
Amendola a également été une réussite : l’ex-Patriot est venu offrir une troisième
cible compétente avec 62 réceptions pour 678 yards et 1 TD. Aux côtés de Golladay
ainsi que du toujours performant Marvin Jones Jr avec ses 62 réceptions pour 779
yards et 9 TDs, il a formé un trio salvateur pour tous les Quarterbacks qui se sont
succédé.
En effet, malgré un taux de complétion tiré vers le bas par Blough et Driskel,
l’attaque aérienne a quand même été potable avec 243.8 yards (10e), 28 TDs (10e)
ou 60 big plays (6e) ; petite mention à Marvin Hall Jr. qui a accumulé des stats
délirantes : 7 réceptions pour 261 yards (37.3 ! ! !) et 1 TD. On aurait juste aimé dire
la même chose de la part des Tight Ends, ce qui nous donne une autre transition (à
croire que c’est prévu !).

Toujours dans les gros contrats, nous avons déjà nommé Justin Coleman, et il
faut lui associer le Tight End Jesse James ; à tel point qu’un autre Free Agent,
Logan Thomas, a été plus en vue. Le poste a de toute façon été une déception
avec le rookie premier tour T.J. Hockenson qui est parti fort avant de s’éteindre ;
malgré 32 réceptions, 367 yards et 2 TDs, un TE doit finir avec bien plus de 54.2%
de réceptions.

Les victoires en Week 2 & 3. Commencer la saison avec des victoires sur les
Chargers (12-4 en 2018) et les Eagles était un bon signe. Bien entendu par la suite...

La double défaite contre Green Bay. Sûr, on pourrait choisir la défaite contre
Washington (qui finira devant à la draft) en Week 12, mais demandez aux fans des
Lions : perdre deux fois dans la saison sans avoir été mené une seule seconde est déjà
dur, mais que ce soit contre Green Bay en plus, c’est ajouter l’insulte à la blessure
comme disent les anglophones.

Section 1.3 : Detroit Lions (4e NFC North / 3-12-1)

47

Le futur

Wk

Type

Loc.

Adversaire

Bilan

Statut

1

-

vs.

Chicago

8-8

Équilibre

2

-

@

Green Bay

13-3

DivChamp

3

-

@

Arizona

5-10-1

Négative

4

-

vs.

New Orleans

13-3

DivChamp

5

BYE

6

-

@

Jacksonville

6-10

Négative

7

-

@

Atlanta

7-9

Négative

8

-

vs.

Indianapolis

7-9

Négative

9

-

@

Minnesota

10-6

Playoffs

10

-

vs.

Washington

3-13

Négative

11

-

@

Carolina

5-11

Négative

12

TG

vs.

Houston

10-6

DivChamp

13

-

@

Chicago

8-8

Équilibre

14

-

vs.

Green Bay

13-3

DivChamp

15

-

@

Tennessee

9-7

Playoffs

16

-

vs.

Tampa Bay

7-9

Négative

17

-

vs.

Minnesota

10-6

Playoffs

• Matchs contre des équipes avec un bilan positif en 2019 : 7.
• Matchs contre des équipes qualifiées en playoffs en 2019 : 7.
• Bilan cumulé total en 2019 : 134-121-1 (0.525, 5e).
⋄ Bilan cumulé à domicile en 2019 : 71-57 (0.555, 4e).
⋄ Bilan cumulé à l’extérieur 2019 : 63-64-1 (0.496, 15e).
⋄ Écart entre domicile et extérieur : 0.059 (5e).
• Distance totale théorique de voyage : 10220 kms (8e).
• Différence totale de jours de repos entre les matchs : +1 (14e).

48

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Non seulement Detroit a la bye week la plus avancée de la saison en Week 5,
mais le début est corsé et le dernier mois et demi est délirant en commençant par
le match de Thanksgiving ; encore plus quand vous voyez que le seul match contre
une équipe au bilan négatif est contre Tampa Bay où... vous savez... Au moins les
matchs les plus compliqués auront majoritairement lieu à la maison.

Section 1.4 : New York Giants (3e NFC East / 4-12)

1.4

49

New York Giants (3e NFC East / 4-12)

Adieux à un franchise QB, Acte II

L’expérience Pat Shurmur n’aura duré que deux ans, mais il était probablement
le mauvais candidat au mauvais moment : entre les blessures, le crash impressionnant
de la défense (qui se souvient de 2016 ?), la lessive de l’effectif (parfois surprenante)
et la passation de pouvoir au poste de Quarterback, cela faisait beaucoup de choses
à gérer en même temps. Joe Judge ne repart pourtant pas sur des bases absentes :
ce n’est pas comme si les G-men étaient vides de talent, c’est juste que des maux
récurrents les frappent.
À lire en encadrant son #10 pour l’accrocher au mur.

50

Chapitre 1 : Les Trophées en Bois

Les prévisions de Madame Soleil 2019

Existait-il une méthode derrière la folie de Dave Gettleman ? Le problème avec
les prévisions de Madame Soleil, c’est qu’on se retrouvait parfois à devoir répondre
aux questions qui fâchent, en essayant d’éviter le sarcasme, l’optimisme ou le pessimisme. Le General Manager avait décidé de faire le ménage dans le vestiaire, quelque
soit le prix au niveau du talent, ce qui représentait une partie des paris pris pendant
l’intersaison.
Il y avait donc eu ces deux échanges avec les Browns - le receveur Odell Beckham Jr. contre le Safety Jabrill Peppers et le pass-rusher Oliver Vernon contre
le Guard Kevin Zeitler ; Peppers était venu remplacer Landon Collins qui n’avait
pas été resigné et qui était parti dans la division à Washington. Du côté offensif, le
départ d’OBJ était le plus frappant, surtout à la lumière des déconvenues subies
par le corps des receveurs ensuite : l’ex-Lion Golden Tate était suspendu, Corey
Coleman était sur IR et Sterling Shepard s’était fracturé le pouce ; cela laissait
Cody Latimer et Russell Shepard en têtes de gondole du groupe, et il était
heureux d’avoir le Tight End Evan Engram pour contribuer.
L’arrivée de Zeitler ne devait pas être sous-estimée : on connaissait les problèmes
de la ligne offensive qui avait enfin vu partir Ereck Flowers, et le spécialiste de
l’Ohio devait renforcer l’intérieur où se trouvaient le Centre Jon Halapio et le sophomore Will Hernandez ; Nate Solder s’était bien repris après un démarrage
catastrophique alors que l’ex-Viking Mike Remmers avait été ajouté en Right
Tackle pour donner une unité un peu plus présentable, mais qui devait prouver sa
valeur. Ce serait au bénéfice de tout le monde, à commencer par le scintillant Saquon Barkley et un Eli Manning qui voyait désormais l’ombre du premier tour
Daniel Jones derrière lui.
Du côté défensif, le départ de Collins posait des questions même si l’énergie
de Peppers pouvait répondre à quelques-unes ; une signature sous-cotée avait été
celle de l’ex-Cardinal Antoine Bethea pour apporter de l’expérience. Le départ
de Vernon était plus inquiétant : le sophomore Lorenzo Carter et l’ex-Cardinal
(encore) Markus Golden allaient devoir mettre les bouchées doubles, avec l’apport
du troisième tour Oshane Ximines pour offrir un pass-rush digne de ce nom dans
la Grosse Pomme ; il ne serait pas surprenant de voir beaucoup de blitz de la part
du Coordinateur Défensif James Bettcher.
Sur le reste de la ligne défensive, le premier tour Defensive Tackle Dexter Lawrence venait aider contre la course, rejoignant l’excellent duo B.J. Hill - Dalvin
Tomlinson ; ce n’était que la moitié du problème, car la ligne des Linebackers
continuait d’être un point de contention malgré les efforts d’Alec Ogletree et B.J.


Related documents


teamhonors
teamhonorsiii
teamhonorsii
zelatestawards
cours de finance international
mgr de segur la revolution expliquee aux jeunes gens

Link to this page


Permanent link

Use the permanent link to the download page to share your document on Facebook, Twitter, LinkedIn, or directly with a contact by e-Mail, Messenger, Whatsapp, Line..

Short link

Use the short link to share your document on Twitter or by text message (SMS)

HTML Code

Copy the following HTML code to share your document on a Website or Blog

QR Code

QR Code link to PDF file TeamHonorsV.pdf